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CHRONIQUE - Labyrinthe (9), par N47 - SEYTOO.COM
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Labyrinthe (9)

Chronique

« En fuyant le tonnerre on tombe sur la foudre ». Nous pensons toujours être meilleur que les autres, sans hésiter nous exposons leurs soit disant défauts.

Publié le 24 mars 2020, N47

Moi : ok dis lui de m’appeler dés qu’elle sera installée
Amie : sans faute tu es un amour

Après cette discussion, je sui resté deux semaines sans recevoir son coup de fil. Je me disais tant mieux parce qu’actuellement je n’ai vraiment pas la tête à jouer les baby-sitter. Un mois s’était écoulé et j’avoue ce m’étais complètement sorti de la tête. En parcourant un jour mon répertoire je vis son numéro et dans l’action je l’appelai.

Moi : allo Penda ?
Penda : Elle-même à qui ai-je l’honneur ?
Moi : Malick l’ami d’Oumy. Il était question que tu m’appelles dés que tu serais installée et comme je n’ai eu aucune nouvelle j’ai alors décidé de t’appeler pour voir si tout allait bien.
Penda : Oui c’est, en fait ce qui s’est passé c’est que j’ai découvert que j’avais des parents ici du coup l’installation s’est faite sans bobo alors je n’ai pas jugé nécessaire de te déranger.
Moi : Je vois mais tu pouvais m’envoyer un sms pour m’en informer au moins par courtoisie, car j’attendais ton appel.
Penda : tu as raison excuse moi deh me répondit elle d’une voix un peu gênée
Moi : est ce qu’on pourrait se rencontrer ?
Penda : il n’y a pas de problème. Quand est ce ?

En fait, je suis quelqu’un qui dit ce qu’il pense et croyez moi cette attitude m’a causée beaucoup de problèmes surtout sur le plan professionnel avec mes supérieurs mais je m’en foutais car c’est un principe chez moi si je ne le fais pas je ne serai pas en paix et m’en voudrai pendant des semaines. Wakhanté deug d’abord après niou masla voila comment je fonctionne dans ces genres de cas.

Moi : disons jeudi prochain
Penda : j’ai cours mais je descends à 17h. C’est possible va pour jeudi et on se retrouve où ?
Moi : je viendrai chez toi
Penda : Heuu non je ne préfère pas, je viens d’arriver je ne veux pas inviter d’homme à la maison cela ne se fait pas.
Moi : je comprends et c’est une attitude responsable. On se retrouve chez un ami à Mermoz c’est plus proche de chez toi. Je t’indiquerai le chemin.

Beaucoup penserait que je faisais cela pour accrocher la dame. Et pourtant non je n’avais aucune intension cachée et n’avais rien planifié. Cependant il y’a des forces parfois qui nous poussent à agir et qui dépassent notre compréhension. Mon unique intention était de lui faire savoir qu’au besoin je suis là. J’avais des appréhensions sur elle. Tout le long qu’aura durée notre discussion elle roulait des R, empruntait un accent qui n’était pas du tout naturel chez elle. Je n’ai jamais aimé cela ni chez les hommes ni chez les femmes.

Le jeudi arriva et nous étions chez Yann comme à notre habitude à prendre le thé avec d’interminables discussions. Il y’avait ce jour là Tapha, Zale, Igor, Yann et moi-même. Je reçu un appel de Penda.

Penda : Bonjour Malick, je suis au point de rendez vous.
Moi : ok ne bouge pas j’arrive dans deux minutes.

Je ne vous raconte pas le coup qu’ont pris mes yeux en la voyant pour la première fois. Elle avait une silhouette angélique. Le teint un peu claire, La taille moyenne, ses hanches étaient magnifiquement assemblées. Elle avait un visage parfait chaque chose à sa place. Ses yeux ressemblaient à ceux du lynx, son nez était très fin comme ceux des femmes du temps des pharaons, sa bouche fine avec de délicieuses lèvres qui enveloppaient jalousement un si beau sourire. Elle était d’une beauté tellement naturelle, tellement pure. Puff Elle était tout simplement parfaite. Je sortis de ma contemplation et lui lança

Moi : Heuu Penda je présume ?
Penda : Elle même
Moi : Enchanté, tu n’as pas attendu trop long temps j’espère ?
Penda : moi de même, non pas du tout tu n’as pas duré.
Moi : parfait on y va alors et excuse moi des circonstances, je suis chez un copain entrain de prendre le thé. En fait c’est ici qui t’arrangeait le mieux car chez moi c’est un peu loin.

Ma bande à moi étaient de vrais baye fall, quand on n’était pas au boulot on était ensemble. Il y’avait des ouvriers, étudiants, jeunes cadres un vrai mélange quoi. Nous avons grandis ensembles, nous avons pris des chemins différents mais nous sommes restés le même groupe que lorsque nous avions 13 ans.

