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CHRONIQUE - L´autre : à qui revient l´ultime décision ?, par Alima - SEYTOO.COM

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L´autre : à qui revient l´ultime décision ?

Chronique

Je lui ai dit au revoir avant de m’en aller, je ne savais pas si je devais me réjouir ou si je devais m’inquiéter. Comment doit elle se sentir actuellement, j’ai envie de l’appeler mais je n’ose pas.

Publié le 24 juin 2020, Alima

Oui il nous fallait discuter et en finir avec tout ça.

-BACHIR : écoute je t’ai toujours respecté et je t’ai toujours apprécié mais là, je ne pense pas que l’on ait grand-chose à nous dire.
-MOI : si justement et il y va de ton intérêt
-BACHIR : comment ça ?
-MOI : on peut se voir. Je veux en finir une bonne fois pour toute.
-BACHIR : ok retrouvons nous***

Je l’y ai retrouvé. Même pas une poignée de main, ah jalousie !! Je suis encore plus jaloux rassure toi,moi qui compte laisser partir ma femme avec un autre.

-MOI : je ne vais pas être long, Aicha ne savait pas que j’étais au village.Mimi ne sait rien de ce qui c’est passé là bas, je suis sûre que c’était pour la taquiner.

Je voulais lui parler et je n’ai trouvé que ce moyen là. J’avoue, j’en ai profité pour la ramener à de meilleurs sentiments, j’ai tout tenté pour la reconquérir, en vain.Il ne me regardait même pas, mais à ma dernière phrase, il a tourné la tête pour me fixer dans les yeux.

-MOI : tu as compris ! Elle te choisi toi, elle t’aime toi, elle ne veut pas de moi, et pourtant j’ai tout essayé.
-BACHIR : Donc tu l’aimes ?
-MOI : pardon,
-BACHIR : tu n’es pas sourd non plus, je demande si tu l’aimes ?!
-MOI : … je l’avoue oui, sinon je n’aurais pas fait tout ceci. Mais elle… c’est toi qu’elle veut. J’aurais pu profiter de tout ça, mais je lui ai fait assez de mal comme ça.
-BACHIR : mais j’ai cru comprendre que vous ne vous étiez pas mariés par amour et que si ça c’est terminé c’est plus à cause de ça et d’une une autre femme.
-MOI : oui … c’est vrai nous ne voulions pas de ce mariage… au début. Ensuite les choses ont changé, je suis tombé amoureux d’elle pas difficile de toute façon, et j’ai cru que c’était le cas pour elle aussi…
-BACHIR : pourquoi ? Pourquoi le pensais-tu ?
-MOI : Parce que celle pour qui on s’est séparé la femme avec qui je suis toujours sorti et que je voulais épouser, a rompu, parce qu’elle s’était rendu compte de mes sentiments et qu’aussi à ses yeux c’était réciproque… Mais hier je me suis rendu compte que c’est toi qu’elle voulait.
-BACHIR : merci d’avoir était honnête
-MOI : je ne le fais pas pour toi, fais juste en sorte de la rendre heureuse, parce que dans le cas contraire, je te le ferais payer. Je te laisse je ne vais pas te déranger plus longtemps, appelle là, mais s’il te plaît elle n’a pas à savoir qu’on s’est parlé, je ne tiens pas à ce qu’elle me tympanise encore lol « Dafa beuri histoire. »
***

Dans la soirée je suis allée chez Bachir en espérant l’y trouver.
Mais il n’y avait personne.
Je lui ai alors envoyé un autre message pour lui dire que je l’attendais chez lui. Il me répond une dizaine de minutes plus tard.

« Rentre chez toi il se fait tard, je t’appelle demain et ne t’inquiète pas, je suis juste partie régler une chose importante, mais je te crois si tu me dis que tu ne savais pas. »

« Ma commencer noyi nak » (j’étais plus à l’aise) Même si l’inquiétude était toujours en moi, c’était bon signe non….

Le lendemain matin je n’ai pas attendu qu’il m’appelle j’ai pris les devants.

