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CHRONIQUE - L´autre : que de l´amour !, par Alima - SEYTOO.COM

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L´autre : que de l´amour !

Chronique

« Je tiens à toi » il a dit mais pourquoi il dit de telles sottises ! Aziz serais tu plus hypocrite que tout ce que j’ai pu m’imaginer.

Publié le 06 juin 2020, Alima

« Ki » plus je continuerai à cohabiter avec lui, pire ce sera ! A quoi il joue ? Je n’y comprends plus rien ! Je suis certaine que c’est une nouvelle stratégie, mais je ne sais à quelle fin. Je sais qu’il cherche un moyen de m’éloigner de lui, mais pourquoi s’y prend t-il ainsi ? Est ce parce que sa franchise n’a pas marché, il s’essaye à la bonne vielle méthode qu’est l’hypocrisie ? Puisque j’ai été tenace jusque là peut être qu’il se dit que là je vais peut être le fuir, je ne sais pas ! J’avoue que j’ai mal à la tête à force de réfléchir à ce propos. Et mon cœur «seytané ba dé» qu’y s’en mêle ! Je ne veux pas tomber amoureuse. Comment je fais moi maintenant ! J’étais furieuse contre lui. C’est moi qui le cherchais, maintenant c’est lui qui me cherche. En repensant à sa dernière phrase, « j’espère te trouver » j’ai souri. Si seulement ça pouvait être vrai, si seulement il me cherchait comme je voudrais qu’il soit, si seulement tout ceci était parce qu’il veut bien de moi.

Mais je sais que je n’ai aucune chance, face à Nafi, elle est celle qu’il aime.
Nafi autant je t’ai apprécié, autant par moment je te hais, parce que tu es celle qui me prive de mon bonheur. Si seulement, si seulement j’avais qu’une petite chance une seule… d’avoir une place dans le cœur d’AZIZ …si seulement...

Des si encore des si...Que des si ; hypothèse, qui n’ont même pas de raison d’être. Je l’aime tellement je suis folle amoureuse de mon mari comment cela a t-il pu m’arriver !

« Je tiens à toi» il a dit mais pourquoi il dit de telles sottises ! Aziz serais tu plus hypocrite que tout ce que j’ai pu m’imaginer.

Je me suis dirigée vers l’armoire, et j’en ai sorti les cadeaux qu’il m’avait fait. Ce que j’ai le plus aimé de tout ça, c’est le nounours. Je fonds !!!
J’ai eu les larmes aux yeux ! Si seulement il avait fait tout ceci par amour.
Mais non.
De tout ça le meilleur cadeau qu’il aurait pu me faire aurait été un simple "je t’aime." Un je t’aime que je n’entendrais jamais de ma vie, ne suis-je pas assez bien pour lui ? J’exagère, qui mieux que moi pourrait comprendre.

Il aime, c’est tout.
Lorsque le cœur choisi il ne reste plus aucune place.
Je voudrais tellement que tu m’aimes rien qu’un peu, je serais prête à tout ce tu veux de moi.

Est-ce moi qui parle ?
Je serrais la peluche entre mes bras, et je ne pouvais m’empêcher de pleurer, cet amour si prestement avorté.
Ne te leurre surtout pas, plus haut du montera plus dure sera la chute alors ça suffit. Je n’y tiens pas du tout.

Toc toc quelque coup à ma porte et je me précipite pour essuyer mes larmes. Je m’apprêtais à me lever quand la porte s’ouvre sur Mayna. J’avais complètement oublié que j’avais des devoirs à accomplir.

-MOI : depuis quand tu frappes toi.
-MAYNA : je voulais savoir comment ça s’est passé hier avant d’aller en cour. Qu’est ce que t’as « yow ? »

« Ki mo deugn koumpeu » (curieuse va !)

-MOI : lol rien pourquoi
-MAYNA : on dirait que tu as pleuré…
-MOI : lol...un peu oui je suis émotive.
-MAYNA : « gawal » dé sinon Aziz je le découpe en morceau !
-MOI : mdrr yen leu « rek » c’est ton frère.

