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CHRONIQUE - L´autre : quelles sont les intentions d´Aziz ?, par Alima - SEYTOO.COM

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L´autre : quelles sont les intentions d´Aziz ?

Chronique

Arrivés chez ma belle famille, ma belle mère, était dans le salon assise les jambes étalées, j’ai posé ma tête dessus, elle a mis sa main sur ma tête et priait pour moi.

Publié le 23 mai 2020, Alima

Ils n’oseraient quand même pas m’emmener de force ???!

Je regardais Mimi dans l’espoir qu’elle trouve un prétexte, parce que j’étais un peu gênée vis à vis d’Iboulaye, et je ne savais pas trop quoi lui répondre ;

-MAYNA : allez oust, vas y rejoindre ton mari, t’as plus rien à faire ici !
-MOI : hé elle est où ma mère, il était convenu qu’il y avait un rituel à faire !
-MIMI : « khamon ngani se beuss di ne geuw » (tu aurais du savoir, qu’un jour viendra) en me tirant la langue en plus !

J’étais estomaquée !

« Ma liw si sassi » (j’ai commencé à frissonner) je savais que je devrais y aller, mais pas comme ça quand même !

Et Iboulaye d’éclater de rire,

« Je ne tiens pas à me faire taper sur les doigts, par les vielles. C’était juste pour te taquiner »
« Alah touti ma kheum » (j’ai failli tomber en syncope !)
Et tout les trois qui se tapaient des barres.

-MIMI : Iboulaye fallait l’emmener « way ! »
-MOI : « yaw iboulaye ndéké da ngay togne » (tu es taquin en plus)
-IBOULAYE : Et ton mari est pire. Il t’attend de pied ferme…

Alors que de notre coté nous faisions notre fête, les mamans elles, avaient une autre bâche à part et procédaient à des échange de cadeau ect… Shii la partie que je déteste, j’étais sidérée par le nombre de billet qui défilait de main en main, chacun attendant sa part, tout ces cadeaux.

Une de mes tantes du coté de ma mère, était accompagné de sa griotte spéciale,

« Ndiak nangoul ndiak nangoul ndiak nangoul » purée, belle mère et beau père vont pas se plaindre en tout cas ! Et moi dans tout ça et maman aussi, tous les cadeaux sont pour la belle famille, belle fille elle est fatigué dé ! En tout cas Aziz t’as intérêt à bien prendre soin de moi hun ! Il est évident maintenant, que dans les mariages, la famille de la marié dépense double parfois triple la somme initiale offerte par l’époux.

La cérémonie s’est terminé vers les coups de vingt trois heures, parce que papa voulait que je rejoigne ma demeure le plus tôt possible. Ce n’était pas si loin à peu prés trente minutes en voiture.

Mayna était retournée chez elle avec ma belle mère, c’est l’inconvénient d’un mariage entre personne de même famille, des va et viens incessants.

Mimi et Vivi m’ont aidé à déballer mes cadeaux, sama « pap dé beugatoul ma dougat si keur gui » (papa ne va pas me revoir trainer par ici) Il a demandé à ce que j’emporte tout « li mom dak déguisé leu ish » (c’est une expulsion déguisée)

Tout mes bagages étaient prêts j’ai laissé quelque cadeau comme des vaisseliers à la maison j’en ai offert quelques un à Mimi et Vivi. J’étais ensuite enfermée dans la chambre de maman, avec mes tantes, le rite enclenché. Elles ont enlevé ma joli coiffure sniff, m’ont fait trois grosses nattes, elles ont procédé à mon bain avec un « layu » sur ma tête. Puis elle m’on fait m’asseoir sur un mortier s’en est suivi des incantations ect « kham lep wakh lep bakhoul hihi »

J’ai ensuite été recouverte de deux pagnes blancs en « malikane », l’un noué autour de mes reins, et l’autre pour couvrir ma tête et le reste de mon corps. Lorsque tout à été fait je suis allé dans le salon trouvé mon père, ainsi que certains de mes oncles, j’étais affalée par terre avec ma « tope » (une de mes cousine qui devait m’accompagner) Mon père me donnait des conseils, ou plutôt m’indiquait la voix à suivre. Il m’interdisait de répondre à mon époux quoi qu’il advienne, de toujours faire ce qu’il voulait même si c’était à l’encontre de ma volonté.

