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Amour et famille

A quoi ressemble la vie des femmes divorcées dans notre société ?

20 octobre 2021, Shouana
A quoi ressemble la vie des femmes divorcées dans notre société ?

Tout ce qu’on sait c’est qu’on émerge des brumes peu à peu ; le cœur emplit d’espoir mais aussi parfois de désespoir, d’incertitudes, de tristesse que seule la volonté nous maintient encore sur la route.

On sent leurs regards sur notre dos, leurs yeux sont rivés sur nous et leurs langues se délient, y allant chacun de son petit commentaire acerbe.

Eh oui, on est celle qui a osé claquer la porte et partir quand beaucoup la referme doucement sur le clair-obscur tirant un réconfort moral d’avoir tenu bon et un simulacre de devoir bien accomplis mais jamais une tranquillité d’esprit.

Les uns évoquant la difficulté de repartir à zéro et d’autres la sempiternelle problématique des enfants à qui on ne doit pas imposer cela, c’est vrai mais a-t-on le droit aussi de les faire évoluer dans une famille déchirée où les disputes font légions ?

Ne savent-ils pas que le plus dur, c’est de recommencer ; le plus dur c’est de réapprendre, le plus dur c’est de se réadapter à ces choses qui jadis, étaient tellement naturelles, tellement évidentes qu’elles paraissaient dérisoires. Des choses qui constituaient le probable aboutissement d’un processus de socialisation vieille de milliers d’année qu’est le Mariage.

On nous a préparé à comment l’envisager et y arriver mais jamais comment en sortir indemne. Comment se relever après avoir aimé, respecté, rêvé, espéré…

Ce qui révolte, c’est cet élan brisé qu’on n’arrive plus à reprendre correctement non pas parce qu’on vit dans le souvenir du passé mais qu’on n’a plus l’assurance nécessaire pour encore oser.

Un jour, on a eu foi en ce la vie peut nous offrir une fois « casé » comme on dit ; croyant enfin jouir profondément, infiniment de ces moments de béatitude entre deux êtres unis comme on nous le montre souvent dans les films, dans les romans ou dans la vie courante tout simplement. Combien de fois on s’est pris à envier cette copine, cette cousine nous annonçant les yeux pétillants son prochain mariage ?

On ne pouvait empêcher les cœurs de s’emballer, de se perdre dans des projets inspirés par cette union future. Et voilà subitement que ça nous échappe, ces rêves s’en vont au loin semblant nous narguer et la réalité nous frappe de plein fouet si dure à assimiler qu’on en vacille de douleur.

Retenter de se relever, encore inconscient que la société nous avait déjà condamné, catalogué et traité en paria sans essayer de mesurer toute la force qu’il nous faudra pour nous reconstruire. Ces personnes pensent si égoïstement qu’on n’a plus droit à une seconde chance, qu’ils nous est plus permis de tendre à nouveau vers ce bonheur tellement convoité. Il y a aussi cette peur de tomber en plein envol, ces doutes qui nous ralentissent.

On fera face à la méfiance de ceux qui avant, nous avait manifesté tant de bienveillance ; à la médisance si cruelle qu’elle nous apprend des choses nouvelles sur les raisons qui nous ont poussés à rompre ce contrat social à vie pour eux.

Mais le pire c’est ces vautours qui rôdent autour de nous, les premiers à nous discréditer en public alors qu’en coulisses ils sont les plus prompts à nous courtiser pensant ainsi jouir de l’expérience acquise sur le traitement spécial de certaines choses privées.

Maintenant qu’on pense que tu as pris un peu conscience de ce que peut être notre vécu, ne vient pas demander comment on fait pour tenir, ne vient pas demander où on trouve notre force ; car nous même on l’ignore parfois. Tout ce qu’on sait c’est qu’on émerge des brumes peu à peu ; le cœur emplit d’espoir mais aussi parfois de désespoir, d’incertitudes, de tristesse que seule la volonté nous maintient encore sur la route.
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