person_outline Me connecter close
Fermer
search
Recher.
menu
Menu

Vous
EN
English

groupRejoignez le Club.
Vous allez adorer Seytoo !


Accueil
share
@

Partager
arrow_back
Retour
CHRONIQUE - L´autre : entre choix et désarroi, par Alima - SEYTOO.COM
keyboard_arrow_rightSuivant
keyboard_arrow_leftPrécédent
save

Enregis.
share
@


Partager

L´autre : entre choix et désarroi

Chronique

Ce que je crois c’est que tu ne pourras être heureuse qu’à mes cotés, parce que nous nous aimons. Mais si toi tu ne penses pas ainsi je n’y peux pas grand-chose, je t’ai ouvert mon cœur. J’ai été sincère pourtant ça ne m’a servi à rien…

Publié le 23 juin 2020, Alima

J’y crois, je crois à tous ce qu’il me dit. Sinon pourquoi aurait-il fait tout ça ? Me trouver du travail, se préoccuper de tous ce qui m’arrive. Il n’est plus avec Nafi et il revient avec moi. Mais que ce serait-il passer si Nafi n’avait pas rompu d’elle même. Ensuite une phrase de Bachir m’est venue à l’esprit.

« Je t’aime, et je ne fais pas que te le dire… » Et c’est vrai chaque jour chaque minute il me montre à quel point il m’aime. Je ne peux pas faire comme lui, faire souffrir gratuitement les gens comme ça, je m’y refuse ! Bachir c’est vrai que je ne l’aime pas comme j’aime Aziz, mais j’apprendrais. Tout comme lui est parvenu à m’aimer comme il dit, j’arriverai à aimer Bachir de tout mon cœur parce qu’il le mérite.

-MOI : je suis désolée…
-AZIZ : désolée pour quoi ? Oserais-tu renoncer à ton bonheur ?
-MOI : effectivement c’est parce que je refuse de renoncer à mon bonheur, c’est Bachir que je veux…
-AZIZ : Aicha… « doumala top di sarakhou dé » (je ne vais pas ramper indéfiniment à tes pieds) Je sais une chose, je t’aime et je veux que tu me reviennes. Mais je ne passerai pas ma vie à insister.
-MOI : justement je ne le veux pas ! Je veux que tu comprennes que toi et moi, n’avons rien à voir ensemble, j’en aime un autre.
AZIZ : et ce qui c’est passé alors, tu aime Bachir et pourtant tu frémis entre mes bras ? T’es tu rendue compte de comment tu répondais à mon baiser ?
-MOI :… je t’aime comment est ce arrivé aucune idée. Mais aussi bien tu aimais Nafi et que tu dis maintenant m’aimer aussi bien je t’aime mais que maintenant mon cœur appartient à Bachir.
-AZIZ : Aicha ce n’est pas pareil je te l’ai dis… Et puis pourquoi tu mens !
-MOI : en quoi est ce différent ? En rien justement. Et puis ne me traite plus de menteuse ! Et d’ailleurs je ne ferais jamais souffrir une personne qui m’aime, et Bachir lui m’aime, je ferais tout pour lui rendre au centuple cet amour. Si vraiment tu m’aimes comme tu dis tu dois vouloir mon bonheur, tu as tout fait pour que je sois heureuse ! Ne t’arrête pas en si bon chemin.

(Je sais que vous m’en voulez, mais « li dal sama khel lay def », j’opte pour la sécurité)

***
Elle venait de me tuer. Aurais-je donc échoué ?

-MOI : je t’aime, quand je prie la seule chose que je demande est que tu me pardonnes… tu as raison je t’ai humilié au lieu de t’honorer et je n’ai pas d’excuse pour ça. Je ne te mérite pas. Je crois que je me comportais ainsi plus parce que j’avais peur de t’aimer depuis le début.
Peut être que Bachir a été le déclic pour me faire prendre conscience à quel point je t’aime, mais là en moi, je savais que je ressentais quel chose sans pareil.

Ce que je crois c’est que tu ne pourras être heureuse qu’à mes cotés, parce que nous nous aimons. Mais si toi tu ne penses pas ainsi je n’y peux pas grand-chose, je t’ai ouvert mon cœur. J’ai été sincère pourtant ça ne m’a servi à rien…

Tu as raison… ce qui m’importe le plus est que tu sois heureuse… alors si tu ne peux l’être qu’aux cotés de cet autre… Je te le souhaite. Et n’oublie pas s’il te plait si jamais tu as un quelconque souci fais le moi savoir, je pensais ce que je t’ai dis à la maison, je suis d’abord un frère pour toi. Sois heureuse ! Viens.

