Seytoo — Des idées et des histoires qui inspirent. Comment se passe la nouvelle vie d'Anna ? (La chronique d.
×
menu
EN
shopping_cart

Actualités
Analyses
Lifestyle
Vidéos
Club
Questions et réponses
Publier Question

En cliquant sur « Je m'inscris », vous acceptez la Politique de Confidentialité de Seytoo.
Créez votre compte !
keyboard_arrow_left

Préc.


Partag.



Comm.

save

Enreg.
keyboard_arrow_right

Suiv.

Chronique

Comment se passe la nouvelle vie d'Anna ? (La chronique d’Alima), par Alima

22 février 2020, Alima

Personne n’avait l'idée du calvaire que je subissais… toujours souriante, taquine. Mais je n’avais plus de mari… je me sentais seule. Même plus de « allo bébé comment tu vas ? », ni de « tu me manques… ».

(Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun des hommes avec qui j’ai été ne pourrait se venter, de m’avoir donné un seul baiser, (à l’exception d’ISSA) à plus forte raison, voire une infime partie de mon corps. Je sais que certains me reprochent ma collection de copains, ma faute a été de me laisser entretenir peut être. Et je persiste, jusqu’à ce stade de la chronique, je ne serais jamais resté avec un gars, qui ne subvient pas à mes besoins. #Anna)

Mon mariage… vous imaginez bien, l’un des plus grandiose et réussi au monde. Alima faisait partie des demoiselles d’honneurs, on a rien laissé au hasard. Elles étaient magnifiques mais ce n’était rien comparé à moi… Lol.
Très réussie et les cadeaux alors j’en avais tellement que je n’avais pas de place pour dormir. Les filles m’ont beaucoup aidée aussi, j’étais la reine !

Avant la réception...

- ALIMA : Anna le mariage est déjà scellé pourquoi tu ne ferais pas quelques chose de simple, un diner ou quelque chose comme ça…
- MOI : Avec tout le monde que j’ai derrière moi ! Nooon... je veux quelque chose de grand, d’inoubliable ! C’est parce que, ce n’est pas ton jour que tu penses comme ça !
- ALIMA : « kone bakhna » ! C’est votre fric après tout !
- MOI : Exactement, oui !

Le mariage a été un succès, j’étais heureuse, vraiment...

Je ne manquais vraiment de rien, à part de la présence de mon mari. Vous ai-je dit ? Sidy est à l’étranger. Aussi insensible que je puisse vous paraitre, je ne m’étais pas seulement mariée par intérêt. C’est vrai j’aurais pu dire non, crier... et pourquoi au juste. Non mais, sincèrement vous pensez vraiment que ce genre de choses est révolu ? Je vous garanti que cela existe toujours. Ce n’est pas un mariage forcé comme on pourrait l’appeler ; mais ça en reste un parce que ce sur quoi la famille joue, c’est votre conscience. Si j’avais dit « non », mon père m’aurait soutenu je le sais, mais cela aurait peut être créé une certaine mésentente entre lui et mon oncle. Je sais être une grande gueule, ce que le monde entier peut penser de moi, pourrait me laisser de marbre. Mais je ne supporterais pas de causer le moindre tord, directement ou indirectement à mon père. Alors je serais l’épouse qu’on s’attend à ce que je sois.

J’aimerais tellement qu’il soit là. Je comprenais maintenant ce que vivaient toutes ces épouses qui ont leur mari à des milliers de kilomètres. Je ne manquais de rien, à part que mon mari me manquait, je commençais à m’attacher à lui. Et je n’avais qu’une seule envie l’avoir à mes cotés. Il n’y a rien de pire que d’être loin de son époux. Tu as envie d’être dans ses bras, dormir dans le même lit que lui. La nuit t’es toute seule dans ta chambre et tu te contentes d’appelles téléphoniques… mais ça ne suffit pas.

Quand nous sommes au téléphone et que je me doive de lui susurrer des mots doux. Toujours insuffisant, pourtant j’essaie de tenir. Je lui restais fidèle, malgré toutes les tentations. Tentations parce que, j’étais une jeune fille de 23ans mariée, et j’avais décidé de me mettre un panneau STOP. Plus personne n’avait le droit de me regarder dans les yeux, lol. J’ai beau être effrontée, je ne voudrais pas foutre la honte à mon père, tout mais pas ça !

