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CHRONIQUE - L´autre : prise de décisions, par Alima - SEYTOO.COM
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L´autre : prise de décisions

Chronique

Je m’y attendais un peu vu la manière dont je lui ai parlé cet après midi. Je m’en voulais pour ça et c’était pour ça que j’hésitais à l’appeler.

Publié le 17 juin 2020, Alima

-MOI : shi Bachir !!!
-BACHIR : shii quoi ? Je ne te plais pas ? Tu ne me vois pas comme un potentiel mari ?
-MOI : ça n’a rien à voir ! Aurais-tu oublié que je sors d’un divorce. Et puis « ak khalé yi fi nek yeup khana guisso lene » (avec toutes les jolies filles qu’il y a) tu poses ton dévolu sur une divorcée.
-BACHIR : et alors ? Mais je m’en fou ! Même si tu avais un enfant j’aurais encore voulu de toi.

Je sais que si tu veux bien de moi, je me consacrerais à te rendre heureuse jour pour jour. Je ne dis pas tout ceci pour avoir une réponse là maintenant mais je tenais à ce que tu le saches, que tu y réfléchisses. Mais je te préviens aussi je ne te laisse pas beaucoup de temps « Gor bou melni mane yomboul » (un homme tel que moi ça ne court pas les rues) lol

« Limoma nekh si mom » (j’aime sa manière de faire) Il tourne toujours les choses à la plaisanterie.

-MOI : je n’arriverais pas à dormir de la nuit.
-BACHIR : Pourquoi parce que tu vas penser à moi ? lol

Il m’a serré dans ses bras et bizarrement je m’y sentais très bien.

Déboussolée, perdue voilà comme je me sentais après la déclaration de Bachir ; que pensez vous de tout ceci pourquoi veut il de moi comme épouse, qu’est ce qui fait que lui m’aime et Aziz non ?
Je sais celui-ci m’a bien dit qu’il m’aimait

« Wayé dé geum nani Aziz li mouy mew bene usine meunou ko concurrencer » (il est atteint de mythomanie.

Bachir… il veut que je devienne sa femme, moi qui ai été jetée il n’y a pas longtemps. Pourquoi m’accorder une autre chance ? Sa femme acceptera t’elle ? Vous et moi savons très bien qu’elle opinion cette société a en ce qui concerne une femme divorcée. Sauf que ce que les gens ne savent pas c’est que ce n’est pas toujours parce qu’on le veut qu’on quitte le domicile conjugal. Ce n’est pas parce que nous ne remplissons pas les conditions pour être une bonne épouse qu’on part.

« Dou ni beugougnou sey mo takh gni dem ndakh kou sagnone dé si sa bir sey » (toute femme souhaite recevoir les plus grands honneurs au sein de sa belle famille) Mais il faut aussi que la personne pour qui nous serions prêt à tous ses sacrifices en vaille la peine. S’il avait voulu de moi j’aurais été capable de tout ; mais à quoi bon être avec quelqu’un qui n’en à que faire de vous. Ce n’est pas pour autant que je suis mauvaise, ce n’est pas parce que j’ai demandé à mon mari de me laisser m’en aller que je suis pour autant mauvaise, tout comme même si il m’avait répudié de son plein grés cela n’aurait pas été une raison pour dire que je suis une mauvaise femme. Quand je pense qu’il y a des milliers de femmes qu’on taxe de mauvaises tout simplement parce qu’elles ont quitté le domicile conjugal.

Des brebis galleuses il y en a partout ; mais « yakar nani kou dem ba doug si seuy, so sagnone dé mo la si dieulé » (je pense, que toute femme qui décide d’être dans les liens du mariage, ne souhaiterait à aucun moment quitter le domicile conjugal)

En réalité ma véritable peur réside dans le fait que je ne sais pas vraiment si je saurais être à la hauteur, être l’épouse à la quelle il s’attend. Je commence à ressentir certaines choses.

De l’amour ? Je ne sais pas peut être…

J’en ai parlé à Mimi

« Et Aziz » m’a-t-elle dit
-MOI : que viens t-il faire là dedans ? « yaw mane » je ne mène pas ma vie en fonction de ce type « wayow ! »
-MIMI : lol pourquoi tu t’énerves ? Parce que tu l’aimes ?
-MOI : De quoi tu parles je te parle de Bachir !
-MIMI : Mais moi je dis que tu aimes ton ex mari !

Elle m’énerve !