Dire quoi, que dire d’autre, elle est assez claire, et elle a raison ce qui m’importe le plus c’est qu’elle soit heureuse, alors je suis prêt à la laisser partir.
Nous marchions côte à côte pour rentrer à la maison et l’atmosphère qui planait entre nous ne me plaisait guère.
À la maison grand mère nous regardait les yeux pleins d’espoir mais faut croire que nous n’étions pas d’humeur à faire la comédie.

-MAME BOYE : « Sene kanam yi léwat na di » (je n’aime pas vos mines)
-MOI : oublie tout ça ne parlons plus de ça !
-MAME BOYE : « hayyyy Haissatou deugeur ngeu bop dé » (tu es trop têtue)
-MOI : non elle n’a rien fait ! Tout ce qu’elle m’a dit n’est que vérité. D’ailleurs si jamais elle décide de se remarier et je suis sûr que ça ne vas pas tarder, je serais le premier à accepter qu’on accorde à cet homme sa main et il sera chanceux.

Elle m’a scruté un long moment avant de rabaisser les yeux.

-MAME BOYE : les jeunes d’aujourd’hui m’étonneront toujours… mais Dieu est grand.

Rien ne se passe comme je le veux ! C’est devenu du n’importe quoi avec Aicha qui m’évite comme pas possible, qui ne me regarde même pas. Tout le monde c’est couché très tôt ce soir là. Le lendemain elle a fait le ménage, j’ai tenu à l’aider elle a refusé mais ça me dérangeait pas du tout de le faire ça n’avait rien à voir avec tout ça. C’est maintenant moi qui désirait rentrer, m’éloigner d’elle parce que plus vite je serais loin d’elle mieux je me porterais je crois. J e veux qu’elle soit heureuse mais en même temps ça me fout en rogne que ce soit avec un autre que moi !

Nous sommes rentrés ensemble dans la soirée, je l’ai entendu parler au téléphone je crois que son homme lui proposait de venir la chercher. Et elle a décliné l’offre sous prétexte qu’elle risque de rentrer tard.

***

Quoi ? Que Bachir vienne me chercher et qu’il y ait télescopage entre eux deux ! C’est que depuis hier j’ai caché à Bachir qu’Aziz était avec moi. Bien que je n’ai rien prévu mais le comprendra t’il ? Et en plus je me sens coupable d’avoir embrassé Aziz et d’avoir pris goût à son baiser. Oui j’y ai pris goût parce que je l’aime mais ça vous le savez déjà.

Cependant on arrive à une étape de notre vie où l’on se rend compte que seul l’amour ne suffit pas, j’ai besoin d’avoir confiance, en la personne avec qui je suis, j’ai besoin de sentir que je suis la seule et l’unique et avec Azzi ce ne sera pas le cas peut être qu’il ne cessera jamais de penser à Nafi

Aucune idée, mais je ne prends pas ce risque. Bachir quand je le regarde des fois j’avoue je me sens mal à l’aise parce que je vois dans ses yeux que je suis celle qu’il attendait. « Lolou meunou mako am diko sagané » (une chose assez rare)

Dans le car nous n’étions même pas assis côte à côte, il m’a payé le transport. Au garage s’est occupé de tout et s’attelait à chercher un taxi qui puisse nous ramener.

Chacun est rentré, et pendant des jours je n’ai pas eu de nouvelles de lui. On dirait qu’il tient sa promesse. Je continue mon petit bonhomme de chemin avec mon Bachir. Maman a finalement appris qu’Aziz était au village avec moi, et j’ai fini par tout lui expliqué.

-MAMAN : tu es sûr de faire le bon choix ?
-MOI : non. Mais j’assume.

Bachir je me disais que ce n’était pas important de lui en parler, « li am amna ba paré » (c’est du passé) mais j’aurais du… Tout ça est de la faute à Mimi « mou eupeul mi ! »
Un jour alors que j’étais au téléphone avec mon chéri… elle fait irruption dans ma chambre.

-MIMI : héhéhé yaye bandit alors comme ça t’étais avec ton chéri au village…

« Toutimeu sagako ! »(J’ai eu envie de l’insulter) Je lui fais signe avec de grands signes de se taire. Mais fallait qu’elle continue !

-MIMI : « mome rek ngeu nop » (tu n’aimes que lui)

À force de la fusiller du regard, elle fini par la fermer.
Et Bachir à l’autre bout du téléphone qui insistait sur le « ton chéri »

-BACHIR : ce n’était pas moi en tout cas…
-MOI : non ça n’a rien à voir, Mimi aime faire l’idiote quelque fois !
-BACHIR : Mais tu étais avec Aziz c’est ça ?
-MOI : non je n’y étais pas avec lui, je l’ai trouvé là bas, et je voulais t’en parler, mais ce n’était pas si important pour moi.
-BACHIR : Tu comptais me le dire quand que tu étais avec « ton chéri » ?
-MOI : Bachir arrête ça ! Ne prends surtout pas en compte tout ça !
-BACHIR : tu pouvais juste me dire « Bachir je veux retourner avec mon mari au lieu de me laisser l’apprendre de la sorte. » Parce que c’est ce que ça signifie n’est ce pas ?

