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CHRONIQUE - Labyrinthe (16, fin), par N47 - SEYTOO.COM
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Labyrinthe (16, fin)

Chronique

« Quand une personne décide de partir, il ne sert à rien de la retenir »

Publié le 01 avril 2020, N47

Penda (en sanglot): Tu es quelqu’un de bien, que je respecte beaucoup. Je sais que tu ne mérites pas ça mais je suis désolée c’est décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Sois un homme et accepte.
Moi : Non je rêve parce que je n’en suis pas un ? Ok je faisais juste mon rôle de partenaire, t’empêcher de te mettre en danger et nous aussi. Je vois que tu as choisi le chemin de la facilité et je n’essaierai plus de te faire changer d’avis, j’accepte ta décision. N’importe qui peut laisser tomber c’est d’ailleurs la chose la plus facile mais tenir le coup et se battre lorsque tout se lie contre, que laisser tomber serait compréhensible la voilà la vrai force. Vas je ne te retiens point et sois heureuse. Juste un dernier détail tu me connais, tu connais mes principes donc s’il te plait pas de coup de fil ni rien partout où je serai comme toujours les choses irons merveilleusement bien pas la peine de prendre de mes nouvelles ou de t’inquiéter pour moi. Quant à toi je te souhaite vraiment les meilleures choses du monde.

En fait nous en avions déjà parlé de ça une fois elle et moi lorsqu’un de ces ex l’appelait souvent. Je ne disais rien au début mais cela m’avait finalement agacé et je lui dis ce jour là :

Moi : êtes vous obligés de jouer aux hypocrites ?
Penda : Pourquoi tu dis cela nous sommes devenus amis après tout.
Moi : est ce que tu as une fois vue une de mes ex m’appeler ?
Penda : ah bayiwou massi xel
Moi : eh bien parce que c’est contre mes principes quand c’est fini c’est bien fini. Pourquoi cela ? Pour deux raisons : la première une amitié peut se transformer en amour et jamais le contraire ne peut se faire, l’un des deux garde toujours les mêmes sentiments pour l’autre. La deuxième par respect pour celle avec qui je suis parce qu’il est toujours déplaisant que la présence d’une ex vienne hanter notre relation présente.

Bref maintenant tout est fini, à quoi bon de retenir une personne qui veut partir. Il est plus sage de la libérer peu importe combien on voudrait la garder car on ne peut retenir quelqu’un dont le regard n’est plus là.

Penda : comprends moi et ne m’en veux. Je vais bientôt dépasser l’âge de me marier, toutes mes copines qui ont le même âge que moi en sont à leur 2éme ou 3éme enfant et moi aucun mari à l’horizon et j’avoue aussi que je ne crois plus à la relation. Une dernière chose, pour l’amour de Dieu, lorsqu’on te demandera les raisons de notre rupture, dis leur que ce sont mes parents qui ne veulent pas de notre relation et ne veulent pas donner leur fille en mariage à un wolof.

Ce fut les derniers propos que nous échangeâmes et je découvris quelques temps plus tard qu’elle m’avait demandé de servir un mensonge aux autres et au même moment elle m’en avait servi également car les raisons qu’elle évoqua à notre rupture n’étaient pas les vrais.

J’avais le cœur à l’envers je ne le nie pas, tu donnes tout ton temps à une personne, toute ta protection même de toi. Eh oui de moi-même, durant toutes ces années comme je lui avais promis je ne suis pas allé plus loin qu’elle ne me le permettait. Je l’ai connu dans tous ses états même dans celui du costume d’Adam. A aucun moment je n’ai suivi mon instinct de mâle je l’ai aidé à se préserver.

La douleur était bien vive certes mais cachée par un semblant mine joyeuse. Je souffrais énormément. Je me suis toujours suffis à moi-même, à ma faculté de tout surmonter tout seul mais je voyais que ce cas je ne le pourrais seul alors je vins avec humilité m’agenouiller devant le seigneur. Je lui dis que j’acceptais volontiers les difficultés qu’il mit sur mon chemin, lui demanda de poser sa main protectrice sur moi, de guérir ce cœur si malade et brûlant en m’amenant vers la lumière. Ainsi, je m’en remis ainsi à Dieu car quoi qu’on dise il est à la mesure de toute chose.

Quand on perd quelqu’un, qu’il décède ou qu’il sorte de notre vies nous passons par quatre étapes que nous devons par tous les moyens surmonter : le choc, le refus, la colère et la résignation.

J’étais sous un choc total. Il m’eut fallu des jours pour réaliser que réellement je l’ai perdu à tout jamais. Que plus jamais je ne contemplerai son beau sourire, que plus jamais je ne l’entendrai rire, que plus jamais je n’entendrai le son harmonieux et doux de sa voix et que plus jamais je n’apprécierai la beauté de son visage. Sous le choc je n’étais pas le seul à l’être mes amis l’étaient aussi. En effet j’ai attendu deux semaines avant d’en informer mes proches sans doute parce que je gardais un ultimes espoir pour qu’elle change d’avis. Je m’eus surpris à rire à cause de leurs réactions. Elle était partout la même, personne ne me crut « boulniou fonto lolou c’est impossible ». Abattus ils l’étaient tous mais la personne la plus atteinte fut ma mère. A cause d’elle j’eus une double peine parce qu’elle avait vraiment mal pour moi. Je ne pus lui dire la vérité pour ne pas salir l’image de Penda.

