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CHRONIQUE - La vérité encore édifiée, Mariame, par Bessy - SEYTOO.COM

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La vérité encore édifiée, Mariame

Chronique

« Je te prie de m’excuser Malal » reprit Lallah qui étouffait un ultime sanglot avant que le jeune homme ne descende de sa voiture et n’aille à sa rencontre avant de la serrer dans ses bras.

Publié le 10 novembre 2020, Bessy

Allongée sur son lit, son ordinateur portable d’occasion récemment acquis en face d’elle, Lallah consultait sa messagerie facebook.

Après avoir répondu à Madior, son binôme au sujet d’un devoir qu’ils devraient rendre la semaine prochaine, elle fit défiler les messages de sa boite de réception et tomba sur le dernier message qu’elle avait envoyé à Malal, resté sans réponse.

A ce moment-là elle ne put s’empêcher de repenser à l’attitude renfermée de Malal lors de sa dernière visite chez lui.

Que leur arrivait-il ?

Qu’avaient-ils fait pour en arriver là ?

Pourquoi ce soudain changement de comportement ?

Décidément quelque chose lui avait échappé car elle avait beau ressasser ses souvenirs, fouiller de fond en comble dans sa mémoire et passer tous les petits détails à la passoire mais elle ne saurait désigner à quel moment elle aurait eu ne serait-ce qu’un geste ou une parole déplacée à son égard.

« Ki dafa soof » (Ce jeune homme est fatiguant) se dit-elle… s’il pense que je vais faire le premier pas vers lui après l’affront qu’il m’a fait subir il se trompe lourdement !

Et elle se rappela la manière dont Fafa l’avait prise dans ses bras avant qu’ils ne s’en aillent tous les deux. A ce moment là le cœur de Lallah se serra dans sa poitrine, c’est comme si elle étouffait.

En fait Lallah se sentait triste et nostalgique des moments qu’elle a passés avec Malal.

Elle avait beau essayer de le chasser de ses pesées, mais les souvenirs agréables des moments qu’elle avait passés avec lui lui revenaient sans cesse à l’esprit.

Méritait-il qu’elle se fasse ainsi du mal pour lui ?

A ce moment là elle ne put s’empêcher de regarder son profil Facebook comme elle n’avait plus de ses nouvelles et qu’elle voulait savoir comment il allait malgré tout…Elle le regretta dès qu’elle vit les photos sur son mur.
Sur ces photos on pouvait le voir dans un restaurant, avec Fafa.

Ils semblaient si proches l’un de l’autre, elle avait posé sa tête sur son épaule…Elle décida de ne pas en savoir plus tellement elle était choquée.
Elle savait que Fafa n’était pas une amie, mais être mesquine à ce point, elle savait qu’elle sortait avec Malal…

Et Malal dans tout ca ? Que lui arrivait il ?

Donc c’était ce genre d’hommes qui changeaient de copines comme ils changeaient de chaussettes ? Après tout ce qu’ils ont vécu et tout ce qu’il lui avait promis !

Elle éteignit alors son portable avec humeur quand Mariame, qui était rentrée ce week end entra dans leur chambre commune.

Lallah fit mine de ne pas la voir et entra dans la salle de bains où elle pleura toutes les larmes de son corps avant de ressortir, les yeux bouffis et rouges, la mine triste.

Sans dire un mot, Mariame alla à sa rencontre et la prit dans ses bras et la conduisit sur le lit où elle plaça sa tête sur ses cuisses et caressait ses cheveux .

A ce moment-là, Lallah se sentait vidée, soulagée, épuisée, c’est comme si elle avait sorti en elle toute sa rancœur, sa colère et sa tristesse, elle avait vidée son cœur et elle se laissa aller à la tendresse de sa sœur jusqu’ s’endormir dans ses bras.

Quelques heures plus tard, elle se reveilla, vous savez, c’est ce genre de réveil où on se lève en se sentant tout de suite bien Dieu merci sans savoir pourquoi. Elle avait bénéficié d’un sommeil réparateur.

