ERROR: Could not able to execute .
person_outline Me connecter close
Fermer
Shop Life Réussite Africa Vidéos News Chroniques Publier mon article
search
Recher.
menu
Menu

Vous
EN
English
Shop
Life
Réussite
Africa
Vidéos
News
Chroniques
English

video_libraryAbonnez-vous


Accueil
share
@

Partager
arrow_back
Retour
CHRONIQUE - L´autre : jalousie, jalousie, par Alima - SEYTOO.COM

keyboard_arrow_rightSuivant

keyboard_arrow_leftPrécédent

save

Enregis.
share
@


Partager

L´autre : jalousie, jalousie

Chronique

Je lui ai dit que nous nous étions séparés parce que nous savions que ça ne pouvait pas continuer, parce que nous ne nous aimions pas.

Publié le 12 juin 2020, Alima

Qui lui a demandé de se signaler ?!
Pourquoi il sous entend que je leur manque, alors que ce ne sont que des mensonges ! Ils m’ont sans nul doute déjà oublié, moi je ne passe pas un jour sans penser à eux, me réveiller, lui préparer son petit déjeuner, m’occuper de Khalil, préparer le repas, discuter avec Ta Kadia… Mon Oncle me manque ! Ça me manque de discuter avec Mayna, nous taper des barres entre filles. Même Khadissa et Bana me manquent. Ce que je regrette de surcroît, c’est cette semaine cette fabuleuse semaine, cette seule semaine lors de laquelle je me suis vraiment sentie épouse, durant cette semaine il a pris soin de moi, répondait à mes moindre désirs, m’a traité comme une reine et pourtant c’est déjà fini…

Durant mes journées, je donne toujours une impression de sérénité, une légèreté que je dirais siérait quelque peu à ma situation. Seuls les plus avertis parviendraient à déceler mon mal. Pour donner le change je me donne corps et âme à mon travail. Et oui je travaille maintenant, je dirais que c’est arrivé pile au bon moment, c’est tout ce dont j’avais besoin, pour oublier un peu. Dieu fait bien les choses dit on.
Il y a quelques jours une société m’a contacté parce qu’étant intéressée par mon cv. J’ai été très surprise parce que je ne me rappelais pas avoir déposé quoi que ce soit au niveau de cette société. Je m’y suis rendue pour un entretien et ça c’est merveilleusement bien passé, j’irais même jusqu’à dire que ça s’est passé très facilement.

J’ai demandé à papa, qui n’était pas au courant. Mais après y avoir bien pensé je me suis souvenu de Mimi et de son questionnaire. Quand je lui en ai parlé elle n’a pas nié, et m’a expliqué être tombée sur l’annonce.
Elle n’a même pas idée de ce qu’elle a fait, c’est tout ce dont j’avais besoin présentement ; une occupation. Elle est de ma famille mais elle aussi, mon amie et jamais elle n’a cessé de se comporter comme telle.

***
J’ai eu échos des prouesses d’Aicha. Elle se débrouille bien. Je suis tellement fier d’elle.
Ce que je regrette c’est de ne pas m’être rendu compte à temps que j’avais à mes cotés un trésor.
Elle me manque tout le temps et je me sens coupable vis-à-vis de Nafi. Je ne prends pas soin d’elle comme il se doit. Je suis tout le temps distrait. A chaque moment mes pensées reviennent vers Aicha.

J’avais réussi à me faire comprendre de maman et Mayna, elles étaient les seules à qui je devais vraiment une explication. Je leur ai dit la vérité rien que la vérité, rien que la vérité. J’ai avoué que j’étais amoureux de ma femme, mais que je m’en étais rendu compte bien trop tard. J’ai aussi expliqué que si cela ne dépendait que de moi elle n’aurait jamais quitté la maison. Je leur ai expliqué qu’elle m ‘a supplié de la laisser partir, et qu’après ce que je lui ai fait subir, c’était le moins que je pouvais faire.
Je leur ai dit que je pensais tout ce que j’avais dit à son propos, qu’elle était une très bonne épouse, même extraordinaire, une femme avec un cœur d’or, et que je regrette de l’avoir perdu.

-MAMAN : mais alors qu’attends tu pour aller la chercher ?
-MOI : je ne peux pas… il y a Nafi…
-MAMAN : hay !!!! Tu es toujours avec Nafi ? Tu me parles encore d’elle ?

