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CHRONIQUE - Anna et Cheikh, la beauté de l’amour (Fin de la chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM

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Anna et Cheikh, la beauté de l’amour (Fin de la chronique d’Alima)

Chronique

Merci de m’avoir encore accordé votre confiance. Que je vous le dise ou pas, vous êtes ma force.

Publié le 26 avril 2020, Alima

C’est devenu bizarre, le fait que je me réveille toute seule dans mon lit. Je n’ai d’autre choix que de m’y prélasser un peu. Quand Cheikh est là je prends un réel plaisir à préparer son petit déjeuner. Mais là je suis toute seule, dans la maison. Cheikh m’avait bien proposé, de partir à la maison jusqu’à son retour, mais ce n’est plus chez moi là-bas, faut que je me fasse à l’idée que des fois mon mari pourrait s’absenter pour un bon bout de temps, on ne sait jamais et je devrais apprendre à m’y faire. Mais quand même, je me sens trop seule dans cette grande maison et ça se sent encore plus parce qu’il n’y a pas boulot aujourd’hui. Pourquoi ne pas aller m’incruster chez Ta Coura, ça fait un bout de temps que je ne suis pas allée la voir, elle est venu me rendre visite à mainte reprises, mais moi j’ai moins de temps.
Je me prépare, et en route pour chez elle. Vers midi heure tapante,

-MOI : « Assalamou aleikoum !!! dama kharane ssi dé ! » (je viens m’incruster pour manger)
-KINE : « bayi nga gnou dal »(tu te fais rare !)

Kiné on a presque le même âge, c’est la petite sœur à Ta Coura. Je fais une bise à Ta Coura.

-TA COURA : tu ne vas pas me dire que t’as laissé ton mari tout seul à la maison ?!
-MOI : lol ha pourquoi pas, où est le mal ?
-TA COURA : yaw da ngay beugeu dof(t’es devenue folle ?)

Lol j’allais me faire un malin plaisir de me payer sa tête. Je faisais celle qui ne comprenait rien.

-MOI : ha mais où est le mal ?
-TA COURA : tu l’as laissé tout seul là bas, qui va lui faire à manger ?!
-MOI : ah mais il peut très bien se débrouiller…
-TA COURA : « yaw ba dou ni ngay seuyé » (c’est comme ça que tu comptes prendre soin de ton mari ?)
-MOI : mdrrr tu me crois assez bête pour laisser mon mari là-bas, « mo » s’il était là « do lene meu guiss fene » (vous n’auriez même pas de mes nouvelles)
-TA COURA : WA ! Tu te payes ma tête maintenant, où est-il d’ailleurs ?
-MOI : il est parti pour le Gabon.

Je lui ai alors raconté, ma dispute avec Cheikh, mes menaces face à cette pimbêche.
Elle s’est bien marré à propos de Collé, mais pour la dispute…

-TA COURA : « daf la warone mbethie » (il aurait du te gifler) Traiter ainsi ton mari ce n’est pas bien, « Dieukeur dagne kay diamou » (tu dois être l’esclave de ton mari)
-MOI : je sais tout ça, « mais kham ngeu rek dama firone » (j’étais jalouse)
-TA COURA : Anna apprend à maitriser tes colères, t’es pas comme ça d’habitude !
-MOI : je sais, j’ai vraiment eu honte « lolou mom dou ma dalati » ça ne m’arrivera plus jamais.
-TA COURA : puisque tu t’es rendue compte de ton erreur c’est bien tâche de ne plus le refaire.

L’odeur de cuisson me dérange, peut être est-ce parce que Kiné a mis trop d’épices… en tout cas ça me donne envie de gerber.

-TA COURA : « loy gagne ni ? » (Pourquoi tu fais autant de grimace ?)

Je ne vais quand même pas dire, que je n’aime pas l’odeur de la cuisson.

-MOI : Rien, un peu mal à l’estomac.

Il n’y avait personne chez eux mis à part, elle et Kiné.

-TA COURA : c’est bien que tu sois venu manger, ici, à leur du repas nous sommes toutes seules à manger, faudra faire ça jusqu’au retour de Cheikh.
-MOI : il rentre demain dans la soirée.
-TA COURA : oui mais tu peux venir manger à la maison demain aussi.