De lui vouer respect à lui ainsi qu’au reste de la famille, à ses amis etc… Mes oreilles bourdonnaient à force. Sous le pagne, je laissais libre cours à ma tristesse. J’étais triste de quitter la maison dans laquelle j’ai grandit. Je pleurais, parce que je sais que papa et maman, allaient être tout seul maintenant. Qui va cuisiner pour eux maintenant, qui va les taquiner si ce n’est plus moi. J’aurais plus la possibilité, de faire comme avant, m’asseoir sur les genoux de papa oui quoi je le faisais des fois, ou bien je m’asseyais par terre m’accrochant à ses jambes et nous discutions de tout et de rien, ça me manque déjà… Ma chambre va me manquer.

C’est un autre cousin qui est venu me chercher, j’étais dans sa voiture, avec ma « de tope » Elle devait être à mes cotés pendant au moins une semaine.

Arrivés chez ma belle famille, ma belle mère, était dans le salon assise les jambes étalées, j’ai posé ma tête dessus, elle a mis sa main sur ma tête et priait pour moi.

Puis ma « djeydo sudu » ma « badienne » en somme m’a raccompagné dans ma chambre. Sous le pas de la porte j’ai encore fait des ablutions, j’ai été conduite à l’intérieur puis on m’a fait asseoir sur le lit, ensuite quelqu’un s’est assis dessus, je suppose que ce doit être « mister l’invisible ». Une autre cousine est arrivée, (il y a eu un petit conflit par rapport à ça mes tantes, coté maternelle, voulaient y ajouter certains rites et de l’autre coté elles ont refusé, mais heureusement tout le monde est arrivé à satisfaction, « mane na diekh rek dama sone ! »(Je suis ko)

La partie « lek lakh » (bouillie) est arrivée, l’autre là il prenait tout son temps. On lui disait « Niam Aziz » (mange)

De mon coté on me disait « Aissatou lekal gaw, diekhal ko ! » (Mange un max)

Puis une voix a dit « yaw dé aziz c’est fini ta femme va te dominer dans ton ménage kxkxk » Bon après tout ça ils sont tous sorti, ma « badienne » m’a expliqué qu’on me laissait me reposer, et que mon beau père nous avait offert un séjour à l’hôtel. Oufff ça m’aurait un peu gêné que ma première nuit se passe devant tout « les quelqu’un » comme ça. Donc il était prévu que nous y allions le surlendemain puisqu’on devait faire une fête ici aussi en mon honneur histoire de me présenter au gens du quartier.

Bon je saute tout ça, cap pour l’hôtel. Mayna et Mimi avaient préparé mes bagages, un sac pour trois jours. C’est Iboulaye qui devait nous y emmener. Durant le trajet, mon cher et tendre époux ne disait rien, c’est Iboulaye, qui meublait plutôt le silence. Il a l’air toujours aussi sérieux ou bien c’est pour me faire peur en tout ça si c’est pour ça, c’est réussi.

« sheuteuteut yen gni narolen diam, sage comme vous êtes là mdrrr »

- AZIZ: « boy bayil seu yi » (boy arête)

Mon mari a parlé, mon mari a parlé!!!! Il sort de son mutisme !

Moi si on me laissait en pleine route « sakh ma dieul dama tite ba khawma koi faire »(j’ai vraiment peur de ce qui va se passer)

Devant les portes de l’hôtel,

-IBOULAYE : j’ai rempli ma part du marché, amusez vous bien ! (tout sourire)

Il avait donné ma valise à Aziz, qui c’était mis de coté pour me laisser passer. Il était habillé d’un style très décontracté, il est mignon quand même mon mari, ça ne devrait pas être difficile de tomber amoureuse de lui, enfin je crois !

C’était un petit hôtel sur Dakar, mais je dirais que ça ressemblait plutôt à une auberge qui donnait sur un hall assez spacieux où à droite il y avait une rangée de portes toutes fermées, les chambres je présume. « Je reviens » a-t-il dit il est revenu quelque secondes plus tard muni de notre clé

Je me suis assise sur le lit et lui faisait des vas et viens à n’en plus finir dans la pièce. Personne ne sait par quoi commencer apparemment lol.

Mais si lui l’homme ne sait pas, comment devrais-je m’y prendre moi ?

Je me suis levée, j’ai ouvert la valise que les filles avaient préparée pour moi. Je voulais prendre un bain, et essayer de dérouler le plan d’attaque puisqu’il y a bien quelqu’un qui doit s’y mettre. Mais « mane deugeurouma fit » comme si je savais ce qu’il y avait à faire. Mais « dar »a s’il me voit avec une petite robe « khana » il saura ce qu’il y a à faire, parce que je ne peux pas faire plus.

