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Quel sens peut-on donner au célibat ?

Couple et famille

Pour être un vrai célibataire, il faut être en âge de se marier, avoir acquis une certaine indépendance, entre autres par rapport a ses propres parents. Cela n'exige pas une autonomie totale, mais suffisante pour qu'on ne soit plus en dépendance parentale.

Mis à jour le 25 octobre 2020, Seytoo
Quel sens peut-on donner au célibat ?

Célibat. Le mot a pris, dans une période assez récente, une assez grande extension. Une connotation étonnée et parfois péjorative accompagnait ces appellations : le célibat apparaissait comme un manque, bien souvent comme un malheur, parfois comme une tare.

Aujourd'hui, les choses ont bien changé. Le célibat est devenu un mode de vie de plus en plus différencié, mais aussi de plus en plus fréquent. De plus, il n'existe pas de célibataire type : les situations sont extrêmement diversifiées. Depuis les célibataires « traditionnels » jusqu'à ces faux célibataires qui vivent seuls, sans foyer conjugal, mais font ensemble des enfants.

C'est dire qu'on ne peut parler du célibat, comme si la condition de son exercice était univoque. Il n'y a pas un célibat, mais des célibats, divers, parfois contrastés, même si demeure un certain dénominateur commun. Et l'on ne peut même pas dire que ce dénominateur commun consiste à vivre sans conjoint, s'il faut admettre comme célibataires les vrais faux couples dont nous avons parlé.

Cette grande diversité des situations empêche de définir le célibat d'une manière précise et concise à la fois. Si on le définit comme la seule absence de conjoint, tous les jeunes, depuis le bébé qui vient de naître, seraient alors des célibataires. Il est clair qu'une telle définition serait abusive. Un enfant, un adolescent, un jeune ne sont pas encore des célibataires, alors même qu'ils n'ont pas de conjoint.

Pour être un vrai célibataire, il faut être en âge de se marier, avoir acquis une certaine indépendance, entre autres par rapport a ses propres parents. Cela n'exige pas une autonomie totale, mais suffisante pour qu'on ne soit plus en dépendance parentale. On peut se poser la question : à partir de quand un jeune (par exemple étudiant) qui vit chez ses parents, peut-il être considéré comme célibataire ? La réponse n'est pas simple et peut varier selon les époques et les milieux.

Il semble bien qu'il faille prendre en compte aussi la maturité humaine à laquelle est parvenu (ou non) le jeune. Durant l'adolescence et la jeunesse, la maturité se met peu à peu en place, par l'éducation et l'expérience personnelle. Mais tant qu'elle n'est pas suffisamment affermie, on ne peut encore, à proprement parler, appeler « célibataire » un(e) jeune en cours de maturation. Il reste encore un adolescent ou un jeune. Mais il faut en même temps remarquer que des jeunes peuvent garder longtemps des marques d'immaturité, d'adolescence, même lorsqu'ils ont atteint la maturité physique (et même lorsqu'ils sont mariés !) : ils sont certes en mesure de vivre des relations sexuelles, mais leur immaturité psychologique et humaine ne leur permet pas encore une expérience conjugale authentique. Il ne semble pas qu'on puisse déjà les voir comme des « célibataires ». Ils restent des adolescents ou des jeunes.

Une personne devient célibataire à partir du moment où la maturation humaine la rend capable de rencontrer un éventuel conjoint et de fonder avec lui une union stable. Tant qu'elle ne réalise pas, ou pas encore, l'union avec l'autre, elle est célibataire. Il est donc difficile, voire impossible, de dessiner les contours du célibat en dehors de l'alternative éventuelle du mariage. L'un ne se conçoit pas sans l'autre, même s'il n'existe pas de dépendance radicale entre les deux états. Le célibataire est sans doute à définir d'abord par la négative : il est sans quelque chose. Cela ne signifie pas pour autant que le célibat soit inéluctablement marqué par un manque que rien ne pourrait compenser. Mais par lui seul, il ne peut vraiment satisfaire et confère un statut social qui, d'une certaine manière, n'est pas entier ni pleinement reconnu.