Oui, elle s’était levée et avait complètement oublié sa colère, sa rancœur et ne se souvenait même plus des circonstances de son sommeil, en se levant elle croisa le regard bienveillant de sa sœur, elle lui sourit et se mit en tailleur sur le lit, en ne la quittant pas des yeux.

Mariame, le sourire aux lèvres, lui fit signe de la main de se rapprocher, ce qu’elle fit tout de suite.

« Que se passe t-il Lallah ? As-tu des soucis ?»

Après un petit moment de flottement où elle analysait la question qui lui était posée, elle se rappela des photos qu’elle avait vues auparavant et expliqua à Mariame ce qui se passait avec Malal, elle lui expliqua son silence qui lui pesait, elle lui fit part de l’attitude qu’il a eu chez lui et pour clôturer le tout, elle lui montra les photos sur facebook.

Mariame après un long moment de silence, s’adressa à Lallah

« C’est étrange qu’il ait changé comme ça du jour au lendemain sans que tu ne lui aie offensé. Mais au vu de son comportement il semble bléssé et veut juste te le montrer, c’est comme s’il te punissait en quelque sorte. .. Mais de quoi ? »

Lallah avait la tête baissée, Mariame lui tient par le menton et la redressa
« Ma belle, essaie de lui parler car tu l’aimes toujours, ca se voit et lui aussi t’aime toujours, mais il te l’exprime d’une manière bien étrange…Je te conseille de passer sur tout cela et d’essayer de renouer le dialogue avec lui car je suis quasiment sure qu’il t’aime toujours. Il y a juste un malentendu entre vous deux, il faut juste savoir de quoi il s’agit , essaie de lui faire cracher le morceau.

Lallah enlaça sa très chère sœur sur ces paroles réconfortantes et lui promit d’essayer de passer l’éponge et de lui parler le lendemain.

La fin de la journée du dimanche se déroula normalement, Adama était passé récupérer Mariame pour la ramener personnellement à Saint Louis.

La mère de Mariame les regarda s’éloigner d’un air attendri, sa fille Mariame avait grandi et semblait épanouie avec Adama, de plus ce dernier était aux petits soins avec elle et se montrait très prévenant aussi. Elle priait pour que ce bonheur soit durable et qu’il se parachève par une union.

Après avoir diné et aidé sa chère mère à laver la vaisselle et ranger la cuisine, Lallah fit sa prière et sortit sa tenue du lendemain. Elle alla ensuite embrasser sa mère puis rejoignit sa chambre, avant de dormir elle médita les sages paroles de sa grande sœur avec l’intention de tirer cette affaire au clair le lendemain.

De toute la journée, Lallah avait préféré s’éloigner du groupe de filles formé par Raissa, Fafa et Bintou. En effet après les avoir saluées ce matin, Lallah a préféré établir une certaine distance entre elles car elle commençait à sentir cette relation où elle ne s’épanouissait pas malsaine.

Raïssa, qui était la plus « normale » des trois, alla la voir pendant l’heure de pause pour savoir ce qui se passait, apparemment elle n’était pas au courant de ce qui se passait entre Fafa et Malal.

Lallah préféra ne rien lui dire mais en voyant sa sincérité elle lui expliqua tout ce qui se passait.

Raissa était restée incrédule.

« C’est Fafa qui t’a fait ca ? » lui répéta elle

Lallah acquiesça pendant que Raissa bouillonnait intérieurement.
Bien que fréquentant des deux filles les plus « in » de la fac et s’étant laissant influencée par elles, Raissa était quelqu’un de juste et ne supportait pas l’hypocrisie, surtout au sein d’un groupe de personnes très proches.
A force de fréquenter Fafa et Bintou, elle s’était aperçue du double jeu qu’elles jouaient avec certains, en effet ces filles passait le plus clair de leur temps à médire les autres, elles se croyaient supérieures aux autres en fait et ce comportement commençait à agacer Raissa qui ne se sentait plus dans son élément.

« Tu sais quoi ? Je vais leur dire leurs quatre vérités à ces deux lâches »

Lallah la reteint alors par le bras.