Nous sommes restées là à bavarder de plein de choses jusqu’à l’heure du repas.
Quand Kiné a déposé le plat… ça avait l’air appétissant. C’était du riz au poisson, mais je ne supportais pas l’odeur, comment je fais maintenant, je ne peux quand même pas dire à présent que je n’ai plus faim. Bon je vais m’efforcer de manger un peu parce que j’ai quand même faim…

OH mon Dieu si je savais, il aura suffit que je porte la cuillère à ma bouche… je n’en peux plus, je me suis de suite levée, pour me diriger vers les toilettes. Et j’ai vomi tout mon petit déjeuner.
Ta Coura m’y retrouve. Elle me caresse le dos, attendant que j’aie fini. Quand je suis ressortie avec elle à mes cotés,

-TA COURA : T’es malade ?
-MOI : non, pas que je sache. « Hey way roussna » (je suis gênée) j’ai coupé cotre appétit…
-TA COURA : ne t’occupe pas de ça… tu n’es pas malade tu dis ?
-MOI : non, ça m’arrive des fois « rek », j’ai tout le temps faim, mais quand j’essaie de me préparer quelque chose, je n’arrive pas à l’avaler parce que l’odeur m’insupporte. Peut être aussi que je suis anémiée, parce que j’ai tout le temps de vertiges…

A peine ai-je terminé ma phrase, qu’elle éclate de rire.

-TA COURA : « ngay mir sa khel di tey » (tu as des vertiges, et des nausées) pour ensuite me parler d’anémie ?

Je la regardais sans pour autant comprendre.

-TA COURA : dis-moi plutôt que t’es enceinte !

Enceinte moi ? nooo c’est trop tôt. Je n’ai pas une seconde pensé à cet état de fait. Mais mon ventre n’a pas bougé d’un centimètre, j’ai remarqué avoir pris un petit peu de poids mais…Non !

-MOI : enceinte ? Noon pas du tout, je devrais avoir mes règles d’un moment à l’autre.

En fait j’ai un retard de quelques jours mais c’est normal des fois. C’est vrai que j’ai mal aux seins ces temps-ci…et si c’était ça ?!

-MOI : Ta Coura moi enceinte ? Non ce n’est pas ça !
-TA COURA : je crois bien que tu l’es ma chérie, en plus tu as pris un peu de poids tu sais, je m’étais juste dit que c’est la nouvelle vie de femme marié qui te fais ça mais je n’en suis plus si sûre…
-MOI : Ta Coura enceinte, moi ! Je n’arrive pas encore à y croire !
-TA COURA : vas y voir un docteur, et tu seras fixée, mais moi je sais que tu es enceinte.
-MOI : « wouyaye !!! »

J’étais excitée, j’étais heureuse et je paniquais en même temps, un être est entrain de grandir en moi. C’est beau, et ça fait peur en même temps.
Je vois Ta Coura en larmes, elle est heureuse pour moi, mais je suis sûre qu’elle est triste, triste de ne pouvoir avoir d’enfant. Un enfant, de l’homme que j’aime.

-TA COURA : tu vas le dire à Cheikh ce soir ?
-MOI : je ne sais pas encore… est ce que ce ne serait pas mieux, de faire le test d’abord ? Lundi matin j’irais à l’hôpital.
-TA COURA : « mo » ce sera juste pour confirmer, mais je suis certaine que c’est ça.

Vers dix sept heures je me suis apprêtée pour rentrer, puis j’ai changé d’avis. je décide d’aller voir maman, elle, elle saura me dire.
Et je lui ai posé une question tellement idiote.

-MOI : maman, tu ne remarques pas un changement en moi.
-MAMAN : lol ça veut dire quoi ça encore ? Non pourquoi ?
-MOI : regarde moi « rek » tu ne vois rien ?
-MAMAN : hé ne me fatigue pas, je ne vois rien.

J’étais déçue, donc Ta Coura se serait-elle trompé ?

-MAMAN : qu’y a-t-il ?
-MOI : rien, je croyais juste que j’étais enceinte…
-MAMAN (avec un regard, neutre) : ah bon et pourquoi penses tu ça ?
-MOI : je vomi tout ce que je mange, j’ai tout le temps des nausées, des vertiges, je croyais que c’était une anémie, mais les nausées ce n’est pas normal non ?
-MAMAN : hmm et tu n’as remarqué que ça ?
-MOI : je ne sais pas, un retard de quelques jours, en plus mes seins me font mal.
-MAMAN : hmm fait voir tes seins…

J’ai soulevé mon haut, un moment après elle me dit.

