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CHRONIQUE - L’autre : Jour J, par Alima - SEYTOO.COM
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L’autre : Jour J

Chronique

Vous voyez ! C’est toujours de la faute à la mère quand le fils commet une bêtise, quand il n’est pas obéissant, on rejette toujours tout sur la mère.

Publié le 22 mai 2020, Alima

Ils faisaient du boucan depuis ce matin dans la matinée j’étais dans ma chambre tantôt au téléphone avec Nafi tantôt avec Khalil. Iboulaye est passé vers midi. Mes collègues étaient là eux aussi ça ne m’enchantait guère. Ils ont tous été surpris par mon mariage avec Aicha. Certains de mes copains d’enfance se disent sûrement que je suis un traître. Mais je vous montrerais que je n’en suis pas un, Nafi et personne d’autre. J’ai même entendu Khadissa dire « kou wore ren beu déwen té guissoko dagn lako djign wayé dou yaw » (les traîtres* finissent toujours par payer)

Merci vas y parle alors que tout est de la faute à ton mari.

Comment est ce possible, je suis tellement dégoûté. J’ai toujours pensé avoir mon destin en main mais en réalité, il a été scellé depuis bien longtemps.

L’ambiance était à son comble dans la maisonnée mais c’était comme si ça ne me concernait aucunement. J’avais la mort dans l’âme et c’était pire parce que je me devais de faire bonne figure. Les amis étaient là, à me taquiner.

-ALIOUNE : elle doit être une déesse pour être parvenu à te faire te décider.

Même si je n’avais rien en tête je ne pouvais quand même pas leur avouer que j’y étais contraint « gorr yalla boumel ni mane ! »(Je suis un homme quand même) c’est une honte.

Nous avons passé la journée comme ça. Pendant un moment où j’étais au téléphone à parler à ma « babyboo » j’entend des « you-you !!! » c’est sûrement elle. Ils n’ont qu’à me chercher « dou ma fi guene » je suis comme un gamin je sais mais la situation m’énervait. Toute cette mascarade pour une fille qui n’en vaut même pas la peine !

Mayna est venu me trouver dans ma chambre.

-MAYNA : ziz sort au moins regarder ta femme, les gens vont commencer à se poser des questions si tu continues.
-MOI : en quoi ça me concerne ?!
-MAYNA : ce qui est fait est fait grand frère, essaie de l’accepter comme ton épouse, en plus « so guissé khalé bi !!!! »(Si tu la voyais)
-MOI : dégage avant que je ne te casse la gueule !!!
Je sais qu’elle ne le dit pas par méchanceté, mais pour me voler un sourire, mais c’est impossible !
-MAYNA : je veux juste que tu te fasses à cette idée là, moi, je me suis résigné même sans savoir celui à qui je suis destiné…
-MOI : s’il te l’impose à toi cette fois je jure que je le tue !
-MAYNA : « yow yamal mbot sakh doko raye » (tu es incapable de faire du mal)

Et le vieux qui en rajoute en me faisant un cadeau s’en est presque drôle.

Il s’y croit vraiment lui, quand il vient me dire !

« J’ai un cadeau de mariage pour toi, trois jours à l’hôtel *** »

Je vais vous dire, la situation est devenue tellement bizarre pour moi, que c’est devenu drôle.
Et même MA nuit de noce c’est lui qui s’en occupe aussi, de mieux en mieux !

« Ce mariage te tiens très à cœur apparemment »

Et il avait un sourire assez franc pour une fois.

Ton oncle Ismael est un grand ami à moi, et je sais que sa fille ferait une excellente belle fille, ainsi qu’une bonne épouse »
On en reparlera.

Mère elle, avait discuté un long moment avec moi. Mais la phrase qui revenait le plus souvent, était

« Je te demande juste une chose, respecte ta femme »

Je lui ai reparlé de Nafi…

-MOI : et Nafi maman ?
-MAMAN : Aziz même le jour de ton mariage tu me parles encore de Nafi ? Fais toi une raison mon fils. Je sais que Nafi aura quelqu’un de bien.

Elle n’aura personne d’autre si ce n’est moi ! L’amour viendra, l’amour viendra pfff

« Je sais que tout ceci est contre ton grès, mais parce que tu l’as fait pour le bien de tous, m’honorer, aux yeux de tous et surtout de ton père, tu ne le regretteras jamais »

Vous voyez ! C’est toujours de la faute à la mère quand le fils commet une bêtise, quand il n’est pas obéissant, on rejette toujours tout sur la mère.

« J’ai toujours été fière de toi et aujourd’hui encore plus »

« N’aies crainte tu seras heureux, continue juste d’être honnête avec toi-même et avec les autres »

J’ai eu envie de dire, justement je ne sais pas comment continuer à être honnête dans ces cas là, ce n’est justement pas honnête de ma part, d’être avec cette fille, alors que je ne l’aime pas, en plus elle croit que j’ai vraiment voulu de ce mariage pfff

Aicha elle m’énerve encore plus parce que « dafadal khel » (elle est pénard) se faisant sûrement des films sans savoir ce que je trame. Toute ma colère sera déversée sur elle, celle contre mon père, contre ma mère de pas vouloir réagir, se mettre de mon coté, même si je sais que c’est injuste de m’attendre à ça de sa part, en colère contre lui là haut pour m’avoir causer autant de blem, et enfin Elle !
J'ai comme l’impression de trahir Nafi, comme si je lui suis infidèle.

