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L’affaire Senelec-Akilee au Sénégal, un scandale loin de connaître son épilogue - SEYTOO.COM
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L’affaire Senelec-Akilee au Sénégal, un scandale loin de connaître son épilogue

Actualités

A quitte ou double : Akilee accule le patronat

Publié le 18 mai 2020, Sud Quotidien
L’affaire Senelec-Akilee au Sénégal, un scandale loin de connaître son épilogue

L’affaire Senelec-Akilee est loin de connaître son épilogue. Elle prend une nouvelle tournure avec l’entrée en lice du Club des investisseurs du Sénégal (CIS) dont le communiqué, en date du 14 mai, crée des remous dans ses rangs. Cet édit a même réveillé le Syndicat des travailleurs de l’électricité (Sutelec) qui entend barrer la route à ce qu’il qualifie de «hold-up».

Nonobstant le mix énergétique et autres centrales solaires, la Senelec passe aux yeux de l’opinion comme une boite à problèmes et un gouffre à sous. Par exemple, rien qu’en 2019, le contribuable sénégalais y a déversé quelque 200 milliards de francs Cfa. Même le Plan Taakkal n’avait pas coûté si cher à l’Etat. Pour mettre un terme à ce casse-tête chinois, la direction de la Senelec d’alors, dirigée par Mouhamadou Makhatar Cissé, a fait auditer la boite par le cabinet de Performance Consulting (PMC) et cela a abouti à un plan stratégique «Yeesal». Sauf que l’équipe de Victor Ndiaye qui en avait la charge a par la suite, mis sur pied I-Nes qui, à son tour, a créé Akilee, présentée comme une filiale de Senelec.

Cette dernière détiendra 34 % du capital contre 66% à la start-up qui ambitionne de devenir une Licorne en Afrique de l’Ouest. Le contrat passe en conseil d’administration et est validé. Avec départ de Mouhamadou Makhatar Cissé pour le département de l’Energie et du Pétrole, il sera dénoncé par son successeur, Pape Mademba Bitèye. Depuis lors, on assiste à une rude bataille médiatique. Suspicions, intoxications, lobbies. Tout y passe.

Le communiqué de la discorde

Publié jeudi 14 Mai, pour soutenir Akilee, le communiqué du Club des Investisseurs sénégalais (CIS) dont le Président est Babacar Ngom et le Directeur exécutif, Abdourahmane Diouf, vient se rajouter à la polémique. Selon certaines sources, des responsables de cette structure sont montés au créneau pour dénoncer la manière «cavalière» dont il a été confectionné sans consultation préalable. Une situation qui a fait réagir la direction de la Société nationale d’électricité du Sénégal à travers un communiqué où elle estime que : «l’objectivité aurait voulu que le Club des Investisseurs Sénégalais, avant de prendre position pour Akilee, s’adresse à elle pour une bonne maîtrise des contours du différend».

La Senelec prévient toutefois qu’«elle ne se laissera pas entrainer dans un débat qui n’a comme objectif que d’éluder le véritable problème qui oppose les parties et lequel n’a rien à voir avec une question de patriotisme économique». Toutefois, est-il indiqué : «la position de Senelec n’est motivée que par le respect des principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures». Non sans rappeler que «la préférence nationale suppose aussi que les parties au contrat respectent la loi et que les intérêts de Senelec et du Sénégal soient préservés». Il a été aussi souligné que «convoquer la loi n°2014-09 du 20/02/2014 relative aux contrats de partenariat (Ppp) pour soutenir Akilee relève d’une grave méprise dans la mesure où cette loi ne s’applique nullement au secteur de l’énergie». Senelec, de relever enfin qu’ «en tant que société anonyme à participation publique majoritaire, donc patrimoine national gérant le service public de l’électricité, (elle) respectera la loi dans son fonctionnement».

« Le hold-up ne passera pas !», dixit le Sutelec

Dans un communiqué daté d’- hier dimanche dont nous avons obtenu copie, le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Electricité (Sutelec) assure que «le holp-up ne passera pas !», en référence au contrat liant la Senelec à Akilee. Selon les camarades de Mademba Sock, «La criminalité financière constitue de nos jours l’une des principales menaces qui pèsent sur la sécurité dans les transactions économiques et sur le système de valeurs qui sert de références à nos modèles de gouvernance d’entreprise». Aussi ont-ils souligné : le «Sutelec, fidèle aux valeurs d’éthique et de bonne gouvernance, a toujours manifesté ses vives préoccupations par rapport au contrat signé entre Senelec et la start-up Akilee en pleine campagne électorale».

Pour ce qui les concerne, les «inquiétudes du Sutelec se justifient aujourd’hui par la bataille médiatique d’intoxication à coups de millions pour faire avaler cette pilule amère à l’opinion nationale au nom d’un soi-disant patriotisme économique». Le Secrétariat exécutif confie qu’en «dehors du contrat de 187 milliards dans la gestion commerciale de Senelec, Akilee bénéficie aussi de deux autres contrats (un à la production et un autre à la distribution)». Ce qui fait que sur les «quatre directions d’exploitation de Senelec, la start-up Akilee est présente dans les trois». Voilà pourquoi, le Sutelec met en garde sur «les risques de tensions sociales qui pèsent sur la Senelec si on laisse cette forfaiture prospérer». Aussi, est-il exigé « des autorités étatiques la rupture purement et simplement de ce contrat et de ne céder à aucun lobby car il y va de notre souveraineté».

Le Sutelec «appelle les populations en général, et les usagers de l’électricité, à faire face à ce hold-up». Il «demande à tous les travailleurs, sans distinction, de rester vigilants et de se tenir prêts pour défendre leur outil de travail». Au regard de tout cela, Mouhamadou Makhatar Cissé a-t-il tenu compte des intérêts de la Senelec en négociant ce contrat aujourd’hui contesté par une partie des syndicats ? Pourquoi l’avoir paraphé en pleine campagne électorale ? Qu’est ce qui explique cette volte-face de Pape Mademba Bitèye qui aurait donné son accord de principe à l’époque des faits ? Qu’est ce qui explique le mutisme de l’Etat face à une question hautement stratégique voire de souveraineté ? Chercherait-on seulement à «liquider» M. Cissé, comme le laissent entendre ses souteneurs ? Voilà autant de questions qui méritent l’ouverture d’une enquête parlementaire voire l’auto-saisine du Procureur de la République ou de l’Ofnac, pour édifier l’opinion publique.


Du même contributeur, Sud Quotidien


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