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CHRONIQUE - L´autre : amour caramel, par Alima - SEYTOO.COM
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L´autre : amour caramel

Chronique

Le désir montait en moi, incontrôlable. Ravie et soumise à la fois je me laissais aller. Je me surpris alors à répondre avec frénésie à ses baisers.

Publié le 30 juin 2020, Alima

« Mouy nek fi di khakatay » (il s’est mis à rigoler, ya quoi de drôle à faire une demande en mariage !

-MOI : je peux savoir ce qui te fait rire ? Je n’ai pas le droit de te faire ma demande ?!
-AZIZ : ho qui si !!! Mais va falloir que tu viennes demander ma main à mon père !
-MOI : parce que tu crois que je n’oserais pas ! wa Aziz imagine que je vienne dire à ton père « dama beugone ngeu may ma Aziz »mdrr (je viens auprès de vous pour demander la main de votre fils)
-AZIZ : je le voix déjà te dire, « ba séte ngeu bou bakh li ngay wakh, kidou bagasse dé » (tu en es sûre je ne pense pas qu’il fasse un bon mari) Avec son espèce de gros bidon !

Je lui donne un coup de coude !

-MOI : t’es fou c’est à ton père que tu parles ! « yaw ba ma gnibissi » (attend que je revienne) tu vas changer de comportement avec ton père.
-AZIZ : j’adore t’entendre dire quand « que je revienne » donc tu reconnais que chez moi c’est chez toi ?
-MOI : je l’ai accepté depuis bien longtemps, dis tu n’as toujours pas répondu à ma demande ?
-AZIZ : lol faudrait que j’y repense aussi, le mariage ce n’est pas une chose qu’on prend à la légère…
-MOI : tchippp de toute façon même si tu ne le veux pas ça se fera et puis c’est tout !
-AZIZ : lol quand est ce qu’on en fini avec tout ça ?
-MOI : je veux que ce soit le plus tôt possible, je veux passer le plus de temps possible à tes côtés.
-AZIZ : demain on en parle aux vieux, et si possible tu reviens à la maison le jour même.

Nous étions assis sur un banc et j‘étais dans ses bras… ça m’avait manqué, de sentir son cœur battre de la sorte, de poser ma tête cotre cette poitrine si réconfortante, être enveloppée de ses bras aussi forts. Comment j’ai pu me priver de lui aussi longtemps. Nous avion ainsi décidé de parler à nos parents pour que tout se fasse le plus tôt possible.

Nous avons tellement de projets, et le temps n’attend pas.

***

Ne serais ce pas un rêve, Aicha et moi encore ensemble ??? Je n’y croirais pas tant qu’elle ne sera pas étendue sur ce lit là dans mes bras, oui seulement à ce moment j’y croirais. Quand je suis rentré les parents étaient déjà couchés, je n’ai pas dormi de la nuit trop excité pour y parvenir.
Dés l’aube je me suis levé pour prendre ma douche et j’attendais le vieux pour lui parler, « fadiar bi oui » (oui à cette heure) le plutôt sera le mieux, Nous avons perdu assez de temps.

-MOI : Kane
-LE VIEUX : Aziz comment tu te sens ?

Depuis la maladie de maman j’avoue qu’il essaie de changer de comportement avec moi, mais je ne suis pas habitué à tout ça du coup je l’évite.

-MOI : bien et toi ?
-LE VIEUX : moi aussi ça va merci.
-MOI : papa tu te souviens je t’avais dit que je voulais récupérer ma femme et tu m’avais demandé de me débrouiller.
-LE VIEUX : oui je me souviens et c’est toujours ma réponse
-MOI : j’ai parlé à mon oncle, je me suis excusé auprès de lui…
-LE VIEUX : et ?
-MOI : il m’a lui aussi dit que ça ne dépendait plus de lui, et que la décision appartenait à Aicha. Alors… quand je lui en avais parlé elle m’en voulait toujours du coup elle avait refusé..
-LE VIEUX : et ça t’étonne ? Après l’humiliation que tu lui as fait subir, tu croyais qu’elle allait revenir ?
-MOI :… excuse moi mais… ma mère aussi tu l’as humilié à mainte reprises et elle est toujours là.
-LE VIEUX : ne compare pas ta mère ! Ta mère c’est une femme sans pareille, c’est une femme exceptionnelle et jamais je ne la remercierai assez pour tout ! Mais tout ceci ne te concerne aucunement ! C’est une relation de couple et les enfants n’ont pas à intervenir dans les problèmes conjugaux !
-MOI : oui mais c’est ma mère ! Et quand tu la blesses, c’est à nous que tu causes du tord ! Quand tu l’humilies au profit de ton autre épouse, comment veux tu que je réagisse !? Tu es mon père, mais je n’ai jamais aimé comme tu te comportais avec elle.

