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CHRONIQUE - La force de l'amour (4), par Nabou - SEYTOO.COM

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La force de l'amour (4)

Chronique

Cette fille a un charme envoutant ! Avec un regard si clair, si vaste, un océan d’amour.

Publié le 24 avril 2020, Nabou

Karim se rendit au Plateau, à la direction générale des Papetiers et Libraires où il avait rendez-vous avec Monsieur Teddy Kwara le Directeur commercial et marketing.

Son supérieur le reçut avec un large sourire. Mais au cours de la discussion, Karim comprit qu’il avait été convoqué sans raison précise, même si la secrétaire avait allégué une importante séance de travail.
- N’hésite pas un seul instant à me consulter en tout, même pour des choses qui te paraissent insignifiantes. Je suis à ta disposition et je te serai toujours d’un bon conseil, proposa le directeur, le regard brillant.
- Merci beaucoup, répondit Karim d’un ton neutre.
- Est-ce que tu es marié ? demande à brûle pourpoint son supérieur au moment où il allait sortir.

Karim fut tellement surpris de la question qu’il en resta sans voix.
- Non, répondit-il laconiquement.
- C’est juste pour mieux connaître mes collaborateurs que je pose cette question, reprit-il avec un regard de plus en plus intense qui indisposa son interlocuteur.

Karim était tellement mal à l’aise qu’il ne savait où poser les yeux. Il se souvint que M. Teddy Kwama lui avait dit qu’ils pouvaient se tutoyer le jour même de sa prise de fonction. Il lui avait d’ailleurs touché l’épaule avec familiarité. Sur le moment et dans l’euphorie, Karim n’y avait pas vraiment prêté attention. D’ailleurs, son directeur était jeune, pas plus de trente-cinq ans. Il ne vit donc aucun inconvénient au fait qu’il lui proposât le tutoiement. Karim n’avait commencé à se poser des questions qu’en constatant l’extrême distance que le patron mettait entre ses autres collègues et lui, n’hésitant d’ailleurs pas à traiter certains avec mépris.

La voix de Teddy Kwama ramena Karim à la réalité.
- Bonne journée, et n’oublie pas ce que je t’ai dit ! Tu as une belle cravate, notre métier exige de l’élégance ; c’est un atout de plus pour toi.
- Merci et bonne journée, fit Karim en se levant.

Il était profondément soulagé que son supplice prenne fin. Il quitta son supérieur avec un sentiment de malaise et de gêne encore plus profond. Il se rendit à la galerie marchande pour s’acquitter de la commission dont sa sœur l’avait chargé.

Abîmé dans ses pensées, il pénétra dans le magasin comme un automate.

- Bonjour, fit une voix chaleureuse qui le sortit enfin de sa rêverie. Tout comme moi, vous n’êtes pas accompagné aujourd’hui.

Quand Karim tourna la tête, il reconnut avec surprise la jeune femme qui lui parlait et un sourire radieux illumina son visage. C’était la maman de Fatou, la fillette que son neveu avait bousculé le jour de la sortie.
- C’est vrai, nos petits chéris sont à l’école ! A propos, comment va notre miraculée ?
- La plaie est pratiquement cicatrisée, répondit-elle, amusée par l’exagération. Puis, redevenant sérieuse et baissant un la tête (daffa rousse ndeysane LOL), elle ajouta : Je me suis montrée impulsive en traitant votre fils de garnement la dernière fois. Je vous présente mes excuses… Vous les transmettrez au petit… Mo n cœur s’était affolé quand j’ai entendu le cri de ma poupée et que j’ai vue tout ce sang sur son visage !
- C’est un mauvais souvenir. J’avais compris votre réaction de mère qui était tout à fait naturelle.

Karim était vraiment heureux de revoir la jeune femme. Son image ayant encore, occupé ses pensées le matin même. Son sourire affectueux, ses gestes pleins de douceur quand elle avait su que sa fille était hors de danger, l’avait touché. Et puis, elle était belle, grande avec des jambes interminables au galbe parfait. Il réalisa qu’il ne la connaissait pas de nom.

- Je m’appelle Marième. Euh Mariama, rectifia-t-elle dans un rire. Nous n’avons pas eu l’occasion de nous présenter la dernière fois, ajouta-t-elle comme si elle avait lu dans ses pensées.
- Moi c’est Karim. Je préfère vous appeler Marième, c’est pour vos intimes, je le sais mais c’est très jolie et ça vous va mieux.

Karim éprouva un bien être de plus en plus profond face à cette fille qui semblait positivement le magnétiser.

