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CHRONIQUE - L´autre : déclaration et contre-déclaration, par Alima - SEYTOO.COM

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L´autre : déclaration et contre-déclaration

Chronique

Quand je suis retournée à la maison, la plupart étaient rentré. De ma fenêtre j’entendais Khadissa avec une autre discuter en rangeant certains outils.

Publié le 16 juin 2020, Alima

« Wa yow ba diam » (qu’est ce qui te prend ?)

-MOI : non toi qu’est ce qui te prends ?, comment peux tu te permettre de l’emmener jusqu’ici ?
-AICHA : il n’est pas venu jusque chez toi je pense !

Je n’arrivais plus à me contrôler.

-MOI : tu le fais exprès !
-AICHA : mais qu’est ce que j’ai fait exprès ; tu me fais mal wayow !
-MOI : je m’en fou tu disais m’aimer et te voilà déjà avec un autre !
-AICHA : ma tey la wakh legui lana leu ? (et après) t’ai-je déjà dit que je t’aimais wakhal ! Et puis quoi ? En quoi ça te concerne ?
-MOI : ça me concerne parce que j’ai été ton mari.

Elle me lança un ricanement méchant.

-AICHA : tu as été ! Tu l’as dit toi même alors pourquoi te comportes-tu de la sorte comme si tu étais jaloux.
-MOI : je suis jaloux !

Voilà c’est dit je le reconnais maintenant, j’ai lâché son bras pour m’attarder sur sa main. Ce qu’elle sent bon…

-MOI : je suis jaloux je te l’avoue. Sais tu pourquoi ? Parce que je t’aime.
***
Je suis restée inerte lorsqu’il a prononcé ces mots, c’était la première fois qu’il me disait ça et malheureusement je n’y croyais pas et ça me faisait mal pourquoi tomber aussi bas Ne sait-il pas qu’il me fait encore plus de mal ainsi Je t’aime mon œil !

-MOI : et Nafi tu l’aimes toujours j’espère.
-AZIZ : Que viens faire Nafi là dedans on parle de toi !
-MOI : ah si Nafi a tout à y voir n’est ce pas pour elle que tu ne tenais pas à ce mariage ? Tu aimes Nafi et pourtant tu dis m’aimer ?! « Yow nak Aziz ndéké kou sokhor ngueu »( je ne savais pas que tu étais aussi cruel » Je n’ai pas le droit de refaire ma vie ?
Il a fallu que tu sois au courant de ma relation avec Bachir pour te rendre compte de ton amour ? « bouma rélo way » (ne me fais pas rire) Et puis attend ! Qu’est ce que tu crois que même si c’étais vrai je retournerai avec toi ? mdrrr « bayma way » (tu rêves) Entre Nafi et moi qui serait la première et qui la seconde ?
-AZIZ : Aicha « yaw sopékou nga dé » (tu as changé)

Et mon téléphone qui sonne.

-MOI : Bon je te laisse on m’attend

« Maniko fa gnouk ni yak bou nakari » (je l’ai planté là pour rejoindre Bachir)

***
Je ne sais pas ce qui m’arrive j’ai Nafi pourtant elle ne me suffit plus. Je me rends compte qu’Aicha compte beaucoup plus que je ne veux me l’avouer à moi même. Je ne supporte pas de la voir avec Bachir. Il faut que je me l’hôte de la tête. Dernièrement Nafi me demande tout le temps ce qu‘on attend pour nous marier et justement rien. Puisque beaucoup de temps a passé mais je me trouve toujours une excuse comme quoi je ne sais pas quelle sera la réaction de son père. Mais la véritable raison est que je ne suis plus sûr de rien.
Quand je suis retournée à la maison, la plupart étaient rentré. De ma fenêtre j’entendais Khadissa avec une autre discuter en rangeant certains outils.

-LA FEMME : « Mom dé da fa diek ba dé » (elle est éblouissante) On dirait qu’elle ne sort pas d’un divorce
-KHADISSA : elle a tout « kay » ! Elle sort avec quelqu’un de bien mieux « Gni ma lene ko yéné. »(Bien fait pour eux !)

Chacun de ses mots n’étaient que haine et c’étaient comme des coups que je recevais, parce qu’elle avait raison.
Je ferais mieux de me sortir Aicha de la tête, il le faut !
***
J’ai rejoins Bachir l’air blafarde, et il l’a remarqué.

-BACHIR : ça a été dur de tous les revoir d’un coup il me semble.
-MOI : t’imagine même pas, mais c’est bien de toute façon il fallait bien qu’il y ait des retrouvailles. Il prit ma main dans la sienne.
-BACHIR : t’es sûre que ça va.

Je l’ai alors gratifié d’un sourire.