-MOI : bonjour
-BACHIR : bonjour ça va ?
-MOI : oui et toi ?
-BACHIR : … oui ça va écoute je passerais chez toi ce soir.
-MOI : ok… comme tu veux
-BACHIR : à plus.
-MOI : t’oublie rien ?
-BACHIR : quoi ?
-MOI : non rien à plus !
-QUOI ??? Le « je t’aime » c’est ce qu’il a oublié !

Là je peux quand même m’inquiéter mais il a bien dit qu’il me croit non !
Il est venu me chercher puis nous sommes partis dans un endroit calme pour discuter. L’expression de son visage était indéchiffrable, bizarrement j’avais peur de parler.

-BACHIR : de quoi veux tu qu’on parle ?
-MOI : Ah ?! De quoi Bachir ? Bon je ne savais pas qu’Aziz y serait ! En fait c’était un piège…
-BACHIR : et qui t’as piégé ta grand mère lool T’inquiète c’est pour taquiner mais je sais que tu ne mentirais pas à ce propos.Mais si ta famille tiens toujours autant à ce que vous vous remettiez ensemble, c’est que toi et moi n’avons rien à faire ensemble. Il ne faudrait pas que je me voile la face. Qu’est ce que tu croyais que je ne me rendais pas compte que tu aimais ton mari ?
Je soupçonnais que tu ne me disais pas tout. Mais j’ai voulu garder espoir parce que tu avais décidé par toi-même de partir. Aicha je me suis ouvert à toi comme jamais, alors fais en de même.
Aicha… aimes-tu toujours ton mari ?

Je ne disais rien, dire quoi lui avouer que c’est vrai ? Et même si c’est vrai c’est lui que je veux.

-BACHIR : Aicha tu sais que ce que j’aime le plus au monde chez une personne c’est son honnêteté. J’aurais préféré que tu ne me laisses pas me faire autant d’illusions. J’aurais préféré ne pas t’avoir revu ! Tu ne pourrais imaginer ce que j’ai ressenti en entendant les propos de Mimi. Même si c’était pour te taquiner il y avait une part de vérité dans tout ça. Vérité que tu confirme vu ton comportement. Aicha « gor la »(je suis un homme) j’ai vu comme tu te comportes. Si tu refuses jusqu’à présent de te marier avec un autre homme, c’est parce que tu aimes ton mari, mais Aicha qu’est ce que tu fais avec moi ! Pourquoi ne retournes tu pas avec lui ?! Je te l’avoue tu m’as blessé, tu m’as tué… Vous croyez quoi, que nous hommes sommes dépourvus de cœur, nous en avons un comme vous.
-MOI : mais moi jet’aime !
-BACHIR : c’est e que je n’aime pas, tu te mens à toi-même, et moi aussi j’étais assez égoïste. Parce que je voulais à tout pris être avec toi je me voilais la face. Tu te forçais à m’aimer plutôt, reconnait le. Moi je ne me pense pas capable de rester avec une femme qui pense à un autre
-MOI : mais tu m’insultes là ! Comment ça qui pense à un autre ! Je ne veux pas d’Aziz ! De toute façon je ne reviendrai spas avec lui !
-BACHIR :… hé bien peut m’importe moi je ne reviens pas avec toi, je ne tiens pas à me faire plus de mal que je ne m’en suis déjà fait. D’ailleurs tu vois tu n’arrive même pas à nier le fait que tu l’aime. Viens je te ramène.
.
Bachir me laisse tomber ?

-MOI : tu m’avais dit que tu serais toujours là ?
-BACHIR : à condition que les sentiments soient réciproques mais je ne suis quand même pas suicidaire… désolé.

Je suis rentrée plus triste que jamais, c’est lui qui ne veux pas de moi ? ben ça alors !
Je me retrouve ainsi, plus seule que jamais.Je suis plus triste pour Bachir parce qu’il a raison. Je me suis encore faite du mal, mais je sens que c’est pire pour lui. Je sais qu’il m’aime, et je me dis même que peut être il m’aime encore plus que ne m’aime Aziz. Mais je sais aussi que tant que je ne lui prouverai pas qu’Aziz, je l’ai rayé de mon cœur il ne reviendra pas.