-MOI : « yaw da nga gnak faida » (fou moi la paix) je veux que tu m’aides à propos de Bachir. Aziz « mom doyneu seuk » (je ne veux pas de lui dans ma vie) il n’a qu’à rester avec sa Nafi.
-MIMI : Et s’il n’y avait pas de Nafi aurait-il une chance.

Il y a Nafi justement…

-MOI : je ne pense pas… « fi ma tollou Bachir rek » (là je veux Bachir)
-MIMI : mdrr t’es sérieuse ?!

Elle m’a nargué sur ça pendant un bon bout de temps, si j’étais sérieuse aucune idée, je ne sais même pas si je crois à tout ce que j’ai dis, mais je sais juste une chose, je me dois d’avancer.
J’essaie de paraître sereine, mais en réalité tout ça me prend la tête à force d’y penser.

J’ai envie de dire oui, mais j’ai peur que ce soit une bêtise aussi.

Même Bachir remarque que ça ne va pas dernièrement, mais pour le rassurer je lui dis que je suis un peu stressée par le travail, et il m’a alors prescrit des vitamines.

Je voyais bien à quel point il était inquiet, tellement prévenant avec moi. Je sais qu’il m’aime, je sais qu’il saura me rendre heureuse. Mais et moi, serait je à la hauteur...

J’étais tenaillée par les doutes au point que quelque fois j’avais du mal à avaler quoi que ce soit. Je commençais à fréquemment être sujette à des vertiges mais je n’y prêtais pas trop attention.

Je ne me souviens pas vraiment de ce qui s’est passé, la seule chose que je sais, c’est que quand j’ai ouvert les yeux j’étais entre quatre murs avec un mal de crane infernal.

***

J’étais en pleine concentration, moments devenus tellement rares, quand Mansour m’appelle.
C’est le supérieur d’Aicha habituellement c’est moi qui l’appelle pour savoir comment ça va, si elle se débrouille bien, alors s’il appelle à cette heure de la journée en plus c’est qu’il se passe quelque chose.

-MOI : Mansour qu’y a-t-il ?
-MANSOUR : c’est Aicha, elle a eu un malaise.
-MOI : quoi comment ça ?! Où est-elle ? Qu’este ce qu’elle, a comment va-t-elle ?
-MANSOUR : Calme toi elle a repris conscience, j’ai pris la liberté de te tenir au courant, parce que c’est tout à fait normal.
-MOI : Elle est où, vous l’avez emmené à l’hôpital ou chez elle.
-MANSOUR : à l’hôpital elle n’allait pas bien dernièrement.
-MOI : Comment ça elle n’allait pas bien ? Et tu ne m’as rien dit ? A quel hôpital ?
-MANSOUR : finalement elle avait demandé à ce qu’on appelle un de ses amis qui est venu l’y emmener, il est médecin.
-MOI : je sais qui c’est, merci grand !

Je compose son numéro pour tomber sur sa boite vocale.
Sur la route je reçois un appel de Nafi, auquel je ne réponds pas, elle a ensuite tellement insisté que j’ai fini par décrocher.

-MOI : qu’est ce qui se passe Nafi ?
-NAFI :… rien on était supposé se voir, mais tu ne m’as pas appelé.
-MOI : Excuse-moi… mais je te rappelle.
-NAFI : qu’y a-t-il, tu as un souci ?
-MOI : je te rappelle, je dois aller à l’hôpital là, Aicha y est internée ? À plus tard.

Sans trop m’attarder là dessus j’ai raccroché je n’avais pas la tête à donner d’explications
Je vais direct à l’hôpital où travaille Bachir et à la réceptionniste, je dis.

-MOI : bonjour madame, ma cousine a été hospitalisé ici Aissatou sall.
-LA DAME : ah oui elle est venue avec le docteur Diop.

Elle m’oriente vers sa chambre et j’y vais pour y trouver « Docteur Diop »

-BACHIR : que fais-tu ici ?

« Mouy gnangal » (il jouait au dur) comme si Aicha était sa propriété tu rêves vieux !

-MOI : Comment va ma femme ?
-BACHIR : lol ta femme ?

J’étais tellement inquiet et en colère de le trouver ici, que je ne savais plus ce que je disais.

-BACHIR : elle dort évite de la réveiller.
-MOI : tu es médecin ou pas ?! Qu’est ce qu’elle a ?
-BACHIR : écoute je ne sais pas ce que tu as raconté pour pouvoir y entrer, mais je ne permettrai pas que tu la perturbes.
-MOI : tu parles comme si elle était ta propriété, elle ne t’appartient pas !
-BACHIR : m’appartenir non loin de là. Je n’ai aucun droit sur elle. Mais je ne permettrai en aucun cas que tu la perturbes. Et laisse-moi t’apprendre que je lui ai fait ma demande.

