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CHRONIQUE - L´autre : malaise, par Alima - SEYTOO.COM
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L´autre : malaise

Chronique

Je suis sortie en trombe de ma chambre, pour rallier le salon d’où venaient les cris, et ce sur quoi je tombe…me laisse anéantis.

Publié le 25 juin 2020, Alima

Je n’en reviens pas de tout ceci, c’est Aziz qui était supposé rester seule, mais c’est moi qui suis seule, je n’ai plus Aziz et Bachir me tourne le dos. Bien que je ne lui en veuille pas trop parce qu’il a raison, j’avoue vous avez gagné, je continue d’aimer mon ex mari et ce n’est pas prêt de changer, peut être qu’au fil du temps j’aurais réussi à aimer Bachir, mais ce n’aurait toujours pas été la même chose je le sais au fond de moi-même, mais c’est juste que je voulais me donner une chance d’être heureuse. Une chance d’être avec un homme qui m’aime vraiment sans voir la peur de le perdre d’un moment à l’autre planer sur moi. Et c’est ça le problème avec Aziz, je ne suis jamais sûre de rien, je sens qu’il ressent quelque chose de fort pour moi. Mais je doute qu’il soit parvenu à oublier Nafi comme ça c’est ça ma véritable hantise, même si Nafi est parti avec tout ce qu’il a été capable de faire pour elle. Comment peut-il m’aimer moi encore plus fort qu’il ne l’a aimé. « Meunoul nek way ! » (C’est impossible)

Je ne veux pas laisser transparaitre une quelconque tristesse, j’ai assez inquiété ma famille, Je sais que maman demandera après Bachir, parce qu’il avait l’habitude de passer et tout. Mais à elle je lui dirais, pas maintenant mais je lui dirais quand même.

Mais je ne lui dirais pas que tout est de la faute à cet idiot ! Parce que si jamais elle soupçonne que l’autre là a des sentiments pour moi et qu’il regrette c’est fini pour moi, elle dira à papa que je l’aime. Alors que même si je l’aime ce n’est pas pour autant que je souhaite retourner auprès de lui.

Mais il me manque je suis perdue je ne sais pas quoi faire, j’ai peur de retourner avec lui.

Les jours suivants je n’avais plus aucune nouvelle de Bachir, je lui ai envoyé deux messages mais il n’a répondu à aucun des deux. Aziz heureusement ou malheureusement il ne m’embête plus, mais ça me manque quelque foi.

Mimi et moi vous imaginez bien qu’on ne peut pas rester fâchée, c’est ma sœur.
J’ai tout raconté à Mimi, Bachir qui se résigne, qui se dégonfle c’est le mot exacte, même si je le comprends…

-MIMI : « yaw mom say mbir yémé na dé » (tout ça d’un seul coup)…. Ecoute… je sais que tu n’es pas très mystique, et moi non plus, mais il y a des choses ; quand ça t’arrive il devient impératif d’aller voir les marabouts ou peut être un voyant pour savoir ce qui se passe.
Rouguy (une collègue pharmacienne) m’a parlé d’un vieux elle dit qu’il est très fort « loum la wakh ngeu tek si seu beut »
-MOI : ay Mimi « koula bayi », toi un voyant et puis t’as quel soucis pour avoir envie d’y aller.
-MIMI : nooon je n’ai aucun soucis majeur, mais « kham ngeu rek j’avoue que dafay bakh ngay setlou say mbir yen sayi » (il est parfois bien de savoir où en sont les choses)
-MOI : et c’est comme ça que tu comptes t’y prendre.
-MIMI : ohooo t’as rien à perdre, s’il te dit des idioties « kay » c’est simple on dégage.
-MOI : mais il aura déjà bouffé ton fric.
-MIMI : « mo » 500frcs ! Rouguy dit qu’il est très fort. Si c’était un arnaqueur il aurait pu le faire à 2000 ou 5000 comme les autres. On y va voir pour que tu saches ou tu en es et peut être il saura te dire quoi faire si tu peux retourner sans crainte avec Aziz ou si Bachir est le bon avant qu’il ne t’échappe pour de bon.

