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Coronavirus : la vie est dure dans les quartiers défavorisés

Publié le 02 avril 2020, Digital Congo
Coronavirus : la vie est dure dans les quartiers défavorisés

Covid-19 : Voici comment les africains des quartiers défavorisés vivent le confinement… Tout au long de cette semaine, les Etats africains qui ont des cas de contamination au COVID-19 sont confrontés aux mesures de confinement strict. Certains sont passés à l'acte tandis que bien d'autres continuent à hésiter.

Le confinement strict veut dire que la population est consignée à domicile qu'elle ne doit pas quitter pendant la période visée. Or il se fait qu'en Afrique, à la différence des USA et de l'Europe, bref de l'Occident industrialisé, la majorité de la population d'Afrique croupit dans une misère noire. En temps normal, elle n'a déjà pas grand-chose à se mettre sous la dent et survit chaque jour qui passe. Qu'en sera-t-il lorsqu'elle sera confinée à la maison ? Presque partout, on enregistrera des mouvements de révolte de la faim dans la population.Ce qui n'arriverait jamais en Occident où la population a un pouvoir d'achat avec des épargnes et où surtout tous les gouvernements subventionnent à coups de millions le confinement de leurs populations. Les Etats-Unis a mobilisé 2.000 milliards Usd à cet effet. Tandis qu'en Afrique rares sont les pays capables de faire face au confinement de la population. Dans pas mal de pays, confiner la population équivaudrait à la condamner à la mort par la famine et non par le COVID-19 qu'on voulait prévenir.

Rendons-nous tout de suite à Cotonou, au Bénin où le Président Patrice Talon, en dépit des pressions exercées par l'Opposition, refuse de décréter le confinement strict de la population. Il en donne les raisons. Pour lui, confiner sa population, .c'est l'exposer à la mort par la faim. Il avoue ne pas avoir les moyens pour accompagner un confinement. Alors qu'il voit bien avec ses yeux grandement ouverts ce qui se passe là où les gouvernements soutiennent le confinement strict de leurs populations avec des montants faramineux, tandis que d'autres recourent même à la planche à billets. Ce que le Bénin n'a pas. D'où le Président Patrice Talon privilégie à ce jour l'application rigoureuse des mesures de prévention.

Lundi dernier en Afrique du Sud, le Président Cyril Ramaphosa est passé à la vitesse supérieure en décrétant le confinement strict de la ville de Johannesburg. A la minute, il y a eu un mouvement spontané de révolte dans tous les quartiers pauvres, les bidonvilles et les townships autour de Johannesburg. Comment faire face à un confinement sans compensation en termes des provisions en vivres. La Police sud-africaine était débordée et a même dû recourir à l'Armée sans maîtriser la colère de ces quartiers défavorisés de Johannesburg.Au Nigeria, le Président Buhari a décrété un confinement strict pour la ville de Lagos, capitale économique, avec ses 20 millions d'habitants. Mais il promet d'injecter des millions d'euros en compensation. Lagos, à la différence de Kinshasa, fonctionne dans l'économie formelle avec des dizaines d'entreprises emploient des salariés. Ces derniers ont un pouvoir d'achat et des épargnes bancaires.

Tandis qu'à Kinshasa, les 12 millions d'habitants évoluent à 80 % dans l'économie informelle. Les quelques rares salariés sont sous-payés et impayés et survivent grâce aux activités informelles.

Malgré tout cela à Kinshasa, il y a toujours de personnalités politiques et religieuses qui continuent à appeler à un confinement strict, surtout après les 19 derniers cas. Mais, ils ne disent pas comment la population de Tshangu, qui n'a pas de stock de provisions va faire pour se nourrir pendant les quatre premiers jours de confinement.





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