-MAMAN : t’es bien enceinte.


Héé ma mère, c’est tout elle ça lol
-MOI : « yow khana » t’es docteur, tu parais si sûre.
-MAMAN : pourquoi être venue me demander lol, j’ai été mère deux fois, ça ne s’oublie pas !
-MOI : donc je suis vraiment enceinte ?
-MAMAN : tu n’as encore rien dit à ton mari ?
-MOI : mais je n’en savais rien, j’ai failli vomir chez Ta Coura, et c’est elle qui m’a mise la puce à l’oreille et j’ai voulu vérifier auprès du « docteur » lol.

Je suis rentrée chez moi la tête plein d’étoiles, un bébé, dans mon ventre, MOI ? Au mon Dieu faites que ce soit vrai !!! J’ai peur, avoir un enfant, ça me fait peur, mais je surmonterais cette peur. Cheikh le mérite. Comment va t-il réagir quand je le lui dirais !!!!! je ne sais pas si je saurais tenir, jusqu’à son retour d’ailleurs, mais je veux voir la joie dans ses yeux !!!!

Durant notre « séance loveline » (clin d’œil à miss loveline*-*)
J’étais encore plus excitée que d’habitude.

-MOI : mon amour !!!!
-CHEIKH : lol alors boy !
-MOI : tu me manques, trop !
-CHEIKH : à moi aussi, mais on se voit demain, « tak na samay bagasse » (j’ai déjà fait mes bagages)
-MOI : dépêche toi de rentrer, si tu ne veux pas que je vienne te chercher, tu me manques beaucoup trop mon amour.

« Bilayi » c’était rien de le dire, ces quatre jours ont été un calvaire. « Li mom yalla neu geudji am » (j’espère que ça ne se reproduira pas de si tôt)

-MOI : si tu savais…je te prépare un accueil digne d’un roi.
-CHEIKH : ah oui ? Et tu ne voudrais pas me donner un avant goût de tout ça ?
-MOI : pas question, tu l’auras quand tu seras là, j’ai une merveilleuse surprise pour toi !!
-CHEIKH : de toute façon rien venant de toi ne peut m’être désagréable.
-MOI : et bien cette fois ce sera mieux que tout ce que tu penses !!!
-CHEIKH : bébé tu t’attends à ce que j’arrive à dormir après ça ?!
-MOI : lol t’as qu’à garder les yeux ouverts, je ne te dirais rien.
-CHEIKH : il ne me reste plus qu’à trouver un vol, pour cette nuit.
-MOI : lool fait le oui, j’adorerais !
-CHEIKH : et puis non, laisse ça ne doit pas être si extraordinaire que ça…
-MOI : lol si tu veux, je ne te dirais rien.

J’ai continué à le chahuter ainsi jusque tard dans la nuit.
Le lendemain matin, je me suis préparé quelque chose à manger. Que je le veuille ou pas, j’allais le faire, j’avais hyper fin, en plus je devais au moins nourrir « cheikh junior ».
« Mane dal » je ne trouve rien d’autre à faire que de me mettre à surfer, essayer de savoir comment supporter sa grossesse ect. J’étais heureuse !!! Et en même temps, inquiète. je sais m’y prendre quand c’est le bébé de quelqu’un d’autre, je sais comment donner un bain à un nouveau-né ect Mais mon bébé, saurais-je être à la hauteur ?
Monsieur mon époux est rentré vers les coups de vingt heures. Quand il a sonné à la porte, je lui ai sauté au coup. « Way mou melni » ça fait des années que je ne l’ai pas vu ? « khamolene lissi nope seu dieukeur rek hun » (si vous saviez ce que c’est que d’aimer son mari !!!)

-CHEIKH : je devrais être absent plus souvent !
-MOI : essaie pour voir.

Nous avons alors échangé un long et langoureux baiser. Ses lèvres m’ont manqué, douces, mielleuse, succulentes.