Nous y sommes finalement allés, même si je n’étais pas très convaincu j’y suis quand même allée.
C’était dans un des quartiers populaires de Dakar, arrivées au niveau de la ruelle nous avons dépassé un bon nombre de gens, lorsqu’on les saluait, il ne prenait même pas la peine de répondre, tellement ils nous fixaient. Ils devaient sûrement avoir une idée sur ce que des étrangères faisaient ici, parce qu’à ce qu’il paraissait le monsieur recevait beaucoup de monde.

Lorsque nous nous sommes introduites dans la maison. Une vingtaine, je dis bien une vingtaine de paire d’yeux nous fixaient. Et dire qu’ils étaient tous là pour le marabout ; hommes et femmes confondus… qui disait que les femmes était les seules à y aller…

A nos pieds jusque devant une case en face se déroulait un tapis rouge mdrr tapis rouge j’ai bien dit !

-MIMI : « asalamoualeikoum kane mo moudjié fi ? » (Qui est dernier sur la liste)
-UN GARS : moi

Nous nous sommes alors assises à ses cotés mais en quelques minutes nous savions déjà ce pourquoi chacun d’eux était ici.

-L’UN : « mane sama mak lalay wakh ni moma ligueye » (c’est mon grand frère qui me veut du mal) Il fait tout son possible pour que je ne réussisse pas ma vie.
-UNE AUTRE : « mane dal sama kimay guénal » (mon copain) à un mois de notre mariage il vient me dire qu’il se rend compte que c’est beaucoup trop tôt, je suis perdue il faut que je sache ce qui se passe
-UNE DAME : « nit yi da gno sokhor dé »(les gens sont mauvais) je suis malade depuis deux ans maintenant, partout où je vais on me dit que c’est ma coépouse, et on m’a dit qu’il était très fort pour déjouer les sorts.
-UN AUTRE TYPE : « way mane touki rek ! » (Tout ce que je veux c’est qu’il me dise si un jour je pourrais quitter ce pays et aller en Amérique.
-UNE AUTRE DAME : tout ce que je veux c’est un enfant depuis des années que je suis mariée te rien, et ma belle famille commence à s’impatienter. A ce qu’il parait il est très fort pour ça aussi !

Mimi et moi les écoutions un à un bouche bée, c’est qu’il doit être fort pour qu’autant de gens reposent tous leurs espoir sur lui, ils nous fixaient tous s’attendant sûrement à ce que l’on dise l’objet de notre visite ici « wayé dinalene oump ». Nous sommes restées silencieuses jusqu’à notre tour

Héhéhé !!! La chambre non fallait que je photographie pour vous même !

Ce n’est pas marabout qu’on a en face c’est sorcier vaudou. Des cornes de toutes les tailles accrochées, des cauris cousus partout, partout ! Des fils rouges, noirs, blancs suspendu en l’air et ce n’était même pas un vieux à bien le regarder, juste qu’il était habillé bizarrement, avec un chapeau bizarre sur la tête bienvenue à halloween made in Sénégal !

-MIMI : assalamoualeikoum
-LE SORCIER VAUDOU : hmm !!

Il nous fait signe de nous asseoir, j’étais partagée entre une certaine frayeur et une envie de rigoler et je ne savais même pas pourquoi.

-MIMI : c’est ma sœur qui a des problèmes…

Et là il soulève le truc qu’il avait je ne sais pas c’est crinière de lion ou bien c’était soi disant pour faire taire mimi ; qui n’en a plus placé une.

-SORCIER VAUDOU : ta main
Ta main !!! Pourquoi ??? Mais n’empêche j’ai fait ce qu’il disait, j’étais curieuse et en même temps je ne voulais plus rien savoir je voulais partir.

