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CHRONIQUE - L’autre : le temps des regrets, par Alima - SEYTOO.COM

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L’autre : le temps des regrets

Chronique

On verra bien qui de nous deux souffrira le plus ! Je ne sais pas d’où est ce que je puise autant de cruauté sûrement de ma véritable mère.

Publié le 26 mai 2020, Alima

Je commence à en avoir marre de tout ça ! Ça ne peut pas continuer ! Je m’en veux de lui faire subir ça mais je n’ai pas le choix. Il ya une autre à coté qui souffre à cause de moi ; elle n’a jamais rien fait pour mériter cette Souffrance, nous nous aimons et pourtant nous sommes séparés par le poids de nos traditions. Je n’ai rien contre mais que ce soit à condition que ce soit parce que les pressentis à cette union le veuillent vraiment ! Mais « di def ay chantage » (faire chanter les gens) c’est du n’importe quoi !

J’en suis à errer comme ça dans la rue, comme si je n’avais pas de gît pff !

Aicha et moi sommes incapables de rester dans la même pièce, plus d’une quinzaine de minutes. Non mais jusqu’où va cette union ? Justement nulle part, puisqu’il n’y a pas de « elle et moi. »

J’étais assis sur un banc, le coin était bien désert, et je n’avais pas envie de faire ce que je faisais justement… réfléchir !!! Je suis fatigué de penser. Je me demandais si une connaissance m’apercevait assis ainsi sur un banc, ce qu’il pourrait bien se dire, la semaine de mon mariage.
J’ai eu envie d’appeler Nafi histoire de meubler le temps, et que l’autre là prenne le temps de digérer mon cadeau empoisonné. Je voulais écouter le son de la voix de ma « babe. » Elle a voulu qu’on déjeune ensemble… Elle et moi en plein jour ?!

C’est impensable !

-NAFI : s’il te plaît juste un court instant.
-MOI : mais on a passé toute la soirée d’hier ensemble. C’est trop risqué !
-NAFI : je suis inquiète…en plus j’ai un mauvais pressentiment.
-MOI : Tu parles comme si tu ne me fais pas confiance « kagn ngeu melni ? »Depuis quand t’es comme ça ?
-NAFI : c’est bon je n’ai pas envie de me disputer.
-MOI : mais je ne me dispute pas, je veux juste que tu te calmes.
-NAFI : OK...On se voit ce soir ?
-MOI : quel prétexte vas tu donner à ton père cette fois ? Ce qu’on va faire, nous allons discuter durant toute la soirée ça te vas ?
-NAFI : Hmmm je veux bien !
-MOI : lol « beug lou yomb ! »(Geignarde !)
-NAFI : Si je veux ! Mais dis, t’es où actuellement ?
-MOI : je suis sorti prendre l’air.
-NAFI : tout ça c’est la faute à ton père, à ce moment si c’était moi à tes cotés il est certains que tu ne penserais pas mettre le nez dehors.
-MOI : lool c’est sûr ! Tu vois maintenant, tu vois ? Tu devrais te tranquilliser alors.
-NAFI : Je sais mais « khamngeu rek… »Dis comment est-elle ?
-MOI : qui ?
-NAFI : Tchip ta sois disant « khana ! »
-MOI : lol « lou ma si kham » (aucune idée) je ne lui prête même pas attention.
-NAFI : « mo ! » ta cousine tu l’as connais depuis toujours et tu me dis t’as rien remarqué !
-MOI : lool mais c’est vrai elle est du genre timide, j’ai jamais prêté attention à elle..
-NAFI : je déteste ton père !
-MOI : hé c’est ton futur beau père quand même.

Je sais que j’en veux beaucoup à mon père… mais quand même…

-NAFI : pff un beau père qui ne veut pas de moi ! Je le dis juste comme ça mais il y a un peu de vérité dans mes dires j’avoue.
-MOI : c’est bon laisse tomber.

Nous avons discuté d’autres choses histoire d’oublier un peu, tous ses problèmes qui nous serre le gosier.
Ensuite, je suis encore restée pendant un bon bout de temps sur ce banc, et je méditais sur cette situation assez ridicule faut le reconnaître. Je suis fatigué, la faim se fait sentir, je suis comme étranger dans cette chambre. J’ai besoin de me reposer, mais où vais-je le faire j’ai bien envie de prendre une autre chambre, mais déjà je suis sûr que ça jase…. Alors vaudrait mieux que je n’en rajoute pas. Nous devons sûrement être le principal sujet de toutes les discussions. Je ne tiens pas à aggraver les choses, c’est bientôt fini. J’ai honte de m’être comporter ainsi avec elle. Mais je ne peux pas faire autrement, il le faut !

