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CHRONIQUE - Débbo (9), par Ladyba - SEYTOO.COM

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Débbo (9)

Chronique

Lala l'aidait vraiment dans les travaux de la maison, même si adji penda se plaignait toujours mais avec le temps, lala avait appris à relativiser les remarques acerbes qu'elle lui lançait.

Publié le 18 octobre 2020, Ladyba

Une grande amitié venait de naître entre Coura et Lala. Même si elles venaient de millieux complétement différents, ces deux jeunes femmes avaient beaucoup de caractères en commun. Coura lui apprit, d’ailleurs, qu’elle allait bientôt se marier aussi et que beugueu na sséyyi torop mais elle était trop stressée que sa belle mère soit comme Adji penda.

Elle ignorait qu’au même moment, les deux familles discutaient des modalités de son mariage. Son chéri, ne lui avait pas donné la date exacte à laquelle il enverrait ses oncles, voulant lui faire la surprise.

Ce soir là, elle reçut un coup de fil de sa maman qui lui dit qu’ils étaient tombés d’accord pour célébrer le mariage dés le dimanche. Elle était contente, elle allait enfin se marier. Elle avait quand même peur que si jamais son projet de voyage se concrétisait, que la distance tue leur couple si jeune. Elle se promit de tout faire pour le ramener à paris le plus rapidement possible. Aprés tout, vu qu’elle n’avait pas au final, déboursé un centime pour toutes les démarches ( Tonton Babacar avait insisté pour tout payer ) , elle allait demander à sa tante si son offre de prêt était toujours d’actualité et passerait par le gars des visas.

Le mariage fut célébré le dimanche, avec juste la famille proche, Adji penda lui avait donné une semaine de congés et même une enveloppe de 50 mille comme cadeau de mariage. Coura avait était surprise et touchée par ce geste.

Si lala et Coura découvraient les 1ères joies du mariage. Maï, elle , avait essayé tant bien que mal de sortir de son mariage mais c'était sans compter sur sa famille . Mansour était venu s'excuser et tout le monde répétait à Maï : mougneul, seyye nekhoul , ils sont tous pareils ( Ils sont tous pareils, donc laissons les faires des bêtises et ils trouveront cela normal et même ceux qui étaint bons ben feront des conneries afin de suivre la mouvance)

Sa belle-famille venait souvent la voir chez ses parents et sa mère aussi lui mettait la pression . Si Mansour a toujours réussi à la bapp (convaincre) à lui seul après ces nombreuses infidelities, alors imaginez toute sa famille, sa belle-famille et même quelques unes de ses amies que Mansour avait corrompu avec des sourires et des billets.

Six mois après sa fameuse découverte, elles revenaient alors à la maison, espérant un nouveau départ. L’autre fille avait accouché et Mansour prenait soin de son fils qui lui ressemblait d'ailleurs comme 2 gouttes d’eau. Lui qui disait ne pas être sûr et avait même voulu demander un test de paternité, n’en avait plus parlé vu que le bb était son portrait craché.

Leur realtion se portait mieux, il s'absentait moins et était plus present, par contre, il voyageait de plus en plus. Il avait expliqué avoir changé de poste et devait suivre des formations à Paris !!! Maï était sceptique, son 6ème sens, qui ne le trompait jamais, était en alerte. Mais Maï avait une capacité de mougne ( de supporter ) énorme , elle avait toujours été comme ça depuis toute petite, elle était réservée et gardait beaucoup de choses en elle. La vie continuait, sans incident majeur, chez Maï et Mansour !!! Il semblerait qu'il s'était vraiment assagi, les coups de téléphones et sms, à n’importe quelle heure étaient devenus rares.

Maï commençait à pardonner, petit à petit, même si elle n'oubliait pas et c'était triste à dire mais à chaque fois que le petit venait chez elle , elle ne pouvait s'empêcher de penser à toute sa souffrance . Elle avait tenu à ce qu’il connaisse ses soeurs.

Les gens lui avaient dit que ça aurait pu être pire et que Mansour aurait pu épouser la fille et donc na mougne, mougne et encore mougne !! (supporter, supporter, supporter ) ...

Lala elle était déjà à 50% de sa capacité de mougne, ce qui était très grave, vu qu'elle était à juste trois mois de mariage. Adji penda était juste insupportable sauf quand il y avait tonton Babacar où elle était un ange, ce qu'elle ignorait c'est que son mari savait bien tout ce qu'elle faisait vivre à lala. Ibou ne voyait rien et lala ne lui disait rien non plus. Sa seule amie, c'était Coura, Marie elle ne se préoccuppait pas trop de ce qui se passait dans la maison , lala se demandait parfois si cette fille était normale, comme ce jour là, un soir de week end, alors qu’elles s’apprêtaient à servir le dîner:

Lala: ana la grande royale? Dou dém dieunddi pain pour le diner (elle ne va pas acheter du pain?)
Coura: grande lanne? ( grande quoi ) looool
Lala: loool wa coura yenne vous êtes sûrs que marie elle n'est pas malade?
Coura: non dara diottou ko , teyyeul rekk ( non, elle n’a rien, elle est juste paresseuse )
Lala: non sérieux, il faut que l’on regarde si mouche tsé tsé ne l’a pas piquée , khalé bo khamne nelaw rekk? ( elle ne fait que dormir )
Coura: mouche lanne? Doma dimbali akk ssa français you khott yi (arrêtes ton francais compliqué )
Lala: mouche bobou dall donne la tripanosomiase, quand tu as cette maladie, tu ne fais que dormir tout le temps. Non marie loumouyye nelaw dou diamm (marie dort trop )
Coura était déjà morte de rire et se tenait les côtes:
Lala: c'est pas drôle, coura, ça existe vraiment hein , ça tue les gens je t'assure. Ça atteint le système nerveux en fait .

