person_outline Me connecter close
Fermer
search
Recher.
menu
Menu

Vous
EN
English
Life TV Africa News Club

Accueil
share
@

Partager
arrow_back
Retour
CHRONIQUE - Anna, Cheikh et leur nouvelle vie de couple (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM

keyboard_arrow_rightSuivant

keyboard_arrow_leftPrécédent
save

Enregis.
share
@


Partager

Anna, Cheikh et leur nouvelle vie de couple (La chronique d'Alima)

Chronique

Nous sommes bien en lune de miel, sauf que nous l’a faisons chez nous, notre lune de miel. Cheikh m’avait demandé de choisir un endroit.

Publié le 24 avril 2020, Alima

-CHEIKH : lol peureuse va, je voulais juste te passer ta mère.
-MOI : mdrr dégage je dis !

Il est ressorti en tirant la porte derrière lui. Mieux vaut que je me dépêche, avant qu’il ne revienne. Je me suis mise devant la glace, je n’ai pu m’en empêcher. Y avait-il quelque chose de changé ? Je ne vois pas non, je suis toujours la même Anna. Ah si quand même, je suis une femme maintenant, une vraie ! J’étais sortie de sous la douche, drapée d’une serviette de bain, et comme si ça ne suffisait pas, j’en avais mis une autre sur mes épaules.
Cheikh portait un pantalon Jogging et était toujours torse nu. Qu’est ce qu’il attend pour s’habiller lui aussi. J’ai envie de le surprendre par derrière et de lui faire plein, plein de bisous.

-CHEIKH : approche tu vas manger, et après on appelle ta famille pour ne pas les inquiéter loll

Je ne remarquais même pas que la table prés de la porte était chargée de nourriture. « Makhallah » je n’ai d’yeux que pour lui.

-MOI : c’est toi qui as fait tout ça ?
-CHEIKH : « boul ko tam dé » (n’en fais pas une habitude) et puis enlève moi cette serviette que t’as sur les épaules. On dirait que tu te prépares pour l’abattoir.
-MOI : « yow soma meuytouwoul » (tu ferais mieux de te méfier de moi)
-CHEIKH : je n’y compte pas, que vas-tu faire ? Punis-moi, s’il te plaît !
-MOI : Attend que je me mette quelque chose « rek » …où sont mes affaires ?
-CHIEKH : En bas, je ne les ai pas faites monter.
-MOI : fais monter une valise au moins, je suis fatiguée « way »
-CHEIKH : ha !!! Lol mais moi aussi je suis fatigué. Et de toute façon tu ne descends pas, alors mets toi nue si tu veux. (il se moquait carrément de moi)
-MOI : CHEIKH !
-CHEIKH : lol prends mon tee-shirt.

Il avait tout planifié. « Dama sone » (je suis épuisée) Je ne peux pas, et je ne veux pas parler. Je suis allée mettre le tee-shirt qu’il avait déposé sur le lit.
Je faisais comme si j’allais à merveille, mais quand même j’étais épuisée. Je me sens un peu en compote. Je ne me sens pas affaiblie, comme je m’y attendais avec tout ce que j’entendais. Mais je ne me permettrais pas de sautiller partout dans la maison non plus. Je voulais m’allonger.

-MOI : Bé, je n’ai pas faim, mange sans moi. Cheikh a déposé le morceau qu’il était entrain de tartiner et m’a rejoint auprès du lit. Son visage était anxieux.
-CHEIKH : tu as trop mal ?
-MOI : non du tout ! Mais je suis fatiguée, je veux juste m’allonger.
-CHEIKH : mais faut que tu manges quelque chose.
- MOI : pff je n’y arrive pas.
-CHEIKH : sisi

Il s’est alors empressé de me préparer un vers de lait chaud qu’il m’a forcé à boire. Lol il a ensuite apporté un croissant qu’il me donnait par petit morceau, mdrr on aurait dit un papa avec sa fille.

-CHEIKH : juste un dernier morceau s’il te plaît, celui-ci et je te laisse tranquille.

Je n’ai pas pu me retenir plus longtemps, je me suis esclaffée.

-CHEIKH : qu’est qu’il y a ? (surpris)
-MOI : c’est toi qui me fais rire, tu te comportes comme un père avec son enfant.
-CHEIKH : lol « wa » s’il te plaît mange…tu veux que je dise à ta mère de venir ?
-MOI : quoi pourquoi ? Mais pourquoi tu t’inquiètes autant.

Je lui ai alors donné une bouchée du croissant qu’il avait entre les mains.

-MOI : si tu veux on appelle la maison, tu leurs a parlé ?
-CHEIKH : oui, je leur ai dit que tout allait, mais je ne sais pas….

Je lui ai caressé la joue.

