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CHRONIQUE - La force de l´amour (24), par Nabou - SEYTOO.COM
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La force de l´amour (24)

Chronique

La force de l’amour, vingt et quatrième partie. Une chronique de Nabou sur Seytoo.

Publié le 14 mai 2020, Nabou

Monsieur Diouf était rentré de sa mission en Allemagne et s’attelait à réconcilier tout le monde. Il voulait surtout que Karim réintègre la maison familiale qu’il ne devait quitter qu’après son mariage. Un soir, en rentrant de chez Ndèye Khady relativement tard, il fut braqué et sa superbe voiture neuve emportée. Ce furent des passants qui le retrouvèrent en sang et inanimé à l’entrée de la forêt où il avait été abandonné.

On le conduisit à la SAMU. Karim vola jusqu’à la Polyclinique. Il trouva son père entouré par sa mère, Soda et Siré. Ndèye Khady arriva peut après lui.

La vie de Monsieur Diouf n’était pas en danger. Il était surtout ébranlé par un violant choc psychologique. Il avait des contusions et portait un pansement à la tête, mais il se remettait.

Les braqueurs l’avaient frappé et lui avaient donné un coup de crosse qui faisait une méchante bosse sur sa tête.

Il était surtout affligé par la perte de sa voiture. On avait le consoler en disant que seule la vie avait de l’importance et que les biens matériels allaient et venaient, il avait du mal à admettre ce malheur. Sa voiture sortait fraîchement de l’usine. Elle était toute chaude, odorante et ses fauteuils portaient encore des housses protectrices… Le pire était qu’il n’avait pas eu le temps de l’assurer. Grand Dieu, quel coup dur !

Son épouse et ses enfants le consolèrent longuement, chacun lui tenant une main. Il fermait constamment les yeux pour leur cacher le cheminement de ses pensées. Il était minuit passé. Tous tombaient de fatigue et de sommeil.

- Vous devez rentrer, les enfants, je resterai avec papa, conseilla Madame Diouf.
- Je veux rester également ! Pleurnicha Soda.
- Non ! Il est préférable que tu rentres te reposer à la maison. Cela ne servira à rien que je me fasse du mauvais sang à ton sujet également. Tu pourras revenir demain.

Le ton catégorique de sa mère les décida tous. Ndèye Khady les quitta la première après avoir embrassé ses parents.
- Repose-toi, papa, dit Karim en serrant la main de son père. Allez, viens frangine, on te raccompagne, fit-il en prenant Soda par la taille.
Dehors, Karim proposa de raccompagner Siré dont le véhicule était au garage.

Mais tous deux ramenèrent d’abord Soda qui semblait très affectée par l’accident de son père. Puis il descendit Siré chez lui.

- Je peux entrer quelques minutes ? S’enquit Karim quand ils arrivèrent devant le portail.
- Je t’en prie, tu es chez toi.

Les deux amis gagnèrent le pavillon que Siré occupait à lui tout seul. Ils serrèrent la main et se firent violence pour se regarder fixement dans les yeux.

Ils gardèrent longuement leur main l’une dans l’autre puis claquèrent leurs doigts.

- J’ai cru que nous ne ferions plus jamais ce geste. Que nous arrive-t-il, Siré ?
- Pose la vraie question. Que t’arrive-t-il ? C’est nous qui t’avons perdu ! C’est moi qui ta perdu !
- Comment te l’expliquer ? Que t’arrive-t-il ? C’est comme si on m’ouvrait brusquement les yeux sur le non-sens de mon existence.
- Tu es un faux frère, un lâcheur. Une amitié comme le nôtre est éminent et sacrée, quand elle se brise, le cœur part avec les débris. Que t’ai-je fait ? Que me reproches-tu ?
- Je te renvoie les mêmes questions.
- Je suis désolé, c’est toi qui t’es éloigné et qui rejettes tout. Tu ne fumes plus, tu ne pars plus en boite, tu ne causes plus d sexe. C’est quoi cet ascétisme à la gomme ? Tu n’aurais pas fait pire en te retirant dans un monastère.
- Sans doute est-c que je vieillis et que je n’ai plus le courage de faire la vie au détriment de ma vie. Tu parles de cigarettes. Ne devrais-tu pas me félicité d’avoir pu mettre un terme à ses choses qui écourtent la vie et en prendre de la graine ? Tu ne crois pas que …
- Arrête ton prêche ! J’aurais peut-être compris si tu n’avais ainsi parlé en me tenant au courant de tes intentions. Pourquoi ne m’as-tu pas associé à tes aspirations ? Ce que je n’admets pas, c’est la façon dont tu as procédé ; elle ressemblait à une traîtrise, un insultant reniement.
- Tu as peut-être raison, Siré. Mais il n’y a pas eu de signes avant-coureurs. Je n’ai donc pas eu à lutter véritablement. C’était comme un état de grâce. Tu sais, je fais mieux que ne plus causer de sexe, je mène une vie de chasteté très douce sans faire le moindre effort.
- Toi, vivre sans sexe ? Tu ferais mieux d’aller à l’hôpital avant qu’il ne soit trop tard.
- Tu peux t’assurer que je suis toujours égal à moi-même, aucune inquiétude à te faire de ce côté. C’est plutôt dans la tête que ça se passe.
- Tu l’aimes tant, cette fille ?
- Plus que je ne saurais l’exprimer. Tu sais, avec elle, ce n’est pas du tout comme avec les autres. Je ne saurais pas te l’expliquer. Et excuse-moi, Siré si mon attitude t’a choqué.
- Tu n’as pas à t’expliquer ni à t’excuser. T’en vouloir, serait idiot, ce serait comme le reprocher d’être en bonne santé. Ça a pris le temps qu’il fallait, mais j’ai compris.
- Merci ! Tiens, songe également à te caser, à entrer dans la famille par une porte autre que celle de l’amitié.

Ils rirent encore tous les deux en se faisant un clin d’œil.


Du même contributeur, Nabou


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