En règle générale, seules des personnes qui donnent sens à leur célibat peuvent le choisir et y trouver un épanouissement véritable, sans pour autant éprouver le besoin de partenaire sexuel. Car le célibat n'a pas vraiment sens par lui-même et pour lui-même. Ou alors il rentre dans la catégorie des solutions de fuite : « je reste célibataire par fuite du mariage, voire par incapacité à vivre une relation équilibrée et positive avec une personne de l'autre sexe ». Cela se rencontre, mais aboutit rarement à un célibat épanoui et heureux. De là vient également la difficulté de vivre un célibat qu'on n'a pas choisi, mais que l'on subit. Il est alors souvent ressenti comme un échec, une injustice, qui rendent plus sensible le manque de vrai statut social qu'il entraîne.

Nous sommes donc amenés à qualifier le célibat ou à lui donner une finalité, un but. En effet, si le sens apparaît d’emblée dans la situation du mariage et de la famille, il n'est pas donné automatiquement dans le célibat. Si l'on veut parvenir a une vie célibataire positive et satisfaisante, il faut lui donner un sens et par là une valeur qui justifie la personne dans le mode de vie qui est le sien. C'est à travers le sens que tel célibataire lui donne que son célibat prend ou non une valeur positive.

Le célibat, s’il veut être heureux, ne peut donc pas rester suspendu entre ciel et terre. Il n'a pas de finalité propre et personne à la vérité ne choisit simplement le célibat. En dehors des situations qu'entraînent des difficultés psychologiques, ou bien on choisit le célibat pour quelque chose, ou bien on choisit telle forme de célibat (par exemple un célibat religieux ou un célibat « humanitaire », par exemple). Et si, au point de départ, le célibat a été non choisi mais subi, il convient, pour y trouver équilibre et fécondité, de lui donner une raison d'être. On accueille alors le célibat imposé par les circonstances, pour en faire quelque chose : « Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur ». Alors le célibat, même subi, peut prendre sens et valeur.

On ne peut donc parler du célibat, comme s'il était standardisé et relevait de règles ou de modes de vie bien définis, comme c'est le cas pour le mariage, que, de tous temps, la société a cherché à réguler et à encadrer pour assurer sa permanence et sa survie et canaliser les effets de violence de la sexualité. Sans oublier la « dérégulation » que le mariage connaît dans nos sociétés modernes, qui, au lieu de guider les mœurs en proposant un idéal qui les tire vers le haut (comme ce fut le cas jusqu'à ces dernières décennies), se contentent aujourd'hui de les suivre et d'entériner tout ce qui se fait et se vit. On n'est pas loin du « n'importe quoi » qui désagrège peu à peu l'humanité, sous l'influence déstructurante de l'individualisme sauvage qui est trop souvent la règle aujourd'hui.

A l’époque où l’on parlait plutôt de virginité, l’accent étant mis davantage sur l'intégrité physique de la femme, qui était aussi le plus souvent requise pour mariage. Il a donc été développée une conception du célibat qui se situait d'une manière très claire au plan de la sexualité. L'état du célibat excluait l'exercice de la sexualité : il supposait la continence comme un principe absolu. C'était clair et beaucoup s'y soumettaient. Les non mariés n'avaient donc pas droit aux relations sexuelles. Certes, la situation de principe n'a jamais empêché les débordements ni le recours au « plus vieux métier du monde » ou à l'adultère. Les relations préconjugales n'étaient pas rares, comme en témoigne le nombre d'enfants nés moins de neuf mois après le mariage des parents.

La « révolution sexuelle » contemporaine a brutalement changé les données du problème, en dénonçant les « tabous » et la répression et en préconisant la permissivité. Le statut du célibat a changé dans la société, au point de devenir un mode de vie ouvert pour beaucoup à la rencontre sexuelle : d'où, par exemple ces faux célibataires qui vivent seuls, chacun chez eux, tout en formant un couple, d'où la multiplicité des partenaires sexuels que connaissent bien des « célibataires » d'aujourd'hui. Au point que les célibataires qui respectent encore le statut ancien d'abstinence sexuelle apparaissent aux yeux de beaucoup comme « ringards » ou affabulateurs. Pour beaucoup de nos contemporains, il semble impossible de vivre un célibat abstinent, la rencontre sexuelle s'étant banalisée au point de remettre en cause jusqu'à son sens.


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