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CHRONIQUE - Labyrinthe (11), par N47 - SEYTOO.COM
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Labyrinthe (11)

Chronique

Ce jour là je n’ai pas beaucoup parlé, je l’écoutais tout simplement et je m’étais rendu compte de la passion qu’elle nourrissait pour ce qu’elle faisait. J’avais du respect pour cette femme je vous jure.

Publié le 27 mars 2020, N47

Comme elle me l’avait demandée je lui ai laissé un mois avant de la rappeler. Cependant surpris et fâché je fus lorsque je me rendis compte qu’elle n’avait plus mon numéro.

Moi : bonjour Beauté comment tu vas ?
Penda : cava bien merci. C’est qui svp ?

J’ai pris un moment avant de lui répondre. Je me disais mais copain ce n’est pas la peine de s’intéresser à quelqu’un qui ne garde même pas ton numéro, à l’évidence tu ne l’intéresses nullement. J’étais enthousiaste au moment de lui envoyer le texto et en quelques secondes me voila à terre et le moral au compteur zéro. Resté là à me demander si je dois poursuivre ou pas, je reçu un deuxième texto d’elle disant qu’elle avait perdu son téléphone il y’à quelques jours et qu’elle était entrain de reconstituer son répertoire. Obligé, je lui répondis et nous entamâmes une longue discussion.

Moi : c’est malick mais je suis fâché contre toi, tu m’as déjà rangée aux oubliettes en supprimant mon numéro et là tu me sers l’excuse classique quoi.
Penda : non je te jure pour de vrai, je l’ai perdu dans le bus. Une histoire de ouff quoi. En fait j’écoutais la radio avec les écouteurs dans les oreilles. D’un coup je me suis rendu compte que les écouteurs pendaient dans le vide et qu’il n’y avait plus de téléphone, il avait tout simplement disparu.
Moi : wouaw lui c’est un vrai magicien mais toi, toi tu battrais le record des gags. J’hallucine, tu écoutes la radio avec ton portable et on te le chope sans que tu ne t’en rendes compte. Tu étais ivre ?
Penda : Lol arrête way, non il a juste profité d’un moment d’inattention de ma part pour le voler. Sino comment tu vas ?
Moi : Cava bien merci. Et tes examens j’espère que tu t’en ais bien sorti ?
Penda : Ne m’en parle pas c’était vraiment pénible et long mais en fait le problème c’est que nous avons beaucoup de matières.
Moi : Notre système éducatif est caduc, je pense que les autorités ont bien mieux à penser à l’actualiser et l’adapter à ce qui se fait un partout dans le monde. Dieu est grand, bats toi car c’est le seul salut de l’homme. Bref je t’appelai pour te rappeler que tu me devais une visite et j’y tiens beaucoup. Donc quand est ce que tu comptes t’acquitter de ta dette ?
Penda : Rires je n’ai pas oublié, mais je ne veux pas te dire tel jour et qu’au final je ne puisse honorer ma parole. J’ai cours de 8h à 19h et si je ne suis pas en salle, je révise ou me repose, c’est le rythme en fait qui me pose problème. Mais laisse moi un peu de temps je te ferai signe on est ensemble.
Moi : ok pas de souci, je te laisse faire l’essentiel c'est-à-dire étudier d’abord et fais moi signe dés que tu seras disponible.

Je ne voulais pas qu’elle se sente harceler et qu’elle décide d’elle-même quand est que nous pourrions nous revoir. Après cette discussion nous sommes restés longtemps sans parler au téléphone mais je lui envoyais parfois des sms histoire de prendre de ces nouvelles en omettant volontairement de lui rappeler de notre rancard.

Trois mois s’était écoulés. C’était la fin de l’année académique. Un jour, en revenant du sport je reçus son coup de fil, j’étais content et surpris à la fois.

Moi : allo la belle fantôme comment cava ?
Penda: Ay way fantôme nak? Cava et toi ?
Moi : si si toi mom tu apparais, tu disparais et tu réapparais à ta guise quoi
Penda : understand ma rek ce n’est pas fait exprès, nous sommes assaillis. Je fais cours et stage en même temps mais actuellement nous sommes en vacances depuis vendredi dernier.
Moi : je comprends beug tekki mo metti rek mais yalla baxna.
Penda : boulma faté si niane rek. En fait c’était pour te dire que si tu es disponible ce samedi après midi je passerai chez toi.
Moi : samedi je n’ai pas prévu grand-chose. A quelle heure comptes-tu passer ?
Penda : vers les coups de 17h c’est bon ?
Moi : c’est bon cela me convient. Disons à samedi alors
Penda : ok à samedi

Voilà c’est fait, j’avais besoin d’un seul rendez vous pour me lancer. Tellement de gens parlent sur l’art de la séduction mais rien de tout cela ne m’ait jamais convenu ni intéressé parce que je déteste le général. Aucun des « grands maîtres » de la séduction n’a souligné un aspect important dans la conquête : chaque femme est unique, chaque rencontre est unique et donc toute approche devrait naturellement l’être et le tout doit impérativement constitué une histoire unique.