Et là le gars qui raccroche ! « Dafay fo wala », de quoi il parle. « wouy yalla boul def lolou !!!! » Je fixais Mimi qui finalement comprenait la bourde qu’elle avait faite, et restait bouche bée.

-MIMI : qu’est ce qu’il a dit ?

Je rappelais Bachir il ne décrochait pas ! Je lui envoie un texto « tu es plus intelligent que ça je pense ! J’ai juste pensé que ce n’étais pas important, il faut qu’on parle. »
Il ne m’a même pas répondu.

-MIMI : je vais lui parler, si je lui explique il me croira.
-MOI : Sheutt Mimi « bakhneu » et je me suis allongée en lui tournant le dos, je n’avais pas envie de parler.
-MIMI : Aicha, tu sais que je n’ai pas fait exprès.
-MOI : je sais oui… mais « ins bi diap ssi rek » (s’il te plaît) je ne suis pas d’humeur.

Elle est rentrée me laissant seule. Il y quoi avec moi ! Pourquoi dés que je pense que ça va aller, ça s’empire !

***

Des jours que je n’ai plus de nouvelles d’elle du moins je ne cherche pas à en avoir, je n’appelle plus Mimi, et Mansour, les rare fois que l’on se parle quand il tient à me parler d’elle j’oriente la discussion ailleurs. Je veux le moins de chose possible qui puisse me la rappelé, de toute façon ça fait pas longtemps que ces sentiments sont nés, ça va passer. J’ai été tenté de rappeler, Nafi, mais ce ne serait pas juste, je l’ai trop fait souffrir, elle tout comme Aicha mérite mieux que moi. Mimi la fois passée m’a appelé, pour me demander le pourquoi du fait que je ne l’appelais plus lol

Elle se plaignait de touts les questions que je lui posais maintenant que je le fait plus elle se plaint aussi.
Je lui ai alors expliqué que je m’étais tout simplement résigné « rek », elle a insisté pour savoir le pourquoi j’ai fini par tout lui raconter.

Elle m’a encore rappelé pour me dire qu’elle avait gaffé, et qu’il se peut qu’elle ait crée quelque soucis à Aicha.

J’étais curieux et inquiet. J’ai alors appelé Aicha pour la première fois depuis des jours.

-MOI : je ne vais pas y aller par quatre chemin Mimi m’a dit que t’avais un souci. Qu’est ce qui se passe.

Elle est restée silencieuse un long moment

-MOI : Aicha !
-AICHA : suis là ! C’est que je ne vois pas ce que tu veux que je te dise, c’est moi que ça concerne.
-MOI: Aicha, je t’écoute
-MOI : ok… tu veux savoir ? Tu me portes la poisse, « topé ngama mboro ! » A cause de toi il se peut que je perde l’homme que j’aime ! Voilà ce qui se passe !

Et elle a raccroché.

Je suis censé me réjouir de ceci, parce que je sais qu’elle m’aime toujours et que Bachir évincé ce serait facile de la ramener à de meilleur sentiment. Mais si ce n’est ce qu’elle veut, je ne peux pas agir selon mon bon vouloir.

Pour une fois dans ma vie je me dois de prendre une décision par moi, une décision qui m’honore je le lui dois, et je lui dois bien plus encore.

Il m ‘appartient de la rendre heureuse, j’ai commencé, je continuerai.
J’appelle Bachir qui met du temps à répondre.

« Té nga wouyou boy bala sama rap bou bonne bi di yewou » (réponds avant que mes mauvais
Démons ne se réveillent.)

-BACHIR : oui Aziz ?
-MOI : Bachir ça va ?
-BACHIR : tranquille, qu’est ce qui ce passe ?
-MOI : rien de spécial…
-BACHIR :… bon alors qu’est ce que tu veux ?!
-MOI : Qu’on parle d’homme à homme.


Du même contributeur, Alima


Partagez votre commentaire...



Dans la même rubrique



Nous vous recommandons

Seytoo
Life
Seytoo
Africa
Seytoo
TV
Seytoo
News
Seytoo
Club



À propos| Contacts| Confidentialité| Seytoo.App|English

© 2020, Seytoo, tous droits réservés. Seytoo n'est pas responsable des contenus provenant de site web externes et/ou publiés par ses visiteurs.