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CHRONIQUE - L´autre : que nous prépare encore Aziz ?, par Alima - SEYTOO.COM

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L´autre : que nous prépare encore Aziz ?

Chronique

Elle aurait pu elle, dire niet et pour sûr ses parents, l’aurait suivit dans sa décision MAIS madame cherche à être une bonne fille pour ses parents.

Publié le 25 mai 2020, Alima

« Si t’as faim gna gnagni gnaganga » « gank khorom beu dé ! » De quoi il se mêle, parce que ça lui importe que j’ai mangé ou pas, qu’il ne s’occupe surtout pas de mon appétit, ni de mon ventre. Je commence à le détester ce gars !

« Sof be beug dé gnak kham sa bop ! »(Il m’énerve le gars là) Je ne comprends rien de rien. Nous somme comme des étrangers, alors que ce n’est pas censé se passer comme ça. Ou bien c’est comme ça dés les premiers jours d’une union ? Non ! Je refuse de croire ceci, je n’ai jamais entendu quelqu’un en parler. Si je le dégoûte pourquoi m’avoir épousé.

Tout ce que je demande ce sont des explications. Je veux comprendre. Pourquoi avoir dépensé une telle fortune si ce n’était que pour se comporter de la sorte avec moi. Je penche de plus en plus vers la thèse de l’impuissance. Ah mais à quoi d’autre penser ? Mais qu’il soit honnête avec moi, qu’il me dise, j’ai toujours été amoureux de toi, mais j’ai un problème, je suis malade, si ce n’est que ça, je l’aiderais après tout c’est fait pour ça une épouse aussi, soutenir son époux.
Bon j’avoue que peut être s’il m’en parlait avant notre union je ne sais pas si j’aurai dis oui. Si ça avait été l’homme de ma vie peut être… oui peut être que je l’aurai suivi. Mais là que je le veuille ou pas il est de mon devoir de l’aider, ça se soigne non ? Mais qu’il me parle. Parce que j’ai peur de devenir folle ! J’ai mal au crane à force d’autant cogiter sur son comportement.
Nous n’avons même pas l’occasion de discuter, il ne reste même le temps que je lui pose ma question. Et moi non plus je fais tout pour l’éviter. Je dois reconnaître que je suis hyper gênée, de m’être présenté à lui dans ma petite tenue, comme ça, et qu’il m’ait ensuite jeté de la sorte. « Ki mo bone way » (gougeât !)

J’étais allongée sur le lit, de toute façon je n’avais rien d’autre à faire je m’ennuyais à mort. Tantôt je jouais à des jeux de mon téléphone, Tantôt je regardais la télé sans trop savoir de quoi ça parlait. Tantôt je réfléchissais encore et encore. Et la seule chose qui revenait le plus dans ma tête c’était d’appeler ma mère. Je voulais parler à maman, j’avais vraiment besoin d’entendre sa voix elle me manque au point que j’ai commencé à pleurer comme un bébé. Et je disais « maman » lol vous moquez pas, ça faisait très mal et dans ces cas, on pense à une seule personne en particulier « maman » celle qui soulèverait des montagnes pour nous. Le fil de mes pensées est interrompu par la sonnerie de mon téléphone… Mimi lol

-MOI : « no def » (comment tu vas)
-MIMI : mdrrr c’est à moi de te poser cette question non ? Alors qui a remporté le premier round ?
-MOI : quel round ? sheuttt Mimi « tel neu dé » (c’est trop tôt pour tes question)
-MIMI : ohoooo raconte, alors comment s’est passé ta première nuit ? Ton mari c’est un costaud hein !
-MOI : Mimi !!
-MIMI : quoi ?! Réponds non ! Alors t’as assuré ? Ah laisse tomber « yambar » comme t’es c’est sûrement lui qui a gagné.

Non mais elle est irrécupérable cette fille.

-MIMI : mais sérieux, comment tu te sens ?
-MOI : tu devrais bien te l’imaginer non ? T’es passée par là.
-MIMI : oui mais « wakhalway » c’était comment ?

Mais que suis-je censée lui dire ? « Il ne s’est rien passé, il ne m’a même pas touché » « Khalatoumako « je n’y pense pas ! Mimi c’est ma cousine, c’est ma confidente. Elle est mon amie, mais je ne peux pas lui dire ce qu’il s’est vraiment passé. Maman me disait toujours, « lou fanan si nek beu nafa dess bou mou yendou si biti » (discrétion dans le ménage)
Alors j’essayais de faire bonne figure.

-MOI : tu sais pertinemment comment c’était, pas besoin que je te fasse un dessin.

Silence à l’autre bout du fil.

-MOI : allo ?
-MIMI : « lane la » (quoi)
-MOI : mdrrr t’es fâchée ? Mais que veux tu que je te dise ?
-MIMI : « khamoko ? » (Tu le sais pertinemment) raconte comment était ta nuit ?
-MOI : mais est ce que je demande moi comment se passe tes nuits « go way ! »
-MIMI : « mo khana tey » tu me disais « métineu ? »(T’as eu mal) (T’as pas eu de déchirure au moins ?)
-MOI : mdrrr ok mais moi c’était pour préparer mon terrain à moi, alors que toi tu sais déjà de quoi est ce qu’il s’agit.
-MIMI : passe moi ton mari c’est mieux, lui il me dira ce que je veux entendre.

Hmm mon mari c’est qui même ? Je lui ai alors dis la première chose qui me soit passé par la tête.

