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Cameroun : Human Rights Watch appelle à la libération d'opposants du MRC

Publié le 17 janvier 2021, Rfi
Cameroun : Human Rights Watch appelle à la libération d'opposants du MRC

Human Rights Watch appelle à nouveau à la libération d'opposants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) au Cameroun. Ils avaient été arrêtés en septembre 2020 alors qu'ils étaient en réunion.

Human Rights Watch appelle à nouveau à la libération d'opposants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) au Cameroun. Ils avaient été arrêtés en septembre 2020 alors qu'ils étaient en réunion.

Le 12 janvier, une cour d’appel du Cameroun a rejeté les demandes de remise en liberté d’Olivier Bibou Nissack et d’Alain Fogue Tedom, deux membres du principal parti d’opposition du pays, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), et de vingt autres de ses membres du MRC.

Pour Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Human Rights Watch, la place des opposants Olivier Bibou Nissack et d’Alain Fogue Tedom n'est pas en prison. « Les autorités camerounaises devraient libérer immédiatement ces leaders de l‘opposition parce qu’ils sont détenus pour leurs opinions politiques, pour avoir exercé leur droit fondamental de se réunir pacifiquement », dit-elle.

Pas les seuls détenus
La chercheuse à Human Rights Watch poursuit. « D’ailleurs, ils ne sont pas les seuls à être détenus de manière arbitraire. Des centaines de membres et militants du principal parti d’opposition, le MRC, demeurent en détention jusqu’à aujourd’hui pour des raisons purement politiques depuis septembre, quand ils ont été interpellés pendant des marches pacifiques. Parmi eux d’ailleurs, certains avaient été battus, maltraités lors de leur arrestation et pendant leur détention. Donc, il faut que les autorités camerounaises autorisent la libération de ces personnes qui sont détenues de manière arbitraire. »

Et Ilaria Allegrozzi de conclure : « Il faut mettre fin à la répression de l’opposition et de la dissidence. En même temps, je pense qu’il est important qu’il y ait des organisations et des institutions africaines, régionales, qui ne restent pas silencieuses face à l’escalade de répression au Cameroun. Et puis, c’est exiger des autorités camerounaises qu’elles respectent leurs obligations en matière des droits de l’homme ».





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