Et de toute façon vu la manière dont je me suis comporté avec elle, à coup sûr elle ne va plus vouloir rester une seconde de plus. J’imagine qu’elle a déjà fait sa valise. « Sou néké kou am fouleu si bopam » (si elle a un peu de dignité). Aucune femme au monde ne supporterait d’être traitée de la sorte. Et je suis sûr d’une chose aussi Aicha ne donnera jamais les raisons exactes du pourquoi de tout ceci. Pourquoi ?
Vous le savez mieux que moi, vous les filles ne supportez pas d’être défaitiste !


Dévoiler au monde entier que vous avez été repoussée ?
Dire qu’on ne veut pas de vous ?
Plutôt mourir que de l’accepter !

Lorsque vous êtes en couple et que vous vous faites jeter, vous dites toutes la même chose « Mo je ne me vois plus avec lui » pourtant il fut une époque c’était tout le contraire.

C’est tout vous ça ! Je la vois déjà ma « futur ex femme » dire « je ne pense pas que ça va marcher »

Et à la demande d’explication elle n’en donnera jamais une qui soit plausible vous faites toutes ça.

Et c’est justement tout ce que je souhaite, que tu gardes le silence ; tout en t’éloignant de moi.

****************

L a première fois, c’était sur le pas de la porte de salle de bain, la deuxième, heureusement que j’étais bien assise. Sinon je n’aurais pas donné cher de ma pauvre tête, parce qu’à coup sur elle aurait heurté le sol ; Parce que mes jambes n’auraient pas tenu, à ce second missile.

Ah oui parce qu’il me lance de ses phrases qui sont telles des armes nucléaires. Elles ont le dont de déchiqueter mon cœur en mille morceau.
Le coup de la surprise passé, la colère montait en moi. « Ki dafa rew » (c’est un salaud !)

Je me suis alors projeté hors du lit avec un grand coussin à la main, et je tapais le sol avec, comme si c’était de sa faute le pauvre. Mais c’était comme si j’avais Aziz entre mes mains et que je pouvais en faire ce que je voulais, je n’allais pas m’en priver. J’ai frappé contre le sol, contre le mur, contre le lit jusqu’à perdre souffle, pour daigner enfin me calmer.

Je le déteste, je le déteste, je le déteste !!!!

Mako wakh (je pèse mes mots !!)

Qu’ai-je fait pour mériter ça, n’ai-je pas droit au bonheur ?
Pourquoi ?

Ne sui-je pas un être à part entière, comme tous ceux que je vois tous ceux que je croise ?!

Qu’ont-ils de plus que moi, pour mériter d’être heureuse et moi pas ?! Quel est ce plus qu’ils ont à mon détriment ? Que quelqu’un me dise !
N’en a tu pas assez des épreuves auxquelles tu me mets face ? Tu as fais que ma mère m’ai jeté, oui toi !

Et pourtant je ne t’en ai pas voulu, parce que tu avais mis sur mon chemin, des gens extraordinaires comme ce couple qui me sert de parent. Mais si c’était pour me faire encore subir tout ceci pourquoi tu ne m’as pas tué une bonne fois pour toute ?! Pourquoi ?!

J’aurais préféré, plutôt que de vivre un tel affront. C’est la pire humiliation à la quelle une femme peut être confronté.
Mais pourquoi je suis bête ?

Pourquoi ai-je vraiment cru qu’il pourrait s’intéresser à moi ? Même si je l’aime pas et heureusement d’ailleurs !!! J’aurais fais mon possible pour apprendre à l’aimer je ne sais même pas si ça arrive mais j’aurais essayé.

Son père il me dit ! Il se fout de moi j’ai juré ! Tu es assez lâche pour te soumettre à la volonté de ton père, te faire mener par le bout du nez et tu veux tout mettre sur son dos.

Punaise ce qui me met hors de moi, c’est le fait de m’être présenté à lui, dans ce chiffon là qui me servait de nuisette, pensant vivre ma première expérience en tant que femme marié ! Je m’en veux d’avoir fait ces efforts là pour plaire ! Et qu’il me refroidisse, avec autant de dégoût dans son regard ? J’ai honte !