-MOI : il est dans la salle de bain…

Je suis entrain de mentir effrontément, juste pour avoir un semblant de discrétion, mais tiendra t’elle assez longtemps parce que « li ma guiss » (ça m’effraie)

-MIMI : mdrrrr il t’a vraiment achevé le gars, t’es même pas capable de prendre un bain avec lui pff « topal feulé », je vais dire moi la vérité, la vérité c’est qu’on t’a battu par Ko, « ya ma rousslo ! » (Tu me fais honte) « tapéte bi ngeu done ! »(Peureuse)
-MOI : mdrrrr MIMI lâche moi un peu ! « wa yow » t’en as du cresh.
-MIMI : De quoi je me mêle, c’est le tiens ou le mien ! Je l’attends « ba mou guene fi la wakh.
-MOI : Si tu s patiente tu peux toujours attendre.
-MIMI : « mayma » avec tout l’arsenal que je t’ai préparé, il devait même s’évanouir sans t’avoir touché tchimm !
-MOI : hahaha « wouyaye bayima. »(Laisse-moi tranquille !)

Pile poil au même moment l’homme invisible a fait irruption dans la chambre, en me voyant tout sourire, il a écarquillé les yeux. C’est assez compréhensible quand même, il aurait sûrement préféré me trouver me roulant par terre, pleurant toutes les larmes de mon corps.
Jamais ! Toi voir mes larmes, tu peux toujours rêver.
Il s’est dirigé vers le placard, et s’affairait dan son sac. Et moi au lieu de me concentrer sur ce que disait Mimi, je fixais son dos comme hypnotisée par je ne sais quoi.

-MIMI : « khana wakhouma ak ow » (je te parle)
-MOI : tu me fatigue goss !
-MIMI: hun » lileu sonal wakhoko » (ce n’est pas de ma faute si t’es exténuée)
-MOI : ay mimi
-MIMI : Mimi rien je t’ai demandé de me le passer, sinon je ne vous laisse pas tranquilles.

Je sais qu’elle ne me lâchera pas de sitôt.

-MOI : c’est Mimi pour toi.

Il s’est retourné d’un geste subit et me fixait « ak beuteum you reuy yi ! »(Avec ses gros yeux !)

Juste en passant les peuls ont de beaux yeux.

******

Je l’ai fixé pendant un bon moment me tendre le téléphone. Ensuite je me suis décidée à lui prendre le téléphone des mains.

-MOI : Allô ?
-MIMI : champion ! « yow lo def sama rak dji yaw ! »(Qu’est ce que tu lui as fait à ma sœurette)

Quand elle a dit ça mon cœur a fait un bon. Elle ne lui aurait quand même pas tout dit déjà ?!

-MOI : comment ça ?
-MIMI : elle est trop sage, on dirait que tu as pris le dessus sur elle mdrrr.
-MOI : « boy douma sa morom » (je ne suis pas ton égal Mimi)
-MIMI : mo ! Moi j ne suis pas ta femme qui joue à la timide là « dé » ; timidité qui n’est qu’une façade d’ailleurs. Après la nuit d’hier tu t’en es rendu compte non ?

Là j’ai fixé Aicha…qui elle, me fuyait du regard. Je ne vois rien à part une fille timide justement beaucoup trop timide même.

-MIMI : Wa dis moi elle a assuré ma sœurette ? Elle n’est pas trop assommée ?

« Ki dé dou assuré Nix ! »(Elle en est incapable)

- MOI : « Boy yamal » (tranquille Mimi) ce ne sont pas tes oignons.
-MIMI : wa je vous ai assez embêté comme ça, » khamna sokhla nguen sen bom » (vous avez surement besoin d’être seuls) Bon séjour.

J’ai passé le téléphone à Aicha qui lui a parlé quelque seconde avant de raccrocher. Moi je m’étais éloigné pour m’asseoir sur un pouff bien loin d’elle et je manipulais mon téléphone comme si je cherchais une chose plus qu’intéressante. Après Mimi ça a été sa mère, avec qui elle a parlé un bon bout de temps, je crois que c’est plutôt sa mère qui parlait, parce qu’elle ne faisait qu’acquiescer, ou dire « sis ça va » «je me sens bien. »

Je m’en veux de lui faire subir ça quand même. Elle n’y est pour rien en fin de compte.
Si tout est de sa faute !
Pourquoi ?
Parce qu’elle a dit OUI !

Elle aurait pu elle, dire niet et pour sûr ses parents, l’aurait suivit dans sa décision MAIS madame cherche à être une bonne fille pour ses parents. Ben là je n’y peux rien. Parce que je ne peux pas me permettre de laisser tomber Nafi, ça jamais ! Ce serait trop facile de laisser ce bonhomme qui me sert de père gagner.

-AICHA : AZIZ….
On dirait qu’elle est un peu hésitante à l’idée de continuer ce qu’elle avait à dire, je ne détachais même pas mes yeux de l’écran de mon téléphone et je lui ai servi un « hum ! »
-AICHA : Aziz…on a à parler…
-MOI : de quoi ?
Je la fixais droit dans les yeux, juste pour l’intimider de telle sorte qu’elle n’ait pas le courage de continuer.
-AICHA : De tout ça...Parce que…
-MOI : tout ça quoi ? Il n’y a rien à dire si t’as des questions pose les à mon père ! Je n’ai jamais voulu de cette union !

Sur ce, je suis sorti claquant la porte ! Ça commence à porter sur mes nerfs tout ça.


Du même contributeur, Alima


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