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Chronique

Anna se questionne sur l'attitude d'Assane (La chronique d’Alima), par Alima

19 mars 2020, Alima

Je ne cessais de mettre ma main à mon cou, et là je repensais à Assane. Je ne supportais plus que son image, soit aussi présente dans ma tête.

Il parlait de prochaine fois et pourtant il ne ma lâchait toujours pas.

Je me disais, c’est fini. Et j’aurais voulu mourir à cet instant je crois, tellement j’avais mal de m’être tromper sur lui.

Il n’a daigné dégager sa main que lorsque j’ai vomi sur sa chemise, oui j’ai vomie et rien d’autre que du sang. La douleur était telle, que j’ai vomie du sang…du sang.

Ma douleur était tellement grande, mais ce n’était rien à coté de ma peur.

J’ai profité du fait qu’il se soit dégagé à cet instant pour courir. Et Dieu merci, un taxi passait à cet instant. Je l’entendais crier mon prénom, mais le fait d’entendre sa voix me faisait encore plus peur.

Arrivée chez moi, j’étais toujours tétanisée. Je ne voulais pas croire à ce qui, s’était passé. Non c’est un cauchemar, mon Dieu fait que tout ceci ne soit pas réel, pas lui « NGUIR YALLA ».

Je suis entrée dans ma chambre, j’exécutais tous mes gestes telle une automate. Je me suis recroquevillée sur un coin de mon lit. J’avais toujours peur, l’image, de la main d’assane sur ma gorge était là devant moi, comme si j’étais face à un miroir. Je sentais encore sa main comme si elle n’avait pas quitté mon cou. Je n’osais pas bouger comme si Assane allait surgir d’un moment à l’autre dans la chambre.

Comment cela est il possible, moi Anna qui passe de téméraire à traumatisée ?

Je sens encore sa main, comme si elle n’avait toujours pas quitté mon cou.
Mais qu’est ce qui lui a pris à Assane.

Ai-je fais quelque chose d’assez répréhensible, pour que Dieu m’inflige tout ceci. C’est vrai j’ai toujours été une chipie, pis une garce. J’en ai brisé des cœurs, mais dans le fond je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit. C’est vrai que j’ai été quelqu’une de très hautaine, mais j’ai changé maintenant. Mais quoi que j’aie pu faire d’ailleurs, est ce que je mérite tout ceci. Personne ne mérite ça !

Aucune femme, aucune ne mérite d’être traitée de la sorte !
J’avais l’habitude de me dire, le premier qui ose lever la main sur moi le regrettera toute sa vie. Et j’en suis là !
Il a osé !

J’aurais peut être pu perdre la vie ,cette nuit.

Et vous, vous pensez que j’ai vraiment mérité ceci ?

Je me suis toujours donné un air supérieur, mais je crois que je me faisais plus de mal à moi-même qu’à quiconque.

C’est vrai, que je suis sortie avec pas mal de mecs.
C’est vrai, que je n’en aimais vraiment aucun.

Mais ce n’est pas pour autant que, j’ai planifié toutes ses ruptures. Ça ne m’a jamais gêné de sortir avec plusieurs hommes à la fois.

Je me disais « j’ai la vingtaine, je dois vivre ma vie à fond ».
Ma devise c’était « tolle si defko » (quand c’est le moment, c’est le moment) alors j’en profitais.

Quand je me suis mariée ça a été un coup de boulet pour moi. Mais à compté de ce jour j’avais décidé que s’en était fini de cette vie.

J’ai tenu à être la meilleure épouse qui soit et je croyais bien me débrouiller. Jusqu’au jour où sidy en décida autrement. Là je me suis dit à quoi bon rester sage, rester chaste .De toute façon pour tout le monde, je suis une pute. Alors autant me comporter comme telle.

Et c’est bien de la sorte que je me suis comportée avec Cheikh .Puis Assane est apparu je perdais carrément la tête dés que mes yeux se posaient sur lui. J’étais folle de lui, mais où cela m’a-t-il mené ?

A ce qu’il me violente ? Comment a-t-il pu, moi qui croyais qu’il serait celui qui saurait faire la différence.

Hé oui, il a bien fait la différence, me voilà maintenant adhérant au cercle des femmes maltraitées.

A quel moment ai-je basculé dans ce fossé dites moi vous ?

Je faisais un « coming back » sur tout ce par quoi ,je suis passée.

Le lendemain matin, je n’ai su qu’il ne faisait jour, qu’avec les voix que j’entendais en bas.

Avais-je fermé l’œil, sincèrement je ne saurais le dire. Une seule chose est sûre durant toute la nuit, j’étais assise dans un coin du lit, les genoux repliés sur moi-même, les yeux grands ouverts. Je laissais défiler ma vie qui n’était, faut le reconnaitre qu’une succession d’échecs.

Pourtant au petit matin, sûrement fatigué de cette position inconfortable, je me suis retrouvée en position de fœtus, toujours les yeux grands ouverts. Je ne crois pas avoir fermé l’œil une seconde…de peur.

Brusquement, j’ai sauté du lit, allumé ma lampe parce qu’il faisait bien noir dans la chambre. Je ne voulais pas ouvrir la fenêtre ni tirer les rideaux. Je me suis mise devant le miroir. J’étais certaine que ça allait laisser des marques puisque j’étais de teint clair .Il y avait bien des traces au niveau de mon cou. Je ne peux pas sortir de ma chambre comme ça, on est dimanche en plus. J’étais partagée entre sortir de la chambre ou juste rester dans mon lit. Mais la seconde serait trop risquée parce que papa aurait fait un tintamarre devant ma chambre, avec ce visage tout enflé que j’ai…

J’ai alors enfilé mon peignoir pour relever le col au cas où. Je me suis précipitée sous la douche.

D’habitude, ma toilette peu prendre deux heures mais cette fois ce sera un »bain flash ». J’ai entendu papa dans le salon qui se raclait la gorge, il était sûrement entrain de réciter le coran. Je me suis précipitée pour rejoindre ma chambre de peur qu’il ne me voit, j’avais l’impression d’être une voleuse. Je ne voulais même pas m’habiller, j’avais envie de rester avec mon peignoir durant toute la journée. Mais papa pourrait me trouver ainsi et commencerait peut être les questions. Je me suis habillée, ai mis un petit foulard bien léger, autour de mon cou .Je pouvais maintenant faire une petite sortie, histoire de saluer papa pour après retourner dans ma chambre.

Je restais encore cloitrée dans ma chambre. Jamais le temps ne m’avait semblé s’écouler aussi lentement. J’avais hâte qu’il fasse nuit, pour enfin avoir le semblant de quiétude qu’il me fallait, du silence. Qu’il fasse nuit encore et encore. Je perdais mon temps à zapper les chaines. Aucune ne m’intéressaient. J’essayais au mieux de me vider la tête.

Je ne cessais de mettre ma main à mon cou, et là je repensais à Assane. Je ne supportais plus que son image, soit aussi présente dans ma tête.

« Anna, anna t’as de la visite ».

Sheuuut je n’ai vraiment envie de voir personne, qui ça peut bien être. Cheikh « mom » il ne s’annonce pas du tout.
Je suis sortie de ma chambre en trainant les pieds.
Allah je suis vraiment traumatisée, me voilà qui entend la voix d’Assane dans ma propre maison.
Je descendais les escaliers quand j’ai failli dégringoler les dernières marches, LUI ICI ?
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