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CHRONIQUE - Clash !, Mariam, par Bessy - SEYTOO.COM

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Clash !, Mariam

Chronique

« Mais Pape Aly il ne sait pas ce qu’il perd à prendre son temps hein, s’il te rate c’est fini pour lui, n’a-t-il pas vu la file de prétendants qui ne demandent qu’à être à tes cotés ».

Publié le 26 novembre 2020, Bessy

Assise sur le moelleux pouf faisant face à sa coiffeuse, elle peignait sa longue et brillante chevelure noire de jais qui confirmait ses origines cubaines.
Elle parcourut ensuite le meuble des yeux puis souleva son mascara qu’elle appliqua soigneusement sur ses cils , ce qui eut l’effet de les allonger davantage bien qu’ils étaient déjà naturellement longs.

Elle redessina ensuite ses sourcils parfaitement épilés et appliqua une légère touche de brillant sur ses lèvres. Elle jeta ensuite un coup d’œil au miroir et un radieux sourire se dessina sur ses lèvres. Ce n’était guère étonnant et le résultat ne la surprenait pas car Sylvia Maria Valdez était très belle.

Née d’une mère sénégalaise et d’un père cubain, elle avait hérité des yeux clairs de son père et des traits fins de sa mère, son délicieux accent latino offrait à ses paroles une note exotique qui était très plaisante, sa mère qui était issue d’une caste griotte lui répétait souvent pour la taquiner qu’elle aurait dû faire carrière dans la chanson.
Après avoir enfilé une jolie tunique en soie verte, elle jeta un ultime coup d’œil au miroir et prit sur la commode les clefs de sa clio qui lui a été récemment offerte par son cher père. Une fois hors du coquet appartement où elle habitait avec ses parents, elle appela ses copines et leurs expliqua qu’elle sera légèrement en retard car elle avait l’intention de faire un détour chez l’élu de son cœur qu’elle n’avait pas entendu depuis un bon moment.

Comme il était revenu de voyage et qu’elle ne l’avait pas revu depuis son retour, elle décidait de lui faire une surprise en passant lui rendre une petite visite à son bureau. C’est donc cette idée en tête, qui la rendit toute heureuse qu’elle ouvrit la portière de sa voiture qu’elle démarra aussitôt après avoir raccroché.
Arrivée au centre-ville, Sylvia gara sa voiture devant un grand immeuble situé dans le quartier des Affaires, elle pénétra ensuite dans la bâtisse sans prêter attention aux vigiles qui encadraient de part et d’autre la porte d’entrée.

Habituée des lieux, elle se dirigea directement vers l’ascenseur et appuya sur un bouton pour atteindre quelques instants après le huitième étage. Elle traversa un hall puis se dirigea vers une porte vitrée indiquant la direction financière. Comme cette dernière s’ouvrait à l’aide d’un badge, elle frappa et une jeune femme toute souriante qui avait l’air de bien la connaitre vint lui ouvrir la porte tout en lui demandant comment elle allait.
« Sylvia guejna la guiss «(cela fait longtemps que je ne t’ai pas vue), comment vas-tu ma jolie ? »

« Je vais bien Myriam, et toi ? Naka ligueye bi (et le travail ?)»

« Ah, ca va bien, notre nouveau boss est un très bon manager » lui fit elle tout en lui jetant un coup d’œil malicieux comme elle faisait allusion à Pape Aly.
Cette remarque eut le don d’illuminer le visage radieux de Sylvia qui, accompagnée de Myriam qui la conduisit au bureau de Pape Aly, fit tourner les têtes de la plupart des jeunes gens qui se trouvaient de part et d’autre du petit passage traversant le grand bureau open space et qui menait eu bureau privé de Pape Aly.

Une fois devant le bureau de Pape, Myriam laissa Sylvia toute seule non sans la taquiner une dernière fois avant de rejoindre son office.
Après avoir frappé deux ou trois fois à la porte sans réponse de part de Pape Aly, Sylvia patienta un moment et colla son oreille contre la porte, elle entendit la belle voix du jeune homme qui la fit sourire de suite, il était au téléphone…Sylvia se laissa bercer par le voix posée de Pape Aly et ne remarqua pas qu’elle se faisait de plus en plus proche. Tout d’un coup, la porte à laquelle elle était appuyée s’ouvrit et elle manqua de tomber si Pape Aly ne l’avait retenue très rapidement et fermement.