C’est juste que je sais qu’avant de retourner chez nous il va falloir passer à l’acte, alors s’il doit me déchiqueter que ça se fasse « mou diekh ! »

Mais j’étai loin de m’attendre à ce sur quoi je suis tombé !!! Non je ne peux pas, défaire ma valise, devant lui ! En tout cas, tous les trucs sur lesquels je suis tombée, m’effraient. Il doit bien y avoir quelque chose de plus descend que ça dans cette satanée valise !

-MOI : je reviens.

J’ai pris la valise et je me suis précipitée, dans la salle de bain. J’ai tout déballé un a un. Rien, rien et rien. "Gni da gnou yabaté", Il n’y a rien dans cette valise ! Serviette, culotte, culotte, culotte ! TCHIP TCHIP
THCIP ! Mini jupe, petite robe !
J’étais énervé et en même temps c’était drôle.

J’ai pouffé, je n’ai pas pu me retenir. Elles vont me le payer ! Il y avait un petit sac, un tout petit et devinez ce qu’il y avait là dedans… vous vous souvenez de la petite tenu, non du chiffon je dois dire, qu’on avait vu dans un magasin en ville. Je l’avais entre mes mains. Il y avait un tout petit mot.

« Fais lui tourner la tête à mon bro »

« li mom » c’est Mayna mdrrr « li mo khalatoumako sole tchipp !!!! »(je ne pense même pas le porter… quoi que… peut être « souma geuneu niémé » (quand j’arriverai à être plus audacieuses.)

Mdrrr mais elles sont vraiment malades, il n’y a rien de présentable ici, c’est pour les danseuses de cabaret ça, les stripteaseuses et que sais je encore !

Je me suis finalement décidée, pour une tenue rouge, qui même avec la couleur était la plus décente que j’avais trouvé. J’ai alors pris un bain vite fait, j’ai porté ma petite tenue, et je me suis mise mon parfum préféré, même ça elles n’avaient pas oublié. Elles ont juste oublié une chose... « maymeu fit » (que j’ai un peu plus de cran) J’espère qu’il va pas me faire mal, et s’il me cause une déchirure... on ne sais jamais hein !

Je me suis pourtant décidée à sortir de la salle de bain, et je l’ai trouvé entrain de faire les cent pas, et il ne pouvait pas être plus habillé que ça, j’aurais cru le trouver autrement, je ne sais pas moi, en caleçon, une serviette autour des reins ou du genre…mais non, il était là son portable en main.

***

Dans la chambre alors qu’elle n’était pas encore arrivée, je réfléchissais à la meilleure manière de pas la passé, cette fameuse nuit de noce avec elle.

Ah non, je n’y pense pas ! Quand nous étions tous seuls dans la chambre, j’ai vraiment eu pitié d’elle, je me suis dis « Que dois-je faire ? »

Comment m’y prendre avec elle... oh que oui, je saurais. Mais c’est pas ça le bleme, j’en ai pas envie ! Je ne peux pas me permettre de la toucher.

Pendant qu’elle était dans la salle de bain, et que je pensais justement à la raison pour laquelle jene pouvais pas,je reçois un appel.

Nafi, ma Nafi !

-MOI : allo
-NAFI : bébé, t’es avec elle ?
Je ne pouvais rien dire, qu’est ce que je pouvais dire !
-NAFI : Aziz s’il te plaît ne me fait pas, ça, tu es tout ce que j’ai !
-MOI : tu es où ?
-NAFI : à la maison.
-MOI : je te jure qu’il ne se passera rien.
-NAFI : « gor ngeu rek » (tu n’es qu’un homme)
-MOI : et alors, je ne suis pas un animal pour autant, elle m’intéresse pas ! Je ne te ferais jamais ça !

Je me préparais pour sortir, j’attendais juste qu’elle daigne sortir de la salle de bain, qu’est ce qu’elle peut bien faire là dedans ?!

Elle est alors sortie avec une tenue assez significative. Bon pas trop le temps de tergiverser à ce propos.

-MOI : tu as vraiment cru, que je partagerai le même lit que toi ?

Sur ce, je suis sorti précipitamment de la chambre la laissant, immobile devant la salle de bain.

« Jusqu’ici c’était juste dans le but de poser les plans de l’histoire, afin que vous parveniez à mieux comprendre la suite. Parce que c’est maintenant que ça commence ».


Du même contributeur, Alima


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