Il est resté silencieux pendant un moment…

-LE VIEUX : « balle len ma akh » (je te demande pardon)

Il m’a pris au dépourvu.

-MOI : hey ne me refais plus ça ! Tu n’as pas à nous demander pardon !
-LE VIEUX : si parce que je me suis rendu compte depuis longtemps de mes erreurs j’ai voulu à chaque fois me rattraper mais je n’y suis jamais arrivé. Ta mère a accepté tant de chose pour mon bien et je n’ai jamais su comment m’y prendre avec elle. J’avais mis dans ma tête, qu’on avait déjoué mes plans et je lui en voulais pour ça, je t’en voulais à toi aussi parce qu’après tu es né, et tout s’enchevêtrait.

Aicha, je l’ai toujours apprécié, et je rêvais d’elle comme belle fille. J’en parlais tout le temps à ta tante(Khadissa), je lui disais combien je l’appréciais. Elle m’a alors conseillé, d’en parler avec ton oncle et que cela lui ferait sûrement autant plaisir. Je ne savais pas que tu avais une relation sérieuse, parce que je ne savais presque rien de toi… Et comme vous les jeunes vous aimez trop flâner de gauche à droite, je ne voulais pas ça dans ma maison. Mais je te jure que si j’avais su que tu projetais de te marié, je ne t’aurais pas laissé faire les mêmes erreurs. Quand tu m’en as parlé, c’était bien trop tard, j’avais mis la machine en marche et je ne pouvais plus faire marche arrière. Je ne pouvais me dédire. Je t’en ai voulu d’avoir voulu me défier, mais tu es mon fils Abdoul que je le dise ou pas, tu devrais savoir, que j’ai toujours été fier de toi ! Tu as toujours était quelqu’un de droit, quelqu’un d’humble. Je t’en ai voulu d’avoir défié mon autorité, je t’en ai voulu de m’avoir humilié face à mes amis, j’en été à perdre confiance en toi. Parce qu’à te voir avec ta mère, j’ai cru que tu prendrais soin de ta femme, mais cette fois je m’étais trompé. Si tu reviens me dire que tu veux que ta femme revienne à quoi t’attends tu ?

Mon père qui se confie à moi ? Mon père qui me parle pour la première fois de son ressenti ! %on père qui me parle simplement… comme un père ?! Je suis perdu ! Je ne sais plus quoi dire, je ne sais plus…

-MOI : « mala wara ballou » (c’est à moi de te demander pardon) pardon pour toutes ces années, je regrette qu’il soit arrivé tout ceci, pour que nous décidions de nous ouvrir chacun l’un à l’autre. Pardonne-moi si j’ai été un fils indigne ! Pardonne-moi de t’avoir défié. C’est vrai je n’ai pas aimé que tu fasses à ma place certains choix qui me revenait. Mais tu ne pouvais pas savoir, c’est à moi de m’excuser, de jamais m’être conduit comme un fils. Je voudrai que ça change, que l’on rattrape tout le temps qu’on a perdu, parce que comme me le dit maman, « bene baye lay meusseu am » (je n’aurais qu’un seul père) et ça reste toi. Je veux vraiment que nous soyons une vraie famille, pour nous mais aussi pour maman, je ne voudrais plus lire de l’angoisse dans ses yeux...

-LE VIEUX : pour ça tu peux compter sur moi, ta mère et moi, nous sommes dits ce qu’on avait à se dire. Et parce qu’elle me pardonne, je me sens beaucoup mieux.

Ça..J’avais remarqué qu’il y avait une amélioration entre eux, ça m’avait mis en colère au début, mais je suis heureux pour eux.

