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Tel est le destin des coépouses !

Amour, couple et famille

De cette union naîtra, une année plus tard, un beau garçon au niveau du Pavillon des mariés du campus universitaire. Après la maî¬trise, ils se sont battus pour trouver leur pre-mier emploi.

Mis à jour le 25 novembre 2020, Seytoo
Tel est le destin des coépouses !

A l'heure actuelle, aucune femme musulmane n'est à l'abri de la polygamie au Sénégal. Les hommes sont des poly¬games potentiels. Et pourtant cette pratique pose d'épineux problèmes au sein du ménage. Elle instaure une rivalité intense entre les fem¬mes. Bref, c'est la guerre ouverte où tous les coups sont permis pour discréditer l'autre.

La première épouse ou «awoo buru kërëm », littéralement la reine de la maison, occupe une position peu enviable, selon les femmes que nous avons interrogées. Parce qu'en général, la première vit le grand amour. Raison pour laquelle, elle accepte d'accompagner son homme dans la grande aventure du mariage.

C'est ainsi qu'elle va gérer tous les déboires du mariage, surtout si le mari n'a pas suffisamment de moyens pour entretenir le foyer. Elle va faire une longue traversée du désert avec son mari, s'armant de patience et l'espoir de jours meilleurs en bandoulière.

Et dès que le mari prend une autre épouse, elle vit cela très mal, se sent mal récompensée et même trahie après tous les sacrifices consentis. C. Faye, 42 ans, fonctionnaire, incarne ce cas. Elle nous confie, dans un ton empreint d'émo¬tions, les raisons qui l'ont poussée à divorcer de son mari. Ils se sont connus sur les bancs de l'université dans les années 80 et ce fut aussitôt le coup de foudre et ils ont convolé en justes noces au moment de préparer la licen¬ce. De cette union naîtra, une année plus tard, un beau garçon au niveau du Pavillon des mariés du campus universitaire. Après la maî¬trise, ils se sont battus pour trouver leur pre-mier emploi.

Plus chanceuse, C.Faye décroche la première un emploi, dans la fonction publique. Son mari va, lui, galérer pendant deux ans avant d'être recruté par un cabinet privé de la place. « On avait beaucoup de pro¬jets, car on s'aimait à la folie. C était mon ami, avant d'être mon mari », lâche-t-elle, le sourire en coin. Selon elle, un des projets qui leur tenaient le plus à cœur était de trouver un toit pour leurs cinq enfants et un compte fut ouvert à cet effet à la Banque de l'Habitat du Sénégal (Bhs).

« Un beau jour, il a détourné /'argent, le compte étant à son nom, pour prendre une seconde épouse. Alors enceinte de 8 mois, j'ai mis au monde un enfant pré¬maturé et failli même y laisser ma vie. J'ai pré¬féré demander le divorce et m'effacer pour de bon. Actuellement, mes enfants constituent ma seule raison de vivre puisque je n'ai plus le courage, ni la passion de m'investir dans une autre relation. J'ai perdu ma capacité d'enthousiasme et de confiance. je n'aime¬rais jamais autant et je crois que je ne souffri¬rais plus jamais autant », lance t-elle, aux bords des larmes.

Dans son livre « Les larmes des hommes », Michel Manceaux écrit: « on constate encore aujourd'hui que les hommes font plus souffrir les femmes que /'inverse. Non pas parce que l'infidélité masculine est plus répandue, mais parce que les femmes demeurent opiniâtre¬ment crédules, elles rêvent toujours d'un amour total, corps et âme. Elles veulent toutes le prince charmant, elles sont malheureuses parce qu'elles sont toujours déçues. Il y a un tel déséquilibre entre la femme qui imagine l'amour et l' homme qui vit toutes ses aventu¬res. »

Mère Aïda, plus catégorique, pense que la position de « awoo » est une position très ingrate: « les hommes n'ont aucun respect pour leur première épouse. Le mien m'avait complètement abandonné après 30 ans de mariage au profit d'une deuxième femme plus jeune qui doit avoir l'âge de notre fille aînée. Cela a duré 3 ans. Mes enfants m'ont beau¬coup soutenue durant ces moments pénibles. J'ai frôlé la dépression. Aujourd' hui, il est revenu au bercail car la jeune fille, après l'a¬voir complètement ruiné, a préféré se tirer avec un autre, plus jeune. »

Dans le roman « Une si longue lettre» de Mariama Bâ, Aïssatou divorce lorsque son mari prend une deuxième femme. Ramatoulaye elle, reste, mais précise: « je survivrais ». Ce refrain résonne dans tout le roman et résume la détresse affective et mora¬le de Ramatoulaye.

Confrontées aux difficultés du ménage polyga¬me, les femmes développent plusieurs straté¬gies, allant de la contestation à la résignation. Mais la plupart d'entre elles se réfugient dans le silence, la solitude, et la soumission.


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