-BACHIR : tu veux qu’on aille à la pointe où tout ce que tu veux pour que tu changes d’air…
-MOI : Mdrr tu as vu ma robe et mes hauts talons ?
-BACHIR : lol mais on s’en fout tu veux ou tu ne veux pas ?
-MOI : mo je n’irais nulle part habillé de la sorte en plus mariage « la tago » (j’ai demandé la permission pour un mariage.
-BACHIR : mdrr permission. Hmm T’as raison « kharal ma yobou domou diambou bi sakh » (mieux vaut que je te ramène chez toi)
-MOI : mdrr ce qu’on va faire on rentre, je me change et je préviens papa et maman.
-BACHIR : Thiey la fifille à ses parents.
-MOI : lol rien à voir
-BACHIR : « ho que si bébé ngeu rek » t’es qu’un bébé.
-MOI : « bou yabo » (si je veux)

Il me taquine tout le temps. Je l’adore voilà c’est dit. Il est toujours là quand j’ai besoin de lui. Depuis mon divorce j’ai repris une nouvelle vie. Un nouveau travail, un nouvel homme, et un homme extra en plus.
Des fois je me demande où est ce que j’en serais s’il n’avait pas été là, à ce moment crucial.

Je suis rentrée me changer puis direct la plage.

-BACHIR : je te préfère comme ça.
-MOI : comment ?
-BACHIR : décontractée, belle, simplement.

Il me regardait avec une telle intensité, pour après éclater de rire.

-MOI : pourquoi tu ris ?
-BACHIR : tu fais la timide timidité là alors que des fois à certaines de tes réactions je vois que tu ne l’es pas du tout. « Len dal kham nako reuy lamign def nga ko » (tu tu a une grande gueule)
-MOI : bachir ! « yaw legui yap ngama dé ! »(Tu as commencé à te foutre de moi) Tu me rappelles à chaque foi ce fâcheux incident ish (mon arrivée au village)
-BACHIR : mais ça n’avait rien de fâcheux c’était surtout mignon lol Tu étais adorable comme une fillette… Je voudrais t’avouer une chose.

Hmmmm que prévois-tu encore de me dire.

-BACHIR : Tu te souviens de cette fois lors de laquelle je t’ai trouvé dans ta chambre… en fait j’ai eu un choc. Je prenais conscience que je t’avais retrouvé mais que je t’avais aussi perdu.
-MOI : quoi comment ça ?
-BACHIR : Je crois que tu t’étais bien rendu compte que tu me plaisais et si ce n’est pas le cas, c’est que tu n’es pas si avertie que le pensais. Depuis ce jour au village j’ai voulu te revoir, mais je n’avais plus tes coordonnées et malgré tout je ne cessais de penser à toi. Alors quand j’ai découvert que tu étais marié à Aziz, ce fut un choc, mais je ne voulais pas que ça se perçoive quand même. J’avais déjà parlé de toi à Daba (Rokhaya). Quand on a su qui t’étais Rokhaya m’a carrément dit « éloigne-toi » parce qu’elle savait tout à force de lui parler de joli fille sur la charrette lol…Ce que je vais te dire est encore plus grave…

Je le pressentais bien mais quand même je ne m’attendais pas à tout ça, que pourrait-il y rajouter…

-BACHIR : quand tu t’es séparé, je ne le voulais pas, « yénéwoumalakowone » Mais secrètement ça ne me dérangeait pas trop. Au contraire je me suis dit, Dieu fait bien les choses et que s’il m’a remis sur ton chemin c’est bien parce que j’ai une chance aussi minime soit-elle.

Hein ???

-BACHIR : « bayil sa beut yi nga may fixé » (arête de me fixer de la sorte) J’étais mal pour toi et s’il y a vraiment une chance pour que tu retournes avec lui, malgré moi je t’y encouragerais. Mais là je suis heureux de t’avoir avec moi. Bref tout ça pour te dire que je t’aime, que je suis fou amoureux de toi.

Héé qu’est ce qu’ils ont aujourd’hui avec « je t’aime »
J’ai ouvert grand les yeux parce que je ne m’attendais pas à ce qu’il me fasse sa déclaration, pas déjà, pas comme ça.

-BACHIR : lol pourquoi as-tu l’air affolée comme si je venais de te dire « je compte te tuer ce soir »

J’ai souri, que faire d’autre.

-BACHIR : j’ai simplement dit que je t’aime… et si ça ne tenait qu’à moi.

Je lui ai alors mis la main sur la bouche

-MOI : « doyna doyna » (ça suffit)

Il s’est mis à rigoler « dans sa barbe » Tout en détachant ma main de sa bouche.

-BACHIR : Je t’aime et comme je disais si tu le souhaites demain tu pourrais être mon épouse.

Voilà « nak ! » moi je dis quoi maintenant !
Je t'aime par ci je t'aime par là !



Du même contributeur, Alima


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