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Déchirure (1)

Publié le 02 février 2020, venusse

J'étais obnubilé par ce désir lancinant qui habitait tout mon être: un enfant, l'enfant de ma chair et de celle d'Aita! je l'attendait depuis huit ans déjà, date qui se confondait avec les débuts de notre mariage.

Et voila! Mon dernier espoir venait de s'envoler comme une plume entraînée dans la bourrasque d'un vent destructeur. Déception; désespoir, je ne sais même plus quel mot employer pour qualifier la meurtrissure qui comprimait mon cœur.

Je broyais l'enveloppe et son contenu, traduisant ainsi mon dernier sursaut de résistance face à cette fatalité, qui me poursuivait tel un démon dans un cauchemar sans fin. Les larmes; du moins le peu qui m'en restait, ruisselaient telles les goûtes de sans d'un martyr.

Stérile ! Je suis stérile irrémédiablement, sans ombre, sans âme. Mes entrailles ne connaîtront jamais ni la peine ni la joie de porter un enfant, de l’emmailloter, et de le guider dans la vie.

Les paroles de mon gynécologue, telles les notes emmêlées d'une musique assourdissante, emplissaient mon esprit enrayé.

Moi, Aita, épouse Doucouré, je suis vide, inutile comme cette feuille morte qui voltige dans le vent, incapable de remplir le rôle de toute femme: PROCREER.

Oui je suis STÉRILE!

La démarche titubante, j'atteignis difficilement ma voiture garée à quelques mètres du cabinet médical. A bout de force, je m'y adossai, indifférente aux regards étonnés et perplexes des passants. J'étais dans une bulle, enveloppée d'un cocon qu'on appelait douleur.
Comme un automate, j'ouvris la portière et m'installai au volant avant de démarrer.

Les images de ma vie défilaient dans ma tète, tel le scénario d'un film de série B.

Moi, la FEMME STÉRILE.

Debout face à la baie vitrée de mon bureau de manager, les mains enfoncées dans les poches de mon pantalon, je guettais fébrilement le coup de fil de ma femme Aita. J'étais dans un état de nervosité extrême et je me rendais même pas compte que je grinçais les dents. Pourquoi n'avait-elle pas fait signe? Elle savait que j'étais aussi anxieux qu'elle. Pourquoi n'avait-elle pas voulu que je l'accompagne chez le Gynéco? Pourtant elle n'ignorait pas que j'étais aussi impliqué qu'elle.

Tel un supplicié, je guettai ce coup de fil qui allait; je l'espérais ardemment, apporter une lueur d'espoir dans mon désir de paternité.

J'étais obnubilé par ce désir lancinant qui habitait tout mon être: un enfant, l'enfant de ma chair et de celle d'Aita! je l'attendait depuis huit ans déjà, date qui se confondait avec les débuts de notre mariage.Mon subconscient le réclamai ce bébé, fruit de la passion qui m'unissait à celle que j'appelais l’âme de mon existence, mon 50%, Aita, mon rayon de soleil.

Aita, mon Aita, la femme de ma vie, mon amour! De quoi avait-elle peur? C'est vrai qu'on souhaitait ardemment avoir des enfants pour couronner notre mariage. Un enfant la chair de notre chair, le fruit de notre passion!
Mais ma chère et tendre bien aimée ne pouvait malheureusement pas concevoir normalement comme les autres femmes.
Je m'appelle Mocta Doucouré, je suis l'époux d'Aita et je l'espère pour bientôt le père de son futur bébé.


A suivre...





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