Toujours au téléphone, un beau sourire aux lèvres et Sylvia dans ses bras, Pape Aly se détacha d’elle et l’invita à prendre place dans son bureau. Il lui tira une chaise et contourna son bureau pour se diriger face à la grande baie vitrée offrant une vue panoramique sur le centre ville.
Après cinq bonnes minutes de conversation avec leur partenaire allemand, Pape Aly raccrocha d’un air satisfait, il venait de conclure un important contrat par ce coup de téléphone, c’est donc tout heureux qu’il se dirigea vers Sylvia.
« Comment vas-tu chula mia (chérie) ? »

« Je vais bien mon amour, tu m’as énormément manqué durant ton séjour »

Pape Aly marqua une pause et se contenta de lui sourire, en effet il préférait garder le silence plutôt que de mentir à Sylvia car ce séjour loin d’elle avait eu le pouvoir le requinquer comme elle avait cessé pendant tout ce temps de lui réitérer sans cesse la question concernant le mariage qui avait commencé à lui prendre la tête.

« Ca me fait plaisir de te revoir en tout cas ! » reprit-il

Sylvia se leva alors de son siège et se tint debout face à Pape Aly à qui elle tendit la main comme pour l’aider à se lever, ce dernier s’exécuta et elle le conduisit face à la baie vitrée tout en lui tenant la main. Ils étaient là à observer le spectacle qu’offrait la ville effervescente en pleine activité en cette matinée ensoleillée.
Elle pivota ensuite sur elle-même et alla se blottir contre le dos de Pape Aly tout en l’enlaçant.
« On est bien comme ça n’est-ce pas Aly ? Pourquoi ne pas officialiser notre relation une fois pour toute ? »
Ca y est, elle recommençait, Pape Aly se doutait bien qu’elle allait y revenir.
« On en a déjà parlé Sylvia, je ne suis pas encore prêt » dit-il du ton le plus posé du monde bien qu’il commençait à s’agacer de cette question redondante.

« Mais regarde autour de toi, tu as tout ! Un bon travail, une bonne situation, tu n’auras qu’à claquer des doigts pour obtenir tout ce que tu veux ! »

« Sylvia, on ne va pas remettre ça sur le tapis, pour le moment je me concentre sur le travail, et après nous en reparlerons »

Prise d’une grande colère Sylvia se détacha de Aly et alla récupérer son sac à mains qu’elle avait posé sur le bureau puis quitta le bureau dans un claquement de porte après avoir débité une longue tirade en espagnol.
Lorsqu’elle s’énervait et que son sang bouillant de latina prenait le dessus, la jeune femme utilisait sa langue natale que Pape Aly maitrisait et comprenait très bien. Par ses propos, Sylvia condamnait l’attitude de Pape Aly et le soupçonnait d’en aimer une autre qu’elle.
Pape Aly ne lui répondit même pas car, comme il connaissait très bien sa copine qui était très tenace, il savait bien qu’elle cédait facilement à la colère lorsqu’elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait. Impassible, il ne quitta pas la baie vitrée des yeux et aperçut quelques minutes après Sylvia qui entrait furieuse dans sa voiture et qui posa aussitôt sa tête contre le volant, elle se redressa ensuite et composa un numéro sur son portable puis jeta son portable furieuse, sur le siège du passager.

Pape Aly n’aimait pas la voir ainsi mais à vrai dire, son insistance au sujet du mariage commençait à lui prendre sérieusement la tête.

Non, il ne se sentait pas prêt du tout
Oui, il savait que le mariage était rempli de bonheur et d’heureuses surprises, tous ses amis mariés lui targuaient tous les jours les joies du mariage.
Oui il a toujours rêvé d’épouser la femme de sa vie
Mais voilà, aujourd’hui, du moins pour le moment, il ne se sentait pas prêt à franchir le cap
Le mariage est une belle chose, mais pour que cela fonctionne, il faut une réelle implication, cette implication, il l’avait mais pour le moment il ne se sentait pas prêt et ne voulait pas épouser Sylvia juste pour lui faire plaisir puis la faire souffrir.

Il savait que son travail était très prenant, que ses responsabilités avaient augmenté, et il souhaiterait bénéficier d’un temps de « stabilisation » avant de l’épouser. Mais voilà, sa copine était têtue et refusait de comprendre, en fait elle n’en faisait qu’à sa tête et ne regardait que ce qu’elle voulait sans tenir compte de l’avis de Pape Aly qu’elle interprétait comme bon lui semblait et cela avait le don d’énerver le jeune homme.
« En fait elle est égoïste cette femme, avec toute la sincérité que j’ai eu envers elle, elle fait preuve d’impatience maintenant qu’on voit presque le bout , je ne la reconnait plus… »se dit il
En effet depuis sa récente promotion, Sylvia était très entreprenante et ne le lâchait plus mariage par ci, mariage par là… Comme s’il allait s’envoler du jour au lendemain.