-MOI : hé je te dis que ça va.
-CHEIKH : « balma akh » (pardonne-moi)
-MOI : hé qu’est ce qui te prends ? Jamais je n’ai été aussi heureuse. Il ya de quoi être épuisée « nak »…après cette nuit (et je lui lançais un regard aguicheur). Je te jure que j’ai surtout sommeil. Ne me dis pas que tu n’as pas sommeil « nak ».
-CHEIKH : je t’aime.
-MOI : je t’aime aussi, je t’aime plus que tout.

Cheikh se lève pour prendre son téléphone.

-CHEIKH : allo oui, je te passe, Anna.
-MAMAN : Anna, mon bébé comment tu vas ?

Loool je suis le bébé à tout le monde on dirait.

-MOI : je vais très bien, j’étais sous la douche.
-MAMAN : lol j’avais compris quand je t’ai entendu crier sur ton mari.
-MOI : lol « ki dafa yabaté » (il le fait exprès) il ne pouvait pas frapper !

En même temps je jetais un regard faussement scandalisé à Cheikh. Et lui qui se mettait à rire doucement.

-MAMAN : mais tu vas bien dis-moi ? « Cheikh daf gnou nap », on n’ose pas venir lol
-MOI : lol pourtant il me demandait à l’instant, si je ne voulais que vous veniez. Mais ce n’est pas la peine, tout va bien ici. Je veux juste me reposer un peu.
-MAMAN : d’accord mais vous nous prévenez si vous avez un souci.
- MOI : ne t’inquiète pas, passe-moi Ta Coura.

Nous avons discuté un moment aussi, avant de raccrocher. Pendant tout ce temps, Cheikh était accroupi à mes cotés.

-MOI : bébé va manger, et après viens me rejoindre ici.
-CHEIKH : si tu ne manges pas « kay » je ne mange pas non plus.
-MOI : t’es têtu comme une mule « cthip » !

Je me suis levée, je l’ai tiré vers la table, et l’ai fait s’asseoir. Je lui ai préparé un café avec deux morceaux de sucre, comme il aime. Je voulais m’asseoir à ses cotés, mais monsieur m’attire et me pose sur ses genoux et ce n’est pas plus mal !!! Je lui fais tantôt avaler une tranche de saucisson, de fromage et il fait de même. Nous avons pris un dessert et finalement, j’avais beaucoup mangé.

-CHEIKH : qui disait qu’elle n’avait pas faim ?
-MOI : « mo » ce n’est pas moi, c’est toi plutôt.

Nous étions là à nous chamailler.
Puis nous sommes retournés nous poser sur le lit, nous étions là tout proches, trop proche même, à nous regarder, encore et encore. Et après…hé bien après…je ne sais pas encore par quel tour de magie, nous nous sommes retrouvés à nous galocher, pour ensuite hé bien vous-même vous savez.

Une vie de rêve, vous en avez déjà entendu parler ? Vous savez ce que c’est ?
Tout simplement ce que je vis. C’est un pur bonheur. Je suis heureuse, je suis tellement heureuse ! L’amour à deux il n’y a rien de plus beau. Je ne peux je n’arrive raiment pas, à dire tout ce que je ressens. Cette paix, cette plénitude, tout cet amour que j’ai dans mon cœur, tout cet amour, que je lis dans les yeux de mon époux. Nous en sommes à deux semaines depuis notre mariage, tout le monde crois que nous sommes parti en lune de miel. Nous sommes bien en lune de miel, sauf que nous l’a faisons chez nous, notre lune de miel. Cheikh m’avait demandé de choisir un endroit.

Mais je m’en fou de l’endroit, du moment que j’étais avec lui. J’ai préféré rester à la maison. Cinq jours après ma venue dans notre maison, nous avons téléphoné la famille leur faisant croire que nous étions parties pour ne pas subir le risque d’être dérangé. Comme le réfrigérateur était garni de vivre, ce n’était pas un problème. Je préparais la plupart du temps de la soupe pour moi, j’en avais vraiment besoin, des fois on se faisait livrer quelque chose. Nous avion éteints nos téléphones, nous étions absolument coupés du monde. « li mo nekh wayyy » (extra)

Après ces deux semaines de bonheur, retour à la réalité, à la vraie vie. Un matin après avoir pris notre douche, oui vous avez bien lu, je n’ai plus honte Lol
Cheikh ouvre un battant de l’armoire, et sort un drap blanc et me le tend.

-CHEIKH : je te le dois, montre le à qui tu veux.

C’est le drap, le drap sur lequel, j’ai vécu ma première nuit. C’est vrai que le lendemain, je ne l’ai pas retrouvé, et je n’ai pas osé demander.
Mes larmes ont coulé.