-MOI : bon… père concrètement … tu comptes m’aider pour ma femme ou pas ?
-LE VEIUX : lol apparemment j’ai fait un bon choix cette fois
-MOI : lol j’avoue, que je ne pouvais rêver mieux, j’ai mis du temps à le reconnaitre, il a fallu que je la perde pour m’en rendre compte, tout comme toi il a fallu que tu sois sur le point de perdre ma mère pour te réveiller.
-LE VIEUX : lol ah non, j’aime toujours ma deuxième épouse que ce soit claire, j’en voulais à ta mère c’est tout. Mais dis moi pourquoi ne les a tu pas épousé toute les deux puisque tu les aimes toutes les deux.
-MOI : mdrrr tu les vois partager le même homme ?! Aucune d’elles n’accepteraient, et je crois que l’expérience ne m’a pas trop fait aimer la polygamie.
-LE VIEUX : c’est bon, j’appellerai ton oncle plus tard.
-MOI : et est ce que tout pourra se faire aujourd’hui ?
-LE VEIUX : Lol ça ne dépends pas de moi, tu n’a pas encore l’accord de la jeune femme.
-MOI : moh c’est elle qui m’a demandé ma main lol « demal rek yow » (fais ce que ta à faire)
-LE VIEUX : mdrr je comprends pourquoi ta mère ne se lasse pas de rigoler quand elle est avec toi.

Moi avoir une telle discussion avec mon père, je ne me souviens pas avoir été aussi heureux qu’aujourd’hui, je crois que j’ai toujours eu besoin de cette discussion.
***
Le matin de bonne heure après avoir parlé à mon chéri au téléphone, avant même d’aller au boulot , je suis parti trouvé mon père au salon. Comme d’habitude quand je veux quelque chose de lui, je m’assoie par terre, et je m’accroche à sa jambe. Pour y déposer ma tête.

-PAPA : qu’set ce qui se passe encore
-MOI : « papa di naleu name dé » (tu vas me manquer papa)
-PAPA : ah bon pourquoi tu vas quelque part lol
-MOI : je veux retourner auprès de mon mari.
-PAPA : tu es marié ? Depuis quand ? Lol
-MOI : pa arrête, je te parle d’Aziz il m’a dit qu’il t’avait parlé, et que tu lui as répondu que tu acceptais, si j’acceptais à mon tour.
-PAPA : ha oui mais ça c’était avant.
-MOI : ça veut dire quoi ça ?
-PAPA : tu croyais que je n’avais pas compris ton manège, tout le temps chez eux, tu n’es presque plus à la maison. Si tu voulais vraiment retourner auprès de ton mari tu l’aurais fait depuis qu’i l été venu me voir. Si tu y retournes, par pitié c’est non ! Je te connais Aicha !

-MOI : ça n’a rien à voir papa, tu me connais alors tu devrais savoir que je n’en serais pas capable. Mais je reconnais que ça m’a conscientisé sur le fait que le temps n’attend pas, et que je me dois de vivre ma vie avant qu’il ne soit trop tard. Et de toute façon tu l’as dit cette fois c’est ma décision, et je suppose que mon oncle t’appellera ou passera pour te parler.
-PAPA : on en reparlera.

Et effectivement dans la soirée mon oncle était revenu accompagné de mon chéri... « Dama ko guiss rek sama kol séde » il aura suffit que je le voie pour que mon cœur s’emballe.je l’aime je l’aime. Je les ai salués puis j’ai tenté de me retirer pour les laisser seule.

-PAPA : non reste, ce qu’on a dire vous concerne tout les deux.

Hmmm « bismilah », papa a l’aire trop sérieuse.
Je me suis assise aux côtés de mon chéri, comprenez moi, « nobaté rek. »

-PAPA : je vais être bref, Aissatou Sall sais tu dans quoi tu t’embarques ? Je suis prêt à te soutenir dans tout ! Mais je veux être sûr que tu sais ce que tu fais. Nous avons commis une erreur en voulant vous unir une première fois sans vraiment être sûr que vous le vouliez vraiment. Cependant cette fois tu es venue de toi-même me dire que tu veux retourner dans ton ménage.

Je te préviens puisque cette fois c’est ta décision, je ne permettrai pas que tu reviennes ici parce que tu as eu un quelconque souci avec ton époux.

Quand à toi(en s’adressant à Aziz) ce que j’ai à te dire va être plus que bref et ce sera devant ton père Je t’ai toujours apprécié, raison pour laquelle ton comportement avec ma fille m’a déçu. J’aurais été un autre peut être que la relation avec ton père se serait détériorer, mais je refuse que des enfants, gâche ce qu’on a construit pendant tant d’années. Lorsque tu es revenu me voir j’ai été très clair avec toi. Je ne permettrais plus que tu causes du tord à ma fille. Ton père me connaît assez pour savoir que je ne suis de ceux qui se répètent. Tu as intérêt à prendre soin de ma fille, à la respecter, si tu ne le peux pas dis le moi là maintenant !

