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CHRONIQUE - Débbo (7), par Ladyba - SEYTOO.COM

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Débbo (7)

Chronique

A vrai dire, il n’était pas prêt pour une nouvelle relation sérieuse mais cette fille l’intriguait, et ce n’était pas que physique. Il devait rester deux semaines maximum dans cet hôtel, le temps d'avoir les clés de sa maison.

Publié le 10 octobre 2020, Ladyba

Si ça avait été un autre papier, elle l’aurait remis de suite à Mansour mais ce nom inscrit sur ce papier lui était trop familier . Elle le déplia alors, il s’agissait d’une ordonnance pour des médicaments qu’elle connaissait très bien . Ces médicaments sont les mêmes qu’on lui avait prescrits quand elle était enceinte et elle s’en souvenait aussi bien parce qu’elle détestait les prendre, elle détestait leur goût en bouche.

Mansour entra brusquement dans la chambre, ( il venait de se rendre compte qu’il avait laissé ce papier dans sa veste ) sauf que oups il était trop tard.

Mai : tu as enceinté qui ? et c’est depuis quand ?
Mansour s’assit sur le lit et prit sa tête entre ses mains : depuis 6 mois,
Mai : et tu comptais m’en parler? ou tu allais continuer à me mentir ?
Mansour: balma akk , suis désolé, je ne voulais pas
Mai : tu ne voulais pas quoi ? me tromper ? ou lui faire un bb ? ou m’humilier ? ou faire un enfant dans la rue comme ça ? qu’est ce que tu ne voulais pas, au juste?
Mansour : tout ça la, elle m’a piégé ? elle voulait que je l’épouse
Mai : elle t’a drogué ? ou t’a mis un flingue sur la tête puis a prélevé ta semence qu’elle a ensuite insérée chez elle ?
Mansour : bah non, non
Mai: ben dans ce cas pourquoi tu joues à la victime ici ? tu es trop lâche en plus d’être un gros connard et irresponsable donc tu ne te protèges même pas quand tu vas voir ailleurs ? Yow est ce que li nénne là?
Mansour: je suis désolé vraiment, en plus tu ne mérites pas du tout cette situation
Maï; non mansour vraiment tu n'as même pas honte de tes petites filles? Amo benne diomm
Mansour: balma akk
Maï: balouma la mome beugue ngua Lou yombbe torop ( je ne te pardonne pas, c’est trop facile ) . Demain matin, inchallah, je rentre chez mes parents avec mes filles . Après tout, tu ne m'as pas ramassée dans la rue .
Mansour: stp fais pas ça, je t'aime je vous aime
Mai : en plus, cette fille ça fait longtemps que tu es avec elle. C'est maintenant que je me souviens, en fait vu que son nom est rare ça m’a fait tilter quand je l’ai vu sur l’ordonnance. Un jour, ma cousine Gnagna était venue me dire qu'une certaine Estelle sortait avec mon mari, tu sais bien comment elle a été toujours jalouse de moi donc c'était plus pour me narguer que pour me protéger . Ce n'est de toute façon pas une information que l'on donne pour protéger quelqu'un. Et elle connaissait cette Estelle par le biais de je ne sais qui bon bref. Il paraîtrait que tu vas souvent dans l'appart de cette fille et que Gnagna, un jour même, t’a vu sortir de làbas mais tu ne l'as pas vu. Donc, Mansour, au vu et su de tout le monde tu m'humiliais et là maintenant tu l'enceintes. Bah bravo dieuredieuff
Mansour: écoutes je ne suis même pas sûr d'être le père
Mai: ah ok de mieux en mieux!! Donc, non seulement tu couchais avec elle sans te protéger mais en plus tu penses qu'il y'a d'autres hommes aussi? Tu sais quoi ? finalement je pars ce soir je ne vais pas rester une minute de plus à tes côtés
Mansour: maï stp restes, n'amène pas les petites stp. Excuse moi.
Maï : malgré tous tes mensonges, malgré toutes tes infidélités, je n’ai jamais failli à mon rôle d’épouse. J’ai toujours continué à prendre soin de toi et de la maison. Je ne te fatigues jamais jamais . Mansour amo lomeyye féyyé lou doul di eumbeul ssi all bi ( tu ne me récompenses même pas mais, pire tu vas engrosser une fille dans la rue )
Mansour : Maï, je vais me faire pardonner stp
Maï ne l'écoutait plus, elle ne versa pas une larme et sortit pour aller préparer les petites. Elle prit un petit sac et y mis quelques habits, les filles ne comprenaient rien surtout que leur papa semblait être abbattu.
Maï arriva chez ses parents vers 21h et les trouva dans le salon . Ils furent surpris de les voir à cette heure ci :
Maman de Maï : ba diamm ?
Maï : salamaleikoum , Pa, ma nanguene deff ?
Papa de Maï : ça va ma fille ? lou khew ?
Maï s’installa, pendant que les petites étaient dèja sur les jambes de leur grand père qu’elles adoraient.
Maï : papa, j’ai des problèmes avec Mansour et je ne veux pas en parler maintenant, je veux juste me reposer et dormir. Demain, je vous raconterai tout. Je peux rester ici quelques jours avec les filles ? j’ai besoin de réfléchir et loin de lui
Papa de mai : ok ma fille, ici c’est chez toi et ca le restera toujours
Maman de Maï : bien sûr, que vous pouvez rester autant de temps que vous voudrez.

