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CHRONIQUE - Les valeurs ou la fonction ? Le spirituel ou le temporel ?, Mariame, par Bessy - SEYTOO.COM

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Les valeurs ou la fonction ? Le spirituel ou le temporel ?, Mariame

Chronique

Sur ces paroles, les jeunes filles continuèrent leur discussion qui était la plus inutile du monde.

Publié le 23 novembre 2020, Bessy

En cette agréable journée de samedi, Mariame était installée dans le salon en compagnie de sa sœur Lallah qu’elle tressait.

Thiaat, qui avait maintenant bien grandi était sagement assis sur le tapis du salon où il s’amusait à démonter un de ses jouets. Il faut dire que le petit garçon était assez doué pour son âge, il aimait démonter les choses, les étudier pour ensuite s’amuser à les remonter, bien qu’il lui arrivait plusieurs fois de se louper, mais il y était toujours presque et cette facilité qu’il avait de bien mémoriser les emplacements des choses et à étudier leur mécanisme fascinait beaucoup sa mère qui l’encourageait toujours lorsqu’il lui arrivait d’afficher une mine boudeuse lorsqu’il avait du mal à réagencer ses robots.

Mariame l’observait affectueusement du fauteuil où elle était assise en s’adressant à Lallah :

« Regarde-le, comme il a l’air concentré dans sa tâche »

Après l’avoir attentivement observé, Lallah afficha un joli sourire tout en hochant la tête « Ki daal je pense qu’il sera ingénieur, constructeur ou mécanicien »

« Ca ne m’étonnerait pas non plus » repris Mariame qui rappelait à Lallah son tempérament de justicière quand elle n’était encore qu’une petite fille. En effet, de son groupe d’amies, c’était celle qui se bagarrait toujours, notamment lorsqu’un groupe d’enfants s’en prenait à sa meilleure amie, Marie Louise, qui était à l’époque très timide et était souvent le bouc émissaire d’autres enfants.

« C’est pour ça que tu as choisi le droit key » lui dit elle tout en se moquant d’elle

Puis elle pensa à elle, à l’arrêt de ses études en quatrième pour aider sa mère à garder Thiaat à sa naissance et pour s’occuper de ses frères et sœurs…Elle aurait pu avoir une meilleure carrière ou être destinée à un avenir plus brillant si elle avait continué ses études, mais qui sait…Peut être aura elle mieux, et en voyant ses frères et sœurs, elle ne regrettait vraiment pas de s’être sacrifiée.

L’entrée de sa mère dans le salon la sortit de ses pensées, elle revenait de sa boutique qu’elle tenait le samedi matin. Après avoir salué toute la maisonnée, elle s’assit sur l’un des confortables fauteuils du salon puis s’adressa à Mariame.

« Mariame au fait j’ai une cliente au marché qui cherche une lingère, connais tu quelqu’un qui pourrait faire l’affaire ? »

Après avoir passé en revue toutes ses connaissances une par une, Mariame pensa à une jeune fille qu’elle connaissait récemment et qui flânait souvent au marché de temps en temps et qui se plaignait souvent de ne pas trouver d’emploi, elle habitait le quartier.

« Oui je pense à la jeune Absa, j’irais la voir tout à l’heure et lui proposerai »
« Merci ma fille »

Dans l’après-midi, Mariame se rendit chez Absa qui habitait à quelques encablures de chez elle.

Après avoir salué sa mère et ses frères qui se trouvaient dans la cour extérieure, elle demanda après elle et on l’indiqua qu’elle se trouvait dans le salon.

Lorsqu’elle frappa puis pénétra dans le salon d’où émanaient de grands éclats de rires de jeunes femmes, elle trouva Absa entourée de quatre autres filles du quartier réputées pour leurs nombreuses histoires qui alimentaient souvent les débats des autres jeunes du quartier.

Elle les salua puis appela Absa pour lui parler en a parté.

Absa lança un dernier clin d’œil à ses amies qui lui faisaient des gestes. Une fois qu’elles étaient dehors, Mariame lui parla de la proposition de travail.

« Je te voyais souvent au marché et tu me disais souvent que tu cherches du travail donc voilà, nous avons une très bonne cliente qui cherchait une lingère et j’avais pensé à toi, si tu es intéressée je peux vous mettre en relation ».

Après une minute d’hésitation où elle faisait la moue, elle finit par répondre avec un grand sourire qu’elle avait une autre proposition de travail. Mariame la félicita lors et lui souhaita un bon courage pour son nouvel emploi puis retourna chez elle comme c’était là le seul motif de sa visite.

Absa rentra à nouveau dans le salon et ses copines la submergèrent de questions

« Waw kil ou mou la doyé ? » (Que te voulait-elle ?)

« Khalé bi dé daff ma yapp sakh ish »(elle se fiche de moi celle là) dit elle en parlant de Mariame , « Guiss nama si kaww bassi souf ? » (m’a-t-elle vue de haut en bas ?) dit elle en passant ses mains du haut de ses belles épaules à ses hanches moulées dans un jean taille basse.

