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CHRONIQUE - Labyrinthe (6), par N47 - SEYTOO.COM
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Labyrinthe (6)

Chronique

Mon seul tors à moi est de ne pas savoir faire les choses à moitié « d’aimer avec réserve », à vrai dire je n’ai jamais pu, je n’y suis jamais arrivé. Moi truc à moi c’est je suis dedans ou pas du tout.

Publié le 21 mars 2020, N47

« Parfois les paroles de la sagesse rencontrent l’oreille d’un sourd ».

Je frappe à leur porte et c’est elle qui m’ouvrit avec un joli petit sourire, m’installa au salon en attendant qu’elle réponde à sa maman. Dans le salon, je discutais avec son père et je pense qu’il avait une bonne opinion de moi. Je suis très à l’aise avec les grandes personnes, avec tout le monde d’ailleurs. Sa mère par contre était distante avec moi mais j’ai quand même réussi à cerner sa personne et je savais qu’elle avait une grande influence sur sa fille et que rien de ce qu’elle faisait ne lui été inconnu. Quelques minutes plus tard elle revint et s’assit à coté de moi du coup son père s’éclipsa et nous laissa seul.

Lydia : ya ngui politique deh. Tu veux faire du vieux ton allié ?
Moi : moh il est déjà dans ma poche nga nane lane, c’est mon pote maintenant d’ailleurs daniou wara dém boite tout à l’heure lui et moi.
Lydia : Lahila je vais le dire à ma mère Maam….
Rapidement je mis ma main sur sa bouche
Moi : hiii tu es folle ?
Lydia: toub ko !
Moi : wa ok toub nako, yamal nak
Lydia: niaaaw! Diokh ko tieur, il fait parti des électeurs deh
Moi : moh j’ai déjà sa voix, il reste la maman. Wa Dis-moi lou namél di diarign ?
Lydia : khana guissé !
Moi : louy khéw bou guissé amé nak ?
Lydia: khana ay nekh nekh rek.
Moi : humm ça me plairait beaucoup, mais avant il faut que l’on discute. Tu vois, les relations humaines sont très compliquées et délicates. Nous devons je pense avoir un code de conduite. Je voulais que tu saches que je ne vais te faire aucune promesse, si notre couple arrivera à un stade où nous devons nous mariés, nous le ferons. Aussi, Je gère tout sauf l’infidélité et si vraiment tu auras envie d’aller voir ailleurs pas la peine de créer de faux problèmes ou de s’entredéchirer, dis moi juste que tu ne veux plus continuer et je respecterai ton choix parce que je n’ai pas le temps pour ça. Il faut que tu saches également que je pardonnerai tout sauf l’infidélité et le mensonge. De la même manière qu’on s’attend à gagner, il est sage aussi de s’attendre à ce que l’on perde, ils vont ensemble, et je te jure je ne resterai pas une minute de plus avec toi sachant que tu me trompes. Par contre si tu as besoin d’une épaule pour te soutenir ou d’une oreille pour t’écouter je serais toujours là.
Lydia : je prends bien note et saches que moi également je ne supporte pas du tout l’infidélité et le reste viendra avec le temps mais il est important de connaître son partenaire et comme j’ai pris connaissance de ces détails je ferai attention. Tu as raison par rapport au mariage ne forçons rien c’est lui-même qui s’imposera le moment venu. Et saches que je suis contente parce que tes paroles me réconfortent davantage, je ferai tout mon possible pour ne jamais te décevoir.
Après cela nous nous mîmes à nous raconter nos vies respectives et Arriva le moment de prendre congé.
Moi : bon trésor, il est temps pour moi de rentrer il se fait tard
Lydia : déjà ? Reste encore un peu il est quelle heure ?
Moi : 22H 19mn
Lydia : moh il n’est pas encore tard, restes jusqu’à 23h
Moi : niit da ngay kham lounioula wakhoul et ce n’est pas responsable. Je vais te raconter une anecdote : Une fois, quand j’étais jeune ma tante la petite sœur à ma mère avait un copain qui lui rendait chaque samedi visite. Un jour, certainement leur discussion était trop nex, il était resté jusqu’à 23h passées. Alors le vieux appela ma tante et lui demande dire à son copain de rentrer il se faisait tard et lui il devait fermer la porte d’entrée. Je ne sais pas ce que le gars foutait mais il a prit une quinzaine de minutes sans s’exécuter et tu sais le vieux qu’est ce qu’il à fait ? J’en ris toujours je te jure, il a juste fermé la porte à clés et dis à ma tante de dire à son copain de monter sur la terrasse et de sauter s’il veut rentrer. Je te jure il a finalement sauté de la terrasse et depuis ce jour 22H 30 foumou dioté guéne na keur gui. Il y’avait une série à l’époque de Lee Van Cleef intitulée L’homme au katana communément appelée « Pa Ninja ». Eh bien depuis sa grande démonstration nous l’appelions ainsi. Et tu vois moi je ne veux pas que cela m’arrive alors raccompagne moi s’il te plait.
Lydia a failli s’étouffer de rire
Lydia : No vrai de vrai le vieux, il a fait ça ?
Moi : moh ça ce n’est rien pour lui, you bizarre rek lay deff, on l’appelait HITLER quand on était plus jeune.

