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CHRONIQUE - Anna et Cheikh, un amour impossible ? (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM

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Anna et Cheikh, un amour impossible ? (La chronique d'Alima)

Chronique

Bien sûr que non, mais mon foutu orgueil !!!! Je n’ai même pas eu le temps de dire quoi que ce soit, il est allé ouvrir la porte…

Publié le 13 avril 2020, Alima

J’essayais de détacher sa poigne de mon bras.

-MOI : parce que t’es sourd ?! Lâche-moi « way » !
-CHEIKH : Hey je t’ai posé une question ?!

Je restais dans mon mutisme, je ne voulais rien lui dire, je crois que secrètement je lui en voulais, du fait que ce ne soit pas lui qui m’ait faite cette demande.

-MOI : Cheikh « bayima way » ! (lâche-moi)
-CHEIKH : tu lui as répondu quoi ?

Je ne lui dirais rien du tout ! je ne lui dirais jamais, que je compte refuser sa demande, je ne lui dirais jamais, que la véritable raison de tout ça, c’est lui, parce que je l’aime !

-MOI…
-CHEIKH : Hum….tu vois ce que je disais, tu ne sais pas ce que tu veux, Bye Assane, revoilà Madou !!!
-MOI : je dois y aller, Madou attend mon appel.
-CHEIKH : si tu me parles encore de ce type, « di ngeu kham » (tu vas le regretter).

« Fouy am neu nak » (il exagère non !)

-MOI : laisse Madou tranquille « deg, ngeu ! »(T’entend !)

Sur un ton assez cynique…

-CHEIKH : et voilà que tu prends sa défense, face à moi maintenant !
-MOI : Tout comme toi tu l’as toujours fait avec Mame Fatim !!!

Le fait de repenser à cet état de fait, me rongeait le cœur !

-CHEIKH : ANNA, je vais t’engager ici tu va voir !

C’est toujours comme ça quand on parle d’elle ! Je les déteste tous les deux !

-MOI : « mbedj meu ! »(Fais-le) de toute façon vous ne savez faire que ça, frapper, frapper !

Il aura fallut que je prononce ces mots, pour qu’il me relâche, et s’éloigne de moi.
C’est bon là, il m’a lâché le bras, qu’est ce que j’attends pour dégager, d’ici. Mes jambes refusaient de me porter… faudrait aussi que je le veuille.

-CHEIKH : je te demande pardon.

Du tac au tac, il change, d’attitude. Il l’a dit d’une voix tellement douce, que ça m’a donnée encore plus envie de pleurer. Il s’est approché m’a pris dans ses bras.

-CHEIKH : je te demande pardon, je ne sais plus ce que je fais… j’ai du mal à comprendre pourquoi je m’énerve autant contre toi, alors que je devrais, t’épauler. Pardon, mon amour.

Je l’ai bousculé, avec une force qui était inconnue de moi-même.

-MOI : « bayima ngane nane mon amour soma ko wakhaté meu rayleu ». (Ne me touche pas ! si jamais tu répètes ce mot à mon endroit, je te tue !)

C’était comme un coup de poignard, pourquoi me dit-il ça alors qu’il m’a clairement fait savoir qu’il ne voulait pas de moi ?

On aurait dit que le fait d’avoir dit, ça lui a lui-même échappé.

-CHEIKH : pardon, (il ma pris délicatement la main) viens. Je ne veux pas me disputer, ce que je veux c’est t’aider Anna. Viens.

Moi aussi comme un pantin, je le suivais, de toute manière je l’aurais suivit partout où il aurait souhaité. Nous nous sommes assis,

-CHEIKH : nous n’allons pas nous disputer, je veux qu’on discute comme des adultes.
-MOI : c’est la faute à qui, moi qui me suis déplacée, pour venir m’excuser, t’es là à me gronder « melni kou yor seu dome ». (Comme si j’étais une enfant)
-CHEIKH : lol pardonne moi, comprends-moi aussi, Anna, tu ne sais pas ce que ça m’a fait de t’entendre dire, que cet imbécile t’as frappé, Anna, « sama adouna dafa touki » (j’ai cru que le monde me tombait sur la tête).

Dans ma tête je me disais, « tu tiens autant à moi et pourtant tu ne veux pas de moi. » Pourtant je me suis entendu dire.

-MOI : pardon.
-CHEIKH : Dis-moi vraiment ce qui s’est passé avec Assane…Depuis combien de temps, te frappe t-il, depuis combien de temps n’êtes vous plus ensemble ? Comment se fait-il qu’il ait failli te violer. Donc c’était ça quand tu disais, que vous vous étiez disputés ? Tu es retournée avec lui après ça ?
-MOI : non, non, non… Cheikh… je ne veux plus parler de ça, « dam la ko niane » (je t’en supplie)
-CHEIKH : je t’en supplie, « wakhmeu » (dis-moi), ne me laisse pas comme ça, qu’est ce qui s’est passé. ?