Comme si je puais !

Si ce mariage a eu lieu ce n’est pas parce qu’il le voulait, mais parce que son père le voulait. Mais mon oncle aussi pourquoi avoir fait croire à tout le monde que c’était le choix de cet idiot !

Moi rester dans cette famille « khalatoumako », famille de menteur et de sadique !

Je pleurais de rage, vous savez quand tout petit on se battait avec quelqu’un et qu’on vienne vous séparer, cette colère là, mêlée aux pleurs lol je pleurais de la sorte pour me lâcher. C’était comme si je me préparais à me battre avec Aziz, et que sans qu’il n’y ait pu y avoir une issue, aucune, tout soit fini. Une certaine rage m’animait à cause de ce goût d’inachevé.

J’avais rangé ma valise, et je voulais sortir prendre un taxi et dégager d’ici, créer le plus de distance possible d’entre moi et ce monstre.

« Aziz Yala nala sama ka dal » (je laisse tout entre les mains de Dieu) Je souhaite que tu souffres !

Je ne pouvais pas sortir ainsi, Il me fallait me calmer d’abords, chose à laquelle je ne parvenais pas ! Je me suis rassise sur le lit pour pleurer tout mon soul….jusqu’à m’endormir.

« Ken meunoul bolé nakar, khiff ak geumentou » (j’avais à mon compte ma douleur, un ventre qui gargouille et des heures de sommeil à rattraper alors…)
Je me suis réveillée vers les coups de 13h mais il n’était toujours pas là. J’étais recroquevillée sur le lit, la bouche pâteuse, les joues qui collaient à force d’avoir trop pleurer. Dans cette position je réfléchissais là seule chose que je trouvais à faire depuis que le mot mariage a été prononcé à mon sujet. Ma tristesse, et ma désillusion faisaient grandement place à de la haine !
« Dafay yomb ! » (Trop facile) moi partir comme ça ! Et qu’on dise après « mom mo beugoul seuy » (elle ne tient pas à son mariage) ce n’est pas une bonne fille gnagnagni gnagnagna. Et même peut être, rejeter la faute sur mes parents, ma mère !
Jamais !

Alors qu’ils ne sauront même pas le fond du problème, je serais condamnée. C’est le fort des familles sénégalaises ça ! Rejeter la faute sur la femme et rien que sur la femme. Mais cette fois, ça ne se passera pas de la sorte !
Je me suis levée suis parti prendre un bon bain, j’ai porté une petite robe, me suis ensuite dirigée vers le resto, pour passer une commande.
Mourir de faim ? Pourquoi, pour qui ? pfff

Le regard du gérant se faisait insistant, sûrement ce posant d’innombrables questions, « falewoumalene » (je m’en fou)

Quand on est calme, sans problème on veut nous prendre pour des jouets, des chiffons avec lesquels on peut faire comme bon semble ! « mane dé Sall » personne ne va plus se foutre de moi !

Vous vous imaginez quoi que je vais faire une scène, l’attaquer et j’en passe « mouk « (jamais) ce n’est pas ce que ma mère m’a appris !

« Tey lay seuy ba seuy fou dara newoul » (je serai l’épouse la plus exceptionnelle qu’on ait jamais connu)

Tu as un gros problème mon cher et tendre époux.
Tu vas devoir te départir de cette lâcheté qui t’anime et prendre tes responsabilités en main.

Soit tu te comporteras en mari normal, ce que je ne veux même pas ! Soit tu vas te décider à dire la vérité à tout le monde, et si tu veux tu pourras me laisser partir. Mais moi te faciliter la tâche tu peux toujours rêver ! Si ce n’est toi qui me ramène chez mes parents tout en leur racontant du solide ? Ce ne sera pas moi, qui rentrerais seule chez moi !

On verra bien qui de nous deux souffrira le plus ! Je ne sais pas d’où est ce que je puise autant de cruauté sûrement de ma véritable mère.

Je prendrais du plaisir le voir se plaindre du fait qu’il ne me trouve aucun défaut. Comme si je t’avais dit que moi je voulais de toi « fouy ba dé ! »
Je te jure Abdoul Aziz Kane, tu vas regretter de m’avoir connu.


Du même contributeur, Alima


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