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CHRONIQUE - La force de l´amour (9), par Nabou - SEYTOO.COM
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La force de l´amour (9)

Chronique

La force de l’amour, neuvième partie. Une chronique de Nabou sur Seytoo.

Publié le 30 avril 2020, Nabou

-Et si on dînait ? J’ai une faim de loup. Venez, je vous invite. Cette fois, j’ai bien dit vous ; tu es contente, Fatou ?

-Oui, beaucoup, merci tonton Karim ! s’écria-t-elle, le visage spontanément épanoui.

Karim fut soulagé. Jamais il ne blesserait cette petite ni ne constituerait une barrière entre sa mère et elle.

Ils redescendirent et partirent s’attabler à l’Ali Baba. Ils passèrent leurs commandes. Karim s’en remit à Marième.

-Tu commandes la même chose pour nous trois, « Fatou loy dieul rek mome lagnouy dieul tamite », on prendra ce que Fatou choisira.

Ils mangèrent dans une bonne humeur. Karim et Marième échangèrent des propos entre chaque bouchée. Ils parlèrent surtout de spiritualité. La jeune femme avait des points de vue surprenants sur ce sujet. On sentait en elle beaucoup d’indulgence et ses réflexions étaient empreintes d’une profonde dévotion.

Karim avait fini par lui apprendre qu’Aly était son neveu, qu’il n’avait ni femme ni enfant. Sa confidence surprit énormément Marième. Elle avait toujours pensé que Karim était un jeune père célibataire tout comme elle, et que c’était cette condition commune qui l’avait poussé à adopter si facilement sa fille. A partir de cet instant, Marième eut la certitude que Karim éprouvait des sentiments nobles pour elle et qu’il souhaitait s’engager dans une relation sérieuse avec elle … Bien qu’elle n’ait pas grand-chose à lui offrir, hormis son amour …

Absorbé, Karim ne vit pas Anta, l’amie de Soda assise à deux tables de la leur, et qui les observait.

Quand après avoir accompagné la mère et la fille, Karim regagna la maison familiale, l’heure était avancée. Ce fut à vingt-deux heures trente qu’il rentra à la maison, les mains vides, ayant complètement oublié le pain qu’il était chargé d’acheter.

-« wa yaw fo nékone ? dagno diahelé wone kate » Mais où étais-tu ? On s’est fait un sang d’encre ! L’apostropha sa mère dès qu’elle l’aperçut.

-Tu aurais pu appeler pour nous rassuré, « woté hanna yombe na », Karim ! Tu es parfois tête en l’air comme ce n’est pas permis, « sa bop bi fess tanyi » !

-« fima nékone amouma wone fimaye woté, yaye » Il n’y avait pas de téléphone là où j’étais, maman.

-Tu ne vas tout de même pas nous faire croire que « yoro wone sa boss », que tu n’avais pas ton portable ! Intervint Soda.

-Je l’ai oublié dans ma voiture, ça arrive à tout le monde. Je vais me coucher, je suis désolé pour le pain de la Galette ; « hanna bénène yoon » ce sera pour la prochaine fois.

Soda l’observait de son œil inquisiteur. Elle ne croyait pas un mot de ses explications. Son mensonge était d’ailleurs conçu de fil blanc. Quand on avait eu un ennui mécanique et qu’on avait peiné de longues heures pour se dépanner, on n’était pas aussi propre et d’aussi bonne humeur ! On n’avait surtout pas cet air enchanté qu’il ne se donnait même pas la peine de cacher pour rendre son histoire moins invraisemblable. Mais que passait-il dans la tête ou plutôt dans le cœur de ce frère adoré ?

-A quel niveau est survenue ta panne ? Lui lança-t-elle.

-« sa yone nékousi » ça n’a pas d’importance ! répondit Karim sans se retourner.

Soda était toute bouleversé. Son frère lui lançait ainsi sans même la regarder que ce qu’elle voulait savoir n’avait pas la moindre importance, ce n’était pas normal. Bien que l’heure fût avancée, elle prit sa mère par la main et lui parla encore de l’attitude de Karim qu’elles se devaient coûte que coûte d’élucider. Quand elle monta dans sa chambre, elle consigna tout cela dans son agenda. Ce jour était à marquer d’une pierre noire.

Yacine Diouf s’apprêtait à se rendre dans son magasin. Elle avait enseigné la littérature britannique au département de Lettres à l’université de Dakar puis avait ouvert Bon-chic-bon-genre, son magasin de prêt-à-porter et d’autres articles de luxe. C’était le lieu de rendez-vous de la haute société. Toute personne désireuse d’acquérir un objet de valeur pour un cadeau était sûre d’en trouver à cet endroit. Cette profession libérale lui permettait de consacre plus de temps à sa famille, à raison d’être.

Gourmande comme une chatte, elle préférait mettre la main à la pâte elle-même dans sa cuisine.

Elle buvait un jus de fruits et savourait un croissant chaud quand son fils l’embrassa.

-Morning, mam !
-Hello, Karim ! Tu as bien dormi?
-Je n’ai fait qu’un somme! Je voudrais te présenter quelqu’un, maman …
-Dans le cadre du travail, c’est un collègue ?
-Non, c’est ma nouvelle …
-Je te l’avais interdit ! Coupa tout net Madame Diouf ; tu m’en as déjà présenté trente-six mille en m’assurant à chaque fois que c’était la dernière ! J’ai fini par confondre tes conquêtes en appelant Aïda, Marie et vice versa ! Non, « doumasi douguati », je ne veux plus être mêlée à tes histoires de fesses !
-Cette fois-ci, c’est la bonne, c’est l’histoire du cœur, « sama xol la » …
-A ton mariage, chéri ! Aller, je me sauve, à plus tard ! Fit Yacine Diouf en se dirigeant vers le garage.


Du même contributeur, Nabou


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