Elle a plongé sur le lit.

-MAYNA : « wa » raconte, comment il a trouvé son cadeau ?

Shiii

-MAYNA : et toi ton cadeau ? À ce que je vois tu aimes.

Le nounours était encore sur le lit.

-MOI : lol «yameune lathie» je suis sûre que l’idée du cadeau vient de toi.
-MAYNA : lol je lui ai parlé de la peluche mais lui voulait t’offrir ton parfum préféré, il dit qu’il aime….

Quoi lui aimer mon parfum, c’est vrai ça, "bou moutakh may sango flacon bi."

-MOI : il me l’a offert aussi, je ne savais pas qu’il le connaissait.

La chipie qui me fait un large sourire.

-MAYNA : parfum, plus nounours hmmm
-MOI ; lol ce n’est pas fini...

Je lui ai montré la boite je ne l’avais pas encore ouverte moi-même obnubilée par la peluche.
C’était de jolies boucles d’oreilles ; comme je les aime petites, toutes simples, c’était des boucles, en forme de pic, c’était mignon.

-MAYNA : «sama mak néneu», tu es la dame de pic de même que la dame de cœur de son cœur.
-MOI : mdrrr «ndieuké bouni mel amoul fene», (je n’ai jamais vu une belle sœur pareille) Faut me frapper ou bien me chercher de temps en temps.
-MAYNA : Bana s’en charge loool
-MOI : «ya ngui togne»,. Bon ce n’est pas tout ça mais je dois m’occuper de mon autre chéri avant que son bus n’arrive.

En parlant du loup j’en aperçois sa queue…Il est posté à l’embrasure de la porte, à se frotter les yeux.

-MOI : Khalil «térré nala tokhogne seu beut yi», (arrête de frotter tes yeux de la sorte)

Je lui ai fait sa toilette. "Boy bi di parloter rek ratatata shiii (il faisit que parler)

-MOI : Derrick «di ngeu yé wa keur gui dé»
-DERRICK : «mo guisso nimouléré yewou diot neu» (tu ne vois pas qu’il fait jour, c’est l’heure de se réveiller)

Son bus est venu le chercher, je suis ensuite sortie, préparer le petit déjeuné. Les petits fours j’y ai pas touché, j’en ai mis quelque uns dans le sac de Khalil et Mayna a rapporté le reste avec elle.
"Tey Ayéwouma" (ce n’est pas à mon tour de faire la cuisine). Alors après ça je suis restée au côté de ma belle mère chérie, à discuter. Puis maman m’a appelé pour avoir de mes nouvelles et elle a plusieurs fois insisté sur « ya ngui si diam » (tout va bien) « c’est sûr » Comme si elle était au courant de quelque chose. Mais elle ne peut rien savoir justement puisque personne n’est au courant. Elle a ensuite discuté avec belle mère, elles étaient telles de petites filles.

***

C’est certain je suis amoureux ! Mais ce que je ne comprends pas c’est comment cela est possible, je les aime toutes les deux. Si on me demandait de choisir je ne le pourrais pas. Elle sont différentes et se ressemblent en même temps, elles représentent ce que je recherche. Nafi elle est douce, toujours souriante, spontanée bien éduquée caractérielle par moment mais je l’aime.

Nafi, Nafi, Nafi ma Nafi… un mot la qualifie… adorable, même si elle est un peu capricieuse des fois mais j’aime ça chez elle.

Aicha… je ne sais pas, elle c’est tout simplement Aicha, gentille douce, souriante, espiègle ce que j’ai découvert, tenace, oui c’est une femme forte malgré tout ce que je lui ai fait subir, elle reste toujours aussi zen. Avec elle je me sens moi-même, je n’ai pas besoin de faire des efforts. Je pourrais passer des heures à la regarder rien que ça, ce que j’ai toujours fait d’ailleurs en cachette.