« Ne te donnes pas en spectacles, ici les gens aiment se mêler de ce qui ne leur regarde pas et répandre les nouvelles. Tu auras peut être soulagé ton cœur mais à quel prix ? Les gens parleront de toi et leurs paroles se répandront à la vitesse de la lumière et une embrouille ne ferait qu’envenimer la situation avec ces vipères qui, par leur fourberie peuvent retourner cette situation en leur faveur en se faisant passer pour des victimes »
Raissa, qui avait compris la véracité des propos de Lallah serra ses poings et sa mâchoire, en fait elle s’en voulait d’avoir suivi ces filles, de s’être laissé influencer bêtement, et tout cela pour quoi ?

Pour la popularité

« Le silence est d’or et la patience paie . Les vipères resteront des vipères sauf si elles ont l’intention vraie de changer leurs sales habitudes qui causeront leur perte. »

Cette pensée à l’esprit, Raissa prit congés de Lallah et lui promit de ne rien dire de leur entrevue secrète, mais elle lui expliqua qu’elle ne pouvait plus trainer avec des hypocrites.

Soit, Elle allait elle aussi prendre ses distances avec elles .

A la fin des cours, Lallah guettait Malal à l’arrêt de bus où il avait l’habitude de passer la récupérer avant d’aller prendre un pot ensemble et avant qu’il ne la dépose chez elle. Quelques minutes après, Malal gara sa jolie voiture, Lallah ne laissa s’échapper aucune seconde et se dirigea vers lui avant de frapper légèrement la portière du côté passager.
D’un air las, Malal fit baisser la vitre de la portière, il pencha la tête vers elle « Qu’est ce qu’il y a encore ? »

« Malal, ne crois-tu pas que nous devrions discuter sérieusement, en adultes ? »

Malal la regarda d’un air amusé

« En adultes, hein ? »

« J’en ai plus qu’assez e ton sarcasme, si tu fais tout cela pour me gâcher mes journées, tu as réussi, bravo ! La seule chose que je te demande, c’est d’arrêter ton petit jeu de devinettes qui commence à me fatiguer et me dire ce que je t’ai fait » lui dit d’un trait Lallah

« Okay » dit Malal « Où habites-tu ? » lui demanda-t-il en la regardant droit dans les yeux

Face à cette interrogation Lallah se sentit toute bizarre, pourquoi cette question ? Malal l’aurait-il vue, avait-il découvert la vérité ? Etait-ce pour cela qu’il lui en voulait ? Elle resta muette un instant pendant que Malal la regardait d’un air déçu cette fois ci, différent du regard froid qu’il lui adressait auparavant.

« Pardonnes moi Malal, mais je pensais que si je t’avais dit la vérité tu ne m’estimerai pas, que tu ne me considèrerai pas, j’ai pu voir l’endroit que tu habitais, les gens que tu fréquentais et le rythme de vie que tu mènes, et j’avais juste peur de te perdre en te montrant le quartier que je logeais, si différent du tien.

Je tiens à toi Malal, je n’ai jamais aimé d’homme de ma vie, mais toi tu m’as fait faire disparaitre toutes ces craintes d’être blessée qui m’empêchaient d’ouvrir mon cœur à quelqu’un car je t’aime. Je te demande juste de me pardonner de t’avoir menti»

« Lallah » prit Malal d’un ton plus doux « Je n’aime pas une personne pour ce qu’elle a, mais pour ce qu’elle est et pour le bien qu’elle suscite en moi, toutes ces choses dont je dispose peuvent disparaitre du jour au lendemain, ces gens que je côtoie, seuls certains sont des vrais, et je les reconnais aisément, certains me prennent pour un fou et me croient aveugle mais je reconnais ceux qui s’intéressent à moi et ceux qui ne s’intéressent à ce que j’ai, ce qui m’a déçu, c’est juste que j’ai placé énormément d’espoir en toi et que tu m’a menti»

« Je te prie de m’excuser Malal » reprit Lallah qui étouffait un ultime sanglot avant que le jeune homme ne descende de sa voiture et n’aille à sa rencontre avant de la serrer dans ses bras.



Du même contributeur, Bessy


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