Quelle demande ? Aicha mariée à un autre ! Ça ne va pas non ?!
J’étais sous le choc même si je m’y attendais un peu, parce que sachant que Bachir n’était pas du genre à entretenir des relations de longue durée.
Une infirmière est venue la chercher.

-BACHIR : tu veux bien la laisser se reposer
-MOI : écoute si t’as quelque chose à faire vas le faire.

Malgré lui il m’a laissé seul dans la chambre parce que je ne comptais pas partir à moins qu’on en vienne aux mains.
Une bouteille accrochée au dessus d’elle pourquoi cette bouteille d’ailleurs qu’est ce qu’elle a ? Je me suis assis à ses cotés.

« Aicha boula dara diot » (je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit de mal)
Elle m’inquiétait s’il lui arrive quoi que ce soit de grave jamais je ne me le pardonnerais. Elle a l’air si fragile.

« lima meti moy tu n’imagines pas à quel point je t’aime… tu ne me crois pas et c’est tout à fait normal. J’espère juste que ce que tu as n’est pas grave parce que quoi qu’il advienne je prendrais soin de toi. Mane kou ma fek fi est ce que dou ni dama doff lol (si jamais on me trouve là à parler tout seul je risque de finir interné lol)

***

Je les entendais parler autour de moi, papa, maman Mimi ils étaient tous là.

Il n’y a qu’une voix que je n’entends pas, celle que peut être je souhaitais d’entendre secrètement. Il m’a dit je t’aime et pourtant il n’y a que Nafi qui lui importe.

Que veux t-il le sait-il vraiment je ne pense pas et moi, j’ai besoin d’un homme qui sache ce qu’il veut d’un homme qui sache faire des choix et qui soit capable de s’en tenir. D’un homme qui sera toujours là, comme cet homme dont j’entends la voix. J’avais tours les yeux fermés.

Bachir à demandé à ce qu’on me laisse seule, avant que les bruits ne me réveille mais moi je ne dors pas justement.

Les yeux fermés je sentais que la pièce se vidait de son monde sauf du docteur Diop.
Je l’ai senti s’approché, pour ensuite me pincer le nez.

-BACHIR : t’es réveillée depuis longtemps cesse ta comédie.

Je me sentais comme une écolière prise en faute.

-MOI : j’avais besoin de calme…
-BACHIR : je sais (avec son joli sourire)
-MOI : et puis comment tu sais ?
-BACHIR : lol c’est moi qui t’ai donné cette injection et je sais combien de temps environs t’es supposé dormir et avec ce bruit tu ne pouvais qu’être réveillée.

J’ai alors pris son visage entre mes mains je l‘ai rapproché… puis je l’ai embrassé.
C’est trop tard je crois qu’il se fait petit à petit sa place. Celui que je veux c’est celui que j’ai là à mes cotés et je suis certaines qu’il ne me lâchera pas.

***

Quand je suis sorti, j’ai discrètement fait signe à Mimi, nous sommes allé, pour régler le frais d’hôpitaux et on nous apprend que tout à été fait par ce « docteur » pff

Je suis rentré, et un peu plus tard dans soirée j’ai encore prix des nouvelles par Mimi ? Ça allait bien mieux. Nafi m’a envoyé un texto.

« Toi et moi avons à parler »

Je m’y attendais un peu vu la manière dont je lui ai parlé cet après midi. Je m’en voulais pour ça et c’était pour ça que j’hésitais à l’appeler. Mais je vais tout lui expliquer c’est rien j’étais juste inquiet. Comme d’habitude elle comprendra. Lorsqu’on s’est vu je m’attendais à ce qu’elle ait une mine boudeuse comme à son accoutumée. Mais pour la première fois son visage était indéchiffrable.

-MOI : je suis désolée pour mon comportement…

Calmement elle m’a écouté parler comme une maîtresse qui écoutait son élève.

-NAFI : je veux qu’on arrête.
Même si je ne m’y attendais pas, j
e dois avouer que ça ne m’a pas fait un grand choc, peut être parce que l’information n’avait pas encore atteint mon cerveau. Mais j’étais quand même béat. Je ne sais même pas si j’arrive à me faire comprendre.

-NAFI : … elle t’a pris à moi… je t’ai perdu.


Du même contributeur, Alima


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