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CHRONIQUE - La force de l'amour (10), par Nabou - SEYTOO.COM
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La force de l'amour (10)

Chronique

La force de l’amour, dixième partie. Une chronique de Nabou sur Seytoo.

Publié le 01 mai 2020, Nabou

Karim prit le parti de présenter Marième à ses amis surtout à Sira qui peut-être en parlerait à sa mère ainsi serait-elle mise devant le fait accompli.

Il invita la jeune femme et Fatou à prendre part à la sauterie organisée par Tapha pour pendre la crémaillère. Il aimait et ne se posait pas de questions. Il trouvait d’ailleurs son comportement normal et tout pouvait passer facilement. Il avait du coup oublié comment il était, comment il raisonnait à l’époque. Il n’avait même pas pensé à la réaction que pouvaient avoir ses amis face à Marième, mais surtout face à Fatou.

Quand le trio pénétra dans la maison, Karim fut surpris de constater qu’il y avait tant de monde. Visiblement, Tapha avait mis le paquet et la fête avait un caractère grandiose. Il avait un bon boulot et commençait à jeter l’argent par les fenêtres.

Sira était adossé à une fenêtre avec une canette de coka à la main. Son regard et celui de Karim s’accrochèrent. Tous deux furent visiblement gênés et détournèrent les yeux. Sira avait du mal à reconnaître son ami. Était-ce vraiment Karim, cet homme gauche dont l’attitude semblait complètement dépaysée ? Non, ce Karim-là n’était pas celui qu’il connaissait ! Et qui étaient cette femme et cette fillette qui l’accompagnaient ?

Soda qui sortait de la cuisine avec un plateau de petits fours faillit le lâcher, tellement elle fut surprise de voir son frère.

- « li lanela, Karim », hein qu’est ce que cela veut dire ? Lança-t-elle. Tu affirmais haut et fort que tu ne venais pas ! « bama wo Sira pour mou gouguéma » J’ai dû appeler Sira pour qu’il m’accompagne. « loula daal » Qu’est-ce qui t’arrive ces derniers temps, Karim ?

Le groupe formé par les nouveaux arrivants fut instantanément le point de mire. Les yeux de Soda s’étaient posés sur Marième et sa fille, sans s’attarder, sans vraiment les voir. Normalement, c’est elle qui aurait dû dire à son frère de venir à la sauterie avec telle ou telle fille.

- Ecoute, « wouyouma », Soda, je n’ai pas été formel sur ma non participation à cette fête ; j’ai simplement dit que je pourrai avoir des imprévus. Cela n’a pas été le cas, je suis venu.

-Tu aurais pu m’en informer « ga wakh mako » !

- Je t’en prie, Soda ! « dou gneuw gua, kone diam la » Tu es venue, c’est l’essentiel ! Pas besoin d’en faire toute une histoire !

Marième était mal à l’aise. Quelle était cette histoire ? Si elle avait prévu cela, elle se serait bien gardée de venir. Fatou avait peur et se cachait dans les jupes de sa mère. Karim les entraîna vers le buffet. Les autres invités se remirent à danser.

Pendant les échanges du frère et de la sœur, Tapha s’était approché de Sira pour lui demander qui était la jeune femme et la fillette. Son ami lui répondit que c’était la première fois qu’il les voyait. « C’est certainement pour elle que Karim a complètement changé d’attitude ! Et il ose venir avec elle à ma fête pour foutre le bordel ? Il aurait dû rester chez lui comme il en a pris l’habitude. De toute façon, nous allons le savoir immédiatement ! »

Il s’approcha de Karim et demanda à le rencontrer en privé. Karim dit à Marième qu’il n’en avait pas pour longtemps et le suivit. Ils se dirigèrent vers la chambre de Tapha pendant que leurs amis les plus proches leurs emboîtaient le pas.