******************

Jour J….affalée sur le lit, les yeux grands ouverts, Mimi est là à mes cotés…comme toujours. La maison est toute silencieuse, tout le monde dort apparemment. Je jette un coup d’œil à mon téléphone, un peu plus de cinq heures, c’est trop tôt ou assez tard ? Est ce qu’on aura le temps de tout préparer ? Je commence à paniquer.

Je me lève pour prendre un bain et faire ma prière. Dans le salon il y en a couchés sur des matelas par ci, par là.
Shiii mais ça rigole pas « dé », c’est aujourd’hui donc.
J’ai demandé au tout puissant celui qui malgré qu’il ait laissé demoiselle ma génitrice m’abandonner. (Je sais je soûle, mais ça fait mal)

A celui qui m’a malgré tout m’a offert une famille en or, un mariage de rêve, ça s’annonce bien en tout cas…bon j’avoue ça a toujours fait partie de mes secret les plus chèrement gardé, un mariage des plus beaux, avec un beau jeune homme dont je serais éperdument amoureuse. Mais je savais que ce ne serait jamais qu’un rêve. Malgré tout ce que je peux dire dans mon cœur je reste la plus romantique des romantiques. Alors mon Dieu je te supplie de faire que je sois heureuse dans mon ménage.

Quelque temps après la maisonnée, reprenait vie petit à petit et chacun était sur le pied de guerre, moi voulant aider coûte que coûte.

-MAMAN : vas y te rendormir « la wakh »Il est encore tôt.
- MOI : je ne peux pas.

Elle m’a regardé, avec de yeux pleins de tendresse, ça me donne toujours des frissons.

-MAMAN : vas m’attendre dans ma chambre j’arrive.

J’y suis allé, m’allonger, serrant un oreiller contre moi.

Moins de cinq minutes plus tard elle pénètre et ferme la porte derrière elle, s’approche…

« Wakh deug dama ragal dama tite » (la vérité, j’ai peur) si c’était un homme avec qui j’ai une certaine affinité peut être que ce serez différent. Mais je ne sais pas si je saurai être à la hauteur. Saurais-je être une bonne épouse pour lui…

-MAMAN : « ya ragal rek » (peureuse vas) Prends exemple sur moi !!!
-MOI : « yaye »…
-MAMAN : LOL quoi ? Je suis ta mère mais je suis aussi une femme. Si tu le souhaites tu peux gagner le cœur de ton homme. Et puisque c’est lui qui a porté son choix sur toi. C’est à toi plutôt de lui ouvrir ton cœur. Aissatou je crois que je t’ai dis l’essentiel de tout ce que tu devais savoir, et faire. Tu ne vas pas chez des étrangers, tu vas chez ton autre mère, ton autre père. Ton époux est aussi un frère pour toi, il est ton « ndottiijo » (ton kilifeu en somme, responsable, ami, frère) Reste telle que tu es est je sais que tu n’auras jamais de problème majeur avec ton époux. Soit son amie, sa confidente. Tu sais ils leur arrivent après une journée de boulot d’être insupportable, mais toi l’épouse ton devoir est de toujours garder ton sang froid. Quand tu franchiras la porte de cette maison je veux que tu me promettes une chose. Quelque soit la raison tu ne plaindras jamais. Et d’ailleurs je sais qu’auprès d’Ouly tu n’auras à te plaindre de quoi que ce soit. Soit une épouse digne de ce nom. « Sey mougn lalathie » (dans une union il faut de la flexibilité) Ne me déçois pas mon ange, ma victoire au sein de la famille se mesurera, aussi par ton comportement futur. Ne laisse pas à certaines le loisir de rire de moi, de ton père.

Je savais bien à quoi elle faisait allusion… Elle c’est la famille qui l’a choisi, mais parce qu’elles n’ont eu qu’une enfant moi et qu’elle était incapable de donner un fils à mon père. Mes tantes ont voulu la rayer de la liste elles ont tout fait pour convaincre papa d’en épouser une autre mais rien y fait. Je ne veux pas que dans le futur on se dise « betougnou » (ce n’est pas une surprise)

-MAMAN : Tu seras heureuse ma fille, je le sais, et je sais aussi que tu me feras honneur aux yeux de tous, en étant la meilleur épouse qui soit.

Purée « ma di lako dioyal dioy yo khamni » (j’ai pleuré, pleuré !!!)

Je promets qu’elle ne me verra jamais triste, je promets de tout faire pour faire de mon couple le plus solide qui soit. Je promets de respecter mon époux et de tout faire pour l’aimer.