Lorsqu’elle joue au foot avec le petit, je fait celui qui n’est pas intéressé mais au contraire.
Quand je pense que je ne pouvais pas la supporter au début et que maintenant, je passe mes journées à penser à elle. Quand est ce que tout ça est arrivé, c’est ce qui m’a échappé, quand est ce que j’en suis arrivé à être raide dingue d’elle.

Je pense autant à l’une qu’à l’autre c’est mon véritable soucis comment cela peut-il se faire ? A ce que je vois il est bien possible d’aimer deux femmes à la fois. Ne me taper pas sur les doigts chères dames, mais c’est vrai puisque c’est ce que je ressens. Vous les femmes vous ne pourrez pas comprendre ya pas moyens, mais les hommes savent bien de quoi je parle. Il arrive qu’on rencontre deux personnes que chacune d’elle occupe une place spéciale et que lorsqu’il s’agit de choisir, on y arrive pas parce qu’à elle deux, elles remplissent tous les critères je serais bien tenté, de jouer à un « Badou meune lep 2 ».

Je rêve !!!

Je dois appeler Nafi histoire de savoir comment elle va, si sa journée débute bien, comme j’ai l’habitude de faire quoi.

Nous avons longuement discuté avant que je ne reprenne le boulot dans l’après midi à l’heure de la pose j’ai eu envie de taquiner ma petite femme. Je lui ai alors envoyé un message. Le tout premier message qu’on échange lol

« N’oublie pas de te faire belle pour moi, ton époux »

Je suis sûr qu’elle a envie de tout casser autour d’elle actuellement lol J’aime ça ! J’aime la faire sortir de ses gongs, je veux, qu’elle me parle qu’on mette tout à plat et qu’on reparte sur de bonnes bases.
Ça a sûrement du m’échapper "qu’on reparte sur de bonne base ?" C’est bien moi qui ai dit ça ?

Je me sens pris entre deux feux. Peut être est ce juste notre proximité, qui me rend ainsi …j’en aurais le cœur net…

***

« May wakh mounane » n’oublie pas de te faire belle tu vas voir ce que tu vas trouver ici !
Aussi bien il m’a énervé, aussi bien j’ai esquissé un sourire sans le faire exprès. C’est ça l’amour aussi, on sourit bêtement, même quand la personne te dit je vais t’égorger tu souries « lou mou def bakhneu , lou mou wakh bakhneu »c’est bête l’amour !

J’étais partagée entre l’envie de vérifier quoi mettre, et juste l’envie de lui faire un sale coup et j’optais pour la dernière solution. De toute façon il a déjà oublié, il suffit que sa petite chérie, resurgisse pour que « mou fatté diam yi » (qu’il oublie la terre entière)
Si seulement j’avais une chance…

J’ai alors passé le reste de l’après midi avec Ta Ouly à discuter, puis j’ai aidé Khalil à faire ses exercices.
Monsieur rentre tôt encore une fois, 18 heures il se pointe, déjà ! Quand j’ai entendu sa voix mon cœur a fait THIAK BOUM HUUUU « ho my good » c’est quoi ça !!!

L’amour y a pas pire !
Quand on est amoureuse de la personne on aime tout d’elle. « Sou lay yew si tankou lale bi sakh beug ngeu » (même s’il te martyrise, tu supportes)

J’aurais tellement aimé avoir un mari vers qui j’accourrai lui faire un bisou quand il rentre de boulot. Lui faire à manger, être tout le temps à ses cotés, dans ses bras. « Li rek mo takhone » je suis restée célibataire aussi longtemps.

-TA OULY : « haa bakhneussi dé » (ce n’est pas trop tôt) rentrer un peu plus tôt, que ta femme profite encore plus de toi au moins.
-AZIZ : t’as raison maman, je ferai un effort… Aicha tu ferais mieux de commencer à te préparer parce qu’avec vous les femmes…

« Ki ma ko bagne » il a fait exprès de parler devant sa mère !

-TA OULY : vous allez quelque part ?
-AZIZ : Nous continuons de fêter nos un mois lol « tey dîner tête à tête leu »(nous allons dîner en tête à tête)
-TA OULY : ha les jeunes ! Mais c’est bien d’être romantique, je suis tellement contente.