J’avais honte de le dire…

-MOI : je n’ai jamais cessé d’être avec elle.
-MAMAN : « Aziz kagn nga melni » (depuis quand t’es comme ça) être marié et malgré tout courir après une autre. « Yaw li nga néké ndakh ya ko tey » (tout vas bien chez toi)
-MOI : « yaye Nafi dama ko diokh sama kadou » (je lui ai fait une promesse)
-MAMAN : hé !!! C’est la véritable raison de son départ ! « Ya ngui soga wakh kay ! » Passer tout ton temps avec une autre tout en laissant ta femme ici. Je te croyais plus respectueux que ça, et surtout envers une épouse !

Quelle femme crois tu supporterais d’être humiliée de la sorte, tout faire pour un jour être apprécié de son mari en vain. Quelle fasse son possible mais que tu n’ais en tête que Nafi.
Ou bien c’est parce que tu crois que toutes les femmes resteraient avec un homme qui ne les respecte pas ! Sais-tu la raison pour laquelle je suis toujours dans mon ménage.

« Yak sa bay dolene bene » (tu n’es pas ton père) « li nga ma def métinama » tu m’as blessé parce que c’est comme si c’est à moi, que tu as infligé tout ceci. « Domou diambour bi ma torokhal yablouma samay kanamou nawlé » (tu as humilié cette fille, et pour ça certaines se jouent de moi.

-MOI : je te promets que je vais rectifier mes erreurs.
-MAMAN : comment han ! Tu peux me dire ? Tu ne peux pas chasser deux lièvres à la fois et ce que je vois c’est que tu les perdras toutes les deux : Aicha parce que je ne pense pas qu’elle revienne, et Nafi parce que je ne pense pas que son père acceptera que tu l’épouses. Surement pas après tout ça.
-MOI : ce qui m’importe le plus c’est ton pardon, « mane yene la am » (je n’ai que vous)

Mayna ne disait toujours rien.

-MAMAN : tu es mon fils, tu m’as blessé, mais jamais je ne t’en voudrais assez longtemps.
-MAYNA : « sa fougnaral bi yeup ndéké té » t’es raide dingue de ta femme. Maintenant que tu l’as perdu tu te rends compte de sa valeur. Pfff
- MAMAN : que comptes-tu faire maintenant ?
-MOI : lui rendre un semblant de vie et par là même respecter mes engagements vis-à-vis de Nafi.
-MAYNA : « ya ngui takh Nafi soff ma sakh »
-MAMAN : de toute façon tu as arrêté ta décision depuis belle lurette, je ne te dirais qu’une chose tu as assez commis de bêtise n’en rajoute pas.

Je décidais de m’atteler à ce qu’Aicha retrouve le sourire ; rendre Nafi heureuse, parce qu’elle le mérite pour avoir été là malgré tout, pour sa confiance son amour. J’oublierais Aicha !

Je commençais à trop m’habituer à sa présence mais ça va finir. Je dois me racheter auprès de la famille de Nafi même si je n’ose toujours pas poser les pieds chez eux.
Je m’efforçais de réveiller les sentiments d’avant. Ils sont toujours là mais j’avoue qu’ils ne sont plus aussi intenses qu’avant. Je l’invitais à prendre une glace quelque fois, ou une promenade. Et il m’est tant de fois arrivé d’avoir l’impression d’apercevoir Aicha que j’ai eu peur d’avoir perdu la tête : Faut croire que malgré tout elle est toujours dans ma tête.

***
Aissatou ressaisi toi ! Reprend toi en main ! Regarde comme il est heureux, et pourtant tu es toujours là à te morfondre. Je ne crois pas qu’il m’ait vu et Dieu merci. J’aurais trop honte de le regarder droit dans les yeux. J’aurais trop mal de lire autant de bonheur. Je les ai vus, tellement heureux l’avoir vu a fait resurgir une vague de souvenirs, d’émotions. Dans la rue je ne suis parvenue à dissimuler mon désarroi qu’au prix d’un immense effort. Je me suis toujours voulu forte rassurante depuis mon divorce. Mais en dépit de tout, je n’étais pas préparé à le revoir, pas de la sorte en tout cas, main dans la main avec sa Nafi. J’étais dans le vide quand j’ai failli dépasser mon arrêt. Pourquoi ai-je fais ce détour, pourquoi ne suis-je pas rentrée directement. Quand je suis rentrée, à peine ai-je salué maman que je suis partie me réfugier dans ma chambre et m’affaler par terre.

Ça fait mal ! Ça fait trop mal, je l’aime ! Il me manque, il est heureux alors que mois je n’arrive pas à passer à autre chose. Tout le monde pense que je vais bien mieux mais ils ne savent pas ils ne savent pas tout ce que j’endure il n’imagine pas à qu’elle point il me manque. Je suis ensuite allée prendre une douche, et je crois que j’y ai passé des heures avant de regagner ma chambre.
Drapée de ma serviette ; j’étais tassée sur mon lit à pleurer, quand maman me trouva sur cette même posture. Elle s’est approchée à petit pas.

