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CHRONIQUE - L´autre : de surprise en surprise, par Alima - SEYTOO.COM

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L´autre : de surprise en surprise

Chronique

Même après mon mariage papa m’octroie cet argent sous prétexte que je refuse qu’il use de son influence pour me dégoter un boulot... Son influence là merci j’ai vu où ça m’a mené.

Publié le 30 mai 2020, Alima

A quand la fin de tout ça, je suis comme cloîtré entre les murs d’une prison et je n’ai aucune idée de comment m’échapper.
Pour ne pas créer de problème, Nafi et moi ne nous voyons plus et nous contentons d’appels téléphoniques ou de quelques moments sur le net. C’est dur. Alors pour ne pas rester tout le temps à la maison j’erre dans la rue comme un fou, ou bien comme ce soir je passe discuter ave Iboulaye, je l’évite quelque peu pour pas qu’il me pose des questions auquel je ne saurais répondre, mais il est aussi le seul vers qui je saurais m’épancher.

-IBOULAYE : Non j’hallucine ce n’est pas mon ami ça !
-MOI : lol et pourquoi ?
-IBOULAYE : Depuis que t’es marié plus moyens de te voir !
-MOI : lol
-IBOULAYE : Elle est alors parvenue à te mettre sous son emprise « ma geume khalé bi dé ! »
- MOI : pfff ne déconne pas !
-IBOULAYE : non mais franchement on dirait qu’elle est parvenue à te faire oublier Nafi. D’ailleurs t’as eu de ses nouvelles ?
-MOI : (sans réfléchir) oui elle va bien !

Il me regarde d’un air suspicieux

-IBOULAYE : elle va bien ? Parce que t’en sais quelque chose ? Donc t’étais sérieux tu ne lâches pas prise ?
- MOI : lâcher prise ça ne va pas non ! C’est elle que j’aime ! Aicha ce n’est pas moi, qui ai demandé à ce qu’elle soit ma femme.
-IBOULAYE : « yaw kou yabanté ngeu » (tu te fous de qui) tu passes chaque nuit avec elle et tu me dis que tu ne l’aimes pas pfff

Si seulement il savait que je ne l’ai jamais touché, il ne me croirait même pas.

-MOI : lol « boy mane nafi rek» (c’est Nafi que je veux)

Il me regarde avec insistance avant de me dire…

-IBOULAYE : OK… en tout cas « khalé bi toye na toye bo khamni » (elle est tellement bien faite) que des que t’en aura fini avec elle balance la moi…

Je me suis brusquement levé du siège sur lequel j’étais assis.

- MOI : ça ne va pas chez toi ! C’est de ma femme que tu parles là !
-IBOULAYE : femme et après… tu ne veux pas d’elle moi si, dès que tu retournes avec Nafi, je me ferais un plaisir de me rapprocher d’elle !
-MOI : Non mais c’est vraiment à mon ami que je parle là ?! Comment tu peux oser parler de ma femme de la sorte comme si c’était n’importe qui, un chiffon ou je ne sais quoi d’autre!

Et le nigaud qui éclate de rire

-IBOULAYE : et après tu veux me faire croire qu’elle te laisse indifférente … « Nafi niak neu » (Nafi te perd petit à petit)

Il est con parfois ce gars là ! Il débite de ses idioties parfois, il m’a tellement énervé que je suis rentrée sans attendre mon reste !

***
Donc je suis l’autre !
Je suis l’officielle et pourtant je suis l’autre, je suis celle qui n’a aucune valeur à ses yeux ! Je ne suis rien pour lui si ce n’est l’entrave à son bonheur.
Pourquoi nous avez-vous fait ça ?

J’en veux à mes parents d’avoir voulu le meilleur pour moi au point de m’avoir finalement poussé dans un trou sans fond. J’ai bien remarqué qu’Aziz et son père ne s’entendaient pas tant que ça. Ce n’est pas étonnant non plus…si mon père avait construit ce tissu de mensonge ; dire que je voulais d’un mariage auquel je n’ai sans doute pas voulu du tout parce qu’en aimant une autre. Peut être que j’aurais été capable du pire.
Pardonne moi Aziz, pardonne moi… il n’a jamais été dans mes intentions d’être un obstacle entre toi et la femme que tu aimes si je savais tout ceci, il n’y aurait jamais eu de mariage.
Je comprends maintenant que tu es tellement obnubilé par ta douleur, ton impuissance que tu m’en veux à mort.

Si ce n’est que moi je te faciliterais la tache.
Il en aime une autre ! Je suis celle qui les empêche d’être heureux sans doute, voilà une raison légitime pour me détester. Je comprends mieux ces absences, ces retards.

Je suis l’épouse et en pourtant je suis l’autre.
L’autre ne devrait –il pas être cette fille, avec qui il passe tout son temps ? Faut croire que non….C’est moi qui ai pris sa place, je lui ai arraché l’homme qu’elle aime. Mais y pouvais-je vraiment quelque choses ?
Les pièces du puzzle se réunissent petits à petits. Je commence à en vouloir à mon beau père, mais moins à mon époux, je le plein. Deux personne sont entrain de souffrir peut être à cause de moi, deux personnes qui s’aiment. J’ouvrais grand les yeux, pour m’empêcher de pleurer, je ne veux pas, je ne veux pas !
Je n’ai jamais voulu faire du mal à autrui, mais volontairement ou involontairement c’est ce que je suis entrain de faire.