-MOI : Attends je t’aide avec ton porte document, et tu te débrouilles avec ta valise, « dama bayi teuyé you diss koi » (j’ai décidé que je ne soulèverais plus des choses lourdes)
-CHEIKH : « mo ya fouye. »(Tu ne te sens plus dis moi lol)
-MOI : bébé « bilahyy damla namone », depuis que t’es parti je ne mange plus normalement, j’ai meme cru que j’étais malade.
-CHEKH : je ne sais pas pourquoi tu es têtue je t’avais dit de partir chez toi.
-MOI : mais c’est ici, chez moi !
-CHEIKH :lol chez tes parents je veux dire, j’ai été quand même rassuré quand tu m’a dit que t’étais avec Ta tante, et ta mère hier.
-MOI : tu dois être fatigué, on y va tu prends une douche et après… après…
-CHEIKH : après…
-MOI : tu verras.

Pendant qu’il est allé prendre une douche, au lieu d’aller dans la cuisine réchauffer le dîner. J’étais là à penser à la meilleur manière de lui annoncer la nouvelle et je ne savais pas comment. Je me remettais encore devant la glace, à regarder mon semblant de ventre, et je me disais « il y a bien quelqu’un ici ? » J’ai pris un petit coussin sur le lit, et je l’ai mis sous mon haut faut pas vous moquez.lol
Quand Cheikh est sortit de sous la douche, il m’avait en face , avec un semblant de gros ventre.

-MOI : commet tu me trouves ?
-CHEIKH : « mo », mdrrr fallait me le dire plus tôt, on s’y attelle, tout de suite si tu veux…
-MOI : t’es sûr ? Mais tu dois être fatigué….
-CHEIKH : lol aucun problème avec toi j’oublie ma fatigue !
-MOI : après tout pourquoi pas… mais peut être que c’est déjà fait aussi…
-CHEIKH : déjà fait ?

Il avait vraiment l’air de ne pas comprendre

-MOI : « meune neu nek dé… » (C’est fort probable)
Je ne sais pas s’il est heureux, s’il est surpris, je n’en sais rien, son visage est neutre.
-CHEIKH : Anna, « bayil li ngay fowé » (cesse tes blagues) ok
-MOI : lol quelle blague ? Tu ne veux pas qu’on ait un bébé ?
-CHEIKH : bien sûr que je veux, c’est pour ça que je te demande de ne pas me faire de mauvaise blague.

Jai enlevé le coussin je me suis rapproché de lui, j’ai pris sa main que j’ai porté à mon ventre.

-MOI : il y a bien quelqu’un ou quelqu’une ici.

NOON vous auriez dû voir la tête de mon mari à cet instant mdrrr

-CHEIKH : Anna c’est vrai ?
-MOI : tu sais je n’y connais rien, mais je crois que mes sauts d’humeur, ainsi que mes nausées, et vertiges son dû à cela, Ta coura et Maman disent que je le suis bel et bien.
-CHEIKH : des nausées comment ça, pourquoi tu ne m’en as jamais parlé ? Et pourquoi tu ne m’as pas dit que t’étais sujette à des vertiges.
-MOI : mais ce n’était pas inquiétant et je n’en savais rien… dès lundi je voudrais aller voir un médecin.
-CHEIKH : et comment je vais moi-même, t’y emmener.

Il regardait sa main que je tenais toujours sur mon ventre.

-CHEIKH : Anna dom ?! « Un bébé ?!)

Je l’ai serré fort, fort.

-MOI : bébé, je suis si heureuse !!! Mais j’ai peur aussi.
-CHEIKH : « héy kholale » (écoutes) ne t’inquiète pas pour quoi que ce soit. Je sais que tout va bien se passer. Je serais là à chaque instant que tu auras besoin de quoi que ce soit. Allez viens je vais te préparer à manger.
-MOI : mdrrr ça c’est moi qui devrais le dire non ?
-CHEIKH : Quoi ?
-MOI : héo tu es toujours dans les nuages, c’est à moi de te faire à diner.
-CHEIKH : oho me fatigue pas, allez viens.
-MOI : bébé, c’est toi qui rentre de voyage fatigué, tu dois manger et dormir.
-CHEIKH : « sonoumeu », je te promets que je ne suis pas fatigué. C’est à moi de te chouchouter.
-MOI : non c’est à moi, de te faire à manger.
-CHEIKH : « sheut bayil deugeur bop nak »(cesse d’être bornée)
-MOI : bébé ce n’est même pas sûre.
-CHEIKH : non c’est sûre « boul ma yakal »(ne gâche pas tout c’est sûr et certain lol)
-MOI : je t‘aime, je t’aime, je t’aime, merci d’exister.
-CHEIKH : Dieu ne m’a créé que pour toi.

