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Coronavirus : Boukary Dramé raconte son confinement en Italie

Actualités

On ne peut pas sortir, sauf en cas d’urgence, pour aller acheter à manger ou ceux qui ont un travail possible parce que pour la plupart ce n’est plus possible.

Publié le 18 mars 2020, Le Quotidien
Coronavirus : Boukary Dramé raconte son confinement en Italie

Nouveau pensionnaire de «Paganese Calcio 1926», un club de D3 italienne, Boukary Dramé a vu son championnat suspendu à cause du coronavirus. L’ancien latéral gauche des Lions revient sur son confinement qu’il vit bien malgré quelques contraintes.

- Comment ça se passe actuellement en Italie où le football est à l’arrêt jusqu’en avril à cause du coronavirus, à l’image de plusieurs championnats dans le monde ?

Effectivement, ils ont tout arrêté en ce moment. Le championnat doit reprendre le 3 avril prochain. Donc là en ce moment, il n’y a plus de matchs, plus d’entrainements. Là, on reste à la maison en quarantaine. On ne peut pas sortir, sauf en cas d’urgence, pour aller acheter à manger ou ceux qui ont un travail possible parce que pour la plupart ce n’est plus possible.

- Avec de telles mesures, c’est quoi le quotidien pour un footballeur professionnel comme vous et qui a l’habitude de bouger tout le temps ?

Je reçois beaucoup de messages de joueurs, d’amis, de la famille pour savoir comment ça se passe. Les gens voient ce qui se passe à la télé. Il y en a qui cherchent à savoir si je suis encore en Italie, si je vais bien. Mes parents m’appellent tous les jours. Mais là, je crois que j’ai plus de temps pour m’occuper de mes documents, mes mails, tout ce qui est administratif, papiers. On n’a pas souvent le temps.

- Pourquoi être resté en Italie, sachant que vous auriez pu aller en France ou au Sénégal où vous avez de la famille ?

Simplement parce que cela m’a pris de court. C’était compliqué déjà d’avoir un billet au moment où ils ont pris la décision. Ce n’est pas mon souhait. Si cela ne dépendait que de moi, je n’allais pas rester en Italie. J’ai même cherché des billets au dernier moment mais c’était compliqué. Apparemment, il n’y a plus de vols pour l’Italie. Ils ont tout fermé. Raison pour laquelle, je suis encore en Italie. Sinon, je ne voulais pas rester.

- Justement, comment votre famille vit ces moments-là, sachant que la situation en Italie se complique de jour en jour ?

On est toujours en contact. Ils prennent des nouvelles. Après, c’est un peu pareil en France ; chaque jour les cas augmentent, les décès aussi. C’est autant sérieux en France qu’en Italie. C’est juste que l’Etat français n’a pas pris les mêmes mesures qu’en Italie.

- Quand vous entendez qu’il y a des joueurs contaminés, par exemple en Italie, ça vous fait quoi ?

Je ne dirais pas que ce n’est pas aussi grave que ça, mais à la base, c’est une maladie qui attaque des gens qui sont un peu faible. Dieu merci, on a la santé. Même si ça nous touche, on devrait pouvoir se remettre. Je ne m’inquiète pas plus que ça. Il y avait eu déjà, dix ans à peu près, à Sochaux, la grippe H1N1. Je l’avais eu cette grippe. Je me souviens. J’avais souffert pendant un moment, après c’est passé.

- Dans votre club, il y a un Sénégalais, comment il vit lui aussi, cette pandémie ?

On est ensemble dans le même appartement. Il m’a accueilli chez lui. Il s’appelle Abou Diop. Il a commencé sa carrière au Torino. Il a été très hospitalier. Fran­chement, je le remercie. Ça se passe très bien. On s’entend bien.

- Comment se passe votre quotidien ?

Il n’y a pas d’entraînement. Maintenant celui qui veut faire des abdos, il le fait. On ne peut pas trop courir. Après, chacun de son côté, essaye de s’occuper un peu à sa manière. Quand on doit manger, on mange ensemble. On ne va pas non plus se coller (rires). Chacun reste dans son coin.

- Comment vous faites pour les courses ?

On a un supermarché qui est à côté. Donc quand il y a besoin, on descend. C’est tout ! C’est un des motifs valables pour sortir. Il n’y a rien d’exceptionnel.

- Est-ce que vous êtes en contact avec vos coéquipiers en club, les dirigeants… ?

Oui, on est en contact. On s’appelle en vidéo conférence, même avec le kiné. Il y a les conseils, les messages, les appels concernant la maladie. Ça va on essaye de gérer.

- Pourquoi le choix de l’Italie et surtout de Paganese Calcio 1926, un club de D3 ?

Je n’avais pas d’autre choix. En cherchant je n’ai trouvé que ce club. Je n’avais pas mille choix. Je m’étais entrainé avec eux la saison dernière. Ça c’était bien passé. Je connaissais déjà le coach, le président, le directeur et quelques joueurs. Il fallait y aller au lieu de rester sans rien faire. J’espère bien finir la saison. Sinon, on verra.

- Qu’en est-il des footballeurs sénégalais qui sont en Italie par rapport au coronavirus ?

Il n’y a rien qui change. Ceux que je connais, on s’appelle comme d’habitude. Maintenant, ce sont ceux qui sont de l’extérieur qui s’inquiètent beaucoup en voyant ce qu’on montre à la télé. Mais nous, on n’est pas plus inquiets que ça, très franchement. C’est l’Etat qui a décidé la quarantaine, on doit respecter, c’est tout. Et espérons que ça se passe vite et bien.

- Sportivement, comment ça se passe sur le plan personnel au sein du club ?

Au niveau performance, ça ne se passe pas trop bien parce que je suis arrivé en octobre et je me suis blessé. Ce n’est pas une grosse blessure, mais c’est une blessure qui prend du temps à guérir. J’ai finalement pu reprendre. Mais quelque temps après, je me suis à nouveau blessé. C’était encore au mollet, d’abord côté droit, ensuite gauche. Ça m’a beaucoup freiné. Je viens juste de reprendre et voilà qu’on arrête à cause de cette épidémie.

- Comment voyez-vous la suite de la saison après cet arrêt forcé ?

On ne sait pas encore si on doit reprendre ou pas. Si ça continue, le championnat sera arrêté maintenant. Après, il faudra penser à la saison prochaine. C’est un peu flou en ce moment. On suit la situation au jour le jour. Après, on verra.


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