Sylvia, il la connaissait depuis quatre ans maintenant, par l’intermédiaire de leurs parents, en effet la mère de cette dernière est une amie d’enfance de sa mère. Ayant vécu à Cuba avec son mari Luis Andres depuis leur mariage, ils étaient rentrés au pays comme Luis était diplomate et était souvent affecté en missions dans divers pays.
Lorsqu’ils se sont rencontrés, c’est la beauté captivante et sauvage de Sylvia qui a fini par charmer Pape Aly, par la suite il a appris à la connaitre et à l’apprécier, bien qu’elle faisait parfois preuve d’égoïsme ou de dédain envers les autres. Mais Pape se disait que cela passerait avec le temps, mais ce trait de caractère n’a malheureusement pas changé. Il faut aussi dire que bien que la jeune femme lui ait plu au premier abord, ses parents ont tout de suite adopté Sylvia qu’ils considéraient comme leur propre fille, c’est donc d’un bon œil qu’ils ont vu leur relation, d’autant plus que la mère de Sylvia était l’amie de sa propre mère, qui ne tarissait pas d’éloge envers Sylvia qui se présentait toujours sur son meilleur jour face aux parents de Pape Aly.

Ces pensées en tête, Aly pivota sur lui-même, rejoignit son bureau et se laissa choir sur son fauteuil lorsque son téléphone se mit à sonner, sans regarder qui l’appelait au téléphone il décrocha
« Allô ? »

« Excuses moi bébé de m’être emportée comme ça, ce n’est pas ce que je voulais »

« Ecoutes Sylvia, je te répète tous les jours la même chose et tu t’entêtes à chaque fois, tout ce que je te demande c’est du temps »

« Okay, je te laisserai tout le temps qu’il te faudra cette fois ci »

« Tu me le promets ? »

« Juré »

« Okay, je t’embrasse chula chica »

« Gracias »
En raccrochant, Pape Aly espérait que cette fois ci Sylvia tiendrait sa promesse, de plus, ce temps de réflexion qu’il soumettait à Sylvia allait lui permettre de voir s’il pourrait réellement partager sa vie avec elle.

De son coté, Sylvia gara sa voiture au parking d’un restaurant indien où l’attendaient ses trois amies Selma, Rama et Rosalie.
Une fois à l’intérieur du restaurant qui était rempli à cette heure de la journée où tous les employés de bureau travaillant aux alentours venaient prendre leur déjeuner, la jeune femme n’eut pas de mal à reconnaître ses copines qui choisissaient toujours des tables discrètes et peu exposées.

En l’apercevant, Rosalie la jolie Sérère au teint noir d’ébène et au sourire éclatant lui fit signe de la main tandis que Selma la ravissante marocaine assise juste en face de Rama la plus pétillante et amusante du groupe se retournaient à leur tour.

« Hey miss lou bess ?(quoi de neuf ?) ya gui pop ! (t’es toute belle) » enchaîna Rama

«Sais tu qu’on n’attend que toi depuis une heure, non mais ALLO QUOI ? » reprit Selma dans un sourire communicatif qui eut le don de faire éclater de rire le groupe de copines ainsi, les traits crispés de Sylvia se détendirent comme elle était restée un peu sur les nerfs après sa discussion avec Pape Aly .
Elle s’assit juste face à Rosalie qui, de sa voix douce lui proposa de s’asseoir sur cette place disponible

« Muchas gracias queridas (merci mes chéries) heureusement que vous êtes là »
Sur ce, elle raconta à ses amies tout ce qui qui s’était passé dans le bureau de Pape Aly.
« Mais Pape Aly il ne sait pas ce qu’il perd à prendre son temps hein, s’il te rate c’est fini pour lui, n’a-t-il pas vu la file de prétendants qui ne demandent qu’à être à tes cotés » dit Selma qui voulait réconforter son amie.

« Ah, bateau dem bateau costé(qui va à la chasse perds sa place), j’aime bien Pape Aly nak mais il ne faut pas qu’il nous fasse perdre du temps » enchaîna Rama pendant que Rosalie, la plus sage du groupe, restait silencieuse.

« Tu ne dit rien Rosalie ? Qu’en pense tu ? » demanda Rama

« Vous connaissez toutes très bien Pape Aly et savez qu’il aime être sûr de ce qu’il fait avant de s’engager dans quelque chose, toi Sylvia tu sors avec lui depuis quatre ans et tu dois le connaitre mieux que nous, tu sais que c’est un garçon merveilleux, té so ko bayé tamit(et si tu le laisse aussi) pleins de filles se l’arracheront, ça tu peux en être sûre, donc moi ce que je te conseille c’est de patienter et de lui donner le temps qu’il te demande »

« Khaar ba kagn nak Rosalie (Combien de temps patientera t elle ?) » reprit Rama

« Tu l’as toi-même bien dit ils sortent ensemble depuis quatre ans, n’est ce pas suffisant pour conclure ? » reprit Selma

« Mane dou ma lenn tontou (je ne vous répondrais pas) » reprit Rosalie qui s’adressa ensuite à Sylvia : « Ma belle, sois patiente rek et tu ne le regretteras pas »

« J’essaierai » acquiesça Sylvia



Du même contributeur, Bessy


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