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CHRONIQUE - La force de l'amour (3), par Nabou - SEYTOO.COM
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La force de l'amour (3)

Chronique

Ce matin-là, pendant qu’ils prenaient ensemble le petit déjeuner, Soda demanda à Karim de passer au magasin de cosmétique pour lui acheté son lait de beauté.

Publié le 24 avril 2020, Nabou

Il était un peu de quinze heures quand Karim arriva au Parc d’attraction. Il y avait beaucoup d’enfants accompagnés de leurs parents. Cela donnait à la sortie un caractère de promenade familiale encadré par des institutrices qui coordonnaient les activités par classe.

Aly montra les élèves de sa classe à son oncle et ils se dirigèrent vers eux. Karim salua la jeune enseignante et se présenta. Elle le remercia d’avoir accompagné son neveu.

– Les enfants, ouvrez bien les yeux, le Lundi, nous aurons une élocution orale qui portera sur la sortie d’aujourd’hui ; n’oubliez donc aucun détail ! recommanda-t-elle à ses élèves.

Les enfants jouèrent follement puis les maîtresses leur donnèrent quartier libre. Aly rejoignit son oncle. Il était surexcité et voulait être partout à la fois, touché à toutes les machines.

– Oncle Karim, « gawal » dépêche toi, je veux conduire l’auto-tamponneuse ! S’exclama-t-il en tirant le bras du jeune homme.
– « défal ndank, digua fo ba doyal » Ne sois pas si pressé, tu as tout le temps ! dit Karim en tentant de le retenir.

Mais l’enfant retira son bras et se précipita sur la marche menant à la plate-forme d’embarquement.
Dans son élan, il bouscula une fillette qui tomba et se blessa au front. Parents, enfants et enseignants accoururent au hurlement qu’elle poussa.

– Grand Dieu, mon bébé ! s’écria la mère, prise de peur. Vilain garnement ! Lança-t-elle à l’endroit d’Aly en le foudroyant du regard.

On transporta d’urgence la fillette dans la loge de l’infirmier, mais il manquait le nécessaire pour des points de sutures et Karim accompagna la gamine jusqu’à une clinique tout proche où elle fut pansée en un rien de temps. Heureusement qu’il y avait eu plus de peur que de mal.

– C’est juste un bobo, elle a le saignement facile ! Dans quelque jours, il ne paraîtra plus rie, les rassura le médecin.
– Merci, docteur, dit Karim qui régla les frais de pansement. Puis s’adressa à la jeune femme, il reprit : « magui diégalou. Aly dafa yarou, hawma louko daal. Gneuwlène, ma yobou lène » Je suis sincèrement désolé. Aly est un gentil garçon, je ne sais pas ce qui lui a pris. Venez, je vous raccompagne.
– Non, merci, nous n’habitons pas loin, nous pouvons rentrer toutes seules « grawoul, fi gnou deuk soriwoul, bayil gnou dème rek », refusa la jeune femme.
– Je vous en prie, permettez-moi d’insister ; cela évitera à la petite de marcher quand vous irez chercher un taxi.
– Comme vous voudrez, finit par céder son interlocutrice. Dommage que votre fils ne soit pas aussi galant que vous, Fatou aurait eu plus de chance, remarqua-t-elle avec un sourire.
– Je suis sûr que cela viendra par le temps, dit Karim en portant la petite fille dans ses bras.

Karim venait d’entrée aux Papetiers et Libraires comme attaché commercial. C’était la plus grosse structure de distribution spécialisée dans les livres et la papeterie. Il était chargé de veiller au bon approvisionnement des nombreuses succursales du réseau. Il avait également pour responsabilités de trouver des marchés pour élargir la clientèle des Papetiers et Libraires en proposant les produits de l’entreprise et suivre les règlements. C’était un homme de contact et il aimait ce travail de terrain qui lui permettait également entre deux clients de faire une course personnelle.

Ce matin-là, pendant qu’ils prenaient ensemble le petit déjeuner, Soda demanda à Karim de passer au magasin de cosmétique pour lui acheté son lait de beauté. Etant encore dans le même état de langueur maussade, il accepta de mauvaise grâce les exigences capricieuses de sa sœur.

Quand il remonta dans sa chambre, il aperçut de sa terrasse, une jeune femme sur le balcon d’une cour voisine. Elle lui rappela celle qu’il avait rencontrée au Parc d’attraction. Etrangement, il repensait à elle avec des sentiments doux et affectueux.


Du même contributeur, Nabou


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