Je fulminais Je ne veux aller nulle part avec lui !

-TA OULY : Aicha file te préparer, il a raison et prends ton temps.
-MOI : mais ma il n’est que 18 heures on a largement le temps en plus j’hésite j’ai un peu mal à la tête...
-TA OULY : « khana dala dap » (depuis quand)
-MOI : c’est que ça ne fait pas trop mal, mais « sama yaram nekhoul », je ne suis pas d’attaque… Aziz on a qu’à remettre ça pour le week end.

D’ici le week end je trouverai une autre solution s’il persiste dans cette lancée.

-TA OULY : Vas y prendre une aspirine et te reposer un peu ça va passer, ce dont tu as besoin c’est d’air frais.
-MOI : ok…

Je suis retournée dans la chambre en ruminant ! Je devrais l’assommer, « kou nieuw di lathie mani dafay nelaw soff »(et je prétexterai qu'il s'est endormi)
Il m’avait emboîté le pas, dans la chambre.

-AZIZ : à quelle heure veux tu qu’on y aille ?
-MOI : je m’en fiche !

Il est parti faire sa toilette, j’étais toujours là croisant les bras, « dama weur dieul seur ak teeshirt sakh solko fithie sama bop bi seuleumo farine neko gni dem ! »(j'aimerai tellement me déguiser en zombie te me présenter à lui) Je le déteste « way ! » Et je l’aime aussi tchip thcip cthip !

J’ai finalement choisi ma chemise turquoise, celle que j’avais acheté le jour où j’ai rencontré sa Nafi. Assortie à une jupe courte, pas très hein jusqu’aux genoux, un petit sac noir et des escarpins noirs.
Quand il est sorti de sa douche, j’y suis allé me rafraîchir « dama beug ndokh ni mbot nak » (je suis telle une grenouille j’adore prendre des bains)
Nous étions fin prêt pour y aller.

-AZIZ : c’est le cadeau que je t’ai offert que t’as mis là ?
-MOI : non du tout !

« Dama gnak kersa » je sais mais je me méfie de ce gars je ne sais pas encore ce qu’il me réserve.

En sortant Khalil qui me dit « aicha foy dem ? « Ma nieuw ? » (Tu va où je peux venir ?)

« Wouyaye » comme le gars l’a rabroué.

« Hé goudineu , legui teud diot »(il se fait tard)

Vingt heures il se fait tard.

Alors que nous étions dehors à attendre un taxi, je croisais les bras comme une petite fille.

-AZIZ : je t’emmène dans un resto pas très loin, tu vas aimer.
-MOI : ça n’a qu’à être en enfer je m’en fiche !
-AZIZ : lol la soirée promet.
Aicha « nguirr Yalla « profite au moins de ta soirée. Joue le jeu « rek » et essaie de savoir ce qu’il cherche.

Arrivé à notre table il a tiré la chaise, je l’ai remercié je ne suis pas mal éduqué quand même en plus, tout ça me faisait plaisir même si je ne me l’avouais pas.
Il était tout sourire.

-AZIZ : ta journée a été ?

Épargne-moi tes questions de base « way ! »

-MOI : …
-AZIZ : tu pourrais au moins me répondre.
-MOI : … t’en as pas assez dis moi ? A quoi tu joues réellement ?
-AZIZ :…as rien…

***
Elle est compliqué la fille, trop suspicieuse, pourquoi ne croit-elle pas au fait que je puisse changer d’opinion à son propos ?
Elle me plaît encore plus, plus elle est inaccessible, plus j’ai envie de la conquérir, lui prouver que je ne suis pas comme elle pense. Surtout ça, je n’aime pas la première impression qu’elle a de moi. Ce n’est pas la bonne j’ai vraiment envie qu’elle connaisse le vrai Aziz.