« Wa yow wakhal » (Raconte-nous) reprit une autre de ses copines dans un rire d’impatience

« Ki dé elle me prend pour sa boniche, elle voulait que j’aille chez une de ses clientes pour lui laver ses habits sales »

« Mo ki mo fouye ! na dem mbindanou mom mi » (Mais elle se fiche de toi celle là, elle n’a qu’à aller faire la ménagère elle-même » reprit l’une des jeunes filles

« Bayi ko fofou, mane talou ma ko (je n’ai pas son temps), je viens juste de faire ma manucure mane (moi) et je me vois ailleurs que dans la maison d’autrui en train de lui faire son linge » reprit elle en contemplant ses ongles soigneusement manucurés

« Mani togal fi, ta place est dans un magasin ou dans un bureau, té dou n’impote quel bureau nak, bureau climatisé lala guissé mane, té sou gneuweugoul khalé you goor ya gui fi,patrons you ko yoor yi gnou gui fii tamit » (restes là , ta place est dans un magasin ou dans un bureau, et si ce n’est pas pour aujourd’hui tu pourras te faire financer par des hommes riches) lui dit la plus timbrée de ses copines tout en roulant des yeux et en secouant le doigt.

Sur ces paroles, les jeunes filles continuèrent leur discussion qui était la plus inutile du monde.

Mariame rentra alors chez elle et expliqua à sa mère qu’Absa avait trouvé un travail ailleurs et qu’elle ne connaissait personne d’autre.

Après avoir longuement réfléchi, elle demanda à sa mère en quoi consistait le travail, cette dernière lui expliqua qu’il fallait qu’elle se déplace ponctuellement une à deux fois par semaines chez le client en question pour lui aire son linge, comme le travail ne demandait que des demies journées et qu’elle pourrait continuer à tenir de temps en temps le commerce de sa mère, Mariame se proposa pour le poste et sa mère lui sourit affectueusement. Elle devrait commencer lundi matin et sa mère lui indiqua la maison en question.

Le lundi matin Mariame s’apprêta très convenablement et se rendit chez le client qui habitait un très chic quartier, la maison était tout simplement magnifique et laissait présager sur la richesse de ceux qui y habitaient. Elle frappa à la porte et ce fut une dame en tablier de cuisine, assez corpulente, souriante à souhait qui lui ouvrit la porte. Ce devait être elle qui se chargeait de la cuisine, elle avait vraiment l’air gentille.

Mariame se présenta et la dame, qui s’appelait Olivia, l’invita à rentrer dans la somptueuse demeure et alla prévenir la maitresse des lieux de son arrivée.

Mariame balaya l’intérieur de la maison du regard, elle était vraiment belle, tout était parfaitement bien agencé et avec une grande sobriété, tout d’un coup, des pas qui se faisaient de plus en plus proches se faisaient entendre et une voix masculine qui lui était très singulière pour avoir été gravée dans sa mémoire pendant quatre bonnes années se fit très proche, elle se retourna alors et elle fut comme dans un rêve comme elle se retrouvait nez à nez avec Pape Aly.

Il s’apprêtait apparemment à se rendre au travail comme il était vêtu d’un beau costume qui lui allait à merveille. Il était tout simplement magnifique, mais ce qui impressionnait plus Mariame, c’était ce calme qu’il dégageait, cette sérénité.

Pape Aly s’arrêta et salua Mariame et lui demanda après qui elle cherchait, Mariame se présenta à lui et lui expliqua qu’Olivia avait prévenu sa mère.

Pape Aly sourit comme il voyait à quelle vitesse cette dernière mémorisait e nom des habitants de la maison, il se présenta alors à elle.

« Je m’appelle Pape Aly et je suis l’un des quatre enfants habitants la maison, tu auras l’occasion de connaitre les autres »

Mariame secoua la tête et fit comme si elle venait de le connaitre et se dit intérieurement « mais bien sûr que connais ton prénom, je te connais même par cœur Pape Aly » mais l’heure n’était pas à la rêverie.

Pape Aly prit ensuite congés d’elle avec un très grand sourire pendant que des pas de plus en plus proches annonçaient l’approche de la mère de Pape. Cette dernière était très élégante, voilée et vêtue d’un joli tailleur,elle dégageait beaucoup de bienveillance. Elle présenta succinctement à Mariame les tâches à effectuer puis pris congés d’elle comme elle devait également se rendre au travail et que c’est Pape Aly qui la déposait.

Mariame, qui se rendait dans la cuisine où se trouvait Olivia pour lui demander où se trouvaient la chambre des parents et celle des enfants pour qu’elle aille récupérer les vêtements trouva Olivia qui s’attelait à préparer le bon « thiébou yapp » du lundi.

Face à la grande quantité de denrées et leur variété Mariame en déduit que la famille était très grande, elle taquina alors Olivia en lui disant qu’elle était sûre qu’elle devait être un cordon bleu, cette dernière lui sourit et lui dit en farçant :

« Khamgua la famille Diop ay guewel lagnou té dagnou beug lou nekh té khoumbeu, lolotakh ma lenn di toggal thiébou yapp bou riche » (Tu sais que la famille Diop appartient à la caste des griots, c’est pour cela que je leur concocte un plat très riche et succulent)

Donc la famille Diop était castée ?

Lashuana Pape Aly mougui nii, pieux, vertueux, bon, travailleur, il occupe même un haut poste mais ce que la société sénégalaise du 21ème siècle dont il parait que 90% sont musulmans lui reproche c’est d’être casté , Mariame tamit gui ni c’est la fille d’une vendeuse de légumes et d’un éleveur de bétail .

Big up Annette et Evadama
Take care everybody



Du même contributeur, Bessy


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