Il m’a parlé avec un tel calme et pourtant je sentais sa colère…

Aziz comment me défaire de toi… Je n’ai que ce moyen pour récupérer Bachir.

Pourtant je sais que je n’y arriverai jamais…peut être est ce mieux ainsi tel est mon destin.



***
Les jours passent à la vitesse de l’éclair et pourtant elle est toujours là dans ma tête, dans mon cœur. Je ne parviens pas à me défaire d’elle. J’imagine qu’elle est heureuse, comme elle le souhaitait, puisque tout est finalement réglé avec son homme comme elle dit. Je me tuais au travail, pour essayer je dis bien essayer d’oublier. Mais cette infime sociabilité que j’avais pu cultiver grâce à elle se décomposait petit à petit. La majeur partie du temps j’étais cloîtrée dans ma chambre après le dîner, j’avais recommencé à rentré tard. J’ai aussi fait part de ma décision à Iboulaye, qui après avoir beaucoup insisté c’est résigné, à la respecter.
Un dimanche alors que j’étais dans ma chambre, Mayna qui se pointe.

-MAYNA : « ya ngui soga wakh sa nem ngi lou ko waral ! » (Je comprends mieux le pourquoi de ton air abattue !) Je n’ai qu’une chose à te dire si à cause de vos ineptie je perds l’amitié de Rokhaya jamais je ne te le pardonnerai !

Elle ressortie de la chambre avec furie telle qu’elle en avait fait irruption.
De quoi elle me parle ! Et depuis quand elle me cri dessus ! Va falloir qu’elle m’explique ! Je sors pour la retrouver au salon elle n’y est pas, je vais directe, dans leur chambre, elle est affalé sur le lit, avec ses écouteurs.

-MOI : hé je peux savoir ce qui t’arrive ?!
-MAYNA : « kholal boul ma sonal » (ne m’embête pas) j’ai dit ce que j’avais à dire !
J’ai parcouru la distance qui me séparait d’elle pour la trouver et la soulever du lit.
-MOI : « Kholal duma sa morom » (tu me dois le respect)
-MAYNA : le respect ? Oui je dois le respect à mon grand frère, mais celui avec qui j’habite dernièrement n’est pas mon frère. Mon frère n’est pas irresponsable, mon frère ne fait pas du mal au gens gratuitement ! Mon frère, il savait prendre des décisions et les assumer ! A cause de toi, Rokhaya s’éloigne petit à petit de moi, et je le comprends, parce qu’elle doit prendre part pour son frère, tout comme moi je l’ai toujours fait malgré tout.
-MOI : de quoi tu me parles je ne comprends rien !

Ma mère est venue nous rejoindre pour demander ce qui se passait.

-MAYNA : « dédét yaye li sa yone nekoussi » (ne t’en mêle pas !) « digeunté mak a krak leu » c’est entre frère et sœur) On a tout fait pour que tu comprenne combien exceptionnelle était ta femme, tu as fermé les yeux, elle est partie pour te laisser avec ta Nafi, et toi tu courrais finalement derrière elle, mais elle était avec un autre, jusqu’à penser au mariage. « Yaw gat khel beu dé » tu pensais qu’il suffirait d’un claquement de doigts pour qu’elle accoure. Et tu as perdu, mais aussi tu l’as fait perdre, parce qu’elle t’a perdu, mais elle a aussi perdu une personne qui était sincère avec elle. Moi j’aurais préféré que ce soit toi qui retourne avec Aicha, mais « nak beugoul beugoul » (laisse là si elle ne veut pas « lo kay topé », (pourquoi tu la harcèle) au point qu’elle perde un autre homme qui l’aime.
-MOI : perdre comment ça, tu n’es pas au courant, Bachir et moi avons parlé et je lui ai tout expliqué je me suis excusé, et je lui ai signifié qu’en effet…

Elle m’a coupé avec un ricanement.