Je ne vois plus l’intérêt de mener cette guéguerre ridicule. Je tenais tellement à lui faire regretter de m’avoir autant humilié… C’est vrai que je lui en veux toujours pour la manière dont il s’est comporté ; mais je le comprends un peu à présent. C’est une victime tout comme moi. Sauf que moi j’ai accepté d’être cette victime là !
Mais et lui qu’est ce qui a bien pu le pousser à accepter ? Quel a été le moyen de pression de son père…

J’ai pleuré mais avec le cœur il n’y a pas pire. D’ailleurs ce n’est pas nouveau depuis notre union, mon cœur se déchire chaque jour encore plus … Je n’ai pas dormi de la nuit mais lui si. Pas étonnant puisqu’il a parlé toute la nuit à sa petite chérie. Ne l’aurait il pas fait exprès d’ailleurs n’est ce pas ça le but rechercher, me narguer !
Quand je me suis levé à l’aube, il dormait toujours, je lui ai préparé l’eau de son bain comme à l’accoutumée, il a pris son bain, a fait sa prière et comme à l’accoutumée il répond à peine à mon salut, comme à l’accoutumée il ne touche pas à son petit déjeuner, comme à l’accoutumée s’en va sans me dire au revoir. Mais au moins je comprends maintenant. Ma décision est prise je l’éviterai au max en attendant de trouver une solution parce que si nous ne nous séparons pas j’ai peur que les choses dégénèrent. Depuis cette nuit je me sens quelque peu déboussolée, j’en arrive à le plaindre.

En vérité je ne le déteste plus autant, je lui en veux, mais je m’en veux aussi.
Je lui ai demandé la permission pour passer chez mes parents, il ne m’a même pas répondu comme d’habitude. Je ne sors presque pas, je ne suis allée chez mes parents qu’une seule fois depuis maintenant trois semaines. Je suis alors passé chez mes parents, pour ensuite passer à la banque dans la quelle j’avais l’habitude de faire mes dépôts. Chaque fin du moi, Papa m’exige une somme qu’il me donne. Je n’en ai presque jamais besoin alors je le garde… Ok avant quand j’étais célib j’acceptais volontiers, mais là ça me gène, d’autant plus que je ne manque vraiment de rien même si le mec me calcule pas, « dépense bi dé si bopoulale bi lakay tek » (la dépense quotidienne il l’a pose prés du lit) juste pour éviter de me parler.
Même après mon mariage papa m’octroie cet argent sous prétexte que je refuse qu’il use de son influence pour me dégoter un boulot... Son influence là merci j’ai vu où ça m’a mené.
Il me dit que je dois aider mon époux pfff
Dans la banque

« Hé qui voilààà madame Kane ! »
-MOI : lol « Soda bayil togne » (te moque pas) Comment vous allez, « namnalene »
-SODA : depuis que t’es marié on ne te voit plus du tout.
-MOI : désolée, des responsabilités en plus lol j’étais passé à la maison et je me suis dit que j’allais effectuer mon virement et par la même, vous faire un petit coucou.
-SODA : Ah ça c’est gentil ! Tu es radieuse ! Sali n’est plus ici, elle a été remplacée.
C’est une fille assez jolie et souriante qui m’a prise en charge.

J’évitais monsieur comme je peux, ce n’était pas difficile non plus puisqu’il m’évitait de son coté.
Mais je me sentais mal maintenant je me sentais très mal, et quand Mimi m’a proposé, de l’accompagner faire quelques course, et me proposer de m’acheter quelques autres petits trucs dont je n’avais pas du tout besoin j’ai quand même accepté, parce que dame belle-mère m’a intimé l’ordre d’y aller. Même pour ça je devais envoyer un message à mon cher époux mais je décidais de passer outre, juste pour le plaisir de le faire sortir de ses gongs.

J’ai carrément flashé sur une chemise de couleur turquoise.

« Bi mom sokay tek makay dieul lol » (si vous n’en voulez pas je le prends)

-MOI : on se connaît non ?
-ELLE : je vous ai reconnu quand vous êtes entré, je suis à la banque…
-MOI : mais c’est vrai ! Comment ça va ?!
-ELLE : très bien merci, j’accompagne ma sœur, acheter des chaussures.
-MOI : lol moi aussi je suis avec ma casse pied de cousine.

Je l’ai alors présenté à Mimi qui disait la reconnaître, je lui ai dit que c’était une des caissières de la banque à coté de chez elle. On a discuté un moment avant qu’elle ne s’en aille une fille assez sympathique un joli sourire aux lèvres. Nous avons échangé nos coordonnées pour garder contact.
Je n’ai pas beaucoup d’amis mais elle je l’apprécie bien.
Le lendemain Mimi qui « re-débarque » chez moi.

-MIMI : ça « mom » je ne voulais pas le dire au téléphone.
-MOI : le retour de la cancanière
-MIMI : tu veux que je laisse tomber hun ! Je sais maintenant d’où j’ai connu cette fille… Nafi, je l’ai déjà vu avec Aziz !


Du même contributeur, Alima


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