Coura riait aux larmes. Elles supportaient plus adji penda ensemble, lala était une fille très drôle et coura l'avait mise au parfum de son projet de partir. Parfois, quand ibou rentrait tard ou partait en séminaire, elle restait papoter dans la chambre de coura et tentait de lui parler de la France qu’elle avait déjà visité, elle lui réapprenait même le français parce que coura était sortie trés tôt du système scolaire. Adji Penda n’était toujours pas au courant de ce qui se tramait sous son toit, pour aller faire ses papiers coura prétextait des rendez vous médicaux.

Lala l'aidait vraiment dans les travaux de la maison, même si adji penda se plaignait toujours mais avec le temps, lala avait appris à relativiser les remarques acerbes qu'elle lui lançait. Sa maman lui disait toujours de mougne oui mougne mougne la meilleure amie de toute bonne femme sénégalaise.

Quand à Aida et Vincent, ils se voyaient de plus en plus. Aida n'avait jamais eu de relation intime avec Vincent, et ce dernier en voulait et le lui demandait tout le temps. De par sa culture, il ne pouvait concevoir, imaginer une relation amoureuse sans sexe. Vincent était étonné qu'une fille de son âge soit encore vierge, 24 ans. Chez lui, en France, les filles le faisaient trés jeune, il lui dit même un jour qu'elle était en retard, qu’elle n’était pas ’in’. Aida complexée comme elle l'était, commença à se poser des questions. Et finalement, bah elle se laissa faire, puis Vincent voulut qu'elle habite avec lui. Il était tombé amoureux en réalité de cette fille. Aida avait pris l’ascenseur Social d'un coup et était montée de plusieurs étages, ils fréquentaient les meilleurs restos de Saly mais aussi de Dakar, ils partaient parfois en we à la capitale et prenait une chambre d’hôtel. Elle disait à sa famille, à Médina, qu'elle avait trop de travail et devait faire des heureus sup le dimanche et disait à sa famille de Saly qu’elle allait à Dakar. Facile!!! Et à Dakar, Vincent et elle étaient souvent aux almadies, quartier où ne trainaient pas ses parents.

Vincent lui proposa de venir s’installer avec lui dans sa villa . Aïda se dit qu’elle ne pouvait quand même pas vivre en concubinage, beaucoup de filles le faisaient à Saly mais en général, leurs familles l’ignoraient. Mais avec sa famille ici, ça allait être chaud, en plus elle était plus intelligente que ces filles qui se faisaient exploiter en acceptant le concubinage. Elle visait plus loin, elle allait se marier avec lui religieusement mais aussi civilement ( afin d’avoir la nationalité française) c’est plus sûr. Mais ses parents n’accepteraient jamais qu’elle épouse un blanc, à moins qu’elle le leur cache et en parle juste à son oncle d’ici, en même temps il est son kilifeu aussi. Sûr que lui acceptera avec des billets de banques, elle essaya alors d’en parler à Vincent , un soir qu’ils prenaient l’air au bord de la piscine:

Aïda: Bb?
Vincent: hum,
Aïda: tu sais? j’ai réfléchi à ta proposition mais tu sais je suis musulmane? Et le concubinage y est interdit
Vincent: oui oui je sais mais c’est pas grave on peut continuer comme ça, c’est frustrant mais bon
Aïda: non mais je me disais qu’on pouvait se marier à la mosquée?
Vincent: aida, tu sais que je sors d’un divorce, je t’aime c’est sûr et certain mais vraiment je ne peux pas me relancer dans un mariage, pas maintenant
Aida: chérie, tu sais c’est juste une formalité. Et en cas de divorce, même si je pense qu’on ne divorcera pas, c’est plus facile à dissoudre qu’un mariage civil et il faut aussi que tu te convertisses?
Vincent: on se convertis quand on a une religion, moi je suis athée, donc comment veux tu que je me convertisse? vous êtes trop trop compliqués
Aïda: je t’assure que ce sont des formalités, fais le pour moi, tu sais tu me manques quand je rentre à chaque fois, elle avait repris sa voix mielleuse et coquine
Vincent: tu sais que je t’aime?
Aïda: oui et moi aussi, tu sais c’est tres important pour nous le marriage et donc si je te l’ai proposé c’est bien parce que je t’aime ( non elle ne l’aimait pas du tout, mais êtait tombé folle amoureuse de son compte en banque )
Vincent: Ok ok , faisons alors tout ça là

Aïda lança un petit cri de joie, elle allait devenir Aïda De Montmirail, elle avait réussi enfin enfin….


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