-MAYNA : c’est toi plutôt qui es en déphasage ! Vous avez parlez ? C’est que ça n’aura servi à rien puisqu’ils ne sont plus ensemble et que Bachir à ce qu’il parait est comme fou ! Et à cause de ça même si Rokhaya ne fait rien paraître j’ai honte ! T’as compris j’ai honte, de la regarder dans les yeux en pensant que c’est de ta faute si son frère est comme ça. Même s’il l’a un peu cherché en voulant être avec Aicha après votre séparation.

Bref pour ne pas trop m’attarder, nous avons eu une longue discussion parce que ce n’était plus une dispute heureusement, et je lui ai promis que j’irais parler à Bachir même si elle a essayé de m’en dissuader. Lundi à l’heure de ma pose, je suis allé trouver Bachir à l’hôpital. Je l’ai trouvé dans son bureau concentré sur des papiers. Quand il a relevé la tête pour tomber sur moi, il a caché très mal sa frustration.
-BACHIR : j’espère que tu ne viens pas jusque dans mon lieu de travail pour me parler d’Aicha.
-MOI : ben si ! Mais je croyais avoir été clair, et je croyais que tu étais retourné avec elle ?!
-BACHIR : tu as mal cru ! Tu as été clair oui, mais je ne suis plus avec elle. Moi j’aurais plutôt cru que tu serais accouru depuis bien longtemps la retrouver.
-MOI : jen’étais même pas au courant, c’est Mayna qui parce qu’elle redoutait que tout ceci influe sur son amitié avec Rokhaya s’est disputée avec moi.

Il avait l’ai sincèrement surpris.

-BACHIR : mais pourquoi, ça ne les concerne pas ! Elles savent faire la part des choses je pense. Mais de toute façon j’en parlerais à Roky.

Il s’est tu un moment…

-BACHIR : … je vais être clair une bonne fois pour toute parce que je ne tiens pas à ce que nous ayons encore une fois cette discussion. Je ne suis pas dans votre jeu là. Je n’ai nullement envie de jouer un quatuor avec vous. Finalement vous détruisez tout ce qui vous approche. Parce que vous n’êtes même pas fichus de vous rendre compte que vous ne pouvez vous passer l’un de l’autre. D’abords si j’ai tout compris Aicha s’est sacrifié pour que toi et ta copine soyez ensemble. Ensuite ta copine à son tour, se sacrifie pour que tu sois heureux avec Aicha, puis à ton tour tu dis te sacrifier pour qu’elle soit heureuse avec moi…Et que reste t-il pour le bouquet finale que je me sacrifie enfin pour que vous vous retrouviez non ?!
Sauf que… je ne suis pas de cette trempe, je n’ai pas du tout le temps de jouer à tout ça. Si j’ai rompu, ce n’est ni pour toi, ni pour elle. C’est tout simplement pour moi ! Aicha je la voulais pour épouse et en aucun cas, je n’accepterais d’épouser une femme, d’être tout le temps à ses cotés tout en sachant qu’elle pense à un autre. Je ne suis pas de ces gens là désolée. Aicha le sait très bien d’ailleurs. A ce que je vois vous n’êtes toujours pas ensemble, et sincèrement ça ne m’intéresse guère. Moi pour ma part, je préfère penser à moi. Maintenant si tu veux bien m’excuser…
-MOI : je n’ai pas fini ! N’as tu pas reconnu l’aimer ?
-BACHIR : et après ? Notre discussion cette fois m’a fait comprendre, que je l’aimais oui, mais que toi tu l’aimais bien plus, même si d’après ce que j’ai saisi tu as compris trop tard…Maintenant qu’elle revienne à tes cotés ou pas, ce n’est plus mon problème, je sais juste, que vous n’avez plus de prétextes pour vous séparer. Je vous souhaite le meilleur.

C’était plutôt, du dégage de ma vue !

Je lui ai dit au revoir avant de m’en aller, je ne savais pas si je devais me réjouir ou si je devais m’inquiéter. Comment doit elle se sentir actuellement, j’ai envie de l’appeler mais je n’ose pas.


Du même contributeur, Alima


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