-MOI : Tu as une très mauvaise opinion de moi et je te le concède. Mais je veux juste qu’on fasse une chose. Pour aujourd’hui fais comme si c’était la première fois, qu’on se rencontre. Discutons, rien que ça, discuter. Apprends à connaitre celui que tu n’as pas eu l’occasion de fréquenter.

-AICHA : pfff

Elle me regardait comme si elle avait affaire à un gars qui essayait de lui soutirer le plus de sous possible. Elle était méfiante.

-MOI : tu veux bien ?

Elle ne disait rien.

-MOI : lol je vais prendre ça pour un oui.

Et j’espère que c'est un oui.

-MOI : Parle-moi de toi, ce que tu aimes, tout, tout, tout !

Elle ne disait rien elle n’a pas du tout confiance lol

-AZIZ : je commence alors. Abdoul Aziz Kane, votre époux. Et oui madame, je suis l’époux d’une magnifique dame. Une dame avec qui j’ai commis la bêtise d’être odieux et qui me le fait chèrement payé.

Et là elle n’a pas pu s’empêcher de sourire. « En amour comme à la guerre tout les coups son permis »

-MOI : tu as souris là ?
-AICHA : donc tu reconnais que tu as été odieux ?
-MOI : et en plus elle parle !!!!
-AICHA : Aziz tu ne te moquerais pas de moi ?
-MOI : si un peu lol… Aicha je m’en veux vraiment pour tout et j’aimerais juste avoir une chance de me faire pardonner. Je ne suis pas comme ça, tout ça c’était sous le coup de la colère…
-AICHA : oui mais moi je ne t’ai rien fait ! Je n’ai pas voulu de ce mariage non plus mais pour faire plaisir à mes parents j’ai accepté, que tu m’humilies chaque jour depuis que nous sommes unies.

Je ne voyais pas les choses sous cet angle…

-MOI : si tu savais comme je m’en veux, mais tout ça va changer.
-AICHA ; en es tu sûr ? Pourquoi ce changement soudain ?
-MOI : parce que j’ai découvert que je tenais à toi.

Elle n’avait pas l’air convaincu du tout.

Nous sommes ensuite partis du resto, je lui ai proposé de marcher un peu, parce qu’il commençait à faire un petit peu chaud en cette période. Nous étions côte à côte dans le silence. Un silence, emplie de non-dits. Pour moi en tout cas, ce silence voulait dire beaucoup de choses, ce silence signifiait qu’elle n’était plus aussi remontée. Je me suis alors souvenu de la nuit dernière, de quand je l'ai embrassé…de quand elle m’a dit « je t’aime ». Instinctivement j’ai pris sa main dans la mienne. Elle m’a fixé plus surprise qu’autre chose.

-MOI : « amna ssi » droit t’es ma femme lol c’est bizarre t’es d’un coup devenu sage.
-AICHA : j’essaie de décoder tout ce qui s’est passé depuis hier, et ça refuse d’atteindre mon pauvre cerveau.

***

Il a éclaté de rire quand je lui ai dit ça mais c’est vrai je suis perdue, je réfléchis encore et encore, mais je ne trouve pas où est la faille.

Quand il a pris ma main j’ai cru défaillir, il la tiens comme pour dire je serais toujours là, mais est ce vrai ?
Aziz je ne supporterais pas que tu me fasses plus de mal que tu n’en as fait. Tu n’as pas idée comme je t’aime. Ma langue a commencer à se délier et c’était pas si difficile avec ce Aziz ci.

Je me suis même surprise à éclater de rire, sautiller.

« Gni nek di daw si mbed bi comme ay khalé » (nous jouions comme des enfants) ; alors qu’il devait être les 22 heures.
Un moment j’essayais de m’échapper de lui, parce que je l’avais traité d’idiot, il m’a alors tiré par derrière m’a attiré vers lui…

Wouyayayaye c’est maintenant ou jamais ! Je le sais,je le sens, et je le veux plus que tout. Nos visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre non millimètres c’est mieux, parce que je sentais son souffle. Je vais fondre je ferais mieux de m’éloigner «balamay dé ssi ay lokhom » (avant que je ne meurs entre ses bras)

Et là… ses lèvres... miel plus sucre... là c’était encore mieux je vous dis pas ! Je suis perdue, je le sens, ses lèvres s’éternisent sur les miens, et je sens comme des papillons dans mon ventre ou des fourmis c’est comme vous voulez et je me dis dans ma tête « Aissatou yakou ngeu nak » (c’est fini, tu as atteint le point de non retour.)