-MAMAN : Aissatou que se passe t-il ?
-MOI : rien.
-MAMAN : c’est à moi que tu parles… tu as eu un souci à ton service ?
-MOI : non.
-MAMAN : alors qu’y a-t-il ? Tu pleures et pourtant il n’y a rien ?
-MOI : « ay yaye Aziz sonal nama (c’est Aziz)

Et j’ai recommencé à pleurer

-MAMAN : de quoi tu parles qu’est ce qu’il t’a fait ?

Elle commence à hausser la voix quand elle est inquiète.

-MOI : il me manque maman je n’aurais pas du partir !
-MAMAN : khay qu’est ce que tu dis là ?

« May dioye » purée je reprenais de plus belle.

-MAMAN : tu veux me rendre folle ? Ne nous as-tu pas dis que c’est toi qui voulais partir ?
-MOI : je n’avais pas le choix ! Il ne m’aime pas !
-MAMAN : AISSATOU ! Tu veux me rendre folle ?!
-MOI : je veux l’oublier !

Je m’accrochais à elle comme à une bouée. Ça fait mal ! Voir Aziz et Nafi ainsi c’était trop pour moi.

-MAMAN : Aissatou « bouma diakhal » pourquoi ne t’être pas battu si tu l’aimes ?
-MOI : parce que c’était perdu d’avance. Nafi, Nafi, Nafi ! Il n’a que celle la en tête !
-MAMAN : c’est qui celle là ?
-MOI : way c’est celle dont je vous avais parlé.
-MAMAN : « yaw Aissatou khana do djiguene ! djiguene molay dieulé si seu sey! » (N’est ce pas une femme comme une autre ? et c’est elle qui te fait abandonner)
-MOI : si ce n’était que ça, si j’avais une chance je l’aurais saisi, mais je refuse d’être avec quelqu’un pour qu’il pense à une autre ! « No beug ma def » (que voulais tu que je fasse)
-MAMAN : « wadiekh neu » (c’est bon) elle me dorlotait comme un bébé.

Nous avons longuement discuté, elle m’a conseillé, m’a demandé de faire confiance surtout au temps que tout ça allait passer mais je savais du plus profond de moi-même que ça n’allait pas passer. Il sera toujours dans ma tête et dans mon cœur. Je n’avais jamais aimé, moi dans mon cas il aura fallu que je sois marié pour finir par tomber amoureuse.

Maman a raison il faut que j’aille de l’avant que j’ouvre mon cœur. Et quand je pense à ça mes pensées ne vont que vers une seule personne… Bachir. Oui lui. Depuis que je suis partie il a toujours été là pour me conseiller me soutenir, il a mainte fois insisté pour que je retourne dans mon foyer.

« Tu sais il y a des soucis dans tous les ménages »

Ce qu’il ne sait pas c’est que je suis partie parce que je n’avais pas le choix.
Je lui ai dit que nous nous étions séparés parce que nous savions que ça ne pouvait pas continuer, parce que nous ne nous aimions pas.

Il m’a plusieurs fois invité, invitations que j’ai décliné les unes après les autres, jusqu’à il y a deux semaines…je me suis laissé aller, mais ce n’était uniquement que des sorties entre amis à deux reprise. Toutefois il passait souvent à la maison. Mais je remarquais que papa était distant à son égard, pas qu’il ne l’appréciait pas, mais surtout pour me protéger. Parce qu’il a été bien clair

« lou lere mola fi guéné wat » si jamais je te redonne en mariage celui-ci devra me garantir un certain nombre de choses)

Il est bien Bachir et je crois que c’est moi qui refusais d’ouvrir les yeux, remarquer toutes ses qualités.

Je crois que je refusais de reconnaître qu’il puisse être celui qui peut être me fera oublier cet autre...



Du même contributeur, Alima


Partagez votre commentaire...



Dans la même rubrique



Nous vous recommandons


Seytoo par eMail
Améliorez votre vie par Email.

Shop
Life
Réussite
Africa
Vidéos
News
Chroniques
English




SEYTOO.SHOP - Shopping for love.

À propos| Contacts| Confidentialité| Seytoo.App|English

© 2021, Seytoo, tous droits réservés. Seytoo n'est pas responsable des contenus provenant de site web externes et/ou publiés par ses visiteurs.