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CHRONIQUE - Entre amour et colére (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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Entre amour et colére (La chronique d'Alima)

Chronique

Toi et moi sommes liés par les liens du sang, nous n’y pouvons rien, mais les liens du mariage on été dissous depuis bien longtemps. Faut que je te laisse, je dois aller travailler demain.

Publié le 20 avril 2020, Alima

Il le faut, je dois y arriver pour lui, je l’aime !
Si ce n’est lui ce ne sera personne d’autre, je le jure !
Je l’ai tenu par le menton, puis je l’ai embrassé.

-MOI : Cheikh (tout en mettant la main sur le cœur) « fi soko oubé yow rek ya ssi nek » (tu es le seul dans mon cœur) J’y pense y repense, je ne vois pas ma vie sans toi.
-CHEIKH : Anna que tu m’aimes, j’en suis de plus en plus convaincu chaque jour…mais tu ne me réponds pas.
-MOI : j’ai peur.

C’est sorti tout seul, mais fallait que je le dise. Il a un peu froncé les sourcils.

-CHEIKH : mais de quoi, tu n’as pas confiance en moi ?
-MOI : tu l’as dit tout à l’heure, c’est en moi plutôt que je n’ai pas confiance. Je ne sais pas si je serais à la hauteur. Je me dis tout le temps, qu’est-ce qui prouve que ça va marcher. Tu vois comment s’est terminé mon premier mariage…
-CHEIKH : hey, hey, ne me parle pas de ce sale con. Dans ma tête tu n’as jamais été mariée. Tant que nous serons toujours là l’un pour l’autre que nous ne nous cachons jamais rien, notre couple sera l’un des plus solides, l’un des plus heureux. J’aurais juste besoin, de ta patience, de ta compréhension, ton amour. Tout ça tu là avec moi, mais quand est-il de ton coté ?
-MOI : Tu as mon amour, ma confiance, tu auras tout de moi, et d’ici quelques jours je serais ta Dame, parce que je sais que tu m’épauleras.

Je l’ai encore embrassé oui je ne me lasse pas de ses lèvres…

-MOI : lol s’ils savaient tous ce qui se trame, Ta Coura elle, va tomber à la renverse.
-CHEIKH : on pourrait lui en parler non, ainsi qu’à ta mère ?
-MOI : non, justement si on leur dit elles vont trouver le moyen de retarder les choses pour festoyer.
-CHEIKH : lol comme tu veux.

Nous avons discuté de comment nous y prendre avec les vieux, puis il est rentré.
Des minutes plus tard, j’entends un énorme boucan, on dirait la voix de Sidy.
« Mo ki kagne leu gnieuw » (il vient d’arriver et commence à causer des problèmes)
Je sors m’accouder à la balustrade, pour voir ce qui se passait en bas. Il y a Sidy au milieu de la cour qui gronde Sokhna.

-SIDY : « da nga meune d### » (t’est qu’une menteuse) Je croyais à tout ce que tu me disais, tu me disais qu’elle sortait tout le temps avec des hommes !

Tout le monde était autour d’eux, ils étaient au devant de la scène, ma tante était au milieu, essayant de les séparer. On aurait dit que Sidy voulait lui sauter dessus. Sokhna elle, se contentait de pleurer. Donc c’était elle qui était derrière tout ça ? Mais pourquoi, nous n’avons jamais eu de gros problèmes pourtant.

-SIDY : Qu’est ce que tu croyais que je ne remettrai plus les pieds ici ou quoi ? T’es malade ma foi ! « Yaw lou takh ngeu bone ? » (Pourquoi t’es aussi mauvaise !) Et tu te permets en plus de lui dire que je me suis remarié.

Là tout le monde s’est retourné vers Sokhna, avec des yeux gros comme ça « diabar diam, Sidy kagne la tak » (marié, comment ça ?)
Heu qu’est ce qui se passe ? Personne n’est au courant de ça ? Non mais c’est difficile à croire quand même.

Une de mes TANTES : « wa sokhna lolou lo ci dioublou » (tu as fais tout ça dans quel but ?)

C’est vrai que de mon côté je n’ai pas cherché à vérifier, pourquoi l’aurais-je fais d’ailleurs. Sokhna savait que j’aurais trop honte pour me renseigner auprès de qui que ce soit. Je ne parlais jamais de Sidy, mon cerveau refusait d’enregistrer ce prénom. Mais Sokhna ça va chez elle, pourquoi tout ça ? Qu’est ce que je lui ai fais au juste ?