-MON ONCLE : ne t‘inquiète pas il a bien compris la leçon même si ma belle fille a souffert, c’est bien qu’elle l’ait fait languir de la sorte afin qu’ils se rendent compte de ce qu’il a failli perdre.
-PAPA : oui mais je veux l’entendre de sa bouche.
-AZIZ : tu peux être tranquille mon oncle, je ne commettrai pas la même erreur.
-PAPA : tout est clair alors je me suis renseigné pour avoir un jour favorable et dès dimanches tout sera fait. Pas besoin de monde il n’y aura que nous ici plus l’imam.
-AZIZ : Dimanche ça ne peut pas se faire plus tôt ?

Papa qui n’a émis aucun commentaire mais riait dans sa barbe.
Quand ils sont repartit j’ai posé la même question

-MOI : pourquoi dimanche n’était ce pas possible aujourd’hui ?
-PAPA : aicha ??? Pourquoi tu es si pressée ? Il s’est passé quelque chose que tu ne me dis pas ?
-MOI : hayyy papa, rien de rien, je veux en finir avec ça c’est tout.
-PAPA : hmmm oui mais fallait qu’on choisisse un jour favorable…

Je me disais « jour favorable »… on en avait choisi un et pourtant… dimanche dal c’est trop long !
Mais l’essentielle est que je redevienne madame Kane. Je m’étais mariée une première fois par amour pour mes parents cette fois ce sera par amour pour l’homme le plus merveilleux qu’il me soit donné de rencontrer. Mes valises étaient bouclées en attendant le jour J.

***

Enfin ! Tout c’est fait assez vite. Dés que le mariage a été scellé je lui ai fait discrètement signe de se préparer. Elle est partie pour revenir avec ses valises.
Et cet idiot d’Iboulaye qui la taquine « Aissatou yakamti ngeu dé » (t’e pressée dis moi)
Elle a paru un peu gênée.

-MOI : « bayil diambour », c’est moi qui lui ai intimé l’ordre de faire ses bagages lol

Sa mère s’en est mêlée.

-TA KADIA : moi je dis bon débarras, puisqu’elle est mariée, elle n’a plus rien à faire ici, nous ne faisions que l’héberger le temps qu’elle rejoigne sa véritable demeure.

Enfin à la maison ! Maman l’a accueilli avec une joie sans borne ; elle s’était faite toute belle pour accueillir sa belle fille, elles étaient dans les bras l’une l’autre à pleurer. Mayna qui s’est approchée pour me chuchoter « ya ngui soga nek nit » (tu redeviens sensé)
Au niveau du salon Khalil qui se pointe et saute sur moi.

-KHALIL : Aicha « loy def fi heure bi ? » (Qu’est ce que tu fais là ?) « goudi neu dé » (il se fait tard)

Avec la manière s’il vous plaît !!! Comme si je venais de faire une énorme bêtise.

-AICHA : je reviens vivre ici
-KHALIL : « yaw Aicha do bayi diabanté bi » (tu ne pourrais pas arrête de faire tes vas et viens)
-MOI : khalil !

Il s’est accroché à Aicha comme pour se protéger, il a vraiment peur de moi sans blague ?!

-AICHA : hé laisse le tranquille ! « Derrick bayinako legui fi leu deuk » (je ne partirai plus, je reste pour toujours)
-KHALIL : depuis que t’es parti on ne m’appelle plus Derrick !
-AICHA : même pas Aziz ?!
KHALIL qui lui chuchote quelque chose à l’oreille et celle-ci s’éclaffe en lui disant « di nako dorre » (je vais le corriger t’inquiète)
-KHALIL : dis dons on va continuer à jouer au foot comme avant ? Personne ne joue plus au foot aussi (en me lançant un regard accusateur cette fois.)

Elle portait Khalil dans ses bras et tout le monde étaient autour d’elle, comme si nous avions une personnalité en visite. Que dis-je s’en est une, c’est une reine, qui me fait le privilège de vivre à mes côtés.
Dans notre chambre, je l’ai prise par derrière pour la tenir par les reins.

