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Covid-19 : le Coronavirus est-il un complot ?

Actualités

C’est le syndrome de Tchernobyl. Sans compter qu’il y a aussi les fausses informations divulguées, souvent par la Russie, pour semer la confusion face au discours des autorités.»

Publié le 13 mars 2020, Avenir
Covid-19 : le Coronavirus est-il un complot ?

À l’instar du Covid-19, de nombreuses rumeurs et théories du complot se sont rapidement propagées à travers les réseaux sociaux afin de mettre en doute, entre autres, l’origine du virus.

Un virus créé en laboratoire. Le résultat d’un complot imaginé par Bill Gates afin de réduire la population mondiale. Des traitements simplistes mais gardés secrets pour enrichir les laboratoires pharmaceutiques. Depuis quelques semaines, le Covid-19 provoque une épidémie de «fake news» et de théories fantasques sur les réseaux sociaux. À tel point que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) évoque une «infodémie massive».

Si elles prêtent parfois à rire, ces théories du complot et autres «fake news» liées au coronavirus ne sont pas pour autant inattendues, comme l’assurent de nombreux spécialistes dont Sebastian Dieguez, psychologue à l’université de Fribourg (Suisse) et auteur de «Total bullshit! Au cœur de la post-vérité».

À l’instar du choléra qui était vu par certains, au milieu du 19e siècle, comme un virus façonné par la bourgeoisie pour éliminer les ouvriers, le coronavirus est «le genre de phénomène qui, historiquement, se prête particulièrement aux théories du complot», estime Sebastian Dieguez sur le site du «Point».

«C’est une crise dont on parle beaucoup, mais qui reste assez mystérieuse, soit le schéma classique de leur émergence, explique le psychologue de l’université de Fribourg. Les épidémies, on n’en connaît pas le responsable, du moins dans un premier temps, et le mécanisme est invisible. On a ce qu’on appelle le système immunitaire comportemental qui se met en place pour, de manière pas forcément efficace, se protéger de l’épidémie. Il s’appuie sur des théories du complot: le danger vient de l’inconnu, donc on s’en méfie, on s’en défend […] Dans cette épidémie moderne, le complotisme va aussi s’activer parce que les autorités vont donner des consignes contradictoires ou chercher à cacher des informations comme en Chine. C’est le syndrome de Tchernobyl. Sans compter qu’il y a aussi les fausses informations divulguées, souvent par la Russie, pour semer la confusion face au discours des autorités.»

Certainement boostées par le fait que l’épidémie mêle désormais les autorités du monde entier et que personne n’est encore capable d’y apporter une solution définitive, les rumeurs entourant le coronavirus se multiplient. Symbole d’une panique partagée par tous. Et d’une volonté délibérée de certains de servir leurs intérêts…

«La majorité des acteurs à l’origine de ces fausses nouvelles se moque que vous y croyiez ou pas. Ils utilisent juste cette épidémie comme un vecteur idéal pour parvenir à leurs fins, qu’il s’agisse de générer des revenus ou de susciter la méfiance, estime Carl Bergstrom, professeur à l’université de Washington et spécialiste de la désinformation en ligne. Et puis vous avez les opérations en cours pour affaiblir les démocraties, et donner l’impression qu’on ne peut faire confiance à personne. C’est la stratégie du tuyau d’arrosage (inonder avec de la propagande, NDLR), fréquemment employée par la Russie, notamment.»

«Un million de taupes»

Reste que la crise actuelle du nouveau coronavirus force les plateformes à réagir face aux contenus haineux ou mensongers, des messages racistes aux faux produits miracles, en passant par les théories du complot. Facebook, Twitter et Google (dont YouTube) ont aussi renforcé leurs politiques existantes, qui consistent à retirer les contenus pouvant nuire physiquement au public, des publicités pour des faux remèdes dangereux, par exemple, et à mettre en avant les messages fiables (comme ceux de l’OMS).

Le réseau social dominant s’appuie aussi sur le «Third party fact-checking», son programme de vérification par des tiers développé depuis 2016. Facebook rémunère une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés - dont l’AFP - pour l’utilisation de leurs «fact-checks» sur sa plateforme et sur Instagram.

Le réseau réduit fortement l’audience des vidéos ou articles étiquetés comme faux par ces vérificateurs externes.

Mais Carl Bergstrom et Jevin West, coauteurs d’un livre à paraître sur la désinformation, ne voient dans ces mesures que des «pansements». Ils dénoncent «l’hypocrisie» des plateformes, dont les algorithmes et modèles économiques publicitaires favorisent la propagation des contenus sensationnalistes ou trompeurs.

«C’est comme le jeu de la taupe («whac-a-mole»), sauf qu’il y a un million de taupes qui sortent de tous les côtés et 5 personnes qui essaient de les écraser», remarque Jevin West, professeur en sciences informatiques.


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