- Pas forcément pour les intimes, tout mon entourage me nomme ainsi ; j’en oublie parfois mon vrai prénom. Vous étiez, entré pour acheter quelque chose ?
- Oui, un lait de corps, pour….
- C’est un lait super qui donne une peau satinée. Celle pour qui vous l’achetez à une bonne conseillère. Oui, je suis esthéticienne.

Marième était un peu troublée. Elle n’arrivait pas à soutenir le regard que le jeune homme posait sur elle TCHIPPP. Elle sentait que ses yeux avaient quelque chose d’intense qui la pénétrait profondément. Elle était aussi un peu intimidée par son aspect. Il était en costume et donnait l’impression d’être plus mûr et plus imposant, alors que le jour de leur rencontre, il était habillé de façon plus décontractée.

- Je dois me sauver, reprit-elle en consultant sa montre. Je n’avais qu’une quinzaine de minutes pour mes courses et je les ai largement consommées.

Karim ne répondit rein. Il affichait un sourire énigmatique en fixant toujours son interlocutrice. Voulant serrer la main qu’il lui tendait, Marième fit tomber son paquet en le passant dans l’autre main. Karim se baissa spontanément pour le ramasser et elle fit le même mouvement. Leurs épaules se frôlèrent et leurs visages se retrouvèrent à quelques centimètres l’un de l’autre. Ils restèrent ainsi quelques secondes qui leur parurent une éternité. Leurs regards étaient noyés l’un dans l’autre : « Comme il est beau ! Ses yeux sont plus purs encore que l’azur du ciel. », Pensa Marième. « Cette fille a un charme envoutant ! Avec un regard si clair, si vaste, un océan d’amour. » Constata Karim (wa gni mome douyou yème sama xol dafa guawa toye néké li yeup si yeugue yeugue dinama nekh).

- Attention ! Vous aller vous tâcher !

Le cri de la vendeuse rompit le charme et les ramena sur terre. Elle était accourue avec une serpillère à la main. Un flacon s’était brisé dans la chute du paquet et avait répandu son contenu.

- Zut ! Je vais me faire taper sur les doigts, fit Marième en constatant les dégâts. Au revoir, dit-elle en fuyant éperdument.

Après son départ, Karim passa au comptoir et demanda le lait de beauté de sa sœur. Il interpella la vendeuse qui avait fini de passer la serpillère.

- Connaissez-vous le nom de la lotion qui s’est brisée ?
- Bien sûr, c’est moi qui ai servi la dame.
- Ajoutez un flacon de cette lotion au lait, s’il vous plaît !

Puis il passa à la caisse et quitta le magasin. Le lendemain en partant au bureau, il se rendit d’abord à Mariste. C’était l’école d’Aly.

- Je passe embrasser mon neveu, je prends l’avion tout à l’heure. Je voudrais profiter de l’occasion pour prendre également des nouvelles d’une petite fille qui avait heurtée il y a quelque jour, au parc d’attraction.
- Ah, c’est Fatou ! Il y a plus de peur que de mal. Elle est également au cours préparatoire deuxième année dans la classe de ma collègue. Je vous accompagne ?
- S’il vous plaît.

Karim embrassa son neveu. Il lui remit une pâtisserie avant de suivre l’institutrice. Ils s’arrêtèrent à la porte de l’autre classe et la responsable vint le rejoindre.

- C’est l’oncle d’Aly, il voyage et passe voir comment va la petite Fatou. Tu sais, il était présent le jour de l’accident, enfin, de l’incident ! C’est d’ailleurs lui qui a spontanément accompagné Fatou à la clinique. Tu te rends compte qu’il n’y avait pas le nécessaire pour des points de suture dans la loge de l’infirmier ? C’est incroyable à dire que…

Karim n’entendit pas la suite de la phrase. Il avait repéré la petite et se dirigea vers sa table. Les institutrices étaient très affables, mais elles étaient manifestement très bavardes. Elles se firent face pour discuter et semblaient l’avoir complètement oublié.

- Bonjour ! Salua la petite fille en reconnaissant ; maman m’a dit qu’elle ta vue hier !
- C’est vrai, et elle a oublié ce paquet, tu le lui remettras. Tiens, je t’ai apporté une pâtisserie bien chaude, j’espère que tu aimes.
- Oui, beaucoup, merci. Maman m’a dit qu’elle avait oublié un paquet avec toi, fit la petite après un arrêt.
- Elle te dit donc tout ?
- Oui ! Je suis sa meilleure amie.
- J’aimerais être également ton meilleur ami ; tu veux bien,
- Oui ! Acquiesça la fillette, toutes dents dehors.
- On s’embrasse pour se dire au revoir ?

La petite lui posa un gros bisou sur la joue et il s’en alla.


Du même contributeur, Nabou


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