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CHRONIQUE - Labyrinthe (15), par N47 - SEYTOO.COM
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Labyrinthe (15)

Chronique

« Quand on entreprend un voyage, seul l´espoir constitue notre arme principale »

Publié le 30 mars 2020, N47

Un jour alors que j’étais entrain de discuter avec ma mère elle m’appela. Etant alors perdu dans mes pensées parce qu’analysant encore les paroles de la maman, elle cria sur le téléphone en me disant de parler avec elle ou de raccrocher. Je lui répondis alors « s’il te plait rappelle moi je suis occupé ». Elle raccrocha d’un coup sec le téléphone. Je n’accordai aucune importance à cela. Il faut dire qu’en ces temps là, toute ma réflexion et ma concentration était orientée vers elle et notre fameux mariage. En réalité, elle s’était énervée suite à cela. J’ai attendu son coup de téléphone pendant des heures mais n’appela pas. Je l’appelai alors et elle me dit qu’elle était fâchait contre moi ; je n’avais rien compris de tout cela et nous nous sommes disputés. Nous restâmes alors trois jours sans nous parler. Je décidai alors de faire le premier pas et l’appelai un soir de dimanche.

Moi : Bonsoir, comment tu vas ?
Penda (froide): cava bien merci
Moi : bien, alors. Dis moi, ne penses tu pas que s’en ai assez ? Que nous avons assez fait la tête ? Et peux tu me dire en quoi ca t’a avancer ? En tout cas de mon coté je vois rien de glorifiant dedans. Alors ressaisissons-nous !
Penda (faisant son dédain) : Pourquoi tu dis ca ? Il y’a un problème ?
Moi : Problème il y’en a pas ? Et tu me fais du snobe pendant des jours durant. Je n'ai vraiment ni la force ni la tête à me disputer avec toi. Tu es énervée je pense qu'arrêter la discussion ici jusqu'à demain le temps que nous nous calmions est plus sage. Je te souhaite une bonne nuit alors et à demain inchala.
Penda : ok bonne nuit à toi aussi.

Je la connaissais mieux que quiconque et savait qu’elle me faisait payer quelque chose. Si j’avais écouté ma nature masculine j’aurais tout dégagé d’un revers de main mais il y’a un point de non retour dans la relation, quand on l’atteint, il est plus sage de pardonner, de faire comme si rien ne s’était passé, de chercher le dialogue plutôt que la confrontation. Un jour le vieux LAYE France dans une discussion me dit « ne soit pas toujours prompt à critiquer ou reprocher ta femme. Il faut pardonner et faire table rase sur certaines choses. Parfois, elle peut faire une très grave erreur et penser que tu vas la tuer, eh bien fait comme si ce n’était rien de grave, banalise la chose et soit aimant avec elle ce jour là. Cet acte là, si elle est digne jamais elle ne le fera à nouveau ».

Le lendemain je l’appelai de nouveau mais la discussion était froide malgré mes efforts de rétablir la convivialité qui caractérisaient nos échanges. Mais c’est sans compter sur son refus et pendant presque deux semaines elle ne changea rien de son nouveau comportement. Dans ma tête je me disais toujours que les choses allaient se rétablir qu’il ne faut juste pas renoncer. Un soir lors d’une de nos discussions elle dit :