Je suis tellement heureuse que j’en ai les larmes aux yeux.
La soirée a été exquise… ce mot veux tout dire. Nous avions plein de choses à fêter, nos retrouvailles, le bébé, notre amour.
Le lendemain, Cheikh s’est levé très tard, « da nga sone mouni sonoumeu »(Il prétend qu’il n’était pas fatigué , alors qu’il est comme mort en ce moment) c’est qu’on a fait la fête aussi hier. #jedisçajedirien#
Il fallait qu’il se réveille,quand même, je veux faire ce test « ish ». Je pourrais très bien y aller toute seule, mais il ne me le pardonnerait pas.
Je lui ai alors fait un bisou, et monsieur qui se recroqueville encore plus. Je me penche et là, il m’attire et me plaque sur le lit mdrrr

-MOI : donc tu ne dormais pas.
-CHEIKH : si je dormais c’est l’odeur, de ton parfum qui m’a réveillé. Tu l’as changé ?
-MOI : oui, l’autre me donne des nausées.
-CHEIKH : mdrr c’est moi-même qui confirme, tu es enceinte capricieuse va !
-MOI : « wa » merci, mais lève-toi on y va à l’hôpital vite.

C’est confirmé, je suis enceinte !!! J’étais super nerveuse, mais c’est sûr je le suis de presque un mois, et je ne m’en doutais même pas !!!!
Mon Dieu mon mari me chouchoute tellement que des fois il m’énerve et je me dispute avec lui pour un rien. Si je le laissais faire, il allait lui-même faire le ménage avant de partir au boulot.
Finalement il a pris de force une femme de ménage, pour m’aider, mais je sais que c’est surtout pour me surveiller. Je n’ai pas le droit de soulever quoi que ce soit, même sautiller je n’en ai pas le droit. Au tout début, un jour alors que nous étions entrain de nous chamailler, et que je courais dans la maison mdrr

-CHEIKH : « da nga dof » (t’es folle) arrêtes de courir comme ça, ça peut être dangereux)

« Mo khana » je ne dois plus bouger ?
« Ndeyssane, rouss na sakh »( ça me gêne un peu) à chaque fois que je lui cherche des poux, il sort ou va dans le petit jardin, pour éviter que je n’explose. Il faut vraiment que tout ça passe, je n’aime pas ce que je fais, je m’emporte pour un rien, vivement que ma grossesse arrive à son terme. Il est au petits soin avec moi, au boulot il m’appelle presque à chaque heure, pour savoir comment je vais, personne ne sait que je suis enceinte (à part maman et Ta coura) enfin…je crois. Maman et Ta Coura viennent, tout le temps à la maison, soit disant, je leur manque, « il ya la main de quelqu’un derrière »cthip

Un jour alors que je n’étais pas bien du tout. Je suis restée à la maison. Maïs à chaque moment monsieur m’appelle pour savoir comment je vais. Jusqu’à ce que je lui dise « bayima meunélaw way »(laisse moi dormir un peu) je m’endors à la moindre occasion mdrr, non ça fait vraiment rire d’être enceinte. Des fois je le sens bouger, et ça fait comme si ça chatouille, cette sensation mon Dieu, ça me fait oublier toutes mes craintes, des fois c’est comme si c’est des bulles, c’est bizarre et nekh (bon) à la fois.

J’étais endormie, quand je sens… quelque chose de très doux sur mes lèvres. Hmmm c’était doux. Ça devenait encore plus réel. Non ce n’est pas un rêve, je décide alors d’ouvrir les yeux, et je tombe sur ce beau visage, ce visage, que je prie Dieu de voir pour l’éternité. J’ai alors répondu à son baiser.

-MOI : « ni ngeu meu yéwé nekh neumeu »(j’adore comment tu me réveilles)
-CHEIKH ça va ?
-MOI : dés que t’es là oui.

Comme je l’aime, comme je suis heureuse d’être l’épouse de ce bel homme, qui a le cœur sur la main.

-CHEIKH : bébé, je peux te demander une chose ?
-MOI : quoi ?
-CHEIKH : pourquoi tu m’aimes ?

Quelle question !

