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CHRONIQUE - Anna remet les pendules à l´heure (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM

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Anna remet les pendules à l´heure (La chronique d'Alima)

Chronique

Mais qu’est ce qui te prend Anna ? Depuis combien d’années que tu le connais, et c’est maintenant que tu essaies de jouer aux aguicheuses.

Publié le 24 avril 2020, Alima

Collé, c’est une ancienne collègue à mon mari, apparemment ils s’entendaient bien, mais pourquoi Cheikh ne m’en a-t-il jamais parlé ? Je connais Khassim, son meilleur ami. Je connais ses amis d’enfance, et la plupart du temps, il passait son temps avec moi. Mais alors pourquoi elle fait comme si ce sont les meilleurs amis du monde, comme s’ils s’entendent comme des gamins de cinq ans, ça me fou la rage. Et lui il est là à sourire « rek », il ne bouge pas, il n’essaye même pas de s’éloigner, ne serait que de quelques centimètres.

« Bilayi mer na. » (Je fulmine intérieurement) Je n’ai jamais été aussi jalouse, je me demande si je n’ai pas un problème, peut être est ce moi qui suis parano. Mais elle n’est pas comme ça avec les autres. « May wakh podiam yeup nek si bitti » (toutes cuisses dehors) avec son rire de névrosée là.

Je suis retournée dans la cuisine, je ne savais même pas quoi faire. Je n’avais rien à faire. Les filles étaient entrain d’orner les plats. Il fallait vraiment que je me calme, ne serait que pour sauver les apparences. Cheikh « mom di na ko lidjeunti » (je vais lui régler son compte)
Nous sommes sorties disposer les plats. Les filles étaient chacune devant un plat avec des invités.

-MOI : collé chérie tu veux que je te prête un pagne, tu va sûrement avoir du mal à t’asseoir par terre.
-COLLÉ : heu oui, oui je veux bien…j’ai tellement l’habitude de ce style vestimentaire.
-CHEIKH : désolé les gars, je reste auprès de ma femme.
-COLLÉ : hooo les amoureux, mais j’aurais très bien pu te servir moi ! lol

Faisant semblant de blaguer, mais entre femmes on sait très bien que ce n’est pas une blague. Elle est venue s’asseoir de l’autre coté de Cheikh. « Ki nak meu seuleum ko thiep bi leu beug » (je ne vais pas me gêner pour mettre sa tête dans le plat !)

-MOI : lol c’est que tu dois comprendre que ce n’est pas pareil, la manière dont je lui sers est inégalable.
-COLLÉ : tiens donc, « wakh gnou fo yobou sa wadji »(en tout cas on dirait qu’il est accro) j’aimerai bien que tu me donnes des leçons.
-MOI : c’est quand tu veux, mais au juste je ne sais pas ce que ton gars attend à ton propos. J’espère que tu ne lui fais pas peur…
-COLLÉ : qui ça moi ? noon je n’ai personne ! hihi

Elle avait l’air un peu nerveuse. Hannn donc tu n’as personne, tu veux fourrer ton nez dans mon ménage, pas possible ma chère !

-CHEIKH : hé vous ça suffit on mange ! Et toi maintenant tu voudrais jouer à la maquerelle ?

J’ai voulu lui dire en quoi ça te dérange, pourquoi il ne veut pas qu’on parle de tout ceci ? « Sama khol bi mo bone dé » (je m’énerve facilement) Il fallait vraiment que je me calme, au moins jusqu’à ce que rentre les invités. Peut être qu’il a remarqué que j’étais bouillonnante, les autres n’arriveraient pas à le remarquer, mais lui si, parce qu’il me connait trop bien.

-CHEIKH : bébé tu crois que je n’ai pas remarqué que tu ne manges presque pas.

Il m’a alors, donné une petite cuillerée de riz, que j’ai accepté de bon cœur, c’est tellement facile d’oublier ma frustration avec lui. Il n’y a pas un meilleur remède que l’amour.

-KHASSIM : hooo vivement que je me marie, j’aime trop ce que je vois !!! Collé tu ne voudrais pas m’épouser ?!

Tout le monde a éclaté de rire.

-COLLÉ : ah non, non merci ! Avec toi je risque d’être malade à force de rire.

Et tout le monde riait de bon cœur, je me disais dans ma tête, contente toi de lui si tu es célibataire parce que Cheikh il est déjà pris.