-MOI : enfin
-AICHA : oui, enfin.
-MOI : tu dois être fatiguée…
-AICHA : non pas trop, tous s’est passé comme je le voulais dans la simplicité. Mais dis-moi pourquoi Khalil a peur de toi maintenant ?
-MOI :lol « dama dofone ay temps » (j’étais devenu fou un moment) et depuis il m’évite. « Dama rouss sakh » (ça me gêne des fois)
-AICHA : lol ça va changer t’inquiète.

Elle s’est alors retournée pour se mettre face à moi ?

-AICHA : bébé stp nagne gorgorlou » (s’il te plait faisons de notre mieux)
-MOI : t’inquiète, tout ira pour le mieux. Vas y prendre une douche et après on verra pour la suite.
-AICHA (les yeux écarquillés) : quelle suite ?
-MOI : vas y prendre une douche boy !
-AICHA : « dama sone dé » (je suis fatiguée) je veux dormir ! Et puis ne me dis plus boy !

Loll cours toujours.
Alors que j’étais drapé de ma serviette. « J’aurais aimé qu’on ait l’opportunité de prendre nos bains ensemble. »
-AICHA: wa laisse moi m’habiller.
-MOI : pourquoi faire ?
-AICHA : Aziz « nguir Yalla… » (stp)
-MOI : s’il te plaît quoi ? lol parce que tu crois que nous allons continuer comme avant comme de vieux mariés, nous contentant de petits bisous ?
-AICHA : ce n’est pas ce que j’ai dit mais…
-MOI: lool t’inquiète, je ne compte rien te faire ici, ce n’est ni l’heure ni l’endroit. Parce que « soumala diapé ba bayileu » hun (tu risques de te regretter de m’avoir autant fait attendre)
-AICHA : mo la première fois « ya daw » pas moi (c’est toi qui t’es défilé l’hors de notre nuit de noce pas moi)
-MOI : donc c’est bon on verra pour le prochain combat…

Elle jouait à l’effrontée alors qu’elle avait les yeux tout rouges.

-AICHA : « wa damy fo rek » (c’était pour blaguer) Faut pas jouer l’idiot non plus !
-MOI : qui parle de « gagne » ici ? (qui parle de faire mal ici) Bon allons nous coucher demain une dure journée nous attend. Oui demain nous devions aller dans l’après midi à l’état civil pour tout légaliser, je ne commettrais pas la même erreur. La première fois je ne voulais pas, parce que ça aurait pris du temps pour divorcer. Toute la nuit nous l’avons passé dans les bras l’un l’autre à discuter.

***

Me voici devenue madame Kane devant la loi, les hommes, les extra terrestres, les animaux et tous ! Voleuses de mari tenez vous à carreau !
Iboulaye et Mimi ont été nos témoins

Tout le monde était au courant Aicha « dafay délou » (Aicha retourne dans son domicile conjugal) et on disait « ha lou yalla newoul diekh neu ken meunoussi dara » (si Dieu dit que ce n’est pas fini ce n’est pas fini)

Beau papa, a encore voulu nous offrir une seconde lune de miel mdrr

-AZIZ : ha non cette fois c’est bon merci, j’ai déjà tout prévu !

Et en effet il avait déjà tout prévu, nous sommes sortis de Dakar pour allez un peu plus au nord, en bordure de mer et tout. Nous étions pires que deux aimants. Nous avons passé la première journée au bord de la mer. Je buvais ses paroles, comme si ma vie en dépendait. Comment j’ai pu vivre loin de lui aussi longtemps, ma vie était devenue tout autre chose depuis qu’il en fait partie.
Dans la soirée il a tenu à se qu’on prenne un bain ensemble mais « dama roussone » (j’avais trop honte) lol je me suis enfermée sous la douche un long moment comme la première fois, je me disais « que dois-je mettre !!! »

Il m’avait encore parlé de la robe rouge je lui ai répondu que je l’avais brûlé lol
Mayna m’avait fait promettre de mettre le cadeau qu’elle m‘avait faite et j’avais promis.
Mais cette tenue est trop provocante, et de toute façon j’ai peur de ce qui va se passer cette nuit. Je ne sais pas comment je dois m’y prendre… « Ay mane,tey meu dé »( j’étais encore plus nerveuse, que la première fois)

Et lui qui s’impatientait en tambourinant la porte « tu en mets du temps ! »
Je suis alors sorti… j’avais porté le fameux cadeau… mais sous un peignoir s’il vous plaît !!!

-AZIZ : lol « tapet bi » (peureuse va) Que portes-tu en dessous ?

Je ne disais rien, grande bouche là c’est fini, je serais sage comme une image pour qu’il ait pitié de moi.