-MOI : parce que tu es Cheikh. Tu es toi, je ne vois pas ma vie sans toi. Tu sais, je me pose la question aussi des fois et je me demande surtout pourquoi j’ai mis autant de temps avant de me rendre compte de tout cet amour. Ce que je ressens là tout au fond de moi est indescriptible. Je t’aime parce que tu égailles mes journées, et maintenant mes nuits lol
Je t’aime parce que…ne te moque pas « dé », tu es celui, qui m’a fait faire de ces nuits blanches !! Tu n’imagines pas !

-CHEIKH : pour ça, on est à égalité.
-MOI : je t’aime parce que « yama sagal yama soutoural » tu as été là dans mes moments de détresse, tu as toujours su m’épauler, « awma sa faye », (je ne pourrais jamais te rendre tout ça) Tout ce que je veux, c’est te rendre heureux. Si tu l’es je le serai parce que tu es l’homme que j’aime.
-CHEIKH : moi aussi, c’est parce que je lis du bonheur dans tes yeux que je suis heureux Anna. Je t’aime.
-MOI : tu ne peux pas m’aimer, autant que je t’aime, impossible.
-CHEIKH : lol « lolou ngeu fok rek » (c’est ce que tu crois)
-MOI : j’en suis certaine.

Je vous jure même moi je n’arrive pas à comprendre des fois, ce qui s’est passé pour que je l’aime autant. Pourquoi je l’aime autant, cet être que j’ai en face de moi. Pourquoi je l’aime je le sais, mais pourquoi cet amour est si fort, si vous avez une idée, dites le moi.

-MOI : bé… tu sais ce que je me demande des fois...
- CHEIKH : dis-moi.
-MOI : pourquoi ça a pris autant de temps, pourquoi je ne me suis donnée une chance avec toi.
-CHEIKH : peut être parce que ce n’était pas encore le moment, « Sant Yalla ».

Oui « Sant yalla », merci mon Dieu, merci pour toutes les épreuves par lesquelles je suis passées, merci de m’avoir autant fait souffrir (je ne suis pas folle dé)
Oui je le remercie pour tout ça parce que je sais que maintenant, ma part de bonheur elle est là à ma porté. Mon bonheur c’est cet homme que j’ai à mes cotés, mon bonheur c’est aussi, ce petit être qui est en moi.

-MOI : je vous aime tellement.
-CHEIKH : qui ça ?
-MOI : toi et ces deux garnements là. Hé oui des jumeaux !!!

***********

Je suis tellement heureuse je jure, bonheur ne peut être plus grand, je perds mes mots quand je dois parler de mon bonheur. Je suis passée par tout un tas de choses. J’ai été le genre de femme qui se fout de tout et de tout le monde. J’ai quelque fois utilisé ma beauté comme arme, je le reconnais. Cependant il n’a nullement était dans mes intentions de faire du mal. Je ne cherchais que mon propre bien être, égoïste je sais. Mais c’est de la faute à certains hommes aussi, ils sont là avec leur argents et ne savent pas des fois quoi en faire...alors, je ne me suis pas gênée. J’ai été mariée, j’ai alors voulu changé de vie, parce que j’étais consciente que la vie d’une jeune fille célibataire devait être différente de celle d’une femme mariée. A des moments j’ai oublié cela, je ne pensais pas mal faire, et pourtant cela m’a porté préjudice, des gens ont réussis à me séparer de mon premier mari, j’ai été blessée, mais je dis Dieu merci aujourd’hui. A cette période j’ai vraiment voulu me faire du mal, parce que dans ma tête je me disais que Dieu me punissait certainement. Et je voulais lui donner encore plus de raison de le faire. A cet période j’ai rencontré Cheikh, mais heureusement, au lieu de m’aider à m’autodétruire. Il m’a fait sortir de ce gouffre.

Quand je me sentais mal il était là, quand j’ai perdu papa, il était là, quand j’ai failli une fois encore être traumatisée par Assane il était là. Et il m’a montré que « YAMBAR LEU » c’est une tapette. En parlant de lui nous nous sommes croisés un jour en ville alors que j’étais partie faire des courses, il m’a regardé, je l’ai regardé, « dawou ma fen » (je n’ai pas fuit du regard) Son regard c’est ensuite posé sur mon ventre qui commençait à se faire voir. Je l’ai dépassé comme ça, en chantonnant « nak », « ma ngui togne mom » (je provoque )Je n’ai plus du tout peur, j’ai plutôt envie de rire.
Madou je l’ai revu aussi, il était avec KHA. Il est toujours aussi bien, d’ailleurs j’ai entendu dire qu’il sortait avec une jolie jeune fille. Et je suis vraiment heureuse pour ça, j’espère, que ça va bientôt se concrétiser. Mame Fatim, la jolie Mame, je n’ai pas de ses nouvelles. Et pourtant je suis tout le temps tentée de l’appeler et même l’inviter chez nous, mais je n’ose pas parce que je ne sais pas comment elle va le prendre. Collé …que dire sur elle…hun « régler yam bene place la def » (elle sait ce qui l’attend si elle déconne) Ta Coura elle ne change pas d’avis, elle refuse de se remarier, elle est bornée !

