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CHRONIQUE - L’autre : une surprise pour deux..., par Alima - SEYTOO.COM

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L’autre : une surprise pour deux...

Chronique

Je me sens comme un rien à des moments. Et pourtant je suis aimée, comblée, mais c’est moi tout simplement.

Publié le 14 mai 2020, Alima

« Je t’aime »
« Je sais »

Lol je suis fou de cette fille, elle est tout ce dont je n’ai jamais rêvé, belle douce attentionnée.

Quand je suis avec elle plus rien n’a d’importance, le monde est tel un paradis. Ah amour quand tu fais irruption dans nos cœurs !

J’aime quand elle me caresse la joue ainsi, avec un de ses doigts. Nous étions face à la mère, tout comme d’autres couples. Mais je suis certains que le notre en faisait pâlir bien d’autre. Tellement cet amour est réciproque, sincère, tellement grand est notre bonheur.

-NAFI : tu sais ce à quoi je pense tout le temps ?
-MOI : dis-moi.
-NAFI : toi, moi…et deux petits jumeaux…et surtout, toi des fois entrain de mettre les couches.
-MOI : mdrrr « yak nga ko » (rêve pas trop) t’es malade moi mettre les couches !
-NAFI : macho va !

Tout en m’esclaffant je l’attirais vers moi en lui faisant un bisou sur le nez. Nafi se pressa contre ma poitrine, nous restions ainsi un bon moment. Ce dont j’étais sûr maintenant c’est que plus rien ne s’opposerait à notre bonheur.

-MOI : va falloir que nous allions faire une petite visite à l’imam, sinon nous risquons de commettre d’innombrables pêchers.
Nafi ne prononçait pas un mot, elle était toujours contre moi et je la sentais crispé dans mes bras.
-MOI : mais...Si tu ne veux pas non plus… (Lui disais-je d’un ton taquin)

Elle me plaqua contre le sable et me martelait la poitrine.

-NAFI : c’est comme ça que tu me fais ta demande ! lol

D’une seule main, j’emprisonnais ses petites mains fragiles.

-MOI : je ne fais jamais rien comme tout le monde !

Je la fixais intensément d’un air malicieux,
-MOI : je ferais part de la nouvelle à maman aujourd’hui et elle verra après avec le vieux comment ils doivent procéder et venir chez toi le plus tôt possible !

Nafi étendue, le menton sur ma poitrine, avait l’air tellement émue.

-NAFI : donc c’est le moment on concrétise…
-MOI : et comment assez attendu !
-NAFI : justement tu ne m’a toujours pas dit où t’étais tout à l’heure pour être venu un peu en retard me chercher ?
-MOI : hmmm j’aime ! Tu te comportes déjà comme une épouse, vas y je t’en donne l’autorisation.lol
-NAFI : mdrr réponds tchip. Toi t’es déjà là à jouer au mari autoritaire !
-MOI : bof, je m’entraine… nuance…

Un mariage, un avenir radieux, qui se profil. Je me sens comme invincible.

Que deviendrai-je sans Nafi, ma vie, mon souffle !

Je souhaitais à tout le monde ce bonheur. Cette plénitude qu’on ressent aux cotés de l’être aimé. Je ne veux plus passer une seconde de ma vie sans elle.

J’avais déposé NAFI chez elle pour continuer direct à la maison

Aller à la maison et leur faire part de la bonne nouvelle…

************

Je me triture les méninges en vain, je ressens une si grande peur, bleu, a-t-on l’habitude de la dépeindre. Je me demande pourquoi parfois, parce que cette couleur sait être combien douce quelque fois, mais a t-on déjà ressenti une peur assez douce ? Ce n’est pas demain la veille !

Bref je m’éloigne.

Moi Aicha, je me suis sentie toujours différente ; différente de tous, et même de mes parents. Papa et maman, c’est l’enthousiasme, le bonheur, on dirait à chaque fois de nouveaux mariés, moi c’est la quiétude, l’indifférence, disons que je vi ma vie avec un total détachement d’avec le monde extérieur. Je suis assez grande, dirait-on, avec une taille normal, disons, qu’il m’est très facile de me fondre dans la masse. En somme je suis transparente, c’est comme ça que je me vois en tout cas. Autour de moi, on me voit juste comme la timide et toujours souriante, la parfaite… Il arrive, que quelqu’un me rencontre dans la rue m’envie, et pire, en arrive à me détester. Mais hélas il n’y a pas de quoi…

Je me sens comme un rien à des moments. Et pourtant je suis aimée, comblée, mais c’est moi tout simplement.

Mes parents… mes parents, de cœur.

N’est pas toujours père qui veut, n’est pas toujours mère qui veut. On ne choisit pas sa famille, dit ont, mais il est fort possible des fois, que des parents aient la chance, de choisir leur enfant, (peut être même qu’on le leur impose) ou disons qu’un enfant ait la chance d’être choisi. Je fais partie de cette frange, ils m’ont choisit, ces êtres merveilleux, ils ont fait de moi, la fille la plus heureuse qui soit. Je me souviens un jour avoir demandé à maman :

« Pourquoi je n’ai pas de petite sœur ? » Je me souviendrai toujours de ce regard, triste et fuyant à la fois. Enfant je n’avais pas compris alors là pas du tout ! Elle m’a sourit, m’a pris dans ses bras, puis,
« Ça te plaît pas d’avoir un papa et une maman à toi toute seule ? »

Et moi avec toute l’insouciance du monde…

« noooooon » «Mimi sakh amneu rak » (même Mimi à une petite sœur) Elle, c’est ma cousine, on a presque le même âge, même si elle me nargue tout le temps, sur le fait que même si ce n’est que d’un an elle est ma grande sœur tchip !