Penda était une personne simple, discrète qui connaissait bien les hommes et était très prudente obtenir sa confiance n’allait pas être chose facile. C’est une part de sa personnalité dont je devais tenir compte parce qu’étant la clé de voute. Voila pourquoi il fallait prendre le maximum de temps possible avec elle. Ma stratégie tournait alors autour de sa confiance ; me faire accepter, glisser subtilement dans son quotidien et lui montrer que je suis digne de confiance, tel était mon objectif. D’aucun dirait que c’est de la manipulation et bien c’est faux. En réalité si quelqu’un finit par faire ce que vous vouliez qu’il fasse c’est tout simplement parce que c’est sa volonté. Mon intention était des plus nobles, je ne cherchais à lui causer aucun tors. Cependant voila, il y’a des personnes qui traînent un lourd passé ou qui ont été témoin de pas mal d’abus de confiance qu’obtenir la leur devient un parcours du combattant et c’était le cas de Penda. A l’inverse il y’à ceux qui accordent facilement leur confiance, certains par naïveté et d’autre par bonté. Moi je suis un Saint Thomas c'est-à-dire que je ne crois qu’à ce que je vois et ma devise c’est « ce que l’œil voit et que l’oreille entend l’esprit est prêt à le croire ».

Le jour du rendez vous arriva, j’étais serein comme d’habitude. Après le déjeuner je fis ma chambre, me rasai la barbe et pris un bain. Après la prière de toukassan, elle m’appela pour me dire qu’elle était devant chez moi. Vraiment elle était d’un naturel à tomber par terre. Elle portait un meulfeu comme celui des femmes maures, non seulement ça lui allait très bien mais aussi lui couvrait entièrement le corps. Je la fis entrer dans ma chambre, la laissa s’assoir sur le lit et moi je m’installai sur la chaise de mon bureau créant ainsi une distance entre nous histoire de la mettre à l’aise. Je me rendis compte tout de suite que c’était quelqu’un qui avait beaucoup de pudeur car quand je parle avec quelqu’un je le regarde dans les yeux et elle ne parvenait pas à soutenir mon regard du coup j’ai évité de la fixer. J’ai tout fait pour la mettre en confiance et j’y suis finalement parvenu.

Ce jour là je n’ai pas beaucoup parlé, je l’écoutais tout simplement et je m’étais rendu compte de la passion qu’elle nourrissait pour ce qu’elle faisait. J’avais du respect pour cette femme je vous jure. Elle savait ce qu’elle voulait. La discussion était tellement intéressante que je sentais qu’elle-même y avait pris goût. Vers 19h elle décida de rentrer.

Moi : déjà ??? Reste encore un peu
Penda : j’aimerai beaucoup mais j’habite loin, il commence à se faire tard et puis tu m’as fait trop parler dama rouss sakh ça suffit.
Moi : et pourtant je ne trouve pas par contre je vois que tu es très passionnée par ce que tu fais et c’est bien. Car sans cette passion tu ne t’acquitteras jamais comme il se doit tes tâches. Mais avant que tu ne partes en vacances je voudrais te revoir deh.
Penda : ah je ne te promets rien mais on verra.
Moi : avec toi dal dou yomb koi, mais pas grave je reste à l’écoute mais sache juste que j’apprécierai beaucoup. Bye

En réalité, elle avait compris ce que ce troisième rendez vous comportait et elle voulait fuir, chose qu’elle fit. Je voulais ce jour là lui dire en face mes sentiments. Elle n’est jamais venu à ce rendez vous là prétextant qu’elle était souffrante et partit à la suite en Vacance. Néanmoins, nous discutions tout le temps par sms et parfois jusqu’à l’aube.

Ca y est ce pas était franchi, je faisais parti de sa vie, de son quotidien. Elle se fâchait même contre moi lorsque je restais pendant une demi-journée sans lui envoyer un sms.

