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De la guérilla pour se décoloniser : quelles sont les tactiques de guérilla populaire que tout Malien, Africain doit savoir ?

23 septembre 2021, Le Patriot
De la guérilla pour se décoloniser : quelles sont les tactiques de guérilla populaire que tout Malien, Africain doit savoir ?

Rappelons-nous : le peuple Algérien s’est libéré grâce à la guérilla. Les peuples Malien, Sénégalais, Ivoiriens, et toute l’Afrique peuvent aussi se libérer grâce à la guérilla. Il est tant de passer des paroles aux actions. Agissons ! Nos dirigeants ne nous libérerons pas, nous le peuple pouvons nous libérer.

Les tactiques de guérilla sont fondées sur le renseignement, l'embuscade, la tromperie où la guerre est l'art de la tromperie, en contraste à l'utilisation illimitée de la force brute et le sabotage. Elles visent à déstabiliser l'autorité établie par de longues confrontations de faibles intensité (d'où la dénomination moderne de « guerre de basse intensité »). Dans le cas d'un occupant étranger impopulaire, le recours à la guérilla peut rendre prohibitif le coût de maintien d'une présence coloniale et entraîner son retrait.

La guérilla menée contre des puissances occupantes doit épargner les civils dans la mesure du possible. Par cette tactique, elle s'assure du soutien de la population. Les civils sont les premières victimes de représailles pour collaboration. De tels crimes sont condamnés par le commandement ou un tribunal de la guérilla. En revanche, les situations de guerre civile conduisent parfois les deux camps à commettre des atrocités contre les civils. Les insurgés peuvent également impliquer la population civile en matière de renseignement et d'approvisionnement et le faire savoir aux autorités légales afin de faire réagir celles-ci. Les forces régulières seront dans l'obligation de prendre des mesures impopulaires (couvre-feu, zones interdites, établissement de laisser passer) qui les détacheront des populations subissant ces mesures. Les réguliers devant la mauvaise volonté de la population risquent fort de commettre des exactions qui certes auront une incidence à court terme sur les capacités de la guérilla mais à long terme sépareront définitivement la population des loyalistes et grossiront les rangs de la guérilla.

Parce qu'ils sont peu nombreux et peuvent se cacher dans la population, les guérilleros sont considérés comme terroristes par leurs adversaires. Ils risquent de ne pas se voir reconnaître le statut de combattant. Le premier protocole additionnel de 1977 des conventions de Genève (qui régit aussi bien les guerres contre une puissance étrangère ou coloniale, les régimes autoritaires ou entre états) reconnaît comme combattant celui qui, en raison de la nature du conflit, ne porte pas d'uniforme aussi longtemps qu'il porte des armes ouvertement pendant des opérations militaires. Cela pourrait donner aux guérillas sans uniforme un statut de combattant dans les pays signataires.

La guérilla est divisée en deux catégories principales : guérilla urbaine et rurale. Dans les deux cas, elle s'appuie sur des sympathisants qui l'approvisionnent et la renseignent. Les guérillas rurales opèrent dans des régions propices aux couvertures et à la dissimulation, notamment en forêt dense et montagneuses. La guérilla urbaine se fond dans la population mais est dépendante de l'aide de citadins. Une assistance étrangère sous forme de soldats, armes, sanctuaires, ou au moins, de témoignages de sympathie accroît l'efficacité d'un mouvement de guérilla. Cette ingérence étrangère peut être utilisée par les autorités en place pour inspirer un sentiment nationaliste à la population et discréditer la guérilla.

La théorie maoïste de la guerre populaire prolongée se divise en trois phases. À la première phase, les guérilleros obtiennent le support de la population au travers d'attaques contre la machine gouvernementale et par la diffusion de propagande. À la seconde phase, la montée en puissance des attaques se fait sur le pouvoir militaire et les institutions vitales. À la troisième phase, le combat conventionnel est employé pour prendre les villes, déborder le gouvernement et contrôler le pays.
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