Penda : le problème est que je n’arrive toujours pas à digérer ce facteur âge entre nous, parce que dans notre culture il constitue une chose très importante et j’ai pas envie d’être l’exception, ma famille est très conservatrice.
Moi : tu sais moi ce sujet j’en ai fini, je t’ai dis ce que j’en pensais et je préfère que nous n’en parlions plus et qu’on avance si tu es d’accord.
Penda : en tout cas ca me pèse trop
Moi : han han ? Et tu proposes quoi alors ?
Penda : je préfère qu’on en reste là toi et moi parce que ca ne marchera pas.
Waouh quel choc ? Sur le coup je n’ai rien réalisé de ce qui se passait, moi qui d’habitude avait deux coups d’avance sur le jeu n’avait rien vu venir de tout cela. De toutes les réponses possibles et contre toute attente j’ai choisi celle là, celle qui caractérisait les faibles : la capitulation.
Moi : oui comme tu veux mais est ce que tu as mesuré l’ampleur d’une telle décision et tout ce qu’elle implique ?
Penda : cela fait des semaines que j’y réfléchis et je pense que c’est ce qui est mieux pour tous les deux. Tu sais que tu es et restera la seule personne que j’ai jamais aimée. Entre ce qu’on désire et ce qu’impose la réalité la faussée est énorme. Comprends moi et pardonne moi parce que c’est finit.
Moi : T’inquiète, je ne retiendrai pas mais tu devrais faire attention à l’emploi du mot « jamais », bien des fois tu l’as utilisé et dans de bien différentes circonstances d’ailleurs. Tu sais les choses deviennent possibles lorsque nous faisons de sorte qu’elles aillent dans le bon sens. Tu es quelqu’un de bien et je te souhaite du fond du cœur de trouver le bonheur et un homme qui saura apprécier ta valeur.

« JAMAIS » ! Voila un mot bien traitre, rendu traitre par l’homme lui même. Les gens l’utilisent n’importe où sans se rende compte que c’est un serment, une promesse et que son emploi ne devrait être associé ni à des futilités ni au mensonge.

Après avoir raccroché, je m’eu couché sur le dos, les yeux fixés sur le plafond et imaginai ma nouvelle vie sans elle. Ce que je vis m’apparait terrifiant, même dans mes sombres instants jamais je n’ai pensé qu’un jour l’un de nous voudrait arrêter la relation. Non pas par excès de confiance mais par ce vécu tellement chargé de sentiments. Ma naïveté m’a poussée à penser que nous nous étions affranchis de ces futilités et avions atteint le stade suprême de la connaissance de l’amour et de sa valeur. Hélas tout ceci ne fut qu’une illusion telle cette brise matinale qui donne l’impression que les longues journées d’été sont maintenant derrière nous et qui disparait dés l’apparition du magnifique, le soleil.

Je restai alors ainsi, songeur jusqu’aux premières lueurs du soleil qui me sortirent de la douce et paisible enveloppe de la nuit et de ma profonde torpeur. Je ne pus fermer l’œil de toute la nuit, pas une seule fois. Comme un automate, je me levai, pris ma douche, fis mes prières et me rendis au travail. Je n’avais gout à rien et tout ce que je fis cette journée ne fut conscient jusqu’à la descente ou du moins jusqu’au moment où je me rendis compte que je n’avais nullement le droit de la laisser faire une erreur aussi monumentale, que je me devais de faire mon maximum pour lui faire entendre raison. Je pris ainsi mon téléphone pour l’appeler.

Moi : allo, Mlle beauté va bien ?
Penda : j’ai connu des jours meilleurs mais cava sant yalla.
Moi : Bref, je voulais te dire, je ne sais pas si t’en as conscience mais tellement de gens nous observent. Certains n’attendent que notre chute d’autres nous idéalisent. Sous le rapport de tous ces éléments, de tant d’années de travail et de sacrifices et cet amour sans limite qui nous lie je n’ai en aucun cas le droit de te laisser faire, de te laisser nous tuer dans l’âme. Faisons comme on a toujours fait, tout gérer main dans la main. Sans toi ma chérie je n’ai aucune raison de me battre, tu me donnes la force pour aller de l’avant. Le chemin a été long, le voyage périlleux mais nous sommes toujours là. Quelle autre preuve veux-tu ? Tu as vécue, tu as savourée le rythme de l’amour et maintenant tu veux tout jeter par la fenêtre pour des banalités ? Je t’ai connu plus sage que ca, je t’ai connu plus intelligente que ça. Ressaisis toi réalisons notre rêve, marions nous.

Elle resta silencieuse, j’entendais au bout du fil qu’elle pleurait et je me suis dis j’espère qu’elle a compris et avec anxiété et espoir j’attendais sa sentence.


Du même contributeur, N47


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