Ma mère : si je te demandais de faire attention c’est parce que tu es mon fils et je te connais. Je sais que tu es une personne fiable et que malgré les difficultés jamais tu ne te déroberas de tes engagements, c’est pourquoi je souhaitais pour toi une femme honnête qui serait à même d’apprécier cela et de ne pas en tirer profil. Ah moi je suis une mère et le cœur d’une mère étant comme il est je ne pouvais que beugal la ki nga beug, je l’ai vraiment aimé pour toi et avais la ferme intention de vous aider car je savais que vous vous aimiez et que vous n’étiez pas prêt. La raison de votre rupture nak téyna sama xel, c’est trop léger parce que de la même manière que tu m’as convaincu elle devait en faire autant avec ses parents mais nak yalla baxna. Dieu n’est pas méchant et ne fait que ce qu’il y’a de mieux pour ses créatures.

Je me sentais mal de ne pouvoir tout lui dire mais c’était mieux ainsi.

Quelques semaines après note rupture, je découvris alors qu’elle voulait coute que coute se marier. Très souvent elle me disait que beaucoup de ses copines s’étaient mariées et que chez eux les al pulaar une bonne femme se marie entre 16 et 18ans. Elle était devenue parano à cause de cela. Moi je lui répétais que ce que les autres ont ou font ne m’intéresse pas, que chacun suit un chemin qui lui a été déjà tracé et que le moment indiqué le sien se fera car la magie n’est pas se marier par tous les moyens mais de rester marier avec la personne que nous aurons nous-mêmes choisis.

Alors elle recevait très souvent des demandes en mariages qu’elle me racontait toujours mais l’on me rapporta que finalement elle avait fini par céder à une parce qu’elle pensait que je la retardais, que je ne la marierai pas. Le gars lui promettait un mariage le plus rapidement possible avec d’autres choses et sous la pression de ses proches qui ont fais qu’elle a fini par céder. Elle voyait le gars du moins pas physiquement parce qu’il n’était pas au pays mais ils étaient ensemble au même moment que nous l’étions et que c’est notre dernière dispute qui l’a poussé à accepter.

En colère je l’étais et le mot est trop faible d’ailleurs. Je n’avais qu’une seule envie aller la voir et lui dire que je suis au courant, tout lui jeter à la figure et lui infliger la honte de sa vie mais je ne suis pas comme ca. J’étais dégouté au plus haut point car jamais je n’aurai pensé cela d’elle. Je nourrissais une confiance aveugle en elle plus qu’à moi-même d’ailleurs. Même s’il y’avait une quelque possibilité qu’elle revienne en arrière moi je n’en voulais plus, je ne voulais plus d’elle ni en photo ni physiquement. La je me suis dis mon gars il est temps de la laisser s’en aller. Cependant, je compris alors que seul pardonner était mon salut. J’ai eu mal très mal, tous rêves ne sont envolés d’un seul coup mais je ne dirai pas du mal d’elle. Elle n’était pas une mauvaise personne mais alors pas du tout. Elle a fais un choix qui a bouleversé plus d’un monde mais il reste le tien et c’était à elle de le faire.

J’en étais finalement à un moment où il fallait me résigner et tourner la page. Le bon Dieu n’a malheureusement pas programmé l’oubli ni dans le cœur ni dans l’esprit des hommes mais plutôt la résignation pour le premier et l’acceptation pour le second. Cela aurait été tellement simple pour les cœurs brisés et les esprits hantés d’oublier les douloureux souvenirs mais c’est ca être vivant saigner, mourir de douleur, se soigner et survivre. Il est toujours difficile de tourner la page mais une fois fait, on réalise que c’était la meilleure décision à prendre.

Je partis par delà les montagnes pour d’autres aventures et cette grande leçon d’amour devint un vieux souvenir que je racontai parfois à des jeunes d’autres contrés afin de leur éviter de commettre des erreurs de ce genre. Leur enseigner que l’amour n’a pas de prix, sa valeur dépasse la grandeur de l’humanité toute entière, qu’il ne doit être en aucun cas l’objet de loterie et qu’il doit être nourris et entretenu dans la sagesse et dans la plus grande sincérité. Non sans faire attention mais tous feront la même erreur car l’être humain est ainsi fait et nous sommes obligés dans la vie de faire des choix et toute notre vie est justement la somme de ces choix là.

Ca y est mon cheval était prêt, je me devais de partir pour d’autres aventures, je me devais de la laisser partir elle. Je ne regrette pas ce que j’ai vécu avec elle, car cela m’a amené là ou je suis aujourd’hui et si c’était à refaire je le répéterai volontiers. Jamais elle ne sut que je savais toute la vérité et les motifs réels de notre rupture. Il faut croire qu’il est plus facile de tourner la page pour quelqu’un qui ne ressent aucune culpabilité et c’était mon cas.

Deux mois après mon départ je fis la connaissance d’une fille qui contre toute attente neufs mois plus tard devint ma femme.

Cette histoire est bien loin car je comprends maintenant à quoi servent les chutes et les mésaventures et qu’il faut toujours croire en l’amour et en l’avenir.

Sans citer de noms je vous remercie tous de m’avoir suivi, de m’avoir supporté et de m’avoir critiqué. Merci de vos commentaires, merci d’être là présents et d’être une famille tous simplement.


Du même contributeur, N47


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