Ce qui m’a le plus encouragé et touché c’est quand ça n’allait pas du tout c’est moi qu’elle appelait et disait que discuter avec moi lui faisait du bien. Alors n’en pouvant plus, je lui dis un jour.

Moi : sais-tu pourquoi je voulais te voir avant ton départ ?
Penda : non pourquoi ?
Moi : je voulais te dire que je t’aimais et cela depuis le premier jour. Actuellement je n’en peux plus de garder cela pour moi. Mais laisse moi te dire pour l’instant que quand on s’est vu chez Yann, j’ai compris que tu allais bouleverser beaucoup de choses dans mon existence et c’est le cas actuellement. Je ne te dirai pas la raison qui fait que je t’aime car il en n’existe point. Je tenais juste à ceux que tu le saches. Accepte moi ou rejette moi cela dépends de toi mais ne dis rien pour le moment jusqu’à notre prochaine rencontre je saurai si c’est oui ou non. Pour l’instant tu me manques et je t’attends impatiemment.
Penda : pour être franc, je savais le pourquoi et ce rendez vous je l’ai sciemment manqué parce que je n’étais pas prête d’entendre ce que tu viens de me dire là maintenant et je ne le suis toujours pas mais comme tu l’as dis je prends note et me tait pour le moment.
Moi : marché conclu ?
Penda : marché conclut !
Moi : Bon tu me dois un léeb (conte) aujourd’hui alors je t’écoute.

Nous continuâmes ainsi nos discussions comme d’habitude et ni elle ni moi n’avions abordés à nouveau le sujet. Le temps passait, nous nous entendions à merveille et devenions de plus en plus intime chaque jour qui passait. Sans s’en rendre compte, elle m’appelait parfois bébé ou chéri.
Deux semaines plus tard, elle devait rentrer à Dakar et ensemble nous avions déjà planifié notre rencontre. Elle avait choisit de venir un samedi. Quand je lui ai demandé de passer à la maison le samedi après midi vu qu’elle voyageait le matin, elle ne s’est pas fait prier et accepta. Vers 18h elle m’appelle pour me dire qu’elle est devant chez moi, de venir la prendre parce qu’elle avait honte d’entrer toute seule. Je sors et tombe sur elle et lui fait la bise.

Moi : Salut toi, tu m’as beaucoup manqué, comment tu vas ?
Penda : toi aussi tu m’as manqué
Moi : laisse-moi te regarder un peu. Hummmm ! keur yaye nexna deh da ngafa dieulé salamaleykou sakh.
Penda : louy lolou ?
Moi : cela veut dire que tu as grandi du derrière.
Penda : Lol c’est vrai que j’ai pris du poids.
Moi : han du poids rek wakh nga deug wa suis-moi

Sur ce nous nous dirigeâmes dans ma chambre. Ce repos lui avait vraisemblablement fait du bien, elle affichait la forme. Nous discutions de tout et de rien, elle me raconta ses vacances et me demanda comment se passées les miennes.

Cette fois ci j’étais à coté d’elle, je respirais son parfum, je la contemplais de prés et ne pouvant plus résister je la pris par surprise et l’embrassa. Elle était certes très surprise mais ne me repoussa pas, elle avait tout bonnement fermé les yeux et s’est laissée faire. C’était simplement féerique. Ensuite elle m’a regardé fixement, pas d’un regard menaçant mais c’était autre chose que je ne parvenais pas à décortiquer. Alors je lui dis.

Moi : crie, frappe moi, insulte moi si tu veux mais je ne regrette pas mon geste bien au contraire.
Penda : pourquoi dis tu ça ? Il n’est question de rien de tout cela.

Soulagé parce que ne sachant pas que voulait dire ce regard, je lui lance

Moi : te rappelles tu lorsque je t’avais dis que pas besoin de mots je saurais si oui ou non tu m’as acceptée.
Penda : parfaitement
Moi : eh bien j’ai ma réponse
Penda : ah bon monsieur croit tout savoir. Et la quelle est ce ?
Moi : est ce nécessaire de dire ce que tout le monde sait ?
Penda : parfois oui
Moi : ok et est ce qu’un petit geste peut remplacer un interminable discours ?
Penda : absolument.

Et la je l’embrassai de nouveau cependant là je pris tout mon temps. Une mystérieuse et agréable énergie s’empara de tout mon corps, je la pris par la taille, la serrai contre moi et happai ses délicieuses lèvres avec passions. Ce fut un moment unique.

Moi : convaincue ?
Penda : entièrement!

Elle se laissa allez et glissa dans mes bras.

Moi : maintenant qu’attends tu de moi?


Du même contributeur, N47


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