J’ai encore recommencé à pleurer. J’avais mal et j’avais honte d’en reparler. Mais Cheikh était bien décidé, il me tenait délicatement la main, m’encourageant à parler.
Alors, j’ai commencé à raconter la première fois, qu’il a failli me tordre le cou, à un point que j’en ai vomi du sang ; la deuxième fois où il a voulu me violer, où il a déchiré mes vêtements, ce jour où j’étais même prête à me donner la mort. Je lui ai ensuite raconté combien de fois il m’a harcelé. Et je pleurais, je pleurais tellement fort. Mais pendant tout le moment où je racontais les faits, le visage de Cheikh changeait d’expression, colère, douleur, surprise.

J’en étais arrivée à un point où, je ne pouvais plus parler. Il m’a pris dans ses bras, il ne disait rien, il attendait juste que je me calme.
Quand je me suis tus.

-CHEIKH : Anna, si je te demande une chose, tu le ferais ?

Je me suis contentée d’hocher la tête.

-CHEIKH : Où est ce qu’il habite ?

Là j’ai sursauté, parce que j’avais un mauvais pressentiment, je ne savais pas vraiment de quoi il était capable, « sou fi rayé domou diambour lou may wakh » (et s’il le tue ?)
Déjà que j’ai cru qu’Assane ne se relèverait pas, hier au soir.

-MOI : Cheikh !
- CHEIKH : pas de Cheikh réponds-moi ! et pourquoi tu n’es pas allée à la police Anna, pourquoi tu ne m’as rien dit ?
-MOI : POLICE ! Pour que tout le monde soit au courant, qu’ils disent, que je l’ai cherché ! Que papa l’entende, et que je lise de la déception dans ses yeux ! Il me menaçait tout le temps. Le jour où j’ai voulu t’en parler, tu ne m’as pas écouté…et… il voulait s’en prendre à toi. Et je voulais tout sauf ça, je n’aurais pas supporté
-CHEIKH : pourquoi ?
-MOI : pourquoi quoi ?
-CHEIKH : pourquoi n’aurais-tu pas supporté qu’il m’arrive du mal ?

Parce que je t’aime ! C’est ce que j’avais sur le bout de la langue, c’est ce que j’avais dans mon cœur, il n’y avait que cette phrase dans ma tête.

-MOI : mais parce que t’es mon meilleur ami !

Et pourtant je ne le regardais même pas dans les yeux lorsque je disais ça. Je l’ai entendu émettre un petit rire.

-CHEIKH : Dis moi… tu m’aimes vraiment donc ?

Je suis devenue d’un coup, nerveuse. Pourquoi il me pose cette question ?!

-MOI : Cheikh, t’avais dit qu’on ne reparlerait plus de cet incident…

Il a tenu mon menton, pour doucement relever ma tête, nos regards étaient plongés l’un dans l’autre…

-CHEIKH : pourquoi tu ne me réponds pas, quand tu disais m’aimer, c’était vrai ?
-MOI : Sheuuut,

Hé bien je n’ai pu dire que cela, parce que ses lèvres ont tout doucement touché les miennes, c’était presque comme… non pas presque, c’était comme si les ailes d’un papillon effleuraient délicatement mes lèvres. Je n’avais pas envie que ça se termine, je ne voulais pas, c’était tellement délicieux de sentir, ses lèvres sur les miennes. J’ai du faire un effort surhumain, pour le repousser.

Il ne s’y attendait pas, et moi non plus. Je ne m’en croyais pas capable ! Mais, c’est non. Il a envie de m’embrasser, et pourtant c’est Mame Fatim la plus importante !

-MOI : Tu m’embrasses alors que tu es avec Mame Fatim…
-CHEIKH : …il n’y a plus de Mame fatim…

J’ai dû mal entendre, n’est ce pas ?! Ils ne seraient plus ensemble ?

-MOI : pardon, comment ça ?
-CHEIKH : c’est fini, parce que tu es celle que j’aime.

Hmmm trop facile, il m’avait bien dit m’aimer, et pourtant il restait avec elle.

-MOI : qui a décidé, que c’était fini, toi ou elle ?

Cheikh qui hésite un court instant…

-CHEIKH : quelle importance ?
-MOI : je t’ai posé une question ?
-CEHIKH :…. Elle.

« WAWAW » tout est clair ! Moi, je suis « Anna poubelle », Mame ne veut plus de lui, maintenant, il y a de la place pour moi, tout ça n’était qu’un jeu dés le début.
Je me suis levée pour dégager d’ici, aller le plus loin possible de lui.

-CHEIKH : qu’est-ce-que tu fais ?
-MOI : « mane may seu imbecile » (c’est maintenant moi ton idiote ?)Mame Fatim te largue, maintenant je peux faire mon apparition !!!

J’étais vraiment blessée et en colère, j’avais la rage !

-CHEIKH : « yaw khana da nga dof ? » (Ça ne va pas non ?)

Je me dirigeais vers la porte.
Cheikh qui bloque le passage,

-CHEIKH : tu ne bouges pas d’ici, tant que tu ne m’auras pas écouté !
-MOI : Mais oui c’est ça, séquestre-moi pendant que t’y es, et pourquoi pas, tu pourrais me violer, aussi !

« Bobou mom »…ça m’a échappé ! Mais je lui en veux !

-CHEIKH : c’est vraiment ce que tu penses ?

Bien sûr que non, mais mon foutu orgueil !!!! Je n’ai même pas eu le temps de dire quoi que ce soit, il est allé ouvrir la porte…

- CHEIKH : vas-y alors.



Du même contributeur, Alima


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