-AZIZ : puis je vérifier par moi-même ?

Je croisais les bras et la pièce devint soudain trop petite pour nous deux. « Ey way » si on pouvait m’anesthésier !!!!

-AZIZ : lol viens par là.

Il m’a attiré vers lui et m’a dis tout bas :

-AZIZ : as-tu peur de moi ?

J’ai fais une mimique comme pour dire non.
Il m’a attiré vers le lit pour me faire asseoir délicatement moi aussi, comme une petite fille je ne rechignais pas.

-AZIZ : tu sais que tout ce que je te disais jusqu’à maintenant c’était pour taquiner j’espère ?!

Je restais silencieuse.

-AZIZ : aicha regarde moi.

J’ai levé les yeux, et j’y ai lu de l’inquiétude, de l’amour, du réconfort. Mais j’avais peur, mes larmes commençaient à monter …

-AZIZ : hey hey qu’est ce que tu me fais là ?! Tous les couples mariés sont appelés à passer par là…
-MOI : je sais mais « dama ragal »… (j’ai peur)
-AZIZ : ok c’est bon, t’inquiète pas j’attendrais que tu sois prête.

Il m’a fait un bisou avant de m’aider à m’allonger pour faire pareil à mes côtés tout en me serrant dans ses bras. Nous sommes restés comme ça un bon moment, des heures je dirais « ma rouss ba beugeu dé nak » (j’avais honte) « yene ragal yi dou diam » (c’est quoi même toute cette frayeur quoi de plus normal que de s’unir à la personne qu’on aime. Il était silencieux j’ai levé ma tête, et on aurait dit qu’il dormait, mais je savais que non, comme son cœur battait là tout contre le mien il ne dormait sûrement pas, j’étais toujours enveloppé du peignoir lol
-MOI : bébé…

Il ne répondait pas. Il s’est au contraire retourné, me tournant le dos.

Ay Aicha « li nga néké tayoko nak » (ressaisis toi) c’est l’homme que tu aimes qui es là fais lui confiance. Voilà ce que je me disais.

J’ai touché son épaule, toujours aucune réaction.

-MOI : je sais que tu ne dors pas.
-AZIZ : je sais que tu sais, c’est que je ne veux pas que tu le fasses si tu n’es pas prête.
-MOI : j’ai peur… mais je suis prête.

Il s’est alors retourné.

-AZIZ : « douma de flou lay lor » (jamais je ne te ferais du mal) ai confiance en moi, ai confiance en notre amour. Laisse toi faire il n’y a rien d’autre ç faire.
MOI : ok…
AZIZ : tu veux bien ?

C’est facile à dire « dé mom ». Je veux mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais j’ai quand même hoché la tête en signe d’approbation.

Quand il a posé ses lèvres sur les miennes, j’ai senti mon cœur s’affoler, son baiser devenait de plus en plus exigeant. Quand il s’est mis sur moi, je sentais tout contre moi ce corps qui me consumait de désir. Je voulais que cette étreinte s’éternise. Tandis qu’il desserrait la ceinture de mon peignoir mes mains parcouraient son torse sans que je ne le fasse exprès. Il parcourait ma bouche, mon cou, pour se loger au niveau de ma poitrine, je ne voulais plus qu’il s’arrête. Je ne me suis même pas rendu compte que je n’avais plus mon peignoir. Il a posé son regard brûlant sur moi en me disant

« yaw solo yéré dé li élastique leu lol » (ce sont des ficelles que tu porte mais ça n’a rien d’une nuisette)
« Tu voudrais bien me la prêter quelque fois pour jouer au lance pierre »
-MOI : mdrr
-AZIZ : sérieux j’en ai même oublié ta nuisette rouge. Où a tu dénicher ceci.

Il parlait tout en me donnant de fiévreux baisers. J’arrivais à me détendre…J’étais incapable de résister à la sensualité de ses caresses qu’il me prodiguait. Je me sens femme pour la première dans ses bras. Toutes ces caresses me mettaient au supplice…

Le désir montait en moi, incontrôlable. Ravie et soumise à la fois je me laissais aller. Je me surpris alors à répondre avec frénésie à ses baisers.

?#Ne faisons surtout pas de bruit ! Laissons nos deux tourtereaux seuls et refermons la porte derrière nous : D
Bonne nuit à tous ;)#
Bon ramadan à tous que Dieu absoude nos pêchés


Du même contributeur, Alima


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