-SORCIER VAUDOU : « da ngay seuy ? » (Es tu mariée)
-MOI : je l’ai été…
-SORCIER : hmmm « sokhna ci sonone nga si keur gui dé », (il t’en on fait voir de toutes les couleurs)

Là j’ai direct regardé Mimi « on » ?

-SORCIER VAUDOU : « dagn la ligueye ba nga diougué fofou ! »(On t’a jeté un sort) (Avec son accent, purée !!!)
-MOI : un sort ???
-SORCIER : « hmmm sokhna ssi yaw so meytouwoul doto sey, doto am dieukeur mouk mouk mouk » (j’ai peur que tu ne remaries plus jamais)

De quoi il me parle ma commencé « khouli sama beut yeup », j’ai commencé à paniquer, un sort moi ne plus être dans les liens du mariage !!! « Moudjieneum » c’est moi qui suis partie de mon plein gré dit ?! wala ?!!!(Ou bien ?!)

-SORCIER : « Wayééé am na kou gorr koulay toop kanene » (il y a un autre homme qui aimerait avoir une relation avec toi.)

« Ma oubi sama nop yeup », sûrement qu’il parle de Bachir

-SORCIER : « dou sa kheeet dé » (c’est un étranger)

Bachir leu « mom leu » (c’est bien bachir)

-SORCIER : hmm hmm !! « gnak leu waw !! »(Il doit être originaire d’un autre pays africain)

En hochant la tête il était tellement sûr de lui. Gnak !!! Là au même moment Mimi et moi nous sommes regardées.
« Nak nak nak li mom pinw leu » (c’est un mensonge bien trop flagrant) !!Mais on va voir.

-MOI : wawa niak leu kay !!(Oui il est étranger)
-SORCIER : hmmm « mom kay mo ngui ni » (je le vois bien) « lére nagn leu def » (tout est là)

Il reprenait de l’assurance.

-SORCIER : « so ssi diougoul dinagn lene takalé té beug nala » (il faut que tu fasses quelque chose) il t’aime, il veut du sérieux.
-MOI : oui mais comment je fais puisqu’on m’a jeté un sort, et puis qui a fait ça !
-SORCIER : c’est quelqu’un de ta famille, une personne qui t’es très proche, c’est une femme, elle ne souhaite pas que tu sois heureuse, elle ne souhaite pas que tu réussisses !
-MOI : oui mais n’y aurait-il pas une solution à tout ça.
-SORCIER : « défal ndank » (doucement) » da nguen eupeul lol nak » (faut savoir être patiente)

« Wadji di gnou nap di gnou diémeu nawal » (il essayait de nous intimider)

-SORCIER : « ligueyo dé ? »

Lol noonn pinw là quand ça te prends tu fais plus exprès quoi ! Ok ok...

-MOI : « sisi ma ngui ligueye kay » (si je travaille)
-SORCIER : « ha !! dinako yak ! » (Elle va tout gâter) tu ne travailles plus pour très longtemps, « so si diougoul dinagn la dak ! » « Ha yaw mom da nga sagane » (tu n’as pas du tout l’esprit alerte))
-MOI : « ahhh serign bi dimbeulima ssi » (aidez moi !)

Je ne jetais plus un regard à Mimi parce qu’elle savait que je jouais la comédie et qu’il suffirait que je la regarde pour que l’une d’entre nous pouffe.