Cheikh, MON MARI, je prends tellement de plaisir à prononcer ce mot « demlene seuyi » (mariez vous) vous ne savez pas ce que vous ratez ! Mon mari est là à bien prendre soin de moi, je me répète, il ne sait faire que ça.
Moi je me porte comme un charme, j’en suis à quatre mois et quelques semaines. J’attends des jumeaux, des jumeaux !!!!
Bref je vous remercie pour tout, merci beaucoup d’être entrée un petit peu dans mon monde, d’avoir fait avec moi cette rétrospective de ma vie. Je me suis tapée des fous rires avec vos commentaires. Vous êtes tous adorables, sans même vous connaitre, je vous adore. Je comprends maintenant quand on me dit « difficile de se passer d’eux »

Merci du fond du cœur.
**********
A moi, je vais essayer d’être brève, moi je tiens juste à vous remercier. Ça n’a pas été mon histoire, mais moi aussi je la vivais des fois à ma manière, c’était comme si c’était ma propre histoire. Je me suis surprise à rêver. Pour ma part, il est arrivé un moment où j’ai vraiment failli tout arrêter. Et même que mon employeur(Anna) me disait « en tout cas, tu n’as jamais été du genre à faire un travail inachevé, si tu as changé entre temps aussi… » Ce n’est aps me provoquer ça tchip !
Je dirais juste une chose, à propos de l’histoire d’Anna. Nous n’étions pas très proches, peut être avec le décès de son père nous l’avons été un peu plus, son histoire, j’en connaissais quelques détails. Mais je n’ai jamais vraiment su qu’elle avait tout ceci au fond de son cœur, tout ce chagrin, cette crainte. C’est arrivé tout à fait par hasard. Je la remercie, de m’avoir fait autant confiance pour me parler ainsi de sa vie, et elle sait maintenant que c’est réciproque, parce qu’elle garde bien le mien aussi lol.

Je l’ai toujours prise pour une personne, audacieuse, hautaine elle l’a quand même été, mais j’ai appris qu’au fond ce n’était qu’une façade. Ce genre de personne, parce qu’elles sont vulnérables, joue aux pimbêches alors qu’il n’en est rien. Des comme Anna il y en a plein, arrêtez ! Vous vous rendrez compte que ça ne vous servira à rien soyez vous-même, et vous vous verrez que les gens ne vous en aimeront que plus. Nous sommes tous des êtres humains, des erreurs nous en commettons tous. Cependant la grandeur d’un être humain se trouve dans le fait d’accepter ses erreurs-là et d’apprendre à aller de l’avant. Avec Anna, maintenant, je suis certaine de ce en quoi j’ai toujours cru, ne pas avoir de préjugés sur qui que ce soit. NUL N’EST PARFAIT.

Merci à tout le monde aux sous marins, merci beaucoup, beaucoup, tant que vous appréciez, je m’en réjouis.(mais essayer de sortir un petit peu de l’eau quand même ;))
Aux commentateurs merci infiniment, de m’avoir suivi pas à pas, merci de toujours autant me donner du courage. Si je continue d’écrire, c’est bien pour vous, j’ai tout le temps envie d’arrêter, mais je n’arrive plus à me passer de vous… dites donc que m’avez-vous fait ?

Merci de m’avoir encore accordé votre confiance. Que je vous le dise ou pas, vous êtes ma force. S’il y avait un mot plus grand je l’aurai utilisé mais comme c’est le seul que le vocabulaire français me permette…MERCI.

Je me tais, parce que lorsqu’il s’agit de parler de vous je ne saurais m’arrêter. Sachez juste que je vous porte dans mon cœur tous autant que vous êtes.

Cette fois je me tais, ma vue commence à se brouiller « nopina »

Bisou love u all.



Du même contributeur, Alima


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