Je n’avais pas envie que le baiser s’arrête, mais il l’a interrompu, « yak neu way !!! » j’ai vacillé, tellement c’était…

Ma tête tournoyait il m’a repris la main, et j’étais devenue toute timide.

-AZIZ : crois moi quand je te dis que je tiens à toi.

J’ai failli pleurer j’ai tellement envie de te croire. En attendant je profiterai de ces moments de pur délice. Dans le taxi, aucun de nous ne parlait.

-AZIZ : bébé ça va ?

Bébé ? Il a dit bébé ? Il est sincère ou bien ? J’aimerais tellement que tout ça soit vrai. S’il vous plaît faut me laisser rêver dé ! J’ai acquiescé de la tête.

A la maison, dans notre chambre. Chacun hésitait à se déshabiller devant l’autre, disons plutôt, moi j’hésitais. Il est allé prendre un bain. J’en ai profité pour me déshabiller. Puis c’était mon tour de me débarbouiller le corps. Quand je suis revenue je l’ai trouvé sur le lit. Mo !

-MOI : Aziz hé, tu ne vas pas dormir sur le même lit que moi "dé" !
-AZIZ : t’as retrouvé ta langue dirait-on lol
-MOI : "mo" je ne l’avais pas perdu ! Et descend du lit !
-AZIZ : lol je ne descends pas ! De quoi t’as peur ?
-MOI : peur ? Rien à voir !
-AZIZ : puisque t’as si peur ; t’as qu’à faire comme hier, mets un drap comme barrière mdrr

Peur de quoi aurais-je peur ish ! Je ne mettrai rien entre nous « fallewoumako. »
J’ai porté une longue robe, pour ensuite venir m’étendre en lui tournant le dos, il m’a touché l’épaule.

-AZIZ : Aissatou retourne toi… il ne se passera rien lol

Se passer « diam » il ne se passer rien « kay » un bisou « rek » et tu commences à rêver hun ! « ma ngui mbélé mbélé né koulek radio ! « (on dirait que dans ma tête j’ai avalé un micro)
Je me suis retournée, nous étions face à face, à nous regarder, à nous scruter. Mais pendant une seconde j’ai paniqué je ne sais même pas pourquoi, j’avais peur en réalité de ce qui pourrait arriver.

-AZIZ : « té doma wakh » pourquoi tu pleurais hier.

J’ai fuis son regard je ne disais rien…

-AZIZ : tu te souviens de ce que t’as dit hier nuit.
-MOI : quoi.

Je ne sentais plus mon cœur "ay Yalla lou ma def !!!"(qu'est ce que j'ai encore fait)

-AZIZ : tu as dis « je t’aime »

C’est sûr je vais faire pipi sur le lit !!! J’ai écarquillé mes yeux. Hey Dieu j’ai parlé dans mon sommeil ou quoi, le baiser c’était vrai ou quoi, « Yalla défal boumou nek deug !!! »

-AZIZ : Tu m’aimes Aicha ?

Je suis d’un coup devenue rébarbative.

-MOI : T’as jamais vu quelqu’un parler dans son rêve ?! Ça ne veut rien dire ça pfff

Et pour mettre un terme à la discussion, je lui pointais le doigt et lui disais,

-MOI : « so may diégué malay mate » reste dans ton coin ! (si tu m’approches je te mords)

« Wouyaye ! » Avec un sourire en coin, de véritable prédateur je ne vous dis pas, me fixant droit dans les yeux…

-AZIZ : mords moi…

Jamais partie n’a été aussi longue,"ba ken wakh dafa gate rek."


Du même contributeur, Alima


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