-SORCIER : tu dois tuer une chèvre. Elle doit être toute noire sauf ses oreilles
-MOI : ses oreilles ?
-SORCIER : ses oreilles doivent avoir des taches blanches, de même que les genoux
-MOI : lolou « mom dineu diaffé di »(ça va pas être facile)
-SORCIER : en tout cas, c’est ce qu’il te faut !
-MOI : et je ne pourrais pas vous le donner pour le faire ?
-SORCIER : je n’ai pas l’habitude de faire ça, mais puisque vous êtes des jeunes, vous pourriez vous tromper, c’est d’accord, mais le reste tu le feras toi même.
-MOI : et c’est quoi le reste
-SORCIER : vas y en mer, achète un gros poisson qui viens d’être pécher et donne le en aumône, à une femme claire qui clopine. Achète aussi, une orange, deux bananes et trois pommes et donne-le à des « talibés » (des enfants mendiants). Trouve 17 pièces de 5 francs et donne-les à 17 enfants. Tout ceci doit être faits le plus rapidement possible, si tu tiens à ton bien être.
-MOI : après demain c’est bon ? Pour réunir l’argent pour la chèvre ?
-SORCIER : oui, oui c’est très bien !une chèvre de ce genre ça doit faire environ 20000 25000 du fait de sa rareté.
-MOI : « wa kay dieureuf samay mbir sou paré dinagn lidjieunti sama mak bi » (quand nous en aurons terminé avec moi, on s’occupera de ma sœur.
-SORCIER : c’est comme vous voulez « bakhneu ba guinaw soubeu » (à dans deux jours)

Hors de la chambre Mimi et moi ne nous regardions toujours pas, nous avons dit au revoir au reste des clients là bas, avons marché pendant un moment, jusqu’à une autre ruelle, et là à peine nous sommes nous regardées que nous avons éclaté de rire en même temps, les gens se retournaient sur leur passage.

-MOI : quand on en aura terminé avec moi, ce sera ton tour et toi on te demandera un coq avec trois pattes « tey rek ngeu dé »
-MIMI : mdrr une chèvre avec des tache blanches au niveau des oreilles et des genoux allons y à sa recherche en attendant. Mais et ton copain étranger tu ne me l’as pas encore présenté ?
-MOI : ha peut être que Bachir n’est pas cent pour cent sénégalais qui sait ?
-MIMI : wa kila ligueye nak, et la personne qui t’a jeté un sort ?
-MOI : est ce que ce n’est pas toi-même ?!
-MIMI : mdrrr tu es foutu ce que j’ai fait, je l’ai jeté à la mer personne ne pourra rien pour toi !
-MOI : c’est pas tout mais faut qu’on aille faire une collecte de cinq francs en ces temps dure là !

SHEUTEUTEUT !!!Mais les marabouts là vous êtes graves ! Il y en a donc qui passe tout leur temps à arnaquer les honnêtes gens comme ça ? Et ce qui m’intrigue c’est que la clientèle de ce gars ne désempli pas !

Certains marabouts « tass mbok, yak diguenté lolourek lagn fi liguéye »( certains d’entre les marabouts, n’ont d’autre but que d’arnaquer, embrouiller les gens)

***

Mais qu’est ce qui m’empêche de la rappeler, elle n’est avec personne et je sais qu’elle m’aime, pourquoi est ce que je ne me lance pas ! « Ni lay def ba kanen dieulat ko sa may lokho » si je continue comme ça je risque de la perdre à jamais.

Je n’ai pas envie de l’appeler, elle m’écoutera pas, ce que je veux c’est une bonne fois pour toute avoir une discussion sérieuse avec mon oncle. Sauf que j’imagine déjà sa réaction… Mais il me faut le faire, on a toujours tout fait pour moi, toujours agit à ma place, comme si je ne me sentais pas capable de mener ma vie à bien, « gorr la nak », (je suis un homme) je me dois d’agir comme tel, je me dois, d’être responsable, de faire montre d’un peu d’audace. Celui à qui je dois parler je le ferai une bonne fois pour toute et j’assumerai.

J’ai alors appelé mon oncle qui est resté un long moment silencieux à l’autre bout du téléphone sans doute surpris.