Vers huit heures, je suis partie au salon de coiffure accompagnée de mimi et d’autres cousines et d’une autre copine qui était venue nous rejoindre,
Vivi. Mayna on l’a retrouvé au salon.

Heureusement que j’étais la seule cliente à se marier ce jour là. Nous sommes retournées à la maison.

Wooo j’ai failli faire une chute tellement mes jambes s’emmêlaient à la vues de tout ce beau monde. Des louanges à n’en plus finir, c’était magnifique, j’ai salué, salué !!!!! sheuttt vous qui n’êtes pas encore marié je vous plains. Vers les coups de 14h 15h je devais être accompagné de quelque tante, ma mère, mimi, Vivi pour apporter, leur déjeuner à ma belle famille, comme il se devait. De toute façon la majorité est là. Quand j’y suis allée, il y avait ma belle mère chérie elle m’a accueilli en larme, il y avait l’autre femme de mon oncle je ne l’ai presque jamais vu elle. Elle vient rarement aux cérémonies. Encore des chants, des louanges, aujourd’hui c’est vraiment mon jour. Mais il est où mon mari ? Je me demande si je n’ai pas affaire à un fantôme…

Nous sommes retournées à la maison, avons mangé puis nous apprêtions à repartir au salon de coiffure, maman a dit niet, je devais rester à la maison jusqu’ à ce qu’on ai fait le « khoutbeu » (jusqu’à ce que le mariage soit scellé.

-MIMI : Ta mais si on n’y va pas maintenant, on risque de durer là bas.
-MAMAN : ce n’est pas mon problème.

« Kafoul dé » (elle blague pas) Je suis alors parti me mettre sur son lit un voile sur la tête et je discutais avec les filles jusqu’à ce que maman entre et m’intime de garder le silence, parce qu’on était sur le point de nous unir Aziz et moi.
Quelque minutes plus tard, les gens entraient pour me féliciter, Mimi « cong ma cong bou saf !!! » (Mimi me donne un coup sur la tête) c’est la tradition lorsqu’il y a une nouvelle mariée, les célibataires lui donne un coup pour espérer être la prochaine.

-MOI : « wa hé »

Les autres suivaient, Mayna, Vivi et consort.

-MAYNA : wa Mimi pourquoi tu lui donnes un coup mdrrr tu veux devenir bigame ?
-MIMI : lol c’est que ça m’avait manqué de faire ça.

Nous sommes retournées au salon nous changer. Mais la fille que j’ai vue devant le miroir… ce n’était pas moi. Ça vous est déjà arrivé à vous ? De vous mettre devant la glace et vous demander si c’est vraiment vous. J’ai vu une splendeur, ma coiffure, ma robe, mon maquillage. J’étais sur le point de pleurer.

-MAYNA : « shii sama mak mom nop par force » (il va être raide dingue)
-VIVI : waaa Aicha t’es magnifique !!!

« Man kay j’aimême du mal à croire que c’est Aissatou Sall que j’ai en face de moi.

-MOI à Mimi : je me sens bizarre…différente.
-MIMI : tu es juste sublime c’est ça le mot. Je suis tellement contente pour toi.

Elle avait les larmes aux yeux et moi aussi, mais ce n’était pas le moment. Nous sommes sorties prendre des photos, puis direction la maison. Cette fois le quartier était doublement rempli de monde. J’étais sûre de ne pas connaitre la majeure partie des invités. Faut pas oublié que je ne suis pas très sociable quand même, à part la famille, le reste était sûrement des amis à Aziz, et certains de mes promotionnaires.

Ils étaient tous là, maman est venue m’accueillir et cette fois elle n’a pas pu s’empêcher de verser des larmes, et je lui disais.

« Arrête avant que je ne bousille mon maquillage »

« Wa yene nagn wakhanté deug » (disons nous la vérité) il y a quelque chose de louche dans tout ça… mon époux aurait pu m’appeler pour quelque secondes au moins. « Félicitation madame. » Ou un message ! Il ne m’a appelé qu’une seule fois pour me passer un garçon qui disait vouloir me parler. Mais rien de rien « ki dafayabaté nak ! » mais on va voir ce soir tchip !

Mimi qui me dit « je suis sûre, qu’il le fait exprès pour se faire désirer, il te prépare une surprise, il y en a qui aime jouer à ce jeu »

Mayna m’a présenté à Iboulaye, le meilleur ami à Aziz, il est assez sympa, mais il me lançait des fois des regards furtifs, comme pour m’ausculter, lol. Je ne suis pas, un extra terrestre hein ! C’est lui qui était venu me chercher au salon de coiffure.
Puis Iboulaye est arrivé « madame, est-elle prête à me suivre ? »

Le suivre où ça, pourquoi ? Ils ne vont pas me faire leur coup là quand même ?

Je me suis moquée de Mimi quand on lui a fait ce coup… Sauf qu’elle a presque dit à son mari sathie meu lol (kidnappe moi)

-MOI : te suivre pourquoi (avec un sourire crispé, j’ai du coup paniqué).


Du même contributeur, Alima


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