Aida, elle, était retournée à son travail et était un peu perturbée par une rencontre. A son retour de Dakar, le mardi, elle avait fait le check in pour un nouvel arrivant dans son hôtel, un français, Vincent. Depuis qu'elle était à Saly, elle se méfiait de tous ces blancs qui draguaient toutes les minettes. C'est sûr, qu'ils étaient riches et généreux, mais elle avait entendu dire qu'ils étaient pour la plupart porteur de MST et en plus ils ne donnaient pas leur argent pour rien . Elle avait quand même un peu d’éthique et ne supporterait pas d’être traitée comme une prostituée ( bah non elle valait mieux que ça !! ) . Mais depuis une semaine, ce blanc lui avait tapé dans l’œil. Un français dans la trentaine, blond aux yeux bleus et très beau, il n’était pas comme ces vieux qui étaient à la limite dégoutant .Vincent était différent, il passait souvent quand il était de service et insistait pour lui poser des questions futiles, elle savait bien que c’était juste pour parler avec elle .

Vincent était un de ces blancs, qui en avaient marre de la vie parisienne et qui avait épargné assez d'argent pour avoir une vie confortable au sénégal. Il venait de divorcer et avait eu envie de changer complètement de vie et vu qu’il venait toujours au sénégal en vacances et qu’il adorait ce pays , il avait investi toute son épargne dans un complexe ( restaurant + discothèque ) et une grande maison avec piscine pas loin de la plage.

Il avait vu Aïda, ce mardi matin derrière le comptoir d’accueil de l'hôtel et il avait tout de suite été attiré par cette fille. Il avait vu beaucoup de couples mixtes sur la petite côte et il avait parfois de la peine pour toutes ces petites sénégalaises qui étaient juste des jouets pour ces concitoyens français qui pour la plupart avait leur famille en France. Même si le contraire existait aussi , et des femmes françaises venaient aussi juste pour s’amuser avec les beaux blacks mais cela le choquait moins .

A vrai dire, il n’était pas prêt pour une nouvelle relation sérieuse mais cette fille l’intriguait, et ce n’était pas que physique. Il devait rester deux semaines maximum dans cet hôtel, le temps d'avoir les clés de sa maison. Les approches qu'il avait tentées jusque-là pour aida n'avaient mené à rien!!Elle répondait aà ses nombreuses questions toujours avec le sourire, il avait tenté d’avoir son numéro mais elle avait refusé. Il connaissait ses horaires et ce jour là, avait attendu qu’elle finisse sa journée, pour l’accoster :

Vincent: bonjour aida
Aida: bonjour
Vincent: tu me reconnais?
Aida: Bien sur le toubab lakkalé.
Vince: pardon mais je ne suis pas encore ici depuis longtemps pour comprendre le wolof
Aida: ça veut dire le toubab qui me fait chier
Vincent: ah ok , looool au moins tu te souviens de moi même si c’est négativement. Dis tu sais je viens de débarquer ici? Et je ne connais encore personne . Ça te dirait qu'on prenne un verre quelque part juste histoire de se connaître
Aida: hum hum, je ne sais pas, je n'ai pas trop envie qu'on me voit avec un blanc, excuse moi mais les filles qui le font ici sont limite traitées de prostituées
Vincent: oui je comprend mais je doute que prendre un verre avec un ami puisse pousser les gens à te traiter de prostituée ou alors ça voudrait dire que les sénégalais sont devenus complètement doff
Aida: loool, hun tu verras bientôt cette rapidité, que nous avons, nous sénégalais à juger les gens au 1er regard . Mais bon je veux bien prendre un verre

Elle n’avait pas envie de rentrer directement, il faut avouer qu’elle se sentait de moins en moins à l’aise chez a famille à Saly. Ils lui faisaient des petites mesquineries pour lui signifier qu’elle n’était pas chez elle et qu’ils étaient fatigués de la loger et nourrir gratuitement . D’ailleurs, elle avait hâte d’arriver à la fin de son stage, et si on la prenait en CDI, elle prendrait une petite chambre .

Vincent :merci beaucoup ma bellle

Vincent l’amena dans un restaurant assez chic, ils prirent un verre puis la discussion se passait bien . Du coup, vincent l’invita à manger ce que Aida accepta avec plaisir.

Elle se sentait bien avec ce blanc, en plus il était super riche et il semblait respecter les femmes. Il n’était pas ici, que juste pour des vacances, il venait s’établir définitivement. Donc pourquoi ne pas le mbarane un peu, d’autant plus qu’en ce moment ses mbaranes là ne lui donnaient plus grand chose.

Le lendemain, elle déjeuna avec lui et ils devinrent plus proches. Vincent l’amena dans sa nouvelle maison , Aïda bien sûr n’avait jamais vu autant de luxe, il y avait même une piscine . Elle pensa à Senzala et se dit que s’ils voyaient cette maison, ils n’en reviendraient pas. Vincent lui demanda de l’accompagner à dakar le week end suivant, parce qu’il devait choisir des meubles, et avait besoin d’un œil féminin . Ce qu’elle accepta avec plaisir et le samedi , vincent vint le prendre dés sa sortie du travail et la conduisit à dakar, dans une grande enseigne située au plateau pas loin de chez elle , devant laquelle elle passait toujours avec envie, se demandant si un jour elle aura la chance de dormir dans un lit King Size. Vincent lui donna carte blanche et elle choisit tout sans regarder les prix. Il la déposa ensuite à côte de chez elle, elle ne voulait pas qu’il connaisse Senzala, elle avait peur de le traumatiser par autant de pauvreté et autant de personnes au m2 dans une même maison.


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