Il n’était pas très emballé par le fait de discuter avec moi, mais il m’a quand même autorisé à passer à la maison. Je lui avais dis que je préférais passer à une heure à laquelle Aicha n’y était pas il a accepté.
Je ne suis alors pas retourné au bureau après la pause, je suis directe allé chez eux, vers 15h.
Tante Kadia n’était pas du tout surprise de me voir, sûrement que le vieux lui avait parlé de ma visite. Elle m’a très bien accueilli comme à son habitude ça m’a foutu la honte comme pas possible. Je me disais après tout ce que j’ai fait à sa fille, elle reste toujours la même à mon égard…
Le vieux ce n’était pas trop ça, il a été limite correct, sûrement pour m’intimider.
Nous étions seuls tous les deux dans le salon. Et droit au but.

-MON ONCLE : je t’écoute ?
-MOI : je tiens d’abords à m’excuser pour ne pas être revenu ici, depuis ce jour…mais tu comprendras que je ne m’en sentais pas capable après ce que j’ai fait.

Pas d’approbation rien, il était imperturbable.

-MOI : je regrette beaucoup de choses, je regrette d’avoir fait du mal, à Aicha, parce qu’en dépit de tout elle est aussi ma petite sœur. Nous nous sommes séparés mais aucun de nous deux ne le souhaitait vraiment.
-MON ONCLE : tu ne le souhaitais pas tu en es sûr ?

. J’ai alors décidé de continuer à le regarder dans les yeux et lui dire ce que j’ai sur le cœur.

-MOI : non je ne le souhaitais pas et c’est ce qu’elle n’a justement pas compris. Elle n’a pas cru au fait que je tenais vraiment à elle. Mais c’est de ma faute, parce que tout c’était compliqué à la base.
-MON ONCLE : tu veux bien aller droit au but ?!
-MOI : la première fois c’est mon père qui est venu demander la main d’Aicha pour moi, cette fois, je viens de mon propre chef, demander sa main.

Il a émis un bruit, je ne saurais si c’était approbateur ou tout à fait le contraire.

-MON ONCLE : ton père est-il au courant de ta démarche ?
-MOI : non. Il m’en veut toujours pour ça… Je lui en avais parlé il y a quelque temps, et il m’a répondu que ce n’était plus son problème.

Il a fait une grimace comme pour dire « je le comprend »

-MON ONCLE : je vais être clair, si ce n’était les bonnes relations que nous entretenons tous, je ne t’aurais même pas permis de remettre les pieds ici. Je n’aurais jamais imaginé cela que tu ais le toupet de venir me redemander la main de ma fille. Tu commences à faire preuve d’un peu de cran à ce que je constate. « Kham ngani wakhou thiakane beugouma ko » (je n’aime pas les fourberies) Je t’ai donné la main de ma fille une fois, tu l’as répudié, je ne vois pas pourquoi je te l’accorderai une deuxième fois, « Sama dome lou lere mokay guéné wat fi » (l’homme qui l’épousera sera quelqu’un de responsable qui sait ce qu’il veut) et surtout quelqu’un qu’elle aime et ce n’est pas le cas pour toi, je suis vraiment désolé.
-MOI : justement si j’ose me présenter ici, c’est parce que j’estime que vous êtes le seul véritable obstacle parce qu’elle m’aime)
-MON ONCLE : ah bon ?! Bon… de toute façon moi je ne peux rien te dire, ce que je veux c’est que ma fille soit heureuse. Le choix en tant que tel lui appartient, essaie de voir avec elle, si elle est d’accord avisez moi, et ton père et moi, en reparlerons et si ce n’est le cas, je te suggère de rester bien loin d’elle !

Un sourire idiot avait commencé à se dessiner sur mon visage !!!

-MOI : c’est compris merci beaucoup.

Je suis reparti le cœur léger. Il m’appartenait à moi maintenant de tout faire, pour faire accepter à Aicha la réalité.
Quand j’ai quitté chez elle, je suis parti la retrouver à son service, elle était surprise de me voir, mais ne m’a pas calculé. Je suis resté un moment avec Mansour, le temps qu’elle termine son service.

