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Une tabaski à risques !

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A l’instar des autres pays, les Sénégalais vont célébrer demain, vendredi 31 janvier la fête de l’Aïd el-Kebir («la grande fête» en arabe) communément appelé Tabaski. Cependant, les mouvements de fidèles musulmans ralliant leurs localités d’origine dans ce contexte actuel marqué par la flambée des cas de contamination et de décès liés à la pandémie du nouveau coronavirus, laisse entrevoir une fête à haute risque sanitaire.

Publié le 30 juillet 2020, Sud Quotidien
Une tabaski à risques !

A l’instar des autres pays, les Sénégalais vont célébrer demain, vendredi 31 janvier la fête de l’Aïd el-Kebir («la grande fête» en arabe) communément appelé Tabaski. Cependant, les mouvements de fidèles musulmans ralliant leurs localités d’origine dans ce contexte actuel marqué par la flambée des cas de contamination et de décès liés à la pandémie du nouveau coronavirus, laisse entrevoir une fête à haute risque sanitaire.

Le Sénégal retient son souffle à vingt-quatre heures de la fête de l’Aïd el-Kebir («la grande fête» en arabe) communément appelée Tabaski prévue demain, vendredi 31 janvier. Évènement le plus important du calendrier musulman et grand moment de communion familiale ici, au Sénégal, cette fête commémorative du sacrifice du Prophète Ibrahima (Abraham dans la Bible) qui marque également chaque, année la fin du hajj, pèlerinage à La Mecque est partie pour rester dans les annales.

Le contexte actuel de la pandémie liée au nouveau coronavirus est parti pour bouleverser tous les us de cette fête au Sénégal. Et pour cause, pour la première fois, les Sénégalais vont célébrer cette fête avec un esprit pas tout à fait décontracté.

Les mouvements de fidèles musulmans ralliant leurs localités d’origines pour y passer cette fête en famille constatés au niveau de tous les villes, villages et autres hameaux du pays dans ce contexte marqué par la flambée des cas de contamination et des décès liés à cette maladie fait craindre le pire. Avec 9961 cas positifs dont 6655 guéris, 200 décès et 3105 encore sous traitement, le Sénégal est tout simplement aujourd’hui dans une situation très délicate avec une sensation de peur dans le ventre d’assister à l’explosion des cas de contamination au lendemain de cette fête religieuse alors que le pays est à la limite de sa capacité d’accueil hospitalier.

L’autre particularité de la fête de Tabaski de cette année est sans doute le fait que pour une première fois, beaucoup de fidèles musulmans pourraient la célébrer sans sacrifier à la traditionnelle prière communautaire à la mosquée du fait de la décision du khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour de maintenir la mesure de fermeture des mosquées relevant de son autorité religieuse. En effet, malgré l’assouplissement des restrictions qu’il avait pris, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire annoncé par le président de la République lors de son discours du 11 mai dernier, la décision de maintenir fermer plusieurs mosquées sur l’étendue du territoire national.



Cette Tabaski 2020 a aussi remis au goût du jour la mauvaise communication notée depuis l’apparition du premier cas Covid-19. Alors que le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye autorise, à la suite du Chef de l’Etat, les déplacements interrégions, son collègue de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr, certainement plus au fait de la dangerosité de la transmission de la maladie, demande aux Sénégalais de célébrer la Tabaski là où ils résident. «Nous allons vers la fête de la Tabaski et (elle) ne doit pas être une occasion de propagation et de dispersion de la pandémie dans le pays», avait averti M. Diouf Sarr.

Et d’ajouter, «la recommandation forte que nous faisons, c’est que chaque Sénégalais et chaque Sénégalaise fête la Tabaski là où il est et qu’il y ait le moins de déplacements possible». Sauf que le Sénégal, à l’instar de plusieurs pays, a opté pour le sauvetage de l’économie.


Du même contributeur, Sud Quotidien


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