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CHRONIQUE - La force de l´amour (26), par Nabou - SEYTOO.COM
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La force de l´amour (26)

Chronique

La force de l’amour, vingt et sixième partie. Une chronique de Nabou sur Seytoo.

Publié le 16 mai 2020, Nabou

Manifestement son chagrin était vrai et très fort. Sa peine était-elle si immense ? En avait-elle si gros sur le cœur ? Ndèye Khady aurait-elle vue juste ? Grand Dieu, comment ceci aurait-il pu arriver ? Comment une telle chose avait-il pu arriver ? Comment une telle chose avait-elle pu se produire à l’insu de Karim ? Sans doute Soda ignorait-elle également le comment et le pourquoi.

Karim était bouleversé. Sa sœur n’était donc pas un monstre ; tout acte posé par amour n’était-il pas légitime ? Il lui permit de pleurer longuement en la berçant dans ses bras.

- Pleure, sœurette, soulage-toi, frangine. Nous avons trop souffert, soulageons nous, fit-il, heureux de sentir ses propres yeux se mouiller.

Son bonheur était à ce prix. Il connaissait sa sœur comme sa poche et pouvait prévoir ses réactions. Il était sûr qu’elle chercherait la matérialité de ses paroles dans ses yeux, et si d’aventure ils étaient secs.
La suite lui donna raison. Soda se redressa, recula la tête et planta ses yeux dans ceux de son frère. A cet instant précis, une larme quitta l’œil de Karim et roula sur sa joue. Soda la recueillit dans sa chute, aux creux de sa main et les essuya.

- Tu pleures, constata-t-elle, le visage instantanément épanoui, pendant qu’un affectueux sourire naissait sur ses lèvres. Je n’avais encore jamais vu tes larmes. Même quand Dick fut écrasé par un chauffard. Tes yeux sont fabuleux quand ils sont remplis de larmes, ajouta-t-elle en riant à travers ses propres pleurs.
- Les tiens également, dit Karim.

Il prit sa sœur par la main et ils s’assirent dans un grand divan de rotin avec des coussins moelleux, calés à l’angle de la terrasse. Karim garda la main dans la sienne et la pressa tendrement. Ils se regardèrent longuement en souriant, comme dans leur enfance quand ils se faisaient toutes sortes de confidences en chuchotant.

- Sœurette, comment avons-nous pu nous infliger d’aussi atroces souffrances par amour ? On s’est inutilement meurtri alors que l’amour ne doit engendrer qu’amour, bien-être, procurer bonheur, joie et paix. Enfin, après la tempête, le beau temps, mais ce beau temps ne peut pas être sans toi qui est le soleil. Quand je me marierai, car il le faut ! Même si vous avez raison et que je m’entête juste pour me casser le nez, quand je me marierai donc, tu sais ce que je te ferai comme cadeau ?

- Dis-toujours …
- Je te sacrifierai ma nuit de noces ! Oui, je te le ferai pour te prouver que c’est toi la préférée, l’élue première de mon cœur. Tu sais ce que c’est qu’une nuit de noces, surtout pour un couple comme Marième et moi, qui, dans la chasteté, l’attendons impatiemment ? Tu mesures le poids de cette nuit suprêmement impérative et la somme de volonté qu’il me faut pour y renoncer ? Eh, bien, je t’en fais cadeau ! Je la passe avec toi dans le salon. On causera, on se racontera des folles blagues, on rigolera jusqu’au petit matin. On évoquera notre enfance, Dick chiot pataud, voulant forcément dormir dans nos lits. Cet été, le premier passé en Angleterre ; tu avais huit ans et moi, douze…
- Et Marième ? Interrompit Soda
- Elle sera chez elle.
- Tu feras ça pour moi ?
- S’il le faut…
- Il le faut ! C’est le tribut de mon pardon ! Répliqua Soda.

Son frère pouvait sentir sa jubilation. Cette victoire-là lui permettait de damer définitivement le pion à Marième.

Quelque temps après, au moment où Karim n’avait encore réintégré la maison familiale, sortait de sa chambre, il surprit les bribes d’une conversation entre Soda et sa mère.

- Karim peut épouser cette fille, maman, finalement elle n’est pas si dangereuse que cela. D’ailleurs, elle a parfaitement compris à présent que nous la tenons à l’œil ; elle saura bien se tenir, disait la jeune femme.

Karim quitta la maison sans écouter le reste du conciliabule en pensant simplement que sa sœur n’avait pas perdu de temps pour arranger son affaire. Et avec son pouvoir de persuasion, elle arracherait aisément l’accord de sa mère. Il se souvint de certains propos de Ndèye Khady au sujet de leur benjamine : « Soda a le génie de l’intrigue, elle peut faire battre deux montagnes si elle en a le désir ».

Le lendemain, ce fut Siré qui rencontra Yacine Diouf au sujet de Marième ; comme s’ils étaient tous donné le mot. Il lui apporta de superbes roses d’un blanc floconneux et profita de l’occasion pour lui avouer qu’il avait été mal disposé à l’égard de Marième parce qu’il lui reprochait la perte de son meilleur ami. Mais avec le recul, il avait compris que son entrée dans la vie de Karim et les changements opérés dans le comportement de ce dernier avaient été une coïncidence. Parce que Karim avait subitement mûri et des aspirations plus responsables avaient germé en lui.

Siré conclut son propos en disant que Marième était un ange d’humilité, de politesse et de gentillesse à qui ils avaient fais un procès de tendance.

PS: c'est court parce que c'est la fin de cette partie! Bisous à tous


Du même contributeur, Nabou


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