- Tu sais que tu deviens trouble-fête, Karim ? Tu refuses toute invitation, tu évites tes meilleurs amis comme la peste et quand tu viens à ma fête, c’est pour créer de la gêne à mes invités ! dit Tapha après avoir refermé la porte sur eux.

- Ce n’était pas mon intention, et tu le sais.

- « hawmasi dara la wakh » Je n’en sais rien, Karim ! Depuis quelque mois, nous te trouvons tous très étrange … D’ailleurs qui est cette femme que tu as embarquée ?

- Je ne l’ai pas embarquée, je l’ai invitée parce que c’est ma fiancée !

- Ta quoi ?

- Fiancée !

- Et la môme qui est avec elle, qui c’est ?

- C’est la sienne !

- Ne me dis pas que tu sors avec une fille-mère ?

- C’est encore mieux que sortir avec elle, je suis fou amoureux d’elle et je compte l’épouser.

- Tu es tombé amoureux d’une fille-mère ? Non, mais « damay nguénte », je rêve, Sira, réveille-moi, pince-moi, gifle-moi, mords-moi ! Hurla furieusement Tapha.

Il était très direct dans ses propos et disait franchement le fond de sa pensée.

Tous les amis de Karim avaient les yeux braqués sur lui, muets de stupéfaction.

- Tu divagues ! Heureusement que ta mère et Soda te rappelleront à l’ordre à l’ordre ! Reprit Tapha

- Elles devront s’y faire, tout comme vous d’ailleurs …

S’il doit y avoir un choix à faire, ce sera Marième, sans la moindre hésitation !

- C’est donc pour elle que tu nous évitais, que tu nous fuyais ? C’est moi qui te renie, c’est nous qui ne voulons plus de toi ! Va retrouver ta mère célibataire et ne remets plus les pieds chez moi !

- comme vous voudrez !

Plus les choses semblaient se compliquer et plus Karim aimait Marième. Le sentier de leur amour qui était encore dans la fleur de l’âge risquait d’être difficilement praticable. Pourquoi n’avaient-ils pas droit de s’aimer tranquillement ? Pourquoi devraient-ils tenir compte des desiderata des uns et des autres ? Déjà, la réaction de ses amis donnait à Karim une idée de la nature des combats qu’ils auraient à mener Marième et lui. Il n’avait pas encore affronté les plus gros obstacles, qui manifestement étaient sa mère et certainement Soda.

Quand ils avaient quitté précipitamment le domicile de Tapha, Marième avait compris que quelque chose n’allait pas. Karim avait d’abord tenté de lui cacher la vérité, mais finalement, il fut obligé de lui avouer que ses amis n’avaient pas apprécié qu’il vienne avec quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas sans les avoir prévenus à l’avance.

- Il faut les comprendre, nous avons toujours procédé ainsi.

- Je les comprends parfaitement, Karim. Et leur réaction est d’ailleurs normale. Nous appartenons à deux mondes différents. Et j’ai une fille. C’est surtout ces deux aspects-là qu’ils n’ont pas appréciés. Si tel n’avait pas été le cas, je suis sûre que les choses se seraient passées autrement.
Karim ne chercha pas à nier la chose. Marième était tellement intelligente, tellement fine qu’elle le surprenait beaucoup.
- C’est vrai que nous venons de deux mondes différents, mais ce ne sont des mondes qui peuvent se croiser, qui doivent fusionner, se confondre … Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée.
- Je t’aime plus que tout, Karim, mais j’envisage l’avenir avec appréhension. Je t’aime tellement que je suis prête à sacrifier mon bonheur d’être avec toi pour que tu ne sois pas en rupture de ban avec tes amis et tous ceux qui te sont chers. – Tu ne sacrifieras rien du tout, Marième ! Nous nous aimerons en dépit de tout ! Nous triompherons de l’adversité parce que nous sommes dans notre droit … Je veux être conditionnellement environné de ton amour, respirer ton parfum.


Du même contributeur, Nabou


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