-MOI : merci, merci, merci

Je lui faisais plein, plein de bisou.
Nous sommes partis chez moi, je sentais bien moi-même que j’étais radieuse !!!
Il n’y a que l’amour qui puisse faire ça.
Je suis tombé sur la petite Rokhaya.

-ROKHAYA : « Anna gneuw neu, anna gneuw nu » (Anna est là)

« Wayow » j’étais accueillie comme une reine je vous dis, je devrais être une jeune marié, tout les jours hein lol
Je suis montée voir grand mère, elle est aussi mon homonyme. Elle m’a prise dans ses bras, elle pleurait. Nous sommes ensuite allés au salon, j’étais devenue comme une invitée ici, presque une étrangère. Ce n’est plus chez moi ici. Tout le monde était là, on papotait et tout. Ta Coura elle m’a bien eu, elle est rentrée chez elle, la maison est tellement vide maintenant. Ensuite j’ai demandé à parler à grand-mère et Badienne, nous somme allés dans la chambre de grand-mère.

-MOI : J’ai demandé à vous voir seules, parce que je voulais juste vous montrer ceci.

J’ai sorti le drap du sac, j’ai déplié les deux derniers plis pour mettre en évidence la tâche et je l’ai tendu à badienne.
Lool si ses yeux pouvaient sortir de leurs orbites, ce serait fait il y a longtemps.

-GRAND-MERE : « bilay li bettoumeu » (je ne suis pas surprise) Mais Cheikh nous avait déjà appelés, pour nous dire tu sais.
Preuve à l’appui c’est mieux. Elle a fait mes éloges, et Badienne, de s’y mettre elle aussi, wooow !
-BADIENNE : tu le mérites, tu as toujours était une fille bien (bla blab bla)
-MOI : je veux juste vous le montrer en premier, mais faut aussi que la famille de Cheikh le voit, ainsi que Maman et Ta Coura.
Eupleuw !! Badienne, qui faisait mes éloges, jusqu’à danser, elle est sorti en dansant et chantant. Elle a ameuté tout le monde.
-BADIENNE : « khalé bi moy gorr » (voici une digne fille)

Blabla bla moi finalement j’étais sidérée, je ne savais pas, si elle était vraiment heureuse pour moi ou pas, aucune idée…

(“ KEP LENE SENE TANK YI” (préservez vous) juste pour cet instant de triomphe.)
Moi j’avais déjà rangé le drap dans le sac.

Il y a eu des « hollé !!! » lol. Nous somme partis voir Maman, ensuite Ta Coura. C’était la même chose, des larmes encore des larmes. Le lendemain nous avons rendus visite aux oncles de Cheikh, ceux qui étaient venu demander ma main. Je leur ai apporté des cadeaux à eux, à leurs épouses, mariage à la sénégalaise oblige lol
Dans la même semaine nous sommes partis à THIES voir sa tante qui y habite. Nous voulions tout faire d’une traite et profiter seuls des quelques instant qui nous restaient. Cheikh avait pris tout les jours de congés qui lui restaient.
Cela s’est bien passé à Thiès aussi, Ta Seynabou est la sœur, à la mère de Cheikh. Nous avions eu l’occasion de discuter au téléphone, mais nous ne nous étions jamais vu.

-TA SEYNABOU : vous les jeunes vous êtes devenus incorrigibles, pas de célébration rien du tout.
-MOI : On est désolée maman, mais c’est vrai qu’on te doit une célébration.
-TA SEYNABOU : j’attends. Et le meilleur moyen serait de me faire un petit fils.

Je ne sais pas si je rougie ou pas, mais je ne savais plus où me mettre lol
Nous profitions des jours qui nous restaient, et c’était PARFAIT ! Il était convenu qu’on invite à déjeuner quelques uns de nos amis à la maison, un dimanche. Ce sera la première fois que nous recevions, chez nous. Nous étions juste une vingtaine, l’ambiance était conviviale. Tout le monde riait et discutait.

Irène, Ali et Fanta étaient là, et elles m’aidaient dans la cuisine. Je faisais des va et viens entre la cuisine et le salon, pour voir comment allaient nos invités. Mais surtout, je ne tenais plus en place à cause, de cette sale gourde d’Amy Collé. Déjà tout le monde est en tenues traditionnelles, elle, elle se pointe avec sa mini jupe, trop courte. Tout le temps aux cotés de mon mari, à faire des mimiques.

« ki dafa rew » (elle se fout du monde)


Du même contributeur, Alima


Partagez votre commentaire...



Dans la même rubrique



Nous vous recommandons


groupRejoignez le Club,
Vous allez adorer.

Life
TV
Africa
News
Club



À propos| Contacts| Confidentialité| Seytoo.App|English

© 2020, Seytoo, tous droits réservés. Seytoo n'est pas responsable des contenus provenant de site web externes et/ou publiés par ses visiteurs.