-KHASSIM : bof toi de toute façon, tu ne connais rien d’autre mis à part l’ordinateur et la paperasse.
-COLL É : « mo so guissone , sama dégagement »(tu ne m’as pas vu à l’œuvre)

Vas-y exposer ton talent ailleurs ma chère !!!
Au moment de débarrasser les plats, Collé propose de débarasser. Bon c’est vrai, aux invités on dit « fais comme chez toi », mais ça ne veut pas dire, « fait comme si mon époux était le tiens ».
Dans d'autre circonstances j’aurais accepté volontiers son aide, mais vu ce qu’elle cherchait, « damay dam aye laffaam » (faut que je la freine)

-COLLÉ : Je vais vous aider à débarrasser,

En se levant et sautillant comme une… CTHIP « ki khana dafa am blem »(elle doit avoir un soucis dans la tête)

-MOI : ah non chérie, une invitée reste une invitée, « yaw sama chérie ngeu,bayil ma def sama role de dieg »(tu fais partie des proches de mon époux, laisse moi jouer pleinement mon rôle de maitresse de maison)mets toi à l’aise, et attend que l’on te serve.
« Mou togate ndank », (elle était comme refroidi) je sais, je suis jalouse, mais même si ce n’était ça son extravagance, m’énerve !)
Dans la cuisine,

-IRENE : mon Dieu c’est que madame est vraiment jalouse !!!
-MOI : hé attendez c’est aussi flagrant ?
-FANTA : non les hommes ne remarquerons rien, mais nous si lol
-MOI : « ki dafa yabaté way » (elle se fout du monde. Un instant j’ai vraiment cru que j’étais parano, mais vous avez vu aussi, comment elle lui colle ?!Ça me met en colère qu’il ne réagisse pas justement.
-IRENE : mais comment veux tu qu’il réagisse, peut être qu’il ne se rend même pas compte de son jeu. C’est qu’elle parait très habile aussi.
-MOI : habile ou pas elle va laisser tranquille mon mari.

Après Cheikh a fait du thé, nous étions tous là à discuter, ensuite place au dessert etc. L’ambiance n’était pas mal, mis à part qu’elle continuait toujours son jeu. Mais je ne disais rien, de toute façon tout va s’éclaircir. Un peu avant dix-neuf heures, les invités étaient rentrés, les filles avaient décidé de rester un peu m’aider à faire la vaisselle.

-CHEIKH : non vous pouvez y aller, je sais faire la vaisselle.
-IRENE : pas la peine de nous renvoyer poliment ça ne prendra pas trop de temps, et après on te laisse avec ta femme.

Aussitôt dit aussitôt fait, les filles sont rentrées. Elles m’ont bien aidé quand même. Je suis montée dans notre chambre pour me préparer à prendre une douche, il me surprend par derrière.

-CHEIKH : « tocc nga fi ak sa taille basse » (t’étais sublime, avec ta tenue)

Il me tenait par la taille, je savais qu’après ça je n’allais plus vouloir régler cette faire parce qu’il est doué pour m’embrouiller l’esprit.

-MOI : tu ne m’as jamais parlé de Collé…
-CHEIKH : tu crois vraiment que je n’ai pas remarqué ton manège lol
-MOI : donc c’est mon manège que t’as remarqué, mais son manège à elle !
-CHEIKH : « douma la fallé » (je ne te suivrais pas là dedans) je suis trop heureux, tu as été parfaite, mis à part tes crises de jalousie sournoises que j’ai été le seul à détecter.

Je suis contente qu’il dise, qu’il est heureux mais je suis toujours en rogne. Il s’est rendu compte de ce qui se passait et cela le fait rire. J’ai envie de continuer de lui en vouloir, mes ces touts petits bisous qu’il me donnait au niveau du cou n’arrangeaient rien du tout.

-MOI : arrêtes ça et réponds moi, pourquoi tu ne m’as jamais parlé d’elle ?
-CHEIKH : mais te parler d’elle comment ça, c’était une collègue comme une autre, même si je suis son supérieur maintenant, je ne vais pas oublier toutes ces années.
-MOI : Mais pourquoi tu ne me l’as jamais présenté, ni même me parler d’elle ?
-CHEIKH : lool mais c’est que t’es vraiment jalouse ! Et t’es sérieuse là ?
-MOI : je suis sérieuse « kay » ! avec sa mini jupe « mouy melni khawma lane »(on aurait dit du n’importe quoi !) Rassure moi, ce n’est pas comme ça qu’elle se comporte avec toi au boulot, à te coller, comme du chewing-gum ?!

Il m’énerve, il ne m’écoute pas, il est là à me donner des bisous partout, partout. Moko tay(il le fait exprès)

-CHEIKH : non Colé elle est juste spontanée, elle est comme ça avec tout le monde !
-MOI : « yaw « tu me prends pour une folle, elle est tout le temps à tes cotés, et pas aux cotés de Khassim ni d’aucun autre.
-CHEIKH : boy quand t’es aussi jalouse, je deviens encore plus fou de toi !

Il m’énerve parce qu’il trouve toujours le moyen de m’embrouiller l’esprit.

-CHEIKH : ne t’inquiète pas, je n’ai d’yeux que pour toi. Je la connais depuis des années, et elle ne m’a jamais intéressé. « Boy mane yaw la nop » (je n’aime que toi) tu devrais le savoir depuis le temps.
-MOI : je sais… mais tu lui plais à elle. Et je m’inquiète surtout pour elle, je ne veux pas avoir à la frapper.
-CHEIKH : héé toi tu commence à être "parano", et de toute façon même si c’est vrai, je m’en fou. Et ne t’inquiète pas, elle est comme ça avec tout le monde. Mdrr la frapper.
-MOI : elle dit être célibataire.
-CHEIKH : que veux tu que je la prenne comme deuxième épouse ?

