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CHRONIQUE - La plaidoirie de Cheikh (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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La plaidoirie de Cheikh (La chronique d'Alima)

Chronique

Elle ne méritait pas ça, elle méritait mieux que ça. Je n’avais pas le droit, de la faire souffrir, parce que la vérité je voulais oublier auprès d’elle, parce que tu en aimais un autre. C’était égoïste !

Publié le 14 avril 2020, Alima

Je n’étais sûre que d’une chose, je ne devais pas refaire la même erreur. Je méditais à propos de ceci, pendant un court instant, quand Madou me sort de ma torpeur.

-MADOU : je ne vais pas abuser plus longtemps de ton temps, je vais te laisser. Essaie de parler à ton homme, si tu l’aimes vraiment.
-MOI : je te demande pardon, je ne sais pas ce que j’ai fait pour que tu m’aimes, mais je ne mérite pas ton amour.
-MADOU : hé arrête ! Tu mérites, encore bien plus que tout ça, je te jure. Allez file.

Je l'ai alors gratifié d’un sourire avant, de sortir de la voiture.

-MOI : au revoir.
-MADOU : il a intérêt à prendre soin de toi.

Je suis retournée dans ma chambre, je repensais aux paroles de Madou et je me disais, pourquoi je ne l’aime pas ?
Bon je n’en ai aucune idée, mais en attendant je vais suivre ses conseils, parler à l’homme que j’aime, et l’écouter surtout.

-CHEIKH : allo.
-MOI : je suis désolée, je ne pensais pas du tout ce que j’ai dit.
-CHEIKH : tu étais avec Madou ?

Lui je lui parle de chose nous concernant et lui n’a que Madou en tête.

-MOI : oui.

Silence total, il ne disait plus rien.

-MOI : allo.
-CHEIKH : oui je suis là
-MOI : pourquoi tu ne dis rien alors ? Cheikh comment aurais-tu réagis à ma place. Cheikh, tu m’as jeté, quand je t’ai dit que je t’aimais, et maintenant que Mame rompt avec toi tu te souviens que tu m’aimes ?

Cette fois, je ne criais pas, je n’étais pas énervée, je parlais doucement, d’une voix posée, j’étais épuisée, fatiguée de me battre. Alors j’ai décidée de suivre les conseils de Madou.

-CHEIKH : je sais, mais ce n’est pas comme tu le penses.
- MOI : alors dis-moi, je t’écoute.
-CHEIKH : pourquoi ce changement ?
-MOI : Cheikh, as-tu réellement des explications à me donner ?
-CHEIKH : pas au téléphone.
-MOI : je ne préfère pas non plus, mais je veux savoir, je ne veux pas attendre demain.
-CHEIKH : je n’arriverai pas à dormir tant que je ne t’aurai pas parlé de toute façon…attend moi j’arrive.
-MOI : il ne fait pas un peu tard ? Dis « rek. »
-CHEIKH : il n’est même pas vingt-deux heures. Je serai là dans vingt minutes.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il n’a pas duré en chemin. Je suis allée le retrouver dans son véhicule.
Et de but en blanc,

-CHEIKH : tu étais vraiment avec Madou ?
-MOI : j’espère que tu n’es pas là pour me poser des questions, mais plutôt pour répondre aux miennes. Et OUI, j’étais avec Madou.

Dans ma tête je me disais, ne me fais pas regretter. Il fulminait de rage, mais je ne lui dirai rien du tout.
« Na sa khol bi teug tama sama yone » (tu n’as qu’à t’énerver, je m’en tape) Pour une fois je ferai comme on m’a dit, rester calme.

-CHEIKH : tu deviens de plus en plus sûre de mon amour pour toi, c’est pour ça que tu te comportes de la sorte ?
- MOI : De quel amour tu parles Cheikh, dis-moi ? Je veux vraiment savoir.

Je lui parlais bien calmement. On aurait dit qu’en une nuit j’avais acquis beaucoup plus de maturité. Je n’élèverai pas la voix, je ne relèverai pas son sarcasme. Je ne sais même pas d’où me vient ce calme soudain. Je le laissais chercher ses mots, qui tardaient à sortir d’ailleurs.

-MOI : je t’écoute, si tu m’aimes autant, pourquoi avoir choisi Mame Fatim ?
-CHEIKH : tu te souviens du jour où vous vous êtes rencontrées ?

J’acquiesçais par un hochement de tête.

-CHEIKH : ce même jour elle m’a ouvert les yeux, elle m’a mis devant l’évidence, cette évidence, que je me suis toujours refusé de reconnaître.

J’étais assez suspicieuse, encore plus perdue. Mais je décidais de simplement écouter.

-CHEIKH : je savais que je ressentais quelque chose, mais j’essayais de me convaincre que ce n’était pas de l’amour. J’étais vraiment sincère quand je t’ai offert mon amitié. Quand je t’ai connu, je crois que j’étais vraiment amoureux dés le début, mais quand tu n’as pas voulu d’une relation, j’ai respecté cela. Puis avec ton histoire, je me suis cru obligé de devoir te protéger. Il était évident que tu étais très vulnérable, et j’avais peur qu’un autre profite de cette vulnérabilité là. Crois moi mon amitié était sincère !

