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CHRONIQUE - La force de l´amour (27), par Nabou - SEYTOO.COM
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La force de l´amour (27)

Chronique

La force de l’amour, vingt et septième partie. Une chronique de Nabou sur Seytoo.

Publié le 16 mai 2020, Nabou

Il s’était passé tellement de choses bouleversantes en un rien de temps pour Karim et Marième qu’ils se voyaient continuellement pour se soutenir mutuellement.

La fille de Marième venait de partir pour la France. Son père, Assane Ndiaye était venu le chercher. Il avait allégué la situation sociopolitique instable du pays. Marié avec une française, il avait obtenu la nationalité et avait désormais un excellent travail. Il habitait une superbe villa en banlieue parisienne avec un jardin et une piscine. Fatou elle-même était séduite par les commentaires de son père.

Après avoir versé quelques larmes, Marième accepta de se séparer de sa fille. Ce jour-là, elle avait pleuré dans les bras de Karim. Il la serra sur son cœur et l’embrassa sur les cheveux en la berçant tendrement. Il était bouleversé, c’était la première fois que Marième se montrait faible et expansive en sa présence. Sentir qu’elle était si femme si vulnérable lui brisa le cœur.

Désormais seule, Marième avait pris quelques semaines de congé pour vivre continuellement avec son amoureux dont elle ne supportait plus l’éloignement. Il était désormais son unique raison de vivre. Tous deux passaient le plus clair de leur temps à se consoler.

Karim lui-même n’était plus retourné à la Société des Papeteries et Libraires après le comportement scandaleux de son patron. Et une semaine après son absence injustifiée, ce dernier avait sauté sur l’occasion pour lui signifié au téléphone que sa lettre de démission n’était plus nécessaire, étant donné qu’il tombait sous le coup de l’abandon de poste. Selon lui, le comité de Direction en avait pris acte et le libérait à l’amiable, sans préavis.

Karim l’avait écouté sans proférer la moindre parole. Il n’était plus intéressé, par ce travail-là. D’ailleurs il aspirait à prendre de longues vacances pour se reposer. Il songeait à une année sabbatique qui lui ferait le plus grand bien.

Quelque temps après, Karim se rendit à la banque pour faire un important retrait qui lui permettait de se donner du bon temps avec sa fiancée. Il y rencontra Monsieur James Wilson qui avait été son Directeur Général à une époque où il travaillait pour une société américaine. Au cours de leur échange Karim ne lui cacha pas qu’il n’avait plus de travail et à sa grande surprise, M. Wilson lui apprit qu’une multinationale venait de racheter une société d’État dont il était le DG. Il proposa à Karim de devenir son Directeur Commercial.

Surpris, Karim resta sans voix devant cette situation en or qui lui tombait du ciel alors qu’il voulait boudait le travail.

- C’est une offre très alléchante, Monsieur, j’en conviens, seulement, elle demande réflexion. Par ailleurs, je ne vous cacherai pas que pour l’heure, je n’ai en tête que mon désir de me marier et profiter de la vie, dit-il.
- Aucun problème ! Je suis encore à pied d’œuvre pour les dernières mesures de cession et il y a encore beaucoup à faire. J’ai d’ailleurs rendez-vous maintenant avec le Directeur de la banque pour l’ouverture des comptes, etc. réfléchissez-y à tête reposée. Je veux réellement travailler avec vous ; j’espère pouvoir compter sur votre collaboration !
- Ce sera avec plaisir, mais je ne vous garantis rien.

Les deux hommes s’étaient quittés en échangeant leurs numéros de téléphone et une chaleureuse poignée de main prometteuse.

Marième avait informé son cousin, officier de police en poste à la Gendarmerie du braquage de la voiture du père de Karim. Il avait intercepté le véhicule et en avait informé Marième qui s’empressa d’appeler Karim.

Généralement, quand les braqueurs avaient l’intention de faire sortir un véhicule du pays pour le vendre à l’étranger, il passait par la route principale.

Ils avaient changé la plaque d’immatriculation, mais toutes les références du véhicule correspondaient.
Karim et Marième arrivèrent en un temps record. Ils récupérèrent la voiture après quelques formalités et ils reprirent le chemin de la ville. Karim était au volant de la voiture de son père que Marième conduisait la sienne.

Karim acheta une dizaine de roses chez un fleuriste. Il ne put s’empêcher de penser que les facteurs concourant à son union avec Marième se mettaient progressivement en place. Il lui semblait même que les choses s’accéléraient. Peut-être Dieu prêtait-il enfin une oreille attentive à ses humbles supplications.

Quand ils arrivèrent à la plage, Marième se gara à quelque distance de la maison, pendant que Karim faisait entrer la voiture de son père dans le garage. Il pénétra dans la cuisine et trouva sa mère absorbé dans la confection d’un de ses plats dont elle seule avait le secret. Il lui cacha les yeux, puis quand elle se retourna, il l’embrassa en lui tendant les fleurs.

- C’est pour toi, maman, ton fils ne saurait vivre loin de toi, hors de ton cœur, privé de ton amour, affamé de ta tendresse. Je ferai tout ce que tu voudras, maman !

Yacine Diouf, le regard débordant de tendresse, prit les roses et posa tendrement les lèvres sur le front de son fils. Elle retrouva son garçon, le Karim qu’elle avait porté dans son sein et qui était d’une douceur angélique avec elle.

Ils sentirent tous les deux que c’était là le baiser de l’absolution. Ils s’observèrent, surpris. Ils avaient l’état d’âme de deux farouches ennemis que l’on réconciliait après des années de querelles byzantines. A cette minute, il leur était impossible de dire clairement ce qui les avait si farouchement opposés.

- Que nous est-il arrivé, mon chéri ?
- C’est du passé, maman. Évoquer ce mauvais souvenir serait remuer le couteau dans la plaie. Nous nous sommes retrouvés, c’est cela le plus important.
- Tu as raison. Tu peux te marier, mon chéri. D’ailleurs je n’ai jamais été contre ton mariage, mais les circonstances n’ont pas été celles qu’il fallait.
- Je le sais, maman. Nous avons retrouvé la voiture de papa. Les braqueurs ont été appréhendés au moment où ils tentaient de franchir cette route. Il a eu beaucoup de chance, il ne l’aurait jamais revue si elle était sortie du pays.

Monsieur Diouf arriva sur ces entrefaites. Il avait reconnu avec certitude le moteur de sa voiture. Son fils lui passa un bras amical autour des épaules et le mena au garage. Là, il vit sa voiture. C’était bien elle, disparaissant sous une épaisse couche de poussière, mais c’était bien elle, c’était sa superbe voiture.


Du même contributeur, Nabou


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