Je lui ai donné un coup à la cheville. Et il s’est mis à rire !!!

-MOI : tu te crois drôle !
-CHEIKH : je t’aime, je t’aime, je t’aime, mets toi ça dans ta petite tête.
-MOI : je sais « way », mais elle ne m’inspire pas confiance.
-CHEIKH : « Collé douma yakal way » (Collé ne va pas gâcher ma soirée) j’ai envie de toi !
-MOI : vas y prendre un bain la « wakh »!
-CHEIKH : prendre notre bain plutôt.

Je ne calculais plus cette Collé je l’avais même oublié.
Quelque mois plus tard, un soir, vers dix sept-heures trente alors que Cheikh était parti s’entraîner, on sonne à la porte. Et je vois qui, Collé ?!
C’était assez bizarre de la voir à cette heure chez nous, mais bon !

-COLLÉ : Anna comment tu vas ? Ça fait longtemps !
-ANNA : tiens donc Collé, pour une surprise ! Mais entre.
-COLLÉ : Ton mari a oublié de me signer ce document et j’en ai besoin pour remplir ce que je dois fournir pour notre voyage au Gabon.

« Notre voyage la deg dé » ?!(Notre voyage ?) Mon époux m’a bien parlé d’un voyage au Gabon, mais il a oublié de me dire que Collé serait de la partie !
Nous sommes allées dans le salon, et s’est mise à l’aise. « Ki mom dafa diok » ! (elle est trop prétentieuse !)

-MOI : Et c’était si… urgent ?!
-COLLÉ :…non, mais…
-MOI : ce n’est pas urgent et tu daigne nous déranger jusque chez nous ? Parce qu’on t’a dit, qu’ici c’était le bureau ?

On dirait que ma réaction la surprise, elle n’a quand même pas cru que je suis du genre à laisser passer, ce genre de jeu sournois !

-COLLÉ : heu… heu…

Elle aurait perdu sa langue ?

-MOI : « yaw nak wakh ak yaw dafa diote » (il est temps, que les choses soit claires)

Elle était assise, et je suis venue me mettre devant elle.

- MOI : regarde-moi attentivement. Tu es bien consciente que si tu te ventes de ta beauté, elle n’égale pas la mienne. Si tu te ventes d’être sexy, tu peux être certaine que tu ne m’arrives pas à la cheville. Tu fais exprès de venir ici avec ce bout de papier…

Je l’ai regardé d'un air dédaigneux,puis j’ai sourie.

-MOI : estime-toi heureuse que je ne te mette pas en pièces.
-COLLÉ : mais qu’est ce qui te prend Anna ?
-MOI : tu la fermes et tu m’écoutes ! « mala sout malameune »(je suis beaucoup plus forte que toi) Avant que Cheikh n’arrive « fi lalaye diap dor leu beu yew leu »(je pourrais te régler ton compte.)

Depuis combien d’années que tu le connais, et c’est maintenant que tu essaies de jouer aux aguicheuses. Tu crois que je ne connais pas ton genre, qui ne s’intéresse qu’aux hommes mariés ?! « BI dé fi nga kay wathie » (celui-ci tu ne l’approches pas)

-COLLÉ : tu fais erreur Anna…
-MOI : « danga kham li ma dajie , fi gnou diare mak mom »(tu n’a pas idée de ce par quoi nous sommes passés)alors ce n’est pas une effrontée comme toi, qui va jouer les troubles fetes. « Mala geuneu bandit, mala geuneu rew » (je suis plus dangereuse que tu ne crois) Que cela soit la dernière fois que tu poses les pieds chez moi. Et que ce soit au bureau, ou lors de votre voyage, Je ne te permets même pas, de l’approcher si ce n’est pour le boulot.

Fallait vraiment que je la fasse flipper.

-MOI : « loy diaye malako eupeulé » (n’essaie même pas de te mesurer à moi) je ne te menace pas, je te donne juste un conseil. Si tu veux te marier vas y voir ailleurs. Maintenant tu dégages, et tu attends demain pour avoir ta signature !
-COLLÉ : je suis chez toi, si quelque chose arrive ce sera de ma faute, mais. .. Je ne te dirais rien…
-MOI : mais dis quelques chose pour voir ! « gnar gnou and ngene di bagne » (on dirait que ça vous pose problème de voir deux personnes heureuses) c’est pas une vie ça ! Mais trouver vous une vie, essaie d’être heureuse, mais « top si dieukeurou diambour yi rek » (à courir derrière les maris des autres en tout cas ce ne sera pas celui-ci. Dehors avec ton formulaire bidon !


Du même contributeur, Alima


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