-MOI : c’est toi que je viens chercher.

Elle m’a ignoré continuant son chemin.

-MOI : arrête tes enfantillages, je reviens de chez toi !

Elle s’est stoppée net !

-AICHA : toi chez moi pfff « fit bi sakh amoko » (tu n’a même pas ce cran)
-MOI : « bayil ma dolil leu » j’ai demandé ta main à ton père.
-AICHA : et quelle a été sa réponse ?
-MOI : que cela ne tient qu’à toi, que toi tu accepte est le plus important.
-AICHA : « yaw lanela », (qu’est ce que tu veux) tu ne peux pas me laisser tranquille !? C’est parce que t’es au courant de ma rupture c’est ça ?! Et tu dis la bonne affaire, voilà une occasion pour revenir en force ! Je vais te le dire une bonne fois pour toute ! Bilahi walahi…
-MOI : « so fi watati ma n*** leu ! » (Si tu jures encore une fois je te c*** la g***)
-AICHA : c’est moi que tu insultes ?
-MOI : excuse moi, je ne voulais pas, arrête de jurer.
-AICHA : je te le jure, je dis bien je ne retournerai pas avec toi ! « Ler neu » (c’est clair) Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi. Je t’ai rayé de ma vie fais en autant ! Et puis ne me tourne pas en ridicule dans la rue, « kham wayow ! »

Mais qu’est ce qui lui prend comment peut-elle se permettre de jurer sur une chose aussi importante ! Elle m’a planté là et moi non plus, je n’étais pas très emballé par le fait de lui courir après dans la rue. Puisqu’elle est finalement montée dans le premier taxi qu’elle a vu.

Après ça j’ai à plusieurs reprises essayé de la contacter en vain. Tous mes appels sont rejetés, Mimi me dit quand effet elle ne veut plus rien avoir à faire avec moi, et ça concourt à me rendre fou ! C’est pire que tout ce que j’avais imaginé. Voir que notre amour si certain bafoué par rien d’autre que de l’orgueil oui rien d’autre ! Elle est tellement orgueilleuse cette idiote, qu’elle ne veut même pas revenir sur sa décision. « Ki dafa rewe sakh mane mako def di top si mom ni » (c’est parce que je lui cours après qu’elle se fout de ma gueule, mais là assez c’est assez)

C’est ce que je me dis dans ma tête mais mon cœur pense tout à fait autrement, ça ne va pas, ça ne va pas du tout, ma mère me fait tout le temps des reproches.

« Aziz tu as trop changé et tu m’inquiètes » je ne veux pas qu’elle s’inquiète, mais je ne peux rien contre tout ceci, je ne parle plus, je ne souri plus, je suis toujours cloîtrée encre quatre mur que ce soit dans mon bureau ou dans ma chambre, je fuis les gens.

J’étais là dans ma chambre à repenser à ce qu’était réellement devenu ma vie, il n’y avait pas d’autre mot, pour le qualifier si ce n’est « FIASCO » oui ma vie est un échec total, j’ai tout perdu, la moindre estime que je commençais à avoir venant de mon père, la confiance de ma sœur, L‘amour de deux personnes extraordinaires. Et même Khalil me fuit ! Mon Khalil, mon frère ! Mon fils, mon tout ! Je l’ai entendu dire que je lui fais peur, je ne prends même plus soin de mon apparence. J’y pensais encore et encore…

Lorsque de ma chambre,

« Aziz !!!! Aziz !!! »

C’était la voix de mon père j’ai mis du temps à m’en rendre compte parce que ça fait un bail qu’il n’a pas prononcé mon prénom.

Je suis sortie en trombe de ma chambre, pour rallier le salon d’où venaient les cris, et ce sur quoi je tombe…me laisse anéantis.

Ma mère… là… affalée par terre, inerte.


Du même contributeur, Alima


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