Ce que les enfants peuvent être égoïstes des fois, oui notre insouciance, à un certain âge frôle l’égoïsme, je ne savais pas que ces paroles avaient blessé maman, non je ne savais pas, et je regrette même après toutes ces années. Me souvenir de mon comportement d’antan, me rend triste, et j’en ai les larmes prêts à couler, mais ne vous inquiétez pas, je ne risque pas ! Pleurer, pleurer « rek akh », « adouna bi ce n’est pas que ça way ish ! »(Le monde n’est pas fait que de tristesse et de pleurs)

Papa et maman, c’est un signe de la providence, Dieu les as mis sur mon chemin, et pas un jour pas un seul, il n’ont manqué à leur devoir de parents. Petite, j’ai toujours était comblée, tant sur le plan affectif que sur le plan matériel, je n’ai jamais manqué de rien absolument rien ! Ça ne fait pas de moi, une enfant gâtée pour autant hein ! Parce qu’on a l’habitude d’entendre « ha ces gosses de riches ! »

Quoi ??? Nous aussi on nous éduque, on nous en donne des fessés, quand il le faut, nous allons au Darra du quartier comme les autres, ou à l’église. Nos parents savent manier le bâton et la carotte à leur guise.
Enfin bref, dans l’ensemble j’ai toujours était une fille normale, sage, adepte de petites bêtises, mais pas trop quand même. Peut être parce que depuis toute petite, je sentais qu’on ne me disait pas toute la vérité sur moi. Grand mère qui disait une fois «mo ngui melni seu dérét » (on dirait ton sang) m’a un petit peu intrigué, pourquoi, c’est évident je suis la fille de ma mère normal que je lui ressemble non ish ! Mais c’était bizarre aussi , le faits que mes parents soient de teint super, super clair et moi totalement l’opposé. Si vous nous voyiez vous seriez intrigué.

Un autre jour alors que je m’étais battue avec une fille du quartier, sa maman, fait irruption chez nous, avec un « kadia rouss nala trop ! ki mom, sou la dieulone mou diakhal ma » (ça m’aurait étonné qu’elle te ressemble) des choses du genre, qui semaient tout le temps le doute en moi.

Qui suis-je ?

En réalité quelques années plus tard enfin… oufff ! J’ai su.

J’ai tellement de chance de les avoir. Quand ce jour, ce jour que je n’oublierai jamais, j’avais presque 16 ans papa et maman, m’ont appelé, pour me dire qu’ils avaient une chose, importante à m’avouer vu que j’étais « grande »

J’insistais tellement sur le fait que je voulais une sœurette, en plus ça m’intriguait à la longue, ensuite j’en ai vraiment eu marre, je calculais même plus.

Ce jour, j’ai su, que j’étais une laissée pour compte, que j’ai été adoptée, ou ramassée je sais plus trop ! Vous y croyez vous, j’ai été déposée, sous le pas de la porte, le pas de la porte !!!
J’ai la rage, rien que d’y repenser ! J’ai envie de crier, crier à tu tête ! Qui a osé ? Qui ?
M’abandonner moi : qu’ai-je donc fait ? Ai-je demandé à naitre ? Étais-je un aussi pesant poids ?

Elle m’a abandonné !!!

Je suis désolée, je ne peux pas m’en empêcher, mes larmes coulent sans que je ne puisse les retenir. J’aimerai tellement la revoir, elle plus que quiconque, lui dire merci, oui merci parce que grâce à elle j’ai une mère en or, elle ne m’a pas porté dans son ventre, mais elle a fait plus, m’a donné le biberon, c’est réveillé, chaque nuit, pour prendre soin de moi, à soigné mes bobos, s’est toujours inquiété pour moi ; ce que cette autre n’a pas fait. Elle s’est à mainte reprise sacrifiée pour moi. Elle veillait à mes cotés durant mes nuits de maladie. Elle m’a tout simplement aimé.

Alors merci madame la lâcheuse !!! Oui merci aussi parce qu’à la différence de beaucoup elle ne m’a pas ôté la vie ; elle ne m’a pas étouffé ; elle ne m’a pas jeté dans une fosse ou dans une poubelle. Alors…oui, merci MADAME !

Mais où est-elle maintenant qu’est telle devenue ? Ai-je des frères et sœurs ? Peut être que je ne saurais jamais, et je me demande si j’en ai envie d’ailleurs….

Le fait de savoir que maman ne pouvait pas avoir d’enfant semait le doute en moi. Je me suis demandé, si elle ne m’aimait que parce qu’elle n’avait d’autre choix ? Peut être que si elle avait eu un autre enfant de sa propre chaire elle aurait fini par me rejeter. Ces questions, me poussaient à me renfermer encore plus sur moi-même mais ils ont été patients, après ça malgré mon comportement insupportable, ils n’ont pas du tout changé, ils m’aimaient encore plus. C’était comme si je voulais qu’ils me haïssent, qu’ils en aient marre de moi, qu’il me jette à la rue comme ma vraie mère!

Mais rien y faisait, je me suis demandé parfois s’ils n’étaient pas mes vrais parents, aussi tenace que moi ; ils ne se lassaient pas, je n’avais plus le droit de leur infliger tout ceci, ils méritaient mon respect, ma gratitude ils méritaient mon amour plus que quiconque. Je devrai être capable de faire, les sacrifices les moins imaginables, pour leur bonheur à eux parce qu’il veille à chaque moment au mien.

Mais s’ils veillent toujours à mon bonheur pourquoi me demander pareille chose pourquoi ?

« Juste pour tenir ma promesse... toutefois, au début je ne pense pas pouvoir être aussi assidue que d'habitude, je m'excuse d'avance. bisu.»


Du même contributeur, Alima


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