-SOKHNA : Mais tu m’en avais parlé ….
-CHEIKH : « tey dina….. » (Je vais… )

Hmmm « det way » vos deux mères ont le même sang. C’était incroyable !!!
Je n’aurais jamais imaginé assister à un tel scenario. Je suis allée saisir mon téléphone sur le lit, et je les filmais. « Waawaw » faut que je me fasse un souvenir, je ne vais pas me gêner. Sidy avait vraiment l’air en colère. Mais il ne doit pas tout mettre sur le dos de Sokhna non plus. Tout est de sa faute. Il a cru à tout ce qu’on lui disait, je savais que sa mère avait quelque chose à voir là dedans, mais Sokhna !
« Gnom leu rek ! » (Je m’en fou) qui l’eu cru… Mon Dieu merci, la vérité fini toujours par triompher. Qui a dit que Dieu était injuste ?
Je suis retournée dans ma chambre, « tey mom kene dou rere » (personne n’aura envie de diner ce soir) Moi je vais bien me goinfrer au contraire, je suis sortie m’acheter quelque chose au fast-food du coin et je tombe sur Sidy.

-SIDY : Anna tu veux bien m’accorder un moment S’il te plaît ?
-MOI : « SHEUT !! » Vas y je t’écoute.
-SIDY : j’étais vraiment sincère tout à l’heure tu sais….Mais toi aussi comprends moi Anna, il n’y a pas pire humiliation, que de tout le temps entendre les gens du pays parler de son épouse d’une certaine manière, ta femme ci, ta femme ça.
-MOI : je sais.
-SIDY : et quand ça vient de personne, comme sokhna, je n’avais pas de raison de ne pas la croire.
-MOI : ha…et qui est sokhna pour que tu puisses la mettre au dessus de moi ? Elle est ta cousine au même titre que moi, et moi j’étais bien plus, j’étais ton épouse ! Ok, ton humiliation à toi c’était ça, moi il n’y a pas eu pire que de tout le temps entendre les gens rirent de moi sans que je ne comprenne. Il n’y a pas pire humiliation que d’entendre son époux nous traiter de « sale pute »
« Yow lo ma khamal ? » (Que sais-tu de moi) « da nga khama lou ma wodo ? » (As-tu jamais vu une infime partie de mon corps ?)

Il avait la tête baissée et restait silencieux.

-MOI : je t’en ai voulu, le pire j’ai failli me détruire Sidy ! A une époque, j’ai voulu vous donner à tous raison, mais ça aurait été trop facile. De l’eau a coulé sous les ponts. Si on m’avait dit que j’arriverai à te parler de la sorte, je ne l’aurais cru. Mais Dieu sait toujours ce qu’il fait. Je ne t’en veux que pour une seule chose, de ne pas avoir eu confiance. Tu ne m’as pas demandé au moins une fois, ce qu’il en était, mais c’est fini tout ça.
-SIDY : Ce que je voudrais c’est réparer mes erreurs.
-MOI : Et comment, tu as pris cinq années de ma vie, cinq Sidy !
-SIDY : je voudrais appeler mon oncle, lui demander de tout rétablir entre nous, que nous nous remettions ensemble.
-MOI : « mouyene », ça va chez toi ? Parce que je t’ai dit que je voulais de toi ?

« MOUY KHOULARAL AY BEUT » (il était là à me regarder avec de gros yeux)

-MOI : retourner avec toi, je n’y pense pas une seconde, pas parce que je ne pourrais pas te pardonner, loin de là. Mais je ne tournerais plus jamais le dos, à l’homme que j’aime pour « ay affaire de mbok » (pour garder la famille unie). Elle n’aura qu’à se disloquer je m’en tape. J’essaierai de te pardonner parce que je veux aller de l’avant, mais je ne veux pas de toi dans ma vie. Ne te ridiculise pas plus, parce que je ne suis plus celle qui se fera mener par le bout du nez, par la famille.
Toi et moi sommes liés par les liens du sang, nous n’y pouvons rien, mais les liens du mariage on été dissous depuis bien longtemps. Faut que je te laisse, je dois aller travailler demain.

Et je l’ai planté là, je n’allais pas du tout le laisser en placer encore une pas question !


Du même contributeur, Alima


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