N’empêche je sortais entre copine des fois, de temps en temps, ce n’est pas interdit quand même ! Je lui restais fidèle, mais je refuse d’être cloitrer entre quatre murs. Les gens commençaient à jaser mais tant que je ne commettais pas de bêtises, ce n’était pas grave à mes yeux… Mais notre famille c’est autre chose ! J’entendais les « Anna mom day dokh rek ! » (Elle ne reste jamais à la maison).

« Je ne reste jamais à la maison » et pourtant ils ne savent pas où je vais ni ce que je fais, pff.

Pourquoi je vais rester à la maison, je ne vais pas arrêter de bosser sous prétexte que je suis mariée. Ma mère c’est moi qui prends soin d’elle, je dois payer son loyer, subvenir à ses besoins. Et Sidy n’a pas à faire tout cela, d’ailleurs il m’a bien donné l’autorisation de travailler alors rester chez moi « wakh bou yakoula » (ils perdent leur temps.)

L’essentiel et que je ne fais rien de mal. Un jour je suis allé chez Alima. Je portais un tout petit short avec un débardeur blanc, il faisait chaud !

- ALIMA : t’es venu comme ça jusqu’ici ?
- MOI : où es le problème ?
- ALIMA : Anna, t’es marié dé ! Il ya certains accoutrements qui sont à bannir quand même ! C’est sûr que tous les mecs de la rue t’ont lorgnée !
- MOI : Pfff... et puis quoi encore, il fait chaud quand même et toi alors avec ta robe !
- ALIMA : Oui mais elle n’est pas aussi courte… en plus moi je ne suis pas mariée ! Ça peut se limiter à la maison quand même !
- MOI : Hoooo... ne me fatigue pas !

J’aurais dû prendre en compte ces paroles…
Comme tout mariage il y a des hauts et des bas… Sidy et moi nous disputions des fois… mais nous étions bien ensemble ! Je faisais tout mon possible pour satisfaire ma belle mère et aussi ma tante… donc ça n’aurait pas dû être difficile !

Pendant des années, cinq ans plus exactement, je lui restais fidèle. Pendant toutes ces années, j’essayais d’être une bonne épouse. Sidy avait énormément changé… je pouvais rester des mois sans avoir de ses nouvelles. Sans recevoir le moindre sous de lui. Si c’est moi qui l’appelle c’est à peine s’il desserre les lèvres pour après me dire « je te rappelle ». Je restais des fois des nuits blanches à me poser des questions. Je passais mes nuits à pleurer, mais jamais personne n’étais au courant surtout pas mon père. J’essayais toujours de garder la meilleure image qui soit, celle de l’épouse comblée. Et vous connaissez les belles familles, quand tu ne respectes pas les devoirs d’une belle fille, t’es fichue, mais heureusement que j’avais mon boulot et heureusement aussi que mon père m’aidait pour ça ! Lors d’une fête de Korité, je n’ai rien reçu en ce qui concerne les préparatifs et autres, je me suis dite qu’il avait quelques soucis et qu’il était un peu gêné d’où le manque de nouvelles. J’ai tout fais pour redorer son blason, fait des cadeaux à ses sœurs, ses frères, sa mère. Mais si seulement je savais !

Personne n’avait l'idée du calvaire que je subissais… toujours souriante, taquine. Mais je n’avais plus de mari… je me sentais seule. Même plus de « allo bébé comment tu vas ? », ni de « tu me manques… ».

Mais j’ai fait quoi au juste ! Qu’est ce qui s’est passé entre temps, j’entendais des rumeurs comme quoi, il était en concubinage avec une fille là bas… mais je ne voulais pas y croire !

Non Sidy ne peut pas m’humilier à ce point. Me laisser toute seule ici sans nouvelles, malheureuse, et être avec une autre.

Non ! Je n’ose même plus sortir de ma chambre parce que les regards son braqués sur moi. Un jour j’en ai eu marre, je l’appelle pour savoir ce qui se passe.

- SIDY : Sale pute tu crois que je ne suis pas au courant, que tu sors avec d’autres hommes que tu n’es plus vierge. « MAYE NALA SA BATE » (je te répudie !)

Tintintint il a raccroché. J’ai raté quoi même ?

Réveillez moi c’est un cauchemar !!!
A ce que je vois, le passé nous rattrape toujours.
▼ Nous vous recommandons