Nous descendîmes les escaliers main dans la main et tout d’un je la tirai par la taille et l’embrasser, elle me le rendit très bien cette fois ci. Ces lèvres étaient justes parfaitement dessinées et d’une douceur à annihiler toute virilité. On pouvait que s’attendrir devant une telle sensation. Tous mes sens étaient en alerte, l’odora, le toucher et je laissais cette sensation me transportait dans son intimité. C’était dur mais il fallait que je m’en aille avant que quelqu’un ne nous surprenne. Je lâchai alors mon étreinte et lui souhaitai une bonne nuit. Ce qui m’a le plus surpris c’est qu’elle ne voulait pas que je me détache d’elle, que je retire mes lèvres des siennes. Elle m’a dans la foulée même mordue.

Moi : Aie ! mais yaw deum nga, mane doma tiopp deh
Lydia : kholal boumala diappé ba bayila yakh sakh doko déssé. Nala mbélakh ba nga wékh taal, sa mère sakh doula khamé.

Je pouvais voir dans ses yeux un grand désir l’envahir.

Lydia : prête moi tes lèvres ma jouer ci, après je te les rendrais intact bilay, juré promis.
Moi : Hi ki nit la?! Tu te drogues ou quoi ?
Lydia : quelle drogue, yama togn, yama fone fone you nekh ba paré nane je rentre.
Moi : Mdrrr. Kholal prenons notre temps diaroul djiroo je suis aussi excité que toi mais pour le moment il faut absolument que j’y aille.
Lydia : ok passe une bonne nuit alors. Je t’aime fort.
Moi : Moi également trésor, bisou

Sur le chemin du retour je me repassais le film de notre rencontre. Je me rends compte que je viens de voir un visage plutôt Free d’elle que je n’avais pas soupçonnais mais au lieu de me déranger ou de m’alerter cela me plaisais.

Quand je commençais à me déshabiller une fois à la maison j’entendis les pas de ma mère, elle se dirigeait vers ma chambre. Je reconnaissais les pas de tout le monde chez moi, je fais attention à tous les détails, je m’amusais à identifier les gens sans les voir à travers leur odeur. Autant nous sommes nombreux autant nous sommes différents tant au niveau comportemental, caractériel qu’au niveau de l’odeur. Chaque humain a une odeur qui lui ait propre. Ma mère frappa à la porte de ma chambre, j’y avais écris « frappe avant d’entrer si tu ne veux pas te faire frapper »:

Moi : tu es dedans !
Maman : je la connais ?
Moi : tu connais qui ?
Maman : celle que tu es allé voir bien sûr!

Pause : ma mère elle est éducatrice, c’est ma meilleure amie et me connais mieux que quiconque. Si je connais beaucoup de choses c’est grâce à elle. Elle est là seule je dis bien la seule au monde que je ne puisse laisser. Souvent nous avions des différends et le lendemain je revenais lui demander de l’argent ou autre chose. Vous savez ce qu’elle me disait « amo béne foula khana dou daniou khoulo », moi « ma taay niak foula devant toi boudé yaw rek ma khamni je resterai toujours lâche et sans dignité, diokhma ma dém sama yone la wakh».

Oui vous aurez compris peu importe qui on devient, une mère est une mère quand tu n’étais rien, quand tu n’avais rien c’est elle qui t’a aimé, qui t’a couvé qui t’a construit à tel point tout le monde veuille de toi aujourd’hui. J’ai l’habitude de dire si je suis arrivé là ou je suis aujourd’hui dou sama kharagn, dou sama bari xam xam, non rien de tout cela. Li yeup sama yaye moko liguèy, si ce n’était pas elle, je ne serai pas. Quand je faisais des conneries et Dieu sait que je lui en ai tant fais elle me disait « ressaisis toi mon fils, tu n’as pas droit à l’erreur tu es le premier enfant que j’ai vu, le premier que j’ai eu. Redresse toi pour tes frères et sœurs parce que tu le saches ou no tu es leur model ». Bref, c’est mon amie et je remercie le bon Dieu de m’avoir ouvert les yeux sur sa valeur.

Moi : Bon tu ne l’as connais pas mais tu connais ses parents, c’es le couple X.
Maman : ah je vois ! L’aimes tu et quelles sont tes intentions ?
Moi : oui maman je l’aime énormément. Concernant mes intentions je n’ai pas envie de perdre mon temps. J’ai des objectifs, si j’ai une femme qui m’aime et bien il ne me reste plus qu’à trouver un boulot et je vais caser. A cette période je faisais un stage et comme vous le savez au Sénégal les stagiaires sont morts quoi, on leur suce le sang et n’ont pas grand-chose à la fin du mois mais j’étais plus tôt optimiste.

Elle sourit, un sourire du genre si seulement tu savais…

Maman : C’est bien mon fils mais ne penses tu pas qu’il est assez tôt pout parler de mariage. Laisses au temps le temps de faire son temps. En tant que femme voici les conseils que je vais te donner : respecte toujours la femme, ne la frappe pas, évites de lui crier dessus, respecte là et donne lui tout l’amour que tu pourras, ne la détruis pas mais fais très attention également. Elle est manipulatrice et calculatrice. Elle peut être très gentille mais se transforme en lionne quand elle est en colère. Certes sa colère ne dure pas mais dans ces moments là elle est capable de commettre des choses horribles et la minute d’après les regrettées, chez elle l’instinct y est plus développé que chez l’homme. Quand elle veut quelque chose rare sont les fois où elle ne l’obtienne pas soit vigilent et sois susceptible en matière de femme. En tant que mère je te conseillerai d’aimer parce que c’est naturel mais avec raison et réserve car les peines de cœur sont parfois difficilement surmontables. Assure-toi avant de faire le saut que l’autre partage notre sentiment. Sur la base de mon expérience il est encore trop tôt de parler de mariage.

Moi : non en fait…
Maman : laisses moi terminer d’abord tu veux. Ne sois pas trop presser, tu es jeune prends ton temps. Assure toi de bien faire ton choix parce que moi vivante je ne permettrai pas que mon fils ait une femme et court derrière les filles c’est dévalorisant pour un homme qui se dit respectable. Voilà ce que je voulais te dire.
Moi : d’accord maman j’ai entendu et j’appliquerai tes conseils à la lettre.

En réalité la jeunesse est une maladie. Quand on est jeune on croit que nous avons toujours raison que ce sont les autres qui ne comprennent rien, on croit maîtriser tout ce qui se passe, on a l’impression d’être tellement fort que rien ne peut nous atteindre. Eh bien c’était mon cas, et ce n’était sans compter sur la détermination du bon Dieu à réaliser tout ce que disaient les personnes âgées rien que pour nous punir. Mon seul tors à moi est de ne pas savoir faire les choses à moitié « d’aimer avec réserve », à vrai dire je n’ai jamais pu, je n’y suis jamais arrivé. Moi truc à moi c’est je suis dedans ou pas du tout.

« Pauvres d’eux les cœurs qui ne savent se plier, » en d’autres termes les cœurs qui ne savent pas tricher.


Du même contributeur, N47


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