Penda : assalamou aléykoum

Ils écartèrent leurs yeux comme de vrais démons à la vue de la viande fraiche lorsqu’ils virent Penda entrer avec moi.
Eux : Wa aleykousalam en chœur

Chacun disait à Penda viens t’assoir prés de moi.

Moi : en riant mais vous bavez là, reprenez vous. hey guys réglé léne sén battements, c’est quoi ça.

D’un ton de défi Pendi me dit

Penda : moh ne te fatigue pas laisse les diananiou yéem.

Je fis les présentations Penda s’assit à coté de moi. Il y’avait un petit bol ou nous avions mélangé l’arachide crue (kémb) et l’arachide grillé (tiaff). Nous fîmes tous surpris lorsqu’elle demanda à ce qu’on le lui passe, sans gêne, sans complexe, elle se servit toute seule et demanda à Yann qui était à la barada « fou ataya bi tolou ». Nous nous regardâmes mes amis et moi, nous tous fîmes séduits. Si c’était une miss tchipp elle allait te servir des « non meRci » et serait même dégoutée par ce mélange. Elle était de loin mais alors là de très loin le type de femme que je pensais qu’elle était. Je l’ai jugé sans la connaître et je me sui promis depuis ce jour de ne plus porter de jugement sur quelqu’un que je ne connais pas et je pense que ça c’est le port propre du Sénégalais. Nous pensons toujours être meilleur que les autres, sans hésiter nous exposons leurs soit disant défauts sans se rendre compte que ce nous faisons même est un défaut en nous.

Pendant une bonne demi heure, nous sommes restés là à discuter, je me suis retiré de la discussion et je les écouter, non l’écouter elle et à l’observer. J’étais éblouit tout simplement. C’est comme si elle connaissait tout le monde depuis long temps, jamais je n’ai vu une aussi rapide intégration et je n’étais pas le seul séduit mes potes aussi l’étaient. Je me rappelle m’être dis « je ne sais pas si elle joue un rôle ou elle est réellement comme ça mais voilà celle qui me convient ». Il est rare de voir une si grande beauté, être si simple et j’appréciais cela.

Il était 20h moins, elle décida alors de rentrer car il commençait à faire nuit et d’un commun accord mes amis lancèrent en chœurs un « hoo » reste encore un peu. Comme elle m’avait expliqué moi-même je voulais qu’elle parte parce qu’il commençait à faire réellement nuit.

Moi : viens je te raccompagne

Nous laissâmes les gars là-bas et je savais que le sujet pour le reste de la soirée serait : PENDA.

Au cours du chemin nous discutâmes un peu elle et moi

Moi : j’espère que tu n’as pas été choqué par mes gars, je sui désolé ay déconneurs laniou mais borom bakh laniou
Penda : non du tout tes copains sont intéressants et drôles et je me suis sentie à l’aise car chez moi c’est la même ambiance, j’ai une seule sœur qui vit avec ma grand-mère et tout reste sont des garçons.

Je me suis dis hé bien voila qui explique bien des choses.

Moi : et à l’université comment ça se passe ?
Penda : Ce n’est pas évident pour une fille de quitter le nid parental c’est toujours difficile mais pour le moment ça se passe bien et j’aime bien la branche que je suis. Donc cava on gère.
Moi : je comprends et c’est bien j’aime ta façon de voir les chose, bon courage. En fait je voulais te dire que je suis là si tu as besoin de quoique ce soit surtout n’hésite pas.
Penda : je prends bien note, merci
Moi : bon ben j’espère qu’on se reverra bientôt bye.

Je pris ainsi congé d’elle et alla retrouver mes amis. Une fois de retour chez Yann les gars se ruèrent vers moi. Sérieux nak mes gars ils sont biens mais daniou beug djiguén. Yann aime la femme mais n’abuse pas d’elle ; Tapha et zale aime la femme mais ne sont pas suffisamment audacieux amouniou fitt et Igor, Igor n’en parlons même pas il n’est pas question que je lui donne même pas mon chien il était dangereux, pas comme un tombeur mais comme un flingueur, il tire sur tout ce qui porte un pagne. Alors ils se ruèrent ainsi vers moi avec d’innombrables questions….

Moi: Hooooo! héy lou way done plan naka k… nd……. délo famou diougué ki kouka lal nala castrer la , Ki Dou tiofou tioucc ( ce n’est pas un aliment pour poussin) fin de la discussion.

Les cons qu’ils sont ils rirent de moi et me dirent : « diadieuf way Diango remonte en selle ».

Nous restâmes là-bas à discuter mais dans un coin de ma tête y’avait toujours Penda. Le lendemain je me suis dis mon gars tes relations amoureuses sont une catastrophe. Tu as vu une beauté, tu as apprécié et c’est tout. J’essayais de me dissuader de ne pas la conquérir, car quelque part j’avais peur d’une autre déception. Alors je m’en ouvris à un ami qui je pense pourrait être un grand père pour moi Laye France il s’appelait. Il m’a beaucoup appris surtout la patience et l’interprétation des signes.


Du même contributeur, N47


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