Il me regardait, comme pour lire dans mon regard un « je te crois »

Je n’ai rien dit je lui ai juste accordé un sourire, histoire de l’encourager à poursuivre. Il avait l’air assez soulagé, il s’adossait, à son siège, la tête en arrière.

-CHEIKH : bon ! Après, après…

« Sou ma ko mbédjié » (si je le gifle) il va se décider à délier la langue. Il a émis un petit rire comme pour se moquer de lui-même.

-CHEIKH : ensuite j’ai vu le harem de gars, qui te courait après. J’en étais jaloux c’est vrai, mais je savais me maîtriser. Là je me suis fait une raison, je me suis dit que si tu ressentais, au moins quelque chose pour moi, tu nous aurais donné une chance. Surtout que tu ne ressentais aucune gêne, à me parler de tes amours.
-MOI : mais Cheikh !
-CHEIKH : ne m’interromps pas s’il te plait… Quand tu as rompu avec Madou j’étais soulagé, pas pour ce que tu crois, mais plutôt, parce que lui je savais que tu ne l’aimais pas. Et ce que je souhaitais, c’était que tu tombes amoureuse, que tu sois heureuse, j’ai enfin cru que ce jour était arrivé…avec ton « imbécile »

Là j’ai émis un petit rire au ton à la fois moqueur et dédaigneux, qu’il a employé.

-CHEIKH : J’ai vu un changement radical, avec lui, tu étais épanouie, tu paraissais heureuse. J’étais un peu frustré du fait de ne pas en être la cause, mais j’étais heureux.

C’est à ce moment que j’ai décidé qu’il était temps que je m’éloigne, que je pense un peu plus à moi, à ma vie. Il y avait quelqu’un qui désormais veillerait sur toi.

Je ne pouvais plus le regarder… toute façon lui, pendant tout le temps qu’il me parlait, il fixait droit devant lui. Mes larmes ont coulées, parce que j’avais mal, mal qu’il ait subi tout ceci par ma faute.

-CHEIKH : juste à ce moment j’ai rencontré Mame, calme, souriante, jolie et très gentille. Je me suis alors convaincu que je parviendrai, à l’aimer, autant que je t’aime. Chaque jour je me disais ça viendra, ça viendra, parce qu’elle le mérite. Elle m’a fait comprendre que je ne l’aimais pas, elle m’a fait savoir qu’elle était plus un moyen de refuge. Nous nous étions pour la première fois disputés, ce jour là, quand toi et moi nous étions fâchés au resto. Elle a voulu rompre, j’ai refusé, je voulais la convaincre du contraire, mais aussi me convaincre surtout.

-MOI : pourquoi tu n’es pas juste venu m’en parler ?
-CHEIKH : lol pourquoi faire, tu paraissais tellement heureuse… Alors j’ai décidé de m’éloigner de toi, te voir le moins possible. Pour lui prouver ma bonne fois, lui prouver que je voulais être avec elle. Mais c’était pire, ça commençait à avoir des répercussions au niveau de ma vie de couple.
Lol quand je me souviens qu’elle m’a jeté, de sa voix si posée. Tu sais ce qu’elle m’a dit ? « Je sais que tu restes avec moi par loyauté, nous ne serons jamais heureux ensemble » Et le pire est que c’était vrai. Je continuais de rester avec elle parce que j’estimais lui avoir fait un affront, alors je croyais bien faire, en restant avec elle. Ce même jour tu es venue à la maison je t’en voulais tellement. Je me disais qu’à cause de toi, « je perds une fille qui m’aime, une fille bien, alors qu’elle s’en fiche de moi »

Alors quand tu es revenue me dire que tu m’aimes…« ki daf ma yap » (elle se fiche de moi) c’est ce que je me suis dit, je ne te croyais pas. Tu ne pouvais pas tout le temps faire l’éloge d’ASSANE devant moi, pour le moment d’après me dire que tu m’aimes. Quand j’ai tenté de reconquérir Mame, la persuader de retourner avec moi, elle m’a répondu « si en ton âme et conscience tu es certain que tu pourras être avec moi sans penser à elle, je prendrais le risque. » Je n’ai pas su quoi lui dire, elle avait raison, c’était ne pas la respecter finalement.

Elle ne méritait pas ça, elle méritait mieux que ça. Je n’avais pas le droit, de la faire souffrir, parce que la vérité je voulais oublier auprès d’elle, parce que tu en aimais un autre. C’était égoïste !

Ce que je retenais dans tout ça, c’était que Cheikh comme Madou, ne se sont jamais préoccupés que de mon bonheur. Ils se sont effacés, pour mon bien…mais et moi ? Seuls mes sentiments, m’ont importé, mes caprices.
Que dois-je faire, comment faire ?

Je leur dois à tout les deux. Ce que je veux c’est qu’ils soient tout les deux heureux.